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09/01/2019

Macron et les Gilets Jaunes .

Gilets jaunes : le pouvoir met le feu aux poudres !

AURAIT-IL VOULU mettre le feu aux poudres et donner une nouvelle dynamique au mouvement des gilets jaunes que le pouvoir ne s’y serait pas pris autrement. Dans ses vœux pour le Nouvel An, un exercice qui requiert de la hauteur, de la pondération et la recherche de la concorde et de l’apaisement, le président de la République s’est en effet lancé dans une violente attaque contre l’actuel mouvement de protestation populaire, la colère se lisant sur son visage : « Je dois le dire, j’ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l’inacceptable. Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédé, se sont battues pour ne subir ni le despotisme, ni aucune tyrannie. Et cette liberté, elle requiert un ordre républicain ; elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions ; que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple — mais lequel, d’où ? Comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! ».

Qualifier de « foule haineuse » des gilets jaunes qui demandent à vivre du fruit de leur travail et qui protestent contre des impôts et des taxes qui confinent à la spoliation en dit long sur la personnalité de ce président arrogant et méprisant. Lors de son allocution du 10 décembre, l’homoncule était tellement apeuré face à la détermination de la rue qu’il s’était montré beaucoup moins hautain et qu’il avait distribué quelques pièces jaunes dans l’espoir de sauver son trône, sa place et sa peau. Pensant que la trêve des confiseurs avait affaibli le mouvement et que le pire était derrière lui, il n’a pu s’empêcher pour la Saint Sylvestre d’insulter le peuple, le naturel revenant au galop. 

En prenant ouvertement le parti de l’étranger, du juif, de l’homosexuel — qui ne sont nullement pris pour cibles par les gilets jaunes, que je sache ! —, ce pouvoir montre clairement qu’il est l’émanation et le serviteur des Etats confédérés que dénonçait Maurras en son temps, qu’il est un gang judéo-maçonnique et pédérastique au service de la finance apatride et cosmopolite et de la destruction de notre civilisation et de nos traditions.

Quand Macron ose dire que les manifestants sont la négation de la France, il ment car les gilets jaunes sont précisément des Français de souche, le plus souvent provinciaux, de catégories populaires ou de classes moyennes, qui souffrent, qui se sentent et se savent dépossédés, qui comprennent qu’on les manipule et qu’on les trompe, même s’ils ne connaissent pas forcément les arcanes du système politique actuel, qui sentent confusément qu’on les conduit à la ruine et à l’asservissement et qui ne veulent pas mourir ni vivre en esclaves.

 

C’EST MACRON et sa misérable clique de mafieux et d’invertis mentaux et sexuels qui sont la négation de la France, de son histoire, de son passé, de ses racines, de son génie, de sa foi, de ses mœurs, de son être historique.

Lui, la créature d’Attali et des Rothschild, qui n’a nulle progéniture (il est d’ailleurs frappant que la plupart des dirigeants européens aujourd’hui n’aient pas le moindre enfant, de Merkel à Macron en passant par Theresa May) et qui est marié à une femme qui pourrait être sa mère est une honte pour notre pays et son renversement, ou son départ, est une impérieuse nécessité. Ce n’est d’ailleurs pas seulement de Macron et de son gouvernement qu’il faut se débarrasser, c’est ce régime abject et contre-nature qu’il faut détruire. Il faut un changement radical de régime et la mise à bas de cette Ve République, imposée par l’imposteur et traître De Gaulle, une Gueuse qui s’est acharnée depuis soixante ans à détruire l’entreprise, la nation, la famille, la morale, la religion par des lois scélérates, liberticides et mortifères, par la financiarisation de l’économie, la suppression des frontières physiques et morales, le rejet de la morale et de la doctrine chrétiennes et l’imposition de nouveaux dogmes et de nouveaux interdits qui nous étouffent, nous spolient, nous oppriment et nous tuent. 

Loin de faire marche arrière et d’entendre la colère légitime des gilets jaunes qui jusque-là tiennent bon malgré le froid, la fatigue et très souvent les coups d’une police régimiste qui semble plus courageuse quand il s’agit de frapper des Français de souche que des racailles de banlieue (on s’en était déjà rendu compte lors des Manifs pour tous où les forces de l’ordre avaient gazé même des personnes âgées pacifiques et des familles avec enfants !), le gouvernement, par la voix du Premier ministre Edouard Philippe, a annoncé le 7 janvier le vote d’une nouvelle loi donnant plus de pouvoir aux forces de l’ordre et permettant de sanctionner plus durement les manifestants jugés radicaux. Le gouvernement prend prétexte du défoncement par un engin de chantier de la porte du secrétariat d’Etat rue de Grenelle lors de l’Acte VIII des gilets jaunes le 5 janvier et de l’exfiltration subséquente de Benjamin Griveaux, un intime de Macron après avoir été un très proche de Dominique Strauss-Kahn (que du beau linge !), pour monter d’un cran dans la répression. Drôle de façon d’engager un dialogue qui a pourtant été annoncé solennellement par le chef de l’Etat et qui doit en principe durer plusieurs mois ! Quand Griveaux dit que l’on s’en est pris à « la maison France », il déraisonne. S’en prendre, même symboliquement, à son ministère, c’est attaquer l’anti-France. Et les nationalistes conséquents ont tout intérêt à l’affaiblissement et au renversement de cette République de coquins, de gredins et de faquins.

 

DE GRÂCE, que l’on ne vienne pas en faire des tonnes sur la violence des gilets jaunes. Les méthodes de répression des manifestations ne sont-elles pas brutales avec des personnes grièvement blessées, énuclées, mutilées ?

Et ce régime n’est-il pas né de la violence et du crime, ceux de la Révolution dite française, ne s’est-il pas maintenu par d’odieuses persécutions religieuses et politiques sous la IIIe République (guerre contre l’Eglise catholique, suppression des ligues, etc.) ? Ne s’est-il pas roulé dans la fange de l’épuration sous la IVe République, n’a-t-il pas été criminel sous la Ve à l’égard des Français d’Algérie et des harkis ? On nous parle de violence contre des journaux et des journalistes mais n’a-t-on pas interdit des périodiques, réquisitionné leurs locaux, privé de leurs biens leurs légitimes propriétaires lors de la Libération, n’a-t-on pas traîné en justice, fusillé ou condamné à l’indignité nationale ceux qui se retrouvaient dans le camp des vaincus ? Or cette violence et ces injustices, bien réelles, ne sont jamais condamnées, et pour cause, par ceux qui nous dirigent.

Et que dire de la violence permanente qui est imposée de nos jours par le pouvoir ? La violence d’une immigration de remplacement qui nous condamne à la servitude à brève échéance sans un bouleversement radical des politiques menées.

La violence du massacre de masse des enfants à naître et qui constitue un véritable génocide. La violence de législations détruisant la famille, glorifiant les inversions et toutes les perversions. La violence d’une imposition confiscatoire qui fait de la France le champion des prélèvements et des taxes en tous genres. La violence des délocalisations. La violence de la répression qui fait qu’on ne peut plus parler librement d’un nombre chaque jour plus grand de sujets, que l’on ne peut plus rouler tranquillement en voiture, les routes et autoroutes étant jalonnées de milliers de radars automatiques (mis hors d’état de nuire pour certains d’entre eux par de vaillants gilets jaunes), que l’on est bon à payer toujours plus et à se taire. Il y en assez de cette tyrannie. Nul ne sait sur quoi débouchera ce mouvement des gilets jaunes. Il peut en sortir le pire comme le meilleur. Mais pour une fois que des Français bien de chez nous ne se laissent pas faire, résistent, se révoltent, ayant perdu toute confiance envers un pouvoir oppresseur, menteur et malfaisant, il serait stupide de s’en désolidariser. Le jaune est la couleur du soleil, de la lumière, de l’espoir. Que de la nuit actuelle jaillisse l’aurore d’un nouveau monde, c’est la grâce qu’il nous faut souhaiter à l’orée d’une année qui s’annonce explosive. Sans illusions excessives mais avec toute la force de notre volonté, de notre énergie et de notre foi.

Jérôme BOURBON.

Une fiscalité exhorbitante , le "grand remplacement " et la manipulation séculaire des foules sont à l' origine du mouvement des Gilets Jaunes .

Gilets Jaunes : et maintenant ?

Il a existé dans le passé de nombreuses révoltes contre l’impôt : la dîme, la Gabelle, la révolte des Karls en Flandres… L’analyse a posteriori du surprenant mouvement né sur Facebook, dont on n’a pas fini de parler, requiert tout à la fois de faire de l’Economie et un peu d’Histoire.

On remarque en préambule que nous avons affaire, avec les Gilets Jaunes, à des Français de base : nul Malika, Akim, Shlomo, N’Golo ou Abdel dans leurs rangs, mais des quidams bien de chez nous, loin des hordes de racailles venus du 93 pour faire leurs courses de Noël à Paris, en fin de journée, les quatre premiers samedis de décembre.

La France est le premier pays au monde en termes de prélèvements obligatoires. La pression fiscale a bien entendu constitué le premier détonateur de l’explosion populaire, via une nouvelle taxe sur les énergies fossiles. Un seul exemple de démence fiscale : le total des charges sociales salariales et patronales est égal à 62 % du salaire brut (ou 82 % du salaire net). Les charges sociales cumulées, pour un salaire net de 1000 euros, s’élèvent à 818 euros (772 euros depuis le CICE). Si nous prenons un salarié gagnant deux mille euros net en 2019, il faut réaliser que, en sus de ses deux mille euros, son entreprise verse la somme incroyable de 1444 euros à l’Etat ! Ensuite, le salarié paiera environ 15 % d’impôts sur le revenu, puis 15 % à nouveau, via la TVA sur sa consommation. Si l’on additionne le pilonnage des taxes, on est pris de vertige : pour un versement de 3 444 euros (ce que l’employeur paie au total), le salarié aura in fine dans son escarcelle, après filtrage étatique, la somme réelle de 1 400 euros, soit moins de 40 % de la somme initiale !

C’est la raison pour laquelle l’industrie française a été totalement dévastée par la mondialisation, puisque sa compétitivité, par rapport à des salaires de 300 euros, est intenable. Il faut noter qu’aussitôt que l’on produit ces chiffres, les gens de gauche (ou les bénéficiaires stipendiés du système) brandissent le fameux Service Public, déité qui autoriserait toutes les folies. Cet argument ne résiste pas à l’examen : l’hôpital est devenu une pétaudière, le service des urgences est le plus souvent envahi par une population bigarrée surgie des quatre coins du globe, les médicaments sont de moins en moins remboursés, et sans mutuelles coûteuses, le malade français doit acquitter des compléments substantiels sur ses dépenses de santé. Quant à l’école gratuite, c’est un échec cuisant : premier poste de dépense publique par élève au monde, la France est classée 31e en termes de résultats dans l’ensemble des matières enseignées. Du fait d’une bureaucratie galopante (la moitié du personnel de l’Education Nationale n’enseigne pas), d’un absentéisme sans équivalent — trois fois les normes du privé — et de la proportion déraisonnable d’élèves immigrés ne parlant pas français et plombant la progression des classes, les dépenses liées à ce mammouth relèvent du tonneau des Danaïdes. Par surcroît, si les parents veulent éviter un matraquage idéologique, ou tout simplement garantir à leur progéniture un niveau pédagogique de qualité, il faut les diriger vers le privé payant.

En réalité, les impôts et taxes constituent pour chaque Français, riche ou pauvre, indépendant ou salarié, un fardeau qui grève le budget des ménages et compromet tous les équilibres.

Et le matraquage ne s’arrête pas avec la mort du contribuable, puisque les fameux « droits de succession » démarrent à 20 % dès 20 000 euros en France, pour atteindre 45 % à partir de 1,8 million (le taux le plus élevé en Europe est de 30 %, en Allemagne, et à partir d’un héritage de… 26 millions d’euros. Le moins élevé est l’Italie avec… 6 %, quel que soit le montant ! Aux Etats-Unis, pas d’impôts sur les succession avant un patrimoine de dix millions de dollars).

La France laborieuse des Gilets Jaunes, groggy devant l’impôt comme une majorité des Gaulois, n’a pas supporté une nouvelle augmentation, fût-ce au nom d’un hypothétique réchauffement.

 

LE DÉFICIT DÉMOCRATIQUE

 

Si la jacquerie fiscale a été un des premiers motifs des mutins pacifiques, le bâillonage du peuple par les experts auto-proclamés est le deuxième motif de ce mouvement, d’où sa revendication expresse de l’élargissement d’une pratique référendaire régulière, via le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne).

De quoi s’agit-il ? Du fait du vote majoritaire à deux tours, qui assure des majorités écrasantes au pouvoir en place, favorise les magouilles entre pantouflards, et minimise les scores des partis d’opposition, le Parlement croupion est techniquement aux ordres du Président.

Toutes les évolutions sociétales de la Ve — souvent préparées en Loges, puis votées par ledit Parlement — l’ont été dans le dos de l’opinion, avec l’apparence virginale de la démocratie ! L’abolition de la peine de mort, menée par un riche avocaillon nomade, fut un pur acte de braquage, tant le peuple français y était opposé. La peine de mort n’est pas désuète : de nombreux pays y ont encore recours (18 exécutions au Japon en 2018 !) et son efficacité sur la récidive est, par définition, de 100 %. Imaginons un RIC sur le sujet… Et le référendum de 2005 perdu par les européistes, contourné ensuite par Sarkozy le roué, ne serait-il pas temps de le rediscuter ? Voilà une cible possible du RIC.

Mais il faut prendre de la hauteur : la conjugaison mortifère du suffrage universel et de la télévision, compagnon scintillant des masses hébétées, donne des résultats peu probants ; l’élection présidentielle est à l’usage un carrousel aux promesses, où le bateleur le plus cynique gagne à chaque coup. Une fois aux affaires, et devant l’impossibilité évidente de financer son baratin, le César consacré par la Sainte Urne a recours à une seule solution : la course à l’échalote, soit l’emprunt et la dette.

Et ici, on doit revenir en arrière, car la situation contemporaine a des racines très profondes.

 

DE PÉTAIN À DE GAULLE

 

1944 : prises en tenaille entre New York et Moscou, les forces de l’Axe se désagrègent. Dans la foulée, le régime de Vichy est balayé. S’ensuit une période (dite de l’Epuration) où zigouillages tous azimuts, au terme de faux procès perpétrés par des camisards et résistants de la dernière heure, constituent l’ordinaire de ces jours troublés. Des milliers d’innocents, vieillards inclus, sont fusillés, souvent sur de simples présomptions de “collaboration”, ou par défiance envers les gens rectilignes. La révolution Nationale du Maréchal Pétain — dont nombre d’innovations persistent aujourd’hui — a pourtant instauré un modèle de gouvernance qui, avec le recul, était d’une acuité politique surprenante. Pas de dette, une grande unité de population, les valeurs de la famille et du travail magnifiées… On est loin de la bacchanale multiculturelle actuelle.

Le pouvoir gaullo-communiste, main dans la main avec certains revanchards, va alors remodeler la société française selon un schéma largement collectiviste : mise à bas des Corporations du Maréchal, syndicats puissants, sécurité sociale marxisée, privilèges accordés aux copains, etc.

Mais ce mouvement délétère s’inscrit dans un dispositif plus vaste, celui créé par les vainqueurs de 1945. A des décennies de distance, c’est cet ordre de fer que les Gilets Jaunes, sans même s’en rendre compte, contestent.

Les sociétés modernes sont fondées sur la dette (l’usure) et la financiarisation des activités. Il y eut pour ce faire l’abandon en 1973 de toute équivalence à la création de monnaies (congrès de la Jamaïque), ceci permettant d’imprimer des billets de banque en échange d’hypothétiques lettres de créance, puis le désengagement progressif des Etats comme gestionnaires de leur propres intérêts (les Etats empruntent désormais sur les marchés, c’est à dire à des entités privées).

Les banquiers et financiers ont ensuite imposé au monde, dans les années 1980, la financiarisation des activités humaines. Désormais tout labeur industriel ou même agricole est objet de spéculation. Les tarifs du pétrole, de l’aspirine, des véhicules, du lait, du riz, de l’orge et même de l’air (via la taxe carbone) sont décidés par des organismes privés — dont beaucoup semblent appartenir à une communauté bien connue, largement revigorée — à New York ou à Londres.

Les Gilets Jaunes ont posé la question de la dette, maladroitement certes, mais avec raison. Le monde est fou, et court à sa propre perte.

 

IMMIGRATION : CE SUJET DANGEREUX QUE PERSONNE N’ABORDE

 

Ce rapide tour d’horizon serait incomplet si l’on évitait (comme Macron) le tabou du Grand Remplacement.

Dès les années 1970, la France importe par brassées des populations maghrébines et africaines, cela sans que jamais une seule fois cette politique soit débattue au Parlement, ou approuvée par référendum. Comment blâmer les voyageurs au long cours ? Voilà que, sans compensation aucune, des idiots offrent soins gratuits, retraites, écoles, autoroutes, infrastructures de tous ordres, dont une large part payée par leurs ancêtres !

L’immigration devient peu à peu, de 1980 à nos jours, endémique ; de nombreux quartiers et cités en France sont aujourd’hui algériens, bantous, zaïrois, au grand dam des autochtones, relégués plus loin. Cette occupation de fait — transformation radicale de la société française qui a été subie, et jamais désirée — n’a pas fait l’objet du moindre vote en quarante ans. Elle se mâtine désormais du problème du radicalisme islamique, pourvoyeur de tueurs fanatisés au sein même de nos territoires et largement manipulé par l’Etat profond.

Imaginons à présent un référendum sur l’immigration, organisé cette année 2019, grâce aux Gilets Jaunes. Le résultat serait un tsunami propre à effrayer les élites...

Concluons. Qui va tirer profit de ce mouvement spontané, unique dans notre Histoire récente ?

Tout le monde se bouscule au portillon : la France Insoumise du cheval de retour Mélenchon piaffe, les mignons du RN bêlent, le chanteur en bottes Lalanne hulule, Dupont-Gnangnan éructe sur les ronds-points, les improbables Patriotes reprennent espoir, l’opportuniste Philippot ayant déposé la marque « Gilet Jaune » à l’INPI (Institut national de la Propriété industrielle) pour éviter la banqueroute programmée.

Nous verrons bien. Un proverbe lybien l’affirme : « l’avenir dévoile toute chose ». De toute façon, toutes ces oppositions (partis comme syndicats) sont contrôlées et servent à canaliser, neutraliser et conduire dans une impasse les réactions populaires.

 

Jean BEAUMONT.

24/12/2018

La laïcité "à la française" est en réalité, et depuis l’origine, une machine de guerre contre l’âme de la France .

Le gilet, le croissant et la crèche



COMME IL LE FAIT chaque année depuis 2014, le maire de Béziers Robert Ménard avait installé une crèche dans sa mairie. Le tribunal administratif de Montpellier a aussitôt enjoint à l’édile de retirer sous 48 heures la crèche et il a également prononcé une astreinte de 2 000 euros par jour de retard. Le juge a rappelé que « l’installation d’une telle crèche, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse. ». Mais qui va déterminer, et selon quels critères, s’il s’agit d’une initiative de nature culturelle, festive ou religieuse ? Le juge des référés, censé se prononcer sur l’urgence, rend un jugement de fond sur la crèche, en décidant arbitrairement qu’il s’agit d’une manifestation cultuelle et non culturelle.

Le maire de Béziers a essayé de trouver la parade en déplaçant la crèche… de douze mètres. Située initialement dans la cour d’honneur de la mairie, elle est désormais placée sous le porche de l’hôtel de ville, mais en dehors du périmètre officiel de la « maison du peuple ». Conscient que la justice pourrait lui demander de la déplacer à nouveau, l’édile a prudemment opté pour une crèche… à roulettes ! Mais la décision du juge des référés est lourde de conséquences.

Le plus significatif peut-être dans cette affaire, c’est que ce jugement a été pris à la suite d’une plainte du sous-préfet de l’Hérault qui a saisi le tribunal administratif de Montpellier selon une procédure d’urgence. « Nous demandons l’enlèvement immédiat de la crèche », avait en effet indiqué avec fureur le sous-préfet Christian Pouget au quotidien Midi Libre le 4 décembre 2018. Manifestement il a mis sans tarder ses menaces à exécution. En 2017, l’Etat avait déjà saisi la justice, et avait déjà gagné. C’est encore le cas cette fois-ci. Ce ne sont donc pas des groupes mahométans ou ouvertement laïcistes qui ont demandé en 2017 et en 2018 le démontage et le retrait de la crèche, c’est l’Etat français, la République française. Comme l’écrivait déjà Robert Ménard dans un communiqué publié le 18 décembre 2017 après la précédente interdiction et intitulé « pour la première fois en France, l’Etat expulse la crèche d’une mairie », « Il ne s’agit pas là de quelques associations “laïcardes” bien décidées à faire la peau à nos santons, comme ce fut le cas en 2014 et en 2016.

Non, cette fois c’est bien l’Etat qui, seul, via son représentant dans l’Hérault, fait retirer la crèche. C’est une “première”, dont la portée symbolique — et historique — n’a pas fini de nous abasourdir. » C’est l’Etat, à son plus haut niveau, qui décrète l’interdiction des crèches dans les lieux publics. C’est la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat, celui-là même qui avait interdit en 2014 de manière arbitraire les spectacles de Dieudonné comme troublant l’ordre public, celui qui avait affirmé en 1989 la supériorité du droit européen sur le droit national (arrêt Nicolo), qui, une fois de plus, a pris une décision scélérate. En effet, dès le 9 novembre 2016, cette juridiction avait proscrit dans un arrêt les crèches dans les bâtiments publics, sauf circonstances particulières extrêmement restrictives.

 

ON LE VOIT avec cet exemple emblématique, nous vivons dans un pays occupé. Occupé mentalement, intellectuellement, spirituellement.

Occupé par des lobbies, des hommes, des organisations qui sont étrangers à l’âme de la France historique, qui renient chaque jour les promesses du baptême de notre patrie, qui promeuvent le faux, le laid, le mal. Leur laïcité est en réalité, et depuis l’origine, une machine de guerre contre l’âme de la France, contre sa religion historique et véritable, contre la foi de ses aïeux qui a imprégné si profondément nos territoires, nos paysages, nos terroirs, nos traditions, notre calendrier, les noms et prénoms que nous portons ou que nous donnons à nos enfants mais aussi à des villages, des villes ou des monuments, notre vocabulaire, nos dictons, et il y a encore quelques décennies, avant l’apostasie universelle, jusqu’à nos modes de vie et de pensée.

La “laïcité” est souvent présentée comme l’application du principe de neutralité de l’État à l’égard des différentes confessions, toutes mises sur le même pied (égalité et nivellement obligent), ce qui est déjà un principe philosophique en soi condamnable. Mais en réalité, il ne s’agit même pas de cela.

En fait, la prétendue “laïcité” n’est que la couverture d’un athéisme fanatique qui est en soi une contre-religion à part entière, elle n’est donc qu’un instrument, une arme, dans le cadre d’une guerre ouverte mais qui avance masquée, et surtout qui refuse d’être désignée comme telle sous couvert d’égalitarisme républicain !

C’est pourquoi il est inconséquent de combattre l’Islam dans notre pays au nom de la laïcité car on ne peut lutter contre une religion conquérante avec une arme qui précisément nous détruit et nous avilit depuis plus de deux siècles, nous coupe de nos racines, de notre passé, de notre héritage, de notre lignée et qui agit sur nous comme un gaz incapacitant. Face au croissant, comme face à la shoah, plus que jamais il faut opposer la crèche et la Croix !

 

CE N’EST PAS un hasard si aujourd’hui de plus en plus d’églises sont détruites ou transformées en cinéma, en office de tourisme, en maison particulière, en hall public, en hôtel, et demain sans doute, en mosquées ou en supermarchés (voir le dessin en page 2).

La journaliste Caroline Fourest, très active dans le lobby LGBT, préconisait ainsi de transformer les églises en centre commercial. C’est d’ailleurs le lieu où se réunit désormais une grande partie des consommateurs le dimanche (quand les magasins sont ouverts, ce qui est de plus en plus fréquent). Autrefois on se réunissait sur la place de l’église, au centre du village, et on se retrouvait tous à la sortie de la messe, ceux qui avaient assisté à l’office et ceux qui étaient allés au café en face, mais tous participaient à la vie villageoise. Aujourd’hui c’est le centre commercial anonyme ou le stade qui est le lieu de vie et au bout de la chaîne c’est le cancéropôle, l’oncopôle, ce qui va parfaitement ensemble car la nourriture industrielle vendue dans les hypermarchés ne peut produire que des effets désastreux.

Certes, dès lors que les églises se vident, il est logique qu’elles finissent par disparaître. Ce qui n’apparaît plus utile dans une société, à un moment donné, finit par s’écrouler. Mais si les églises se vident, c’est non seulement parce que nous vivons dans une société matérialiste et hédoniste où Dieu apparaît facultatif voire superfétatoire pour le plus grand nombre, mais c’est aussi parce que, depuis Vatican II, le culte qui y est encore, ici et là, pratiqué, n’a plus rien de sacré, plus rien qui élève l’âme, plus rien qui relie l’homme à Dieu, le Ciel et la Terre. On y dispense dans des sermons généralement très médiocres (n’est pas Bossuet qui veut!) un humanitarisme horizontal, un droit de l’hommisme compassionnel qui ne fait que paraphraser sottement ce que l’on enseigne déjà à longueur de journée à l’école, dans les media, dans les variétés, au cinéma. Si c’est pour entendre à l’église paroissiale les discours et les accents dont on est déjà abreuvé en permanence partout ailleurs, il n’est pas étonnant que les gens ne s’y déplacent plus.

 

NOUS VIVONS un désert spirituel dont nous ne mesurons sans doute pas l’étendue et la profondeur et dont les conséquences sont et seront incommensurables pour les familles, pour les nations, pour la concorde en société, pour le bien commun. Il est de bon ton de répéter que les croyances religieuses sont fauteuses de troubles, de violence, de haine et de crimes. Et on se plaît à énumérer les massacres qui, dans l’histoire, auraient été commis au nom de Dieu. En omettant de préciser que le plus souvent, dans ce genre de tragédies, il s’agissait en réalité de considérations essentiellement politiques qui avançaient masquées derrière d’apparentes revendications religieuses. En revanche, on ne s’interroge jamais sur l’étendue des crimes, des persécutions, des violences, des injustices commis au nom du refus de Dieu, au nom de sa radicale négation. Et pourtant n’est-ce pas le communisme athée qui, aux quatre coins du globe, a fait, et de loin, le plus de victimes au XXe siècle ?

Depuis la Révolution française n’est-ce pas, au nom du refus de la religion, que l’on a massacré des innocents, de la Vendée aux carmélites de Compiègne, que l’on a tué des prêtres et des religieuses, que l’on a, au mépris de toute justice, de toute humanité, crocheté des couvents, des églises, supprimé des congrégations, conduit à l’exil tant de prêtres et de religieux et organisé l’un des plus grands vols de l’histoire en se saisissant, tant sous la Révolution que durant la IIIe République, des biens de l’Eglise, du clergé, de toutes les églises paroissiales construites avant 1905 ?

Il n’est pas sans danger pour l’homme, pour la société, pour la concorde sociale, pour la vie en commun d’éliminer totalement Dieu du domaine public. Car la foi doit pouvoir se vivre, non seulement dans sa conscience, dans son foyer, dans sa famille mais doit aussi pouvoir s’exprimer en public. Dans le culte, dans les processions et pèlerinages. Dans les églises et les chapelles, au moyen de statues et de calvaires, de chemins de Croix, de chapelets et de crucifix. Elle doit pouvoir s’exprimer et se vivre dans les écoles et les tribunaux, dans l’administration et jusque dans les hôpitaux.

Si l’on supprime les crèches des dernières mairies qui souhaitaient les installer, plus souvent, il faut l’avouer, par folklore et respect de traditions locales encore populaires qu’au nom d’une foi ardente, c’est qu’on a déjà retiré toute trace de religion et de divin des autres lieux publics, c’est que l’on a conduit jusqu’à son terme, jusqu’à son sommet, l’apostasie publique d’une nation.

 

FAUT-IL que ce Divin Enfant, bien que tout petit, muet et sans défense, gêne considérablement les puissants de ce monde pour qu’on décide ainsi de le cacher, de le faire disparaître, toutes affaires cessantes, des lieux publics avec un fanatisme impressionnant ? Et en effet la simple vue de cet Enfant, de sa sainte Mère et de son père adoptif, l’humble charpentier maniant la varlope et le rabot, est insupportable à ceux qui ont en main les leviers de commande de ce pays. Car la Sainte Famille représente par excellence tout ce qu’ils combattent, tout ce qu’ils haïssent.

La pureté et l’innocence alors qu’ils scandalisent et pervertissent l’enfance et la jeunesse, dès le plus jeune âge, promeuvent toutes les perversions, toutes les déviances, de la Gay Pride officiellement parrainée chaque année pour la Saint-Jean par le chef de l’Etat, le maire de Paris et le conseil régional d’Ile-de-France au “mariage” gay en passant par ces réalités sordides cachées derrière les affreux acronymes IVG, PACS, PMA et GPA et par la diffusion chaque jour plus massive, à la télévision et sur la Toile, de la pornographie.

La pauvreté et la simplicité alors qu’ils ne pensent qu’à s’enrichir toujours davantage au détriment des plus modestes, au détriment de la nature, de la tempérance et du bon sens, au détriment de ces millions de gilets jaunes qui expriment à leur façon leur détresse, leur colère et leur désarroi face à un pouvoir qui les spolie, les nie, les ruine, les dépossède.

La paix, le silence et la discrétion alors que notre monde ne vit que de bruit, de fureur médiatique, de cris et d’hurlements et qu’il est une conspiration permanente contre toute forme de vie intérieure, contre toute aspiration à la méditation et à la contemplation. Il faut toujours qu’il y ait du bruit, une musique assommante dans les magasins, dans les restaurants, dans les transports et jusque dans les rues.

L’intransigeance sur les principes alors qu’ils n’ont aucune colonne vertébrale et que leurs seules valeurs sont mobilières.

L’amour de la vérité et de la sincérité alors qu’ils sont faux et fourbes, que mentir pour eux est une deuxième nature, et qu’ils ne cessent de tromper, de leurrer, de manipuler, de fourvoyer par le trucage des chiffres, des statistiques, de l’histoire, de la mémoire, par les promesses non tenues, les engagements violés sans vergogne, les trahisons tant des idées qu’ils sont censés avoir pour se faire élire que des hommes qui les ont aidés à faire carrière.

La vie qui se donne, se sacrifie et se perpétue, la vie naturelle et surnaturelle, la vie du corps et la vie de l’âme, la vie toute simple et la vie de la grâce face à un monde mortifère où l’on entend légaliser l’euthanasie active, le suicide assisté, même des enfants, où l’on s’en prend aux deux bouts de la vie, des fœtus avortés aux vieillards euthanasiés, tout en fabriquant en laboratoire des bébés éprouvettes pour des paires homosexuelles et en ouvrant la voie à la location du ventre de mères porteuses pour la satisfaction de sodomites en mal de chair fraîche ! Peut-on aller plus loin dans la barbarie et la marchandisation de l’être humain ?

 

LE CHRISTIANISME est par excellence la religion et la civilisation de l’Incarnation car il adore le Verbe incarné, le Dieu qui s’est fait homme. Or le monde moderne est au contraire celui de la désincarnation et d’une contre-incarnation. Il est le monde du virtuel et non plus celui du réel, de l’anonymat des réseaux sociaux et non de la chaleur d’un foyer aimant. Le monde de l’émotion instantanée qui fait pleurer les masses sur les infortunes de stars du petit écran mais qui ne s’occupe pas au quotidien de l’aïeule, de la tante, de l’enfant ou du voisin qui aurait tant besoin de présence et de chaleur humaine. Bernanos le disait déjà : « l’homme moderne a le cœur dur mais la tripe sensible ». Notre univers est celui du strass et des paillettes et non celui des humbles vertus domestiques, du martyre quotidien du devoir d’état, de l’effort inlassable, du dévouement discret au sein de la famille. Il est le monde de l’immédiateté et de l’évanescence, de l’individualisme et de l’égocentrisme, le monde où l’on peut gagner des millions en un instant dans un jeu télévisé stupide, où l’on peut changer du jour au lendemain, sans aucun problème, de sexe, de convictions, de religion, d’organisation, d’« orientation sexuelle », où l’on peut sans cesse se réinventer, se transformer, refaire sa vie (comme si l’on avait ici-bas plusieurs vies !). Il est le monde de l’apparence et du divertissement, du frelaté, du faisandé et de l’avarié, de l’impasse, du mensonge et de la mort  face à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il est le monde où l’on est sans cesse relié à son téléphone portable, à son GPS, à son ordinateur et à son lecteur MP3 (voire MP4 !) mais où l’on n’est plus relié en profondeur ni à la terre, ni à la nature, ni aux autres, ni à Dieu.

 

QUANT À NOUS, ayons à cœur la défense de cette tradition toute simple, la crèche de Noël et ses santons qui expriment de manière si simple et si compréhensible les mystères de notre religion, nourrissent notre foi, dilatent notre cœur, enflamment notre espérance, chassons de nos foyers l’hideux Père Noël importé par les soldats américains en même temps que leur immonde Coca-Cola. La lumière n’est pas faite pour être mise sous le boisseau. Puissions-nous la faire rayonner autour de nous. La diffusion du bien, du beau, du vrai est possible, si nous nous gardons de la contagion du monde et si, malgré les tourments et les vicissitudes ici-bas, nous conservons au cœur une invincible espérance et cette joie chrétienne, simple et profonde, que personne ne pourra nous ôter.

Joyeuses et saintes fêtes de Noël à tous !



Jérôme BOURBON.