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02/12/2016

La loi naturelle est-elle encore d'actualité ?



 

C’est sans doute la réalité la plus combattue par la philosophie et l’esprit modernes. Cette négation est l’aboutissement du processus de rejet de Dieu, de la proclamation de la liberté comme valeur absolue et de la justification du péché.

Mais si nous défendons la loi naturelle, savons-nous bien ce qu’elle est ? Pour cerner la question il faut commencer par examiner la notion de loi, puis considérer cette loi qui est naturelle.

Il y a diverses sortes de lois : cosmiques, mathématiques, voire psychologiques, du hasard, de l’hospitalité, de la mode, etc. Ces exemples font discerner une notion première : la loi est la conception idéale de l’ordre. L’ordre est l’élément fondamental de toute organisation et de loi. Mais il est une notion indéfinissable, perçu avec tout ce que l’homme peut concevoir, car il forme le tissu de la réalité. Il se trouve même en Dieu et s’exprime par la succession des trois personnes : Père, Fils, Saint Esprit. C’est d’ailleurs la raison fondamentale de l’ordre de l’univers : il est la marque du Créateur qui ne pouvait pas ne pas introduire dans ce monde un reflet de ce qui le constitue intimement. Or l’ordre s’exprime dans la loi.

« La loi, dit S. Thomas, est une règle ou une mesure d’action selon laquelle un être agit ou s’abstient. » Ceci suppose des êtres doués de propriétés déterminées. Supposition niée par divers courants de pensée : soit l’on refuse l’ordre en tant que tel, soit l’on refuse notre capacité à le connaître, soit l’on se refuse à en donner une interprétation, soit enfin on l’imagine comme dépendant de la raison humaine. Dans tous les cas la nature, particulièrement la nature humaine, est niée plus ou moins radicalement.

Dans les faits, le déterminisme des lois naturelles s’impose avec une évidence inébranlable. Comment formuler des lois, si les phénomènes ne se répètent pas de façon identique ? Il faut donc admettre une distinction des êtres d’après des modèles fixes. Ce qui agit d’une manière assez régulière pour être prévue, doit y être déterminé. Or un être agit selon ce qu’il est. Tous les êtres ont leurs opérations propres. Ceci est constamment supposé par les scientifiques.

Les opérations naturelles sont orientées vers des fins qui coïncident, toujours ou le plus souvent, avec le bien du sujet : ce n’est pas l’effet du hasard. C’est évident chez les êtres doués de connaissance. On voit aussi que les êtres de l’Univers réalisent un ordre d’ensemble : il y a entre toutes les choses un certain ordre etune fin, ordre assez constant pour que l’on formule quelques uns de ses principes en lois scientifiques.

Tel est le fondement objectif de la loi naturelle : un programme d’action, résultant de la constitution intime des choses, ordonné à la perfection de l’agent et au bien d’ensemble du monde. La loi exprime donc :

1) les rapports des êtres à leur fin ;

2) les rapports de leurs actions avec ces fins comme moyens de les réaliser ;

3) enfin le rapport hiérarchique entre les divers êtres et leurs activités, en vue de l’harmonie universelle.

C’est ce que Montesquieu a illustré d’une formule célèbre : « Les lois, dans leur signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui résultent de la nature des choses (1) ».

Les lois physiques, biologiques, etc. sont des lois naturelles. Mais le vocable “loi naturelle” a pris un sens restreint s’appliquant uniquement à l’homme, en ce qu’il a de spécifique : sa nature rationnelle. En ce sens le terme prend une dimension particulière, morale et juridique, visant l’action humaine en tant qu’humaine, raisonnable, volontaire et libre. C’est donc la loi particulière de cet être spirituel. Cependant la loi humaine n’est pas contenue tout entière dans la loi naturelle.

La loi n’est en effet pas seulement naturelle, elle est aussi positive, portée par une autorité (divine ou humaine). C’est celle qui nous est le plus accessible.

Saint Thomas dégage une définition valable pour toute loi, positive ou naturelle : La loi n’est pas autre chose qu’une ordination de la raison, en vue du bien commun, établie et promulguée par celui qui a la charge de la communauté.

L’histoire de l’humanité montre la permanence de cette définition : l’on doit y reconnaître un modèle unique, la nature humaine. La constatation de rapports constants entre les phénomènes naturels oblige à formuler des lois physiques, de même l’observation chez l’homme de droits et de devoirs assez semblables en tout temps et en tous lieux, permet de conclure à l’existence d’un droit fondé sur la « nature humaine ».

Les principes de la connaissance intellectuelle sont connus naturellement. De même pour la volonté, le principe de ses actes est voulu naturellement. Ce que la volonté veut ainsi, c’est d’abord le bien en général, tout bien, et aussi la fin ultime ou bonheur, qui joue un rôle directeur. Enfin, tout ce qui convient à l’homme selon sa nature. Mais les hommes connaissent plus ou moins cette loi. Tous la perçoivent, au moins quant aux principes communs. Pour le reste, cela varie selon les dispositions : la mauvaise éducation, la passion, les préjugés, le refus aussi, peuvent nous la masquer et empêcher de la percevoir dans son intégralité.

Cette loi émane de Dieu, car le monde et l’ordre qui y règne viennent de Dieu. C’est en Lui qu’il faut chercher la constitution primitive de la loi. Lui seul est capable de donner aux créatures leur constitution intime et leurs activités. Lui seul a pu concevoir, en sa sagesse infinie, le plan que les créatures exécutent, et attribuer à chacune d’elles sa place et son rôle.

Dieu crée le monde, mais il le dirige aussi. Dans le premier cas, Dieu est Créateur ; dans le second, Il est Législateur ou Gouverneur suprême. Il y a donc en Dieu non seulement les modèles de tout ce qu’il crée, mais aussi un plan qui règle la marche des choses : ce plan, c’est la loi éternelle. Cette loi nous demeure, comme Dieu, inconnaissable en elle-même. Mais ses effets nous permettent de remonter jusqu’à elle.

L’harmonie des lois qui régissent l’univers fonde la certitude d’une loi universelle dirigeant les êtres vers leur fin. Cette harmonie est facilement perceptible dans l’ordre physique : il suffit de se pencher sur une fleur ou d’observer les astres pour y découvrir le dessein d’une sagesse infinie ; dans l’ordre moral, le mystère du mal se dresse comme un scandale et masque pour beaucoup la présence d’une providence infiniment vigilante et efficace.

Ainsi, la loi naturelle est la Loi éternelle communiquée à la création, selon le mode propre dont chaque créature est susceptible de la recevoir. Chez l’homme, l’orientation vers sa fin n’est pas inconsciente comme dans la pierre qui rejoint son centre d’attraction, ni inintelligente, comme dans l’animal qui suit son instinct : elle est raisonnable. La loi naturelle humaine est donc une inclination spontanée, mais intelligente, à notre bien naturel. Dieu nous traite comme un monarque donnant à un ministre ses directives pour la part qui lui est confiée.

Certes, l’homme ne peut modifier la loi naturelle, donnée par Dieu, mais il lui revient d’en déduire les conséquences par la raison. De même que les sciences sont déduites de principes naturels, de même la raison, partant de la loi naturelle, aboutit à des dispositions particulières : les lois positives. Nous ne connaissons pas parfaitement les directives contenues dans la Loi éternelle. Aussi, la raison humaine doit établir certaines dispositions légales visant les cas particuliers.

En effet, les principes universels de la loi naturelle sont insuffisants pour résoudre les cas concrets. Une adaptation aux circonstances, selon les diverses conditions morales, est indispensable, si l’on veut que la loi soit en un homme, une règle immédiatement applicable aux actions qu’il va poser.

Nous faisons partie d’un ordre universel dont le plan est conçu par une Intelligence infinie. La communication de ce plan n’est qu’une directive, dont il faut adapter l’exécution. L’homme reçoit la Loi Éternelle dans les principes de la loi naturelle. Il a ensuite son activité propre : rechercher l’adaptation des principes aux circonstances, par raisonnements et déductions, comme en toute science. Mais la matière morale étant contingente, les conclusions ne sont pas infaillibles. Elles sont relatives et modifiables avec l’évolution des mœurs et des exigences de la vie sociale.

Ce n’est pas du relativisme ! Dieu conforme toujours son action à la nature des choses ; il a ainsi sagement disposé et la loi naturelle, réduite à quelques principes universels toujours et partout applicables, et la loi humaine, confiée à l’autorité, à telle époque et en telles conditions spéciales. Certes, la loi positive ne peut jamais s’opposer à la loi naturelle, dont elle doit être tirée. Mais ce qui est naturel à la nature humaine, n’est pas nécessairement identique partout et toujours. Pourtant, il y a en elle quelque chose d’invariable. C’est pourquoi on retrouve, dans la loi naturelle, des principes immuables.

L’on peut donc résumer : la loi naturelle est une participation imparfaite de la loi éternelle, par laquelle l’homme possède une inclination naturelle aux actes droits et à sa fin. Du fait de cette participation imparfaite, la loi naturelle réclame la loi positive.

 

Abbé Arnaud Sélégny

 

(1) Montesquieu, Esprit des lois, I, 1.

Abomination totalitaire socialiste : le soi-disant délit d’entrave numérique à l’avortement !

 


 

Les porte-parole et soutiens du gouvernement socialiste sur ce seul point où ils réalisent leur unité usent du procédé habituel des dictateurs totalitaires, nazis, communistes ou islamiques : ils osent marteler sur tous les médias que ce n’est pas l’information qu’ils veulent museler mais les « fausses informations » qu’ils veulent interdire !

On est vraiment là dans une cynique tartufferie d’État, on est vraiment dans le règne du « Big Brother » célèbre du roman « 1984 » de Georges Orwell. Car c’est exactement du contraire qu’il s’agit !

Ce sont en effet les prosélytes de l’avortement sans limite, désormais érigé en un intouchable tabou, en valeur fondamentale de « civilisation », qui font massivement dégouliner leur désinformation.

Leur première abomination consiste en l’interdiction de l’information fondamentale du fait que l’IVG est plus exactement une IVV : interruption volontaire de vie.

 Selon le moment dans la grossesse de son exécution, l’IVV consiste en l’élimination d’un embryon ou ensuite d’un fœtus, et enfin d’un bébé : dans tous ces cas, l’information vraie est qu’il s’agit de la suppression d’un être humain en développement.

Voilà la réalité, voilà la vérité irréfutable que nul ne saurait nier avant tout débat sur les applications légales de l’avortement.

Ce que veulent en fait interdire les fanatiques abortophiles Laurence Rossignol et Marisol Touraine ou encore Bruno Le Roux, le président du groupe parlementaire socialiste, c’est la possibilité d’un temps de réflexion, d’une recherche de conseil pour la femme en détresse ne se résolvant pas sans hésitation à supprimer l’être qu’elle a conçu avec son mari, son amant ou son « partenaire ». Pour ces ministres et politiciens, toute IVV est une victoire idéologique !

Il s’agit là de quelque chose de fascinant : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité on veut imposer une interdiction étatique d’écoute d’arguments plaidant le laisser-vivre pour un être humain en développement.

On mesure aujourd’hui l’étendue du mensonge d’État.

Hier, la loi Giscard-Chirac-Veil de 1975 fut présentée lors de sa promulgation comme un texte motivé par la recherche d’un moindre mal. En fait, elle consista aussitôt en un appui à la banalisation de l’avortement. Aujourd’hui l’avortement est devenu le tabou des tabous.

On mesure ainsi combien le combat pour la défense de la vie innocente est simultanément un combat pour la vérité et pour la liberté.

C’est le combat pour une civilisation de la vie dont il s’agit, face à la barbarie triomphante de la culture de mort, la barbarie nihiliste du racisme antihumain.  

 

29/11/2016

Il n' y a plus de droite . Ne comptez pas sur Fillon ...

Fillon plébiscité : les électeurs ont la mémoire courte !

 

Aussi stupéfiant, aussi invraisemblable que cela paraisse, François Fillon est devenu en quelques semaines la coqueluche de l’électorat de droite. Son succès arithmétique est impressionnant : il a réuni au premier tour près de la moitié des suffrages des électeurs s’étant déplacés pour participer à la « primaire de la droite et du centre » alors qu’il y avait sept candidats en lice et il a récolté au second tour les deux tiers des voix face à son rival Alain Juppé qui a été littéralement étrillé et qui ne l’emporte que dans “sa” Gironde, dans la Corrèze hollando-chiraquienne, en Guyane, en Polynésie et à Wallis-et-Futuna. Alors qu’il n’y avait pour ainsi dire aucun suspense au soir du premier tour vu l’avance confortable de l’ancien Premier ministre et vu les désistements qu’il a engrangés (Sarkozy, Le Maire, Poisson), la participation a légèrement augmenté d’un dimanche à l’autre, preuve d’un incontestable engouement en faveur de l’ex-élu de la Sarthe.

Et il n’est que de naviguer sur les réseaux sociaux ou de converser avec des voisins ou de la famille pour se rendre compte que sa popularité est actuellement à son zénith dans le peuple dit de droite. La présidente de la Manif pour tous, Ludovic de La Rochère, s’est ouvertement réjouie de sa large victoire, comme le mouvement Sens Commun qui l’a soutenu dès le premier tour. Et l’on ne compte plus les pages Facebook et les forums où des mères de famille et des jeunes femmes se réclamant du catholicisme avouent avoir les yeux de Chimène pour le sexagénaire paré de toutes les vertus : il est beau, il est distingué, il est bien coiffé et bien habillé, il est de droite, conservateur et libéral, presque traditionaliste. Et il n’est pas jusqu’à certains lecteurs de RIVAROL, vieux fidèles de notre hebdomadaire, qui n’avouent une certaine sympathie pour l’ancien chef du gouvernement comme en témoigne notre « droit aux lettres ».

 

Sans nullement mettre en cause la sincérité, la bonne foi et la bonne volonté de toutes ces personnes désireuses d’aider au redressement de notre nation, on reste confondu et abasourdi devant tant de naïveté.

En quoi Fillon est-il si différent de Juppé et de Sarkozy ?

En quoi mérite-t-il davantage notre confiance, notre complaisance ou notre indulgence ? Les uns et les autres ont participé depuis un quart de siècle aux mêmes gouvernements, aux mêmes majorités parlementaires, sont comptables de la situation dramatique de notre pays, ont contribué à augmenter le chômage, la pauvreté, la dette et les déficits publics, l’immigration massive, à détruire par leur vote ou le maintien de lois iniques la famille et la morale naturelle. 

Le débat soporifique du 24 novembre entre les deux finalistes, et retransmis en direct et en intégralité à la fois sur TF1, France 2 et France Inter (les media en ont vraiment fait des tonnes pour cette primaire, plus encore que pour la présidentielle elle-même, c’est ahurissant !) a bien montré que Fillon et Juppé étaient d’accord sur l’essentiel, qu’il ne s’agit entre eux que d’un choc d’ambitions personnelles, que d’une querelle d’ego. D’ailleurs Patrick Stefanini qui fut pendant ces primaires le directeur de campagne de Fillon et que ce dernier s’apprête à nommer directeur général des Républicains est historiquement le plus proche collaborateur de Juppé et l’un de ses intimes.

Fillon et Juppé sont favorables au maintien de la législation actuelle sur l’avortement et sur le “mariage” homosexuel. La seule différence entre eux ? Juppé considère l’avortement comme « un droit fondamental » et Fillon seulement comme « un droit essentiel » car il n’est pas inscrit dans la Constitution. Le maire de Bordeaux est favorable à l’adoption plénière par les “couples” homosexuels alors que le député de Paris milite pour une adoption simple par les invertis et vante « l’amour homosexuel » ! Voilà où en est en 2016 la “droite” française ! Et le Front national mariniste ne vaut pas mieux puisqu’il est lui aussi un sectateur du « droit à l’avortement » (les déclarations publiques de Marine Le Pen, de Florian Philippot et de Sophie Montel sont sans équivoque sur la question) et un soutien du Pacs qu’il entend encore aggraver. Les proches du numéro deux du FN ont d’ailleurs violemment critiqué la décision de quelques édiles de droite qui ont exigé le retrait d’affiches gouvernementales où l’on voit des invertis s’embrasser (voir la chronique de Robert Spieler en page 3).

Disons-le clairement, il n’y a plus de droite en France. Plus aucun mouvement d’importance ne défend la morale naturelle et le Décalogue. Plus aucun n’est capable de tenir un discours clair et ferme sur le massacre des enfants à naître ou sur l’accouplement des sodomites et des saphiques. Comment espérer dans ces conditions un quelconque redressement national alors que la crise que nous vivons est morale avant même d’être politique, économique ou sociale ? Mais cela n’empêche pas les media et de nombreux électeurs “conservateurs” de voir en Fillon le candidat de la famille, parce qu’il veut supprimer la condition de ressources pour l’obtention des allocations familiales, de la nation parce qu’il fut séguiniste et vota contre Maastricht (alors qu’il approuva et fit voter le traité de Lisbonne), de la droite décomplexée alors qu’il a toujours défendu l’alliance avec le centre, pourfendu « l’extrême droite » et que rien, lors de ses nombreux passages au gouvernement où il occupa successivement les portefeuilles ministériels les plus importants et les plus prestigieux, de l’Education nationale aux Affaires sociales en passant par Matignon où il resta cinq ans, n’indique la radicalité droitière dont il est aujourd’hui crédité.

Ajoutons que Fillon s’est toujours aplati devant le CRIF, que, lors de son allocution, en 2011, devant cet aréopage tout-puissant, il s’était félicité ouvertement de l’emprisonnement pour un an du révisionniste Vincent Reynouard, mettant cette arrestation à l’actif de son gouvernement. N’oublions pas non plus que le porte-parole de Fillon, Valérie Boyer, est l’auteur d’une proposition de loi punissant jusqu’à cinq ans de prison ferme la contestation des génocides juif et arménien et de la traite des esclaves.

 

Le drame de la condition humaine, c’est de chercher toujours des hommes providentiels, même quand manifestement il n’y en a pas et de donner sa confiance à n’importe quel charlatan. Il est vrai que l’homme a besoin d’espoirs mais cela n’autorise pas à se bercer d’illusions sur les personnalités, les partis, les situations. Aujourd’hui les uns voient en Fillon le sauveur de la nation, d’autres imaginent Marine Le Pen dans ce rôle. Las, les uns et les autres font fausse route. Il n’est rien à attendre de l’ancien Premier ministre de Sarkozy non plus que de celle que Frédéric Mitterrand, en fin connaisseur, a appelée « la madone à pédés ». De même que beaucoup de nationaux ont cru en De Gaulle en 1958 avant de déchanter, mais un peu tard hélas, arguant alors du fait qu’il aurait changé, qu’il avait compris, qu’il en finirait avec un régime décadent, de même beaucoup s’enthousiasment-ils aujourd’hui aussi imprudemment pour Fillon. A en croire les sondages actuels qui le placent en tête du premier tour de la présidentielle, quels que soient les cas de figure, et qui lui promettent une victoire triomphale le 7 mai prochain, à en juger également par l’engouement en sa faveur des électeurs de droite, il semble probable que l’ancien Premier ministre réussisse en 2017 la performance qu’avait accomplie dix ans plus tôt Nicolas Sarkozy : apparaître comme un véritable homme de droite, un homme d’Etat et ainsi siphonner au passage l’électorat frontiste d’autant plus disponible que Marine Le Pen multiplie les discours gauchistes, mélenchoniens et se garde bien de mettre au cœur de sa campagne la question centrale de l’immigration et du Grand Remplacement (auquel elle ne croit pas), non plus d’ailleurs que les sujets liés à la défense de la vie et de la famille. Il est vrai qu’il est difficile pour elle de mettre l’accent sur ces thèmes lorsqu’on traite comme elle le fait depuis deux ans son propre père de 88 ans auquel elle doit tout.

La démocratie est vraiment une pantalonnade, une farce, un cirque permanent!  Il est triste que tant de compatriotes, pourtant rançonnés, trahis, trompés, méprisés, en voie d’être remplacés, contribuent par leurs votes à légitimer et à pérenniser un système mensonger, mortifère, destructeur, intrinsèquement pervers et à placer follement en lui toutes leurs espérances.