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Loisirs

  • Ce qui arrive à Strasbourg comme ailleurs en France est de la pleine responsabilité du gouvernement et de tous les élus et politiques .

     
     
     
    « De Taubira en Belloubet, de Cazeneuve en Castaner, zéro résultats en matière de lutte contre la terreur, le crime, les hybrides », nous indique le criminologue Xavier Raufer, à qui nous avons demandé son analyse, suite à l’attentat islamiste de Strasbourg, mais aussi à la mobilisation policière et répressive hors norme en marge des Gilets jaunes. Voici son analyse  :

    Strasbourg : comme toujours, l’assassin est un hybride terreur-crime, issu d’un des quartiers hors-contrôle de la ville. Retour au point de départ. Qu’a dit le nouveau ministre de l’intérieur, M. Castaner, à son arrivée place Beauvau ? Analyse critique.

    « Reconquérir, mètre carré par mètre carré, la souveraineté républicaine ». Quel aveu. Elle est donc perdue, cette souveraineté ? Du fait de qui ? Ca remonte à quand ?

    • « Quand vous mettez trente policiers de plus dans un quartier, ça change tout« . Oh que non. Ce propos reflète une classique illusion policière, l’afflux policier faisant jouer l’effet de déplacement – et courir les policiers après des voyous plus mobiles et flexibles qu’eux.

    « Partout où l’on voit que la République recule, il faut agir« . Triste logique réactionnaire-statique : réprimer le crime n’est pas attendre que le pire advienne, ni courir derrière les réseaux sociaux et les médias ; c’est anticiper, prévenir.

    Sinon, nulle allusion aux bandes, d’usage ethnique, formant 80% du problème de sécurité publique en France. Ainsi, la police-Castaner semble vouée à combattre des fantômes. Au total, nulle stratégie de sécurité claire mais des propos convenus, de la continuité banale.

    Dans les quartiers hors-contrôle, les armes grouillent

     

    Ces armes de guerre sont importées, stockées, utilisées ou vendues dans les quartiers et cités hors-contrôle, dits « sensibles » – ceux de la fameuse « Politique de la Ville ».  Tous ces trafics illicites sont le fait de bandes (stables) ou de meutes (instables), toutes criminelles, leurs actes devant ainsi mener leurs caïds et noyaux durs devant des Cours d’assises, où l’on juge des crimes. Ce bien sûr, si la justice française n’était pas en perdition !!

    Multiplication des émeutes sur le territoire – Gilets jaunes ou pas

    • Nuit de de fête égale désormais nuit d’émeute

    Saint-Sylvestre… 14 juillet… Mondial de foot… Halloween. Ravages, incendies, meutes violentes masquées et armées… jet de pierres et d’engins incendiaires… En prime maintenant, de bouteilles d’acide ! 15 000 forces de l’ordre mobilisées – en fait, servant de gibier aux voyous : policiers, gendarmes, pompiers, une seule cible. Selon de convergentes sources syndicales ou associatives, additionner tous les blessés lors d’émeutes, violences de voyous, etc. – polices nationale et municipales, préfecture de police de Paris, gendarmes, adjoints de sécurité, donne de  25 à 30 blessés par jour – de 9 000 à 11 000 par an.

    • Revue de détail

    Lyon « 200 individus »… Mulhouse « une cinquantaine de jeunes »…  idem dans toute la France : Toulouse, Poitiers, Rennes, Nantes, Metz. Mentions spéciales Halloween : Grenoble et sa région (Echirolles, Pont-de-Claix, Vienne) ; La Seine-et-Marne (Provins, Nanteuil, Lognes, etc.).

    Nouveauté inquiétante de la présidence Macron, après les cités et quartiers hors-contrôle de naguère, le département hors-contrôle. Il s’agit de l’Essonne, où embuscades anti-flics et émeutes deviennent quotidiennes : Corbeil, Draveil, Etampes, Les Ulis, Lisses, Longjumeau, Massy, Montgeron, Saint-Michel sur Orge, Vigneux, etc. : policiers caillassés depuis le toit des immeubles, guet-apens, attaques de patrouilles.

    • Ailleurs en France ?

    2 octobre : Roubaix : jetée du toit d’un immeuble, une « dalle de plusieurs kilos » fracasse une voiture de patrouille, deux policiers blessés. Suite à un accident de voiture à La Courneuve, des policiers assaillis par une meute de 20 voyous, un policier blessé.

    4 oct. : en voiture, un « Lyonnais » aux 76 antécédents judiciaires blesse deux policiers.

    12 oct. : Nîmes, 30 voyous attaquent des policiers « raccompagnant une victime chez elle »,

    1e novembre : Toulon, reconnu par des voyous, un policier est lynché devant chez lui ; le 8 nov. un autre policier toulonnais est gravement mordu par un chien d’attaque.

    3 nov. : Saint-Etienne, sortant d’un stade, un policier est lynché par des individus.

    Ceci n’est qu’une indication d’ambiance. Tout énumérer au quotidien emplirait un volume.

    Résultat, Strasbourg

    – Drame terroriste à Strasbourg. Comme pour Charlie-Hebdo et l’Hyper-Cacher, une cible évidente, énorme : les islamistes rêvent depuis vingt ans de frapper une fête de Noël chrétienne, au cœur d’une des deux capitales de l’Europe.

    Le terroriste : parfait hybride bien sûr – comme tous les auteurs d’attentats sanglants en France depuis Mohamed Merah en 2012. Le tueur – un « Strasbourgeois » disent les radios la bouche en cœur – se nomme Cherif Chekatt, criminel dangereux, radicalisé et fiché S. Il échappe aux contrôles d’accès à la zone sécurisée du marché de Noël, truffée de caméras de surveillance. Sur place, récemment, qui accéder au quartier du marché de Noël exigeait une fouille au corps, près de camions où les identités étaient vérifiées en temps réel.  Comment un islamiste dangereux, criminel et fiché S, est-il passé au travers de ce filet ?

    Ayant semé la mort dans ce quartier-camp retranché, Chekatt fuit vers le quartier hors-contrôle de Neudorf, où il a son repaire. Nos sources affirment qu’il y a trouvé des complices pour s’y planquer ou l’en exfiltrer.

    Xavier Raufer

    Docteur en géographie/géopolitique, université Paris-Sorbonne, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la criminalité et au terrorisme, Xavier Raufer est professeur associé aux départements de recherches en sciences criminelles Fu Dan University (Shanghaï) et à George Mason University (Washington DC)

  • Paris 2024: à Lima, la délégation française dépense 1,5 M EUR pour une fête ! ...

     


    «Premier exploit olympique pour les Français: dépenser 1,5 million d'euros en six jours!».

    Quoiqu’assurée de recevoir les Jeux olympiques 2024, avant que le Comité international olympique n’ait voté, la délégation française a tout de même réussi à jeter l’argent par les fenêtres pour un voyage de six jours à Lima qui a coûté 1,5 million d’euros!

    Les Français s'attendaient déjà à ce que les Jeux olympiques 2024 soient coûteux, mais pas aussi tôt! Plus de 1,5 million d'euros pour une délégation de plus de 300 personnes, c'est la facture du séjour de la délégation française à Lima qui a été financée à 50% par des fonds publics, selon les révélations de Mediapart.

     

    Des joueurs d’e-sports
     
     
    Ce voyage, n'ayant pour but que d'assister à l'annonce des résultats du vote du Comité international olympique (CIO), comprenait les 320 personnes de la délégation, nombre maximum autorisé.

     

    Nuits au Swiss Hotel (cinq étoiles), dîner de gala chez «Astrid et Gaston», la meilleure table du pays (menu dégustation à 100 euros sans les vins) et un Boeing 777 Air France spécialement affrété pour l'événement, voici comment la délégation a dépensé cette somme.

    «4.687 euros par tête, à la charge du GIP Paris 2024 (financé à 50 % par l'argent public), pour une représentation sans enjeu et quelques jours de visites seulement», précise le journal.

    «Le montant est bien correct et recouvre toute l'opération: transport, hébergement, logistique sur place, restaurant, production de tous les contenus, prestataire local, programme hospitalité», a confirmé le comité d'organisation de Paris 2024 à L'Express. Le journal souligne aussi que le montant a été payé par le Groupement d'intérêt public (GIP) Paris 2024, lequel est financé à 50% par des fonds publics.

    Les réseaux sociaux ont réagi vivement à un tel gaspillage d'argent de l'État.

    «Premier exploit olympique pour les Français: dépenser 1,5 million d'euros en six jours!», a tweeté un utilisateur.

    «C'est beau les JO… plein de paillettes. Cela va être dur de tenir le budget si en une soirée on craque 1,5 million d'euros…», a écrit un autre.

  • Les dangers d' internet .

    Des esclaves consentants ?
    
     Les dangers et la nocivité insidieuse mais bien réelle du 
    monde numérique qui envahit, fascine et modifie le 
    comportement de tous les âges de la population sont souvent 
    sous-estimés par ceux qui ont charge d'éducation. L'enjeu est 
    pourtant de taille. 
    
    On ne peut nier qu'un usage régulier - pas même intensif 
    - d'internet et des écrans numériques modifie en profondeur 
    les habitudes de vie, la durée et la nature des loisirs, l'objet des 
    préoccupations habituelles de l'esprit. Rares sont ceux qui 
    aujourd'hui échappent à l'emprise de cette pieuvre 
    tentaculaire. 
    
    Qui peut douter que la vie spirituelle elle-même n'en soit 
    touchée ? L'esprit de prière et la vie de contemplation s'en 
    trouvent inévitabiement diminués, iésés. La vie spirituelle a 
    besoin de silence, de détachement, de renoncement et d'une 
    imagination mortifiée. Même si elle n'est pas une technique, 
    elle exige des conditions, un cadre, d'ordre naturel. Le silence 
    pour les yeux lui est une condition nécessaire, tout autant que 
    le silence pour l'ouïe. les maisons de prière, les églises, les 
    monastères ont toujours été des lieux où l'on cultivait avec soin 
    le silence. L'âme chrétienne, a fortiori l'âme vouée à Dieu, doit 
    être une maison de prière et, pour cela, éviter ce qui la rend 
    esclave d'une technologie qui perturbe et excite l'imagination. 
    
    Le scintillement constant d'internet, sa variété infinie, 
    produisent une dépendance au changement et au 
    divertissement. Ils habituent le cerveau à demander toujours 
    plus de nouveauté, de stimuli, d'excitation. La curiosité devient 
    le moteur principal de l'agir d'un cerveau qui n'est désormais 
    plus disposé à réfléchir, à synthétiser, à juger, à mémoriser, 
    mais à réagir, selon des principes de plaisir et de nouveauté. 
    
    La superficialité, la paresse, l'égoïsme, l'impatience, 
    l'irascibilité, l'orgueil de prétendre tout savoir en quelques 
    « clics » , se développent chez les usagers des outils numériques ; 
    sans oublier la perte du sens des convenances et de la 
    politesse élémentaire qui voudraient que, lorsque l'on parle à 
    quelqu'un, on ne s'interrompe pas pour répondre 
    immédiatement à la moindre sollicitation de son téléphone ou 
    de sa messagerie ... 
    
    Quant aux jugements de valeur que certains véhiculent 
    dans les conversations appauvries qu'ils tiennent encore dans 
    la « vraie vie », ils sont désormais dictés par les informations­ 
    brèves ! - parcourues et mémorisées pour la durée d'une 
    conversation de pause-café ou de repas. Au-delà, tout est 
    oublié, évacué, dissous. La mémoire, c'est désormais le 
    smartphone ou le moteur de recherche ... 
    
    
    Les échanges verbaux sont ainsi dictés par ce que l'on a 
    aperçu ou consulté, par l'opinion de tous ceux qui croient que 
    la majorité fait la vérité, que les sentiments peuvent tenir lieu 
    de pensée, que la vie sociale consiste à partager les mêmes 
    jugements ineptes sur le cours des choses, nivelant toute 
    réalité au rang de l'insignifiance et du renouvelable, sacralisant 
    les faits divers au détriment du doctrinal ou du philosophique, 
    répercutant sans jugement l'opinion de ceux qui ont renoncé à 
    penser au-delà de 140 signes ... 
    
    L'avenir de l'intelligence, pour reprendre une formule 
    célèbre, est plutôt sombre puisqu'on lui impose non seulement 
    le relativisme et le subjectivisme comme cadres 
    philosophiques, mais surtout son remplacement par la machine 
    qui vient s'incruster dans les moindres interstices de la vie 
    intellectuelle, pour en assumer la plus grande part. 
    
    Si la plupart des adolescents n'envisagent même plus la 
    possibilité de pouvoir vivre une journée sans leur smartphone, 
    car leur vie est connectée à de nombreux réseaux sociaux, bien 
    des adultes en sont réduits à penser qu'un usage raisonnable 
    du numérique. les fera échapper à la dérive que nous 
    mentionnons. Pour être sûr que cet « usage raisonnable » de la 
    technique soit possible, il restera à prouver que l'utilisateur est 
    encore capable de dominer l'utilisation de la machine et non 
    l'inverse, qu'il voudra bien s'en passer, dès lors que demeurent 
    à sa disposition les moyens « antiques» qui développaient les 
    potentialités de l'intelligence humaine. Ce n'est pas impossible. 
    Mais cela est devenu très difficile pour beaucoup. Clercs et 
    laïcs, beaucoup en sont déjà esclaves, avec les meilleures 
    intentions du monde et la tranquillité de conscience de celui 
    qui est sûr de bien faire ... puisque tout le monde le fait. 
    
    Un test pourrait servir d'avertissement et de repère: 
    
    1. Combien de fois par heure, par jour ou par semaine je 
    consulte internet ou ma messagerie électronique? 
    
    2. Combien de temps je passe sur ces outils? 
    
    3. Combien de fois aurais-je pu me dispenser de le faire? 
    
    4. Combien de livres sérieux je lis par mois? 
    
    S. Combien de temps je passe, par jour, à prier Dieu et la Vierge 
    Marie ? 
    
    La peur de paraître réactionnaire, ringard ou laissé-pour­ 
    compte, mais surtout l'addiction contractée par l'usage régulier 
    des machines, empêchent bien des remises en cause et bien 
    des retours en arrière, même si certains comprennent encore 
    que la dérive de cette vie nouvelle n'est pas la meilleure voie 
    qui soit. 
    
    Paradoxalement, parmi ceux qui remettent en cause et 
    refusent la colonisation des esprits par le numérique, beaucoup 
    ont un idéal de vie qui n'est pas le nôtre. Mais ils ont au moins 
    gardé l'idée ancrée en eux que la vie réelle vaut plus que le 
    virtuel, que les facultés de penser de l'homme, sa vie sociale et 
    politique sont plus précieuses que le formatage technologique 
    et l'esclavage de la toute-puissance du numérique qui ont mis 
    en place un totalitarisme consenti. 
    
    Qu'en sera-t-il de la génération des catholiques à venir? 
    
    Il faut l'informer des enjeux qui la concernent. L'avenir 
    professionnel appartient à ceux qui sauront lire, comprendre ce 
    qu'ils ont lu, réfléchir, mettre en perspective au regard de la 
    philosophie et de l'histoire, juger selon des principes vrais. C'est 
    à eux que l'on s'adressera pour leur confier des emplois à 
    responsabilité car ils auront des compétences psychologiques, 
    humaines et une vie morale devenues rares. L'Eglise compte 
    aussi sur leur générosité, leur fidélité au combat doctrinal, leur 
    capacité à vivre à contre-courant de la facilité, leur sens du bien 
    commun qui leur fera offrir leur vie à son service, si Dieu les y 
    appelle, ou fonder un foyer chrétien. 
    
    Parce qu'ils auront compris que l'esclavage qu'on leur 
    prépare est un piège redoutable, ce sont eux qui se 
    souviendront que l'homme est destiné au Ciel et que cette 
    finalité exige la préservation de leur intelligence, de leur 
    mémoire et de leur volonté ordonnées à Dieu, pour que 
    l'œuvre de la grâce croisse en eux et avec eux.  
    
    Abbé Philippe Bourrat - Lettre de l'ADEC n° 30 de mars 2017