Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/08/2018

Quand les "réfugiés " retournent prendre des vacances dans leur pays d' origine ! ...

 

http://media.medias-presse.info/wp-content/uploads/2018/08/migrants-dos.jpg

 

 Durant les six premiers mois de cette année, 115 personnes ayant obtenu le statut de « réfugiés » en Belgique ont déjà été identifiées alors qu’elles étaient en train de se rendre dans leur pays d’origine. C’est presque autant qu’en 2017 et plus de deux fois plus qu’en 2016. La presse flamande signale que ces « réfugiés » risquent de perdre leur permis de séjour en Belgique. Cette sanction n’est même pas une certitude...

Pourtant, ces immigrés ont obtenu le statut de « réfugié » et le permis de séjour qui l’accompagne en affirmant être en danger dans leur pays d’origine. Le fait d’y retourner démontre bien qu’ils ont menti et ne sont nullement en danger dans leur pays d’origine. C’est donc tout simplement une escroquerie pour obtenir différents avantages financiers et matériels. Et la sanction devrait être automatique et systématique.

Mais c’est sans compter le laxisme des autorités, en Belgique comme en France.

En Belgique, depuis 2016, 103 personnes ont perdu leur statut de réfugié, mais 67 autres ont été autorisées à le conserver malgré le voyage dans leur pays d’origine. 135 autres dossiers sont toujours en cours d’examen par le Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides.

 

05/08/2018

Grand remplacement: Il est imposé aux français de financer leur remplacement au prix du renoncement à leur intérêt propre, comme à celui de leur progéniture !

L’ONU VEUT 160 MILLIONS D’IMMIGRÉS EN EUROPE À
L’HORIZON 2025 !

Dès janvier 2000, la presse évoquait un rapport préliminaire de la Division de la population de l’ONU préconisant l’ implantation dans les nations européennes, à I’ horizon 2025, de 160 millions d’immigrés afin de parer aux effets du vieillissement de la population et de maintenir au niveau de 1995 l’équilibre entre actifs et inactifs.
Pour maintenir simplement le niveau de population active, le besoin ne serait « que » de 25 millions. Joseph-Alfred Grinblat, l’un des auteurs du rapport, admettait,  afin d’atténuer le choc… que ces chiffres risquaient de provoquer sur une partie de la population assez lourdement anesthésiée, qu’ils « ne sont pas réalistes et qu’il faudra chercher la solution autre part : soit dans le relèvement de l’âge de la retraite à 75 ans, soit dans le panachage entre d’avantage d’immigrés et une vie active plus longue ». Ces propositions, notamment celle évoquant un relèvement à 75 ans de l’âge de la retraite, relèvent de la galéjade de mauvais goût si l’ on considère que l’ âge de l’ espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire sans incapacité, ni maladie chronique, s’établit en France à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 pour les hommes, chiffres tout ce qu’il y a d’officiel publiés par l’INSEE et la Data Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). A noter que si l’espérance de vie progresse encore très modestement, cette donnée de vie en bonne santé marque le pas depuis plus de dix ans malgré les dizaines et centaines de milliards de chiffre d’ affaires réalisés par les géants de la chimie médicamenteuse pour, officiellement, améliorer notre état de santé.
La courbe de l’espérance de vie en bonne santé ne s’est hélas pas alignée sur celle de l’envolée de leurs profits et dividendes. De telles données limitent les solutions surannées consistant à rallonger indéfiniment la durée de cotisation, ce qui ne peut résoudre le problème lorsque l’on sait, de plus, que les entreprises n’embauchent quasiment pas de quadragénaires, ni de quinquagénaires et, évidemment, encore moins de sexagénaires. Dans quelle entreprise continuera à travailler et donc à cotiser le salarié perdant son emploi à 45, 50 ou 60 ans et auquel il manquera donc 5, 15 ou 20 ans de cotisa­tions ? Tout au plus pourra-t-il prétendre à l’ allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) remplaçant depuis 2005 le minimum vieillesse. Soit 833 euros pour une personne seule et 1 293 pour un couple.  Toute personne dont les ressources se situent en dessous d’un certain niveau peut prétendre à ce revenu minimum à partir de 65 ans même en n’ ayant jamais cotisé une seule heure. Il lui faudra juste, au moment de sa demande, avoir résidé six mois en France.


Voici l’un des rouages de la formidable pompe aspirante qui a ruiné la France en même temps qu’elle a accéléré sa sub­mersion migratoire. Le salarié au revenu modeste et à la carrière incomplète percevra une pension guère supérieure à l’ allogène fraîchement débarqué en France pour y couler une retraite, sinon heureuse, tout au moins libérée des tracas matériels, au frais de la princesse, c’est-à-dire des cotisants et contribuables autochtones.


Ces données sont à mettre en perspective avec l’actualité de la réouverture prochaine des négociations sur les retraites dont les grignotages réguliers continuent de paupériser les pensionnés. Le dernier mauvais  coup en date consistait à augmenter à partir du 1er janvier 2018 la CSG de 1,7% sur l‘ensemble des revenus, retraites y compris !
C’est maintenant aux pensions de reversion que compte s’attaquer tout prochainement le gouvernement, au nom de » l’équité » et la justice, bien sûr, tout en rajoutant sans doute encore quelques trimestres de cotisation que justifierait arithrnétiquement l’allongement de l’espérance de vie.


 A propos du vieillissement bien réel de la population, il est remarquable que jamais ne soient évoqués les effets dévastateurs de l’avortement sur la démographie et que, bien au contraire, d’année en année, politiques et législateurs aient œuvré à en faciliter l’accès en même temps que la répression s’abattait sur ses opposants. Parallèlement, aucune mesure ambitieuse d’une politique authentique ment familiale ne fut jamais adoptée, bien au contraire. Etrange, non?


Avec le temps et le recul, il devient de plus en plus évident que nous assistons à un gi­gantesque transfert de richesses de la France française d’hier vers la France métissée de demain.

Il est imposé aux autochtones de financer leur remplacement au prix du renoncement à leur intérêt propre, comme à celui de leur progéniture. La progressivité, l’étalement dans le temps et la technicité des mesures et dispositifs de prédation empêchent la plupart de nos concitoyens de percevoir le plan d’ensemble qui, une fois saisi, s’impose comme une évidence que l’on s’en veut d’avoir trop longtemps ignorée.


II apparaît clairement aujourd’hui, mais un peu tard, aux yeux de quelques milliers ou dizaines de milliers de nos compatriotes, que ce qui se passe en France et en Europe est le fruit d’une volonté concertée,d’envergure mondiale, et d’un plan de substitution de civilisation et des peuples, parfaitement conceptualisé, organisé, planifié et pleinement assumé par des castes dominantes visibles et invisibles. Entendre aujoud’hui certains responsables de mouvement patriotiques nier ce processus de remplacement planifié de population ne laisse plus guère d’autre choix que de les classer dans le camp de la bêtise ou celui de la trahison.


S’inscrivent dans ce processus de transfert contraint de richesses sur le principe des vases communicants, les centaines de mesures fiscale aboutissant à paupériser la population active. Chaque création et aug­mentation de taxe, suppression d’exonération, alourdissement des frais de succession, de transrnission de patrirnoine et d’entreprise, modification de seuil, suppression de prétendendue niche fiscale, cotisation sociale supplémentaire, rabotage des retraites, augmentation des impôt et contraventions des taxes sur les carburants, du tabac ... aggrave  le niveau global de prélèvement sur la population et sur le patrimoine au profit de I implantation des « migrants » . Une gigantesque pompe aspirante parachève la ruine de nos concitoyens et de leur descendance au profit de populations d’importation. Il est imposé aux Français de financer leur remplacement.


L’ ONU PREPARE UN PACTE SUR LES MIGRATIONS
 
Un remplacement que prévoit en toute discrétion l’ONU dans le projet de pacte sur les migrations qu’ elle concocte depuis plus d’un an et demi et escompte faire signer aux 193 États-membres dans un proche avenir.


Il ne s’agit ni plus ni moins que de formaliser un cadre juridique mondial pour une immigration sans entraves en décrétant que toute personne de par le monde possède le droit inaliénable de migrer où bon lui semble et d’être accueilli dans les meilleures conditions par le pays de son choix.


 La répartition des immigrés s’imposera donc aux nations du monde entier tout en rendant caduques les no­tions de quotas, de frontières ainsi que les législations nationales et européenne en matière d’immigration. C’est la fin de tout débat sur le sujet en même temps que la ruine programmée de l’ensemble des pays économiquement développés en moins de deux décennies. Ces orientations mondiales contribuent à expliquer la déferlante de moyens envisagés s’ajoutant aux centaines de milliards déjà déversés dans les diverses politiques de la Ville.

Le président de la République décrète en effet une mobilisation générale en faveur des banlieues avec, notamment, l’ opération « Cœur de ville» de rénovation des quartiers, la création d’une agence nationale de cohésion des territoires qui permettra sans doute de recaser quelques copains et coquins malchanceux en politique, la création d’ une instance de recours pour les habitants comme pour les élus. Il est aussi question de mener un débat d’évaluation sur l’équité territoriale. Bref, cette fois, c’est l’artillerie lourde, une artillerie financée à crédit, annonciatrice d’une pression fiscale qui ne peut que s’aggraver encore et toujours.
Pour conclure quand même sur une part de rêve, imaginons un instant que Ia moitié ou même un quart des sommes colossales - plusieurs centaines de milliards d’euros - affectées depuis trop longtemps, avec le succès que l’on sait, à l’intégration ou à l’assimilation, on ne sait plus trop, des immigrés aient été destinées à une authentique politique nataliste et familiale, à la formation, au logement, à la santé, à I’ insertion professionnelle des jeunes Français et au maintien d’un système de redistribution équitable, généreux mais contenu d’une part et à défendre l’intégrité de nos frontières et du territoire national d’autre part. Fin du rêve, tous les politiciens successifs et leurs électeurs (aveugles) ne l’ont pas voulu !

 

02/08/2018

Affaire "benalla" : à la fois une affaire d’État et une crise crise de régime .

 

 L’Affaire Benalla — alias Lahcene Benahlia d’après Algérie patriotique du 20 juillet ; cet organe officieux des Services algériens le signale comme un agent de la DGED, les Services de renseignements marocains, et « introduit dans les rouages du PS par Najat Vallaud-Belkacem  » — n’est pas une simple histoire de violence en marge des défilés du 1er Mai… Ni une question de privilèges professionnels exorbitants. La presse et l’opinion se sont dans un premier temps focalisées sur des violences qui auraient été indues de la part d’un gendarme supplétif, ce qui laisserait supposer en contrepoint qu’elles pourraient être plus admissibles de la part de personnels réguliers des forces de l’ordre ! La violence ne serait au fond pas condamnable en soi, mais uniquement épinglée parce que visible et diffusée. 

On connaît sa ligne de défense : Benalla prétend — responsable mais pas coupable — avoir agi en vertu de l’article 73 du code de procédure pénale, lequel dispose qu’il appartient à tout citoyen d’intervenir en cas de commission d’un crime ou d’un délit ! Cela s’applique-t-il dans le cadre d’une opération de maintien de l’ordre (dont la conduite relève des seules autorités publiques) et en présence active d’officiers de police judiciaire ? Évidemment non ! Mais cela évite de s’interroger sur la présence du susdit en un lieu si éloigné de son patron et de l’étable élyséenne. La réponse à cette question pourrait ne pas être anodine. Car agissait-il en tant qu’agent provocateur, et pour quelle raison ? 

Autre ligne pare-feu destinée à écarter du champ de vision de l’opinion les questions réellement pertinentes et faire converger les regards vers des aspects mineurs du dossier, tels les avantages indus et autres traitements de faveur accordés au chouchou du principule ! Appartement quai Branly, véhicule et arme de service, libre accès au Palais Bourbon (à la salle des sports, nous dit-il), nomination au grade de lieutenant-colonel de la réserve opérationnelle de la gendarmerie et futur sous-préfet. Rien ne lui manquait dans ce cursus honorum météoritique… sauf la Légion d’honneur si prisée de la valetaille !

 

Bref, tous les commentateurs radotent les mêmes platitudes et en arrivent très vite à enfiler les poncifs comme les perles d’un collier. Peu vont à l’essentiel, à savoir ce que cet incident de parcours révèle de pratiques politiques, de zones d’ombre existant dans les ruelles d’un pouvoir démocratique qui se voulait et s’annonçait comme “irréprochable”, de l’existence de réseaux parallèles et de personnages éminemment douteux au sein des superstructures étatiques. Benalla était manifestement habilité à court-circuiter toutes les hiérarchies — au grand dam d’officiers aguerris et méritants blanchis sous le harnais des servitudes volontaires — et le président nous dit sans rire  de cet homme « qu’il n’est pas son amant ». Alors de qui ? De l’un, de l’autre, des deux ? De quoi était-il le pourvoyeur ? De protection très rapprochées ou de substances illicites ? Le doute est permis et plus rien ne surprend depuis le passage de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Reste une ultime question : pourquoi le quotidien vespéral, Le Monde, a-t-il lâché aussi abruptement Macron après avoir soutenu sa candidature ? En quoi ou envers qui Macron a-t-il donc fauté ? Où a-t-il passé les limites ? Quel coup d’arrêt lui a-t-il été administré et pourquoi précisément ?

Certes Benalla, glabre, la barbe rasée de frais, s’est exprimé le 27 juillet devant les caméras de TF1, d’une voix légèrement chuintante mais avec une élocution parfaitement maîtrisée. Sur le thème « j’ai fait une grosse bêtise, j’le refrai plus ! »… Un mode de défense aussi éculé que profondément dérangeant pour avoir été le misérable et infantile argument d’x générations d’exécrables assassins se présentant au commissaire de police après avoir égorgé toute leur famille. Cet exercice de sang-froid reptilien et de fausse contrition a fait dire aux commentateurs mandatés pour le faire, que l’accusé venait de nous prouver qu’il était tout sauf un banal voyou de banlieue… Dont acte !

Marlène Schiappa, ministre chargé des Droits des femmes, a décidé pour sa part qu’il n’est pas une « petite frappe ». Ce qui ne manque pas de sel au regard des fonctions de cette dame si l’on sait que l’homme avait été jugé pour violences sur une femme en 2015… mais relaxé en 2016 ! Un cogneur au grand cœur, façon Noir désir sans doute, en tout cas qui nie aujourd’hui avoir porté le moindre coup au couple interpellé sans ménagement place de la Contrescarpe ce fatidique  1er mai… Comme si cet exercice d’autocritique télévisuelle était en soi absolutoire. On se serait quand même un peu douté que Benalla possédait un certain savoir-faire, cela même sans cet exercice d’amende peu honorable. Il y a de brillants voyous comme l’on rencontre assez fréquemment dans la stratosphère du Secteur public des imbéciles supérieurs sortis bien classés de l’École nationale d’administration, de Polytechnique ou des Mines ! Prestation de Benalla à l’évidence soigneusement préparée (media training), dûment répétée et que les organisateurs ont essayé de nous vendre comme l’expression spontanée du regret sincère jaillissant d’un cœur pur. 

 

BENALLA n’a au fond qu’un intérêt très limité. Si cette affaire a mis deux mois à sortir, c’est qu’elle est au départ une non-affaire, ajoutant que si la loi sur les fausses nouvelles (fake news) était passée (or elle a été massivement rejetée le 26 juillet par le sénat considérant ses principaux articles comme « inadaptés, inefficaces et dangereux »), il est assuré que nul n’en aurait jamais entendu parler. Que cette affaire sortie d’une pochette surprise a été certainement l’occasion de règlements de comptes mettant aux prises au sommet de l’exécutif différentes obédiences maçonniques concurrentes (sachant que tous les hauts gradés de la police et que de nombreux officiers supérieurs de l’armée en sont)… Benalla lui-même, membre depuis janvier 2017 de la Grande loge nationale de France au sein de l’atelier des Chevaliers de l’espérance, aurait été suspendu d’activités fraternelles le 24 juillet, à titre conservatoire, jusqu’à l’issue de la procédure judiciaire le concernant, selon L’Express du 25 juillet 2018 ! 

Ce fait intervenant le jour même où Emmanuel Macron lançait sa contre-offensive, non devant les Français qu’il est supposé représenter, mais devant les parlementaires de sa majorité. « Alexandre Benalla n’a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n’a jamais occupé un appartement de 300 m2, Alexandre Benalla n’a jamais eu un salaire de 10 000 euros, Alexandre Benalla n’est pas mon amant. » Néanmoins, le président nous la baille belle. Tout montre que, lorsque l’on veut évacuer des informations gênantes, il suffit de les mélanger avec d’autres vraies — mais exagérément grossies — ce qui aboutit à en discréditer la totalité. Reste que dans ce propos se trouve comme un relent de Cahuzac, l’homme qui mentait sans ciller, les yeux dans les yeux, face à l’Assemblée nationale. Il est vrai que depuis le 21 juin, la Fête de la musique et le raout géant de l’Élysée (1 500 invités), avec ses transsexuels se tortillant sur le perron de la présidence, celle-ci fait un peu figure de « Cage aux folles ». Cette histoire serait-elle à cet égard un rappel à l’ordre pour un président immature « qui ne se sentirait plus pisser » et glisserait sur la même pente que son prédécesseur Hollande ? Malgré la victoire des “Bleus” à la coupe du monde de balle au pied, les sondages ne sont en effet pas fameux pour le chef de l’Etat.

Reste qu’Emmanuel Macron n’est pas le seul chef de l’Etat français à s’être entouré de personnalités à même de réaliser de mauvais coups. Plusieurs de ses prédecesseurs l' ont fait . Que l’on songe à De Gaulle qui ne s’est jamais gêné pour se servir d’une véritable police parallèle, le SAC (le Service d’Action civique), créé en 1960, pour neutraliser, intimider voire violenter ses adversaires, notamment les militants de l’Algérie française, et tous ceux susceptibles de contrecarrer sa politique, ou à Mitterrand qui a notamment persécuté de manière systématique, via des hommes de main et de l’ombre, l’écrivain Jean-Edern Hallier qui voulait rendre publique l’existence de sa fille adultérine Mazarine Pingeot et le fait que la mère et la fille étaient somptueusement logées et nourries aux frais du contribuable.

 

Le dossier BENALLA devient, quant à lui, sous le feu des media une affaire d’État qui prend peu à peu des allures de crise de régime mettant en lumière la poursuite d’âpres luttes souterraines entre factions rivales au sein de la gauche cosmopolite accrochée au pouvoir comme un tænia armé. Que l’ectoplasme Hollande ait pu pousser à la roue n’est pas non plus à exclure, n’ayant jamais digéré sa piteuse éviction du champ de foire électoral et du cirque démocratique. Maintenant, oublions un peu Benalla lui-même pour nous concentrer sur l’essentiel, à savoir sur ce que cette affaire nous apprend d’inédit à propos du fonctionnement de l’État et accessoirement sur la personnalité de la marionnette qui en est en principe la clef de voûte. 

D’abord rappelons que Benalla est censément accrédité secret défense, cela — par conséquent — après une enquête longue et approfondie… Pourtant, chauffeur du ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, il avait été remercié en 2012 par icelui pour un délit de fuite... Le ministre de l’Intérieur de l’époque lui avait également refusé par deux fois le port d’armes, en 2013 puis en 2017. Bagatelles ! Ce qui n’a pas empêché Macron d’avoir pensé à lui (ainsi qu’à son acolyte Vincent Crase) afin de créer ce qui aurait été une police parallèle à sa seule dévotion. Dans cette perspective Macron avait confié à cet homme sans expérience significative, le dossier de la réorganisation de la sécurité présidentielle. Benalla, en dépit du décalage existant entre son profil de carrière et les compétences requises pour ce type de mission, aurait malgré tout été chargé de créer un équivalent français du Secret Service américain, une Agence entièrement dévolue à la protection du président des États-Unis, en particulier sous l’angle de la lutte anti-terroriste. Ajoutons que l’embryon de ce projet de garde prétorienne était déjà en gestation avec une Task Force [sic] élyséenne précisément affectée au contre-terrorisme ! Supposons à bonne raison que cette montée en puissance trop rapide du favori du couple Macron, ait pu précipiter sa chute… Et pourquoi pas à terme celle d’un président qui n’a pas — par un manque évident de culture classique — retenu les leçons de l’histoire ancienne, entre autres que la Roche tarpéienne est affreusement proche du Capitole.

 

Nous retiendrons, à quelques jours d’intervalle, l’image d’un président exultant, hystérique, dans la loge officielle du stade où se jouait à Moscou la finale de la coupe du monde de football. Puis la présentation de l’équipe victorieuse — une équipe africaine repeinte aux couleurs d’une République bigarrée et plurielle — qui hurlait « On a tout cassé » ! Au-delà de l’interprétation métaphorique d’une formule déjà assez mal venue, comment ne pas faire le lien avec l’infernale bacchanale qui suivit sur les avenues des Champs-Élysées et de la Grande Armée, avec ses scènes de pillages, ses véhicules retournés ou en feu, la police l’arme au pied, témoin consterné de ce que d’aucuns mal inspirés nomment l’expression d’une légitime liesse populaire ? Tous parleront d’un retour fracassant du patriotisme sans se rendre compte que la Novlangue étant passée par là, le mot chauvinisme avait été effacé du vocabulaire. Les chiffres de viols et de véhicules incendiés (850) au cours de la nuit, n’auront évidemment pas fait la une de la grande presse bien-pensante. Quelques jours plus tard cependant, l’esquisse d’un abîme s’ouvrait sous les pas du Marcheur en réunion. Et chose extraordinaire pour le coup, un étonnant unanimisme rameutait des oppositions que rien ne semblait a priori disposer à se rassembler. Nous ne sommes plus désormais à un paradoxe près. Mais il est vrai que nous sommes dirigés par des déments dans un monde lui-même complètement désorienté qui a perdu tous le repères .