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13/09/2017

L’Etat guignol de Macron .

 

L’ambiguïté et le vice du discours est que derrière un libéralisme apparent se dissimule la volonté étatique de tout diriger, de tout piloter, de tout décider plutôt que de rendre aux acteurs de la société leur liberté de choix, sauf à intervenir de manière subsidiaire en cas de défaillance.

Cette attitude hégémonique ressort partout et le tour de passe-passe entre la CSG et les cotisations l’illustre.

Pourquoi augmenter la CSG de 1,7% pour exonérer les salariés de cotisation chômage et maladie en les rendant ainsi encore un peu moins responsables de la gestion de leurs propres risques de vie et plus prisonniers de la main de l’Etat ? Cette hausse sera également compensée pour les professionnels indépendants qui y gagneraient même quelques centaines de millions. Les revenus mobiliers ne devraient pas être touchés puisqu’ils sont appelés à payer un impôt forfaitaire global de 30%... Mais alors ne s’agirait-il que de punir les bailleurs privés, ces rentiers décriés qui eux n’auront aucune compensation ? Ca n’est sans doute pas le meilleur moyen de favoriser le choc d’offre immobilière que le président Macron a appelé de ses vœux.

Les indépendants ne demandent pas d’ailleurs non plus de bénéficier du chômage, hors ceux qui ne sont pas faits pour être indépendants et qui feraient mieux de redevenir salariés. En fait une telle mesure cassera l’esprit et le ressort des professions indépendantes et c’est peut-être ce que cherchent de telles mesures soucieuses de niveler toute le monde dans un égalitarisme médiocre.

De même que les créateurs d’entreprise ne cherchent pas à ne pas payer leurs assurances sociales et c’est un mauvais service à leur rendre de leur faire croire qu’elles peuvent être gratuites pendant une année blanche. Il vaudrait mieux leur laisser, à eux aussi, la liberté de s’assurer auprès de l’organisme de leur choix.

Au guignol de nos enfances, les marionnettes se démènent sur scène selon les directives du marionnettiste qui tire les ficelles. L’Etat voudrait nous manipuler de la même manière. L’aveu de despotisme peu éclairé, on le trouve dans les derniers propos d’Emmanuel Macron devant les préfets à l’Elysée le 5 septembre, appelant « tous les propriétaires à baisser les loyers de 5 euros » par mois pour compenser la baisse des APL par l’Etat. « C’est cela la responsabilité collective » a-t-il dit ! Et pourquoi ne demande-t-il pas aux locataires d’accepter une hausse supplémentaire de loyer de 1,7% pour compenser l’augmentation de la CSG à la charge des bailleurs ? ...

Un vrai libéralisme serait celui qui libèrerait le plus possible les citoyens de l’emprise de l’Etat et les laisserait s’éduquer à l’usage de leur liberté, sauf bien entendu lorsqu’ils en sont incapables. C’est en ce sens qu’une vraie révolution serait de supprimer toutes les niches fiscales et sociales et d’instituer un impôt proportionnel, quitte à concéder quelques aménagements pour le faire accepter, et de permettre à chacun de gérer ses propres assurances sociales. Un vrai libéralisme cesserait de gérer les gens qu’il prend pour des imbéciles qu’ils ne sont pas.

 

26/08/2017

Critiquer les travailleurs détachés .. prétexte pour ne pas réformer le « détachement » des fonctionnaires !

 

 

Comment peut-on demander à d’autres pays de changer leur marché du travail ou leur politique sociale, si l’on n’est pas capable de le faire chez soi ?

Un chef d’entreprise en Roumanie par exemple est imposé à 16 % (flat tax) tant en matière d’IR que d’IS.

De gauche ou de droite, tous les présidents et gouvernements français ont clamé haut et fort leur souhait de combattre le dumping social des travailleurs immigrés, notamment en provenance de l’est de l’Europe. Même le « libéral » Macron a décidé de s’attaquer à ce problème , avec les visites qu’il va effectuer en Autriche, en Roumanie et en Bulgarie. Le président français souhaite surtout aborder la directive concernant les « travailleurs détachés ». Datant de 1996, le détachement permet à une entreprise de l’UE d’envoyer ses salariés temporairement en mission dans d’autres pays de l’Union, en payant les cotisations sociales dans le pays d’origine, un système accusé d’encourager le "dumping social". Emmanuel Macron a manifesté à de multiples reprises sa volonté de "corriger" cette directive, l’objectif étant de parvenir à un accord lors du prochain conseil des ministres du Travail de l’UE, prévu le 23 octobre.

Les travailleurs détachés représentent environ 1 % de la main d’œuvre européenne. Selon Eurostat (2015), en France il y en a environ 180 000, deuxième rang dans l’UE après l’Allemagne qui en accueille 420 000. Mais la France est aussi exportateur de travailleurs – 140 000 – ce qui la situe à la troisième place en Europe. Si l’on regarde la provenance des travailleurs détachés en France, les principaux pays sont la Pologne (16.9 %), le Portugal (16.1 %), l’Espagne (15.7 %), la Belgique (13.2 %) et l’Allemagne (11.8 %).

La position de Macron est injustifiée pour au moins deux raisons. Tout d’abord, il n’y a aucune justification au fait d’obliger un chef d’entreprise qui envoie, pour une durée déterminée, des employés travailler dans un autre pays mais pour le compte de son entreprise, à se soumettre au droit du travail du pays d’accueil. Il faut respecter un minimum de règles – ce que prévoit d’ailleurs la directive européenne – mais payer les mêmes charges et impôts constituerait une injustice dès lors que ces employés retournent ensuite dans leur pays où ils sont pris en charge en matière de santé et de retraite. L’entreprise n’est pas délocalisée, elle effectue des missions de courte durée dans un autre pays membre au nom de la libre circulation et du libre-échange.

Et si l’on faisait du ménage dans les rangs des fonctionnaires détachés ?

Les accusations de « dumping social » ont toujours été, pour nos gouvernants, des prétextes pour ne pas réformer notre propre marché du travail. D’où aussi les velléités d’harmonisation fiscale et sociale. Les chefs d’entreprise français croulent sous les impôts, taxes et charges. Un chef d’entreprise en Roumanie par exemple est imposé à 16 % (flat tax) tant en matière d’IR que d’IS... et à 5 % sur les dividendes. Les charges sociales représentent souvent en France presque l’équivalent du salaire net ; en Roumanie, elles n’en dépassent pas 50 % ! Ce que Macron devrait entreprendre, c’est une vraie réforme du marché du travail accompagnée d’une baisse massive des impôts et charges qui étouffent les entrepreneurs français.
Une suggestion pour finir, monsieur Macron : avant de dénoncer un prétendu « dumping social » européen, il y a un beau ménage à faire du côté des fonctionnaires « détachés » au service des syndicats !

Rappelons à nos lecteurs qu’il s’agit des « mises à disposition » dont profitent les syndicats français pour employer des fonctionnaires. Un peu plus de 40.000 fonctionnaires, selon les estimations, sont donc payés par leur administration tout en travaillant pour le compte d’un syndicat, bénéfice qui s’ajoute pour ce dernier aux subventions publiques directes. C’est une pratique inadmissible, financée avec l’argent des contribuables. Comment peut-on demander à d’autres pays de changer leur marché du travail ou leur politique sociale, si l’on n’est pas capable de le faire chez soi ? ...

 

 

Les nouvelles mesures du socialo libéral Macron visent à taxer davantage les Français qui sont propriétaires de leur logement !

Alors que les nouvelles mesures de Macron, à savoir l’Impôt sur la Fortune Immobilière et l’exonération quasi-généralisée de taxe d’habitation, visent in fine à taxer davantage les propriétaires, il doit être rappelé que ces derniers sont déjà les plus taxés d’Europe !

Selon le rapport « Taxation trends in the European Union » de 2017, la France est championne d’Europe en matière d’imposition récurrente de la propriété foncière et immobilière (« recurrent taxes on immovable property ») ; le montant des impôts prélevés à ce titre s’est ainsi élevé en 2015 à 69,7 Md€, ce qui représente 3,2% du PIB français.

A titre de comparaison, l’Allemagne est seulement 19ème avec 13,3 Md€ d’impôts prélevés, ce qui représente 0,4% de son PIB. Parmi les pays qui taxent le moins la propriété foncière et immobilière, on trouve également l’Autriche (25ème position) et le Luxembourg (26ème position), dont lesdits impôts représentent respectivement 0,2% et 0,1% de leur PIB.

On ne manquera pas de préciser que les impôts récurrents sur la propriété foncière et immobilière ont considérablement augmenté en France au début du quinquennat de François Hollande puisqu’ils sont passés de 48,4 Md€, soit 2,4% du PIB, en 2012 à 68,1 Md€, soit 3,2% du PIB, en 2014, soit une hausse de 40% ; si bien que la France a ravi au Royaume-Uni sa place de champion en la matière.

Pour mémoire, un autre rapport sur « La fiscalité immobilière en Europe » du cabinet FIDAL en date de 2014 avait déjà mis en évidence que les propriétaires français étaient les plus taxés d’Europe. En effet, en prenant pour exemple la détention pendant 10 ans d’un appartement locatif acquis au prix de 200.000 €, le rapport indiquait que les propriétaires français s’acquittaient en moyenne, durant cette période, d’impôts correspondant à 56% du prix d’acquisition de l’appartement contre seulement 26% en Allemagne, 20% en Belgique ou aux Pays-Bas, 19% en Espagne, 18% en Italie…

Il va sans dire qu’un tel montant d’imposition sur les propriétaires s’avère préoccupant et scandaleux et porte le nom de spoliation . D’autant que, selon Macron, les impôts sur la « rente immobilière » ne sont pas prêts de diminuer ! ...