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13/05/2017

Migrants en France et allocation pour demandeur d’asile (Ada) ! ...

 

migrants
 
 

12/05/2017 –07H30 Paris (Breizh-info.com)Depuis plusieurs semaines, on peut lire un peu tout et son contraire sur les réseaux sociaux, blogs et médias de la toile, concernant l’accès prochain des « migrants », c’est à dire des immigrés entrés illégalement en France, au RSA (le Revenu de Solidarité Active). Il n’en sera rien, et pas plus le 1er septembre prochain – avec la fin de l’Allocation temporaire d’attente – qu’aujourd’hui.  Explications.

 

Depuis la vague migratoire importante qui a frappé la France ces dernières années – l’État se montrant totalement impuissant à maîtriser ses frontières ou à faire maîtriser celles de l’Europe (seule la Hongrie a pris le problème à bras le corps) –

l’État français a lancé l’allocation pour demandeur d’asile.

En effet, avant la réforme fixée par la loi du 29 juillet 2015, les immigrés pouvaient se trouver dans deux situations et percevoir :

– l’allocation mensuelle de subsistance (AMS), s’ils étaient hébergés en Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA).
– l’allocation temporaire d’attente (ATA), s’ils ne bénéficiaient pas d’un hébergement d’urgence.

Au 1er novembre 2015, elles ont été supprimées et remplacées par une allocation unique : l’allocation pour demandeur d’asile. Voici ce que dit le site du service public à ce sujet :

En tant que demandeur d’asile, vous n’êtes pas autorisé à travailler avant un délai de 9 mois. Toutefois, si vous êtes majeur, une allocation pour demandeur d’asile (Ada) peut vous être versée. Le versement de cette aide est conditionné par le respect de certaines règles et son montant dépend notamment de votre situation familiale.

En tant que demandeur d’asile, vous pouvez bénéficier de l’allocation pour demandeur d’asile (Ada) si vous remplissez les conditions cumulatives suivantes :

  • avoir accepté les conditions matérielles d’accueil qui vous ont été proposées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration 
  • avoir au moins 18 ans,
  • être en possession de l’attestation de demandeur d’asile,
  • avoir des ressources mensuelles inférieures au montant du revenu de solidarité active (RSA).

L’allocation, versée en fin de chaque mois, débute à 6,80 euros par jour pour un homme seul (11,20 si il n’a pas eu de place d’hébergement proposée) et monte à 20,8 pour une famille de 5 personnes. Soit 204 euros minimum par mois pour une personne seule (336 si elle n’a pas d’hébergement proposé) et 624 euros pour une famille de 5 personnes. Elle est versée durant tout le temps du traitement des dossiers – ce qui est particulièrement long vu l’état de l’administration française...

Le RSA lui, se chiffre à 536 euros par mois pour une personne seule, et à 1341,95 euros pour un couple avec trois enfants.

En réalité, ce qui a pu faire dire que les migrants toucheraient le RSA au 1er septembre en lieu et place de l’allocation temporaire d’Attente (ATA) c’est justement la non prise en compte de la création de cette allocation spécifique pour demandeurs d’asile, qui ne touchent donc plus l’Ata pae ailleurs supprimée au premier septembre 2017. « Car effectivement, le décret n°2017-826 du 5 mai 2017 prévoit que seules les personnes percevant l’Ata au 1er septembre 2017 pourront continuer à en bénéficier (jusqu’à l’achèvement de leurs droits). À partir du 1er septembre 2017, il n’est plus possible de demander à bénéficier de l’Ata. L’accès au revenu de solidarité active (RSA), à la garantie jeune ou au parcours d’accompagnement contractualisé vers l’emploi et vers l’autonomie restent possible.» explique le site du service public.

Sont donc en réalité concernés par cette mesure au 1er septembre :

  • les apatrides,
  • les anciens détenus libérés,
  • les salariés expatriés non couverts par le régime d’assurance chômage.

Pour les immigrés entrés clandestinement en France et obtenant le statut de demandeur d’asile, l’obtention de l’Ada sonne toutefois comme un jackpot, incomparable avec le RSA comme nous l’avons vu plus haut, mais incomparable non plus avec le salaire moyen dans les pays d’origine (même s’il faut prendre aussi en compte le coût de la vie) : ainsi, un Erythréen a un revenu moyen au pays de 38 dollars par mois – et peut passer, en Europe, à 204 euros (avec un hébergement en plus). Un Afghan a un salaire moyen de 48 dollars par mois.  Une somme dérisoire en France, mais absolument pas dans ces pays, où ces montants sont connus.

Ainsi de facto, par  les allocations proposées en France aux immigrés clandestins qui entament des démarches (demande d’asile) pour y rester, un appel d’air continu a été fabriqué. Appel d’air qui, en plus de fabriquer des tensions sociétales de plus en plus lourdes, déracine des peuples, et leur permet simplement d’être une armée de pauvres un peu plus riches que chez eux, en concurrence toutefois par la suite sur le marché du travail avec les autochtones, lorsqu’ils obtiennent le précieux sésame …

 

Réouverture de la mosquée de Stains ...

 


Une première mosquée, fermée en 2016 pour ses liens avec le djihad parmi une trentaine d’autres, a été autorisée à rouvrir ses portes en plein état d’urgence à Stains, en Seine-Saint-Denis !

 

Grande Mosquée de Paris
Le ministère de l'Intérieur a annoncé mercredi la réouverture de la mosquée Al Rawda de Stains, en Seine-Saint-Denis, prévue probablement pour le 19 mai.

 

Ses portes étaient closes depuis novembre 2016. Le lieu de culte, qui accueillait jusqu'à 600 fidèles lors de la prière du vendredi, avait été fermé dans le cadre de l'état d'urgence. Selon les autorités, les prêches radicaux menaçaient l'ordre public. Il a également été établi que la mosquée comptait parmi ses fidèles quelques terroristes bien connus, sans compter plusieurs fidèles partis vers la Syrie.

Six mois plus tard, le ministère de l'intérieur a accepté d'abroger l'arrêté préfectoral, recruté des imams "modérés", installé des caméras de vidéosurveillance et créé une équipe de « vigilance ». Pourtant, la réaction de la communauté reste mitigée.

Pour l'auteur des « Misères de l'Islam de France », Didier Leschi, cette réouverture est plutôt une bonne nouvelle qui montre la prise de conscience de la communauté musulmane et une volonté de régler les problèmes du djihadisme.

« Je pense qu'il y a eu un retard dans la prise de conscience de la nécessité, pour les responsables religieux musulmans, de s'impliquer très fortement dans une lutte qui est en fait une lutte idéologique contre l'islamisme. Et c'est malheureusement les attentats, et le fait que l'administration a pointé du doigt certains lieux, certains contenants, qui a amené ses responsables à en prendre conscience. Et c'est plutôt une bonne chose qu'on arrive à des réouvertures. Cela montre qu'il y a une volonté de prendre en charge cette question et de lutter contre les discours radicaux », a déclaré à Sputnik Didier Leschi.

Et d'ajouter: « Je pense que là, les gages qui sont donnés correspondent à ce que l'administration essaie de mettre en place depuis un certain nombre d'années. C'est plutôt une bonne chose. »

Pourtant, l'enthousiasme Didier Leschi n'est pas partagé par tout le monde. Joachim Véliocas, de l'Observatoire de l'islamisation, pointe pour sa part les liens avec le salafisme des personnes qui ont négocié avec le ministère de l'intérieur.

 

Une mosquée radicale de Berlin fermée
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« Cette mosquée accueillait un groupe de djihadistes qui sont partis en Syrie, qui certes n'étaient peut-être pas connus de la direction, mais pourquoi fréquentaient-ils cette mosquée avant leur départ? Il y avait un imam clairement salafiste qui depuis a été écarté, donc cela montre bien que l'imam posait un véritable problème parce qu'il faisait des prières pour des combattants en Syrie, d'après les notes de la police », rappelle Joachim Véliocas .

 

Outre l'imam, M. Véliocas évoque également le président de la mosquée, un Égyptien Sali Atia Faroud, qui s'est fait connaître par une interview à la télévision égyptienne pendant les printemps arabes, où il déclarait qu'il refuserait qu'un ministre soit chrétien, manifestant ainsi une claire discrimination à l'égard des chrétiens.

Par ailleurs, comme l'indique Joachim Véliocas, parmi ceux qui ont négocié avec le ministère de l'intérieur pour la réouverture de la mosquée, on trouve 7 personnes dont Mohammed Hemmiche, qui est le secrétaire général de l'Union des associations musulmanes du 93, organisation où les membres « disent clairement que les lois islamiques sont supérieures aux lois de la République ».

« Cette personne est incontournable, son association gère une trentaine de mosquées en Seine-Saint-Denis, et la mosquée de Stains est associée à cette association islamiste. Ce sont eux qui ont mené la négociation pour la réouverture de la mosquée. En ce sens, il me paraît plutôt inquiétant de la maintenir ouverte », conclut Joachim Véliocas !

 

S

11/05/2017

Emmanuel Macron avant tout adepte d’un retour du jacobinisme dur .

 
 
 
 

 

BREIZATAO – POLITIKEREZH (11/05/2017) Nombre de personnes ont appelé, en Bretagne, à l’élection d’Emmanuel Macron, voyant en lui un moindre mal face au jacobinisme débridé du Front National.

Un exemple parmi d’autres, l’ancien membre de l’UDB et député « régionaliste » – affilié au PS – Paul Molac :

 

Pour Eric Verhaege, rien n’est plus faux. Pour lui, l’énarque Macron est un pur produit du système jacobin qui entend opérer une nouvelle vague de centralisation.

Il écrit (source) :

Un autre mythe que certains ont répandu autour d’Emmanuel Macron, dans la ligne de son « horizontalité », est celui de son appétence pour une vision « girondine » de la société, c’est-à-dire une vision décentralisée. Là encore, on ne tardera pas à comprendre que c’est exactement l’inverse qui se joue.

Il détaille :

Une autre de ses réformes emblématiques, la suppression de la taxe d’habitation, en constitue la parfaite illustration. Au-delà de l’effet que cette mesure peut avoir sur le pouvoir d’achat, elle aura d’abord un impact majeur sur l’indépendance des collectivités locales vis-à-vis de l’État.

Là où les collectivités avaient la faculté de choisir librement leur taux d’imposition, elles dépendront désormais des dotations que l’État leur concèdera. Il est assez fascinant de voir qu’en dehors d’Anne Hidalgo à Paris, aucun élu local n’ait mené une fronde contre cette lame de fond qui se prépare.

Et avertit :

Dans tous les cas, c’est bien un mouvement de reflux qui se prépare dans la stratégie de décentralisation menée de façon constante depuis 1981…

Eric Verhaege souligne que Macron, loin des slogans de la gauche radicale, est bien un social-étatiste.

Il suffit d’examiner la première réforme qu’il veut mettre en œuvre, celle du marché du travail. Là où la loi Larcher prévoit une saisine préalable des partenaires sociaux pour une négociation interprofessionnelle, Emmanuel Macron préfère une intervention directe de l’État et du gouvernement. Il ne peut y avoir d’exemple plus fort du non-libéralisme du nouveau président que cette reprise en main directe d’un domaine traditionnellement délégué aux partenaires sociaux, c’est-à-dire aux corps intermédiaires. Cet exemple saisissant de « ré-étatisation » et de recentralisation des politiques publiques peut être déclinée à l’infini. Toujours pour le marché du travail, Macron propose une nationalisation de l’assurance chômage jusqu’ici entièrement gérée par les partenaires sociaux. Pour la forme, il conservera ceux-ci dans le conseil d’administration du nouveau système, mais le pouvoir sera exercé par l’État.

Plus probablement, compte tenu des marges de manœuvre inexistantes de l’État Français – notamment vis-à-vis de ses créanciers – le nouveau président s’enlisera rapidement dans des conflits de détails, bien loin de l’ambition initiale.

Et il n’est pas impossible qu’Emmanuel Macron tente, tôt ou tard, un coup de poker politique gaullo-bonapartiste, comme un référendum, pour se relancer. Avant d’échouer de façon spectaculaire, accroissant ainsi la volatilité politique en France.

Comme Matteo Renzi en Italie, autre « réformateur trentenaire » issu de la sociale-démocratie.