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15/01/2019

Tous ces "bidules" qui ne servent à rien et dont les prébendiers républicains profitent sans vergogne depuis des années !

Généreuse république

La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) Chantal Jouanno, dont le salaire mensuel de 14666 euros brut a provoqué une vague légitime de critiques, s’est exonérée urbi et orbi de sa propre mission, sans aller toutefois jusqu’à se retirer pour le moment — position à terme intenable.

On note que le comité Théodule de CNDP qu’elle préside, comme nombres d’autres, ne sert strictement à rien — ce qui a été démontré maintes fois par la Cour des comptes, sans que jamais le maintien de ces organismes aux intitulés parfois poétiques ne soit remis en question par les politicards en place, et pour cause, puisqu’ils servent au premier chef de planques ou de parachutes dorés.

Les salaires moyens bruts des agents publics sont la plupart du temps raisonnables, et parfois même faibles. En voici quelques exemples : un magistrat gagne 4 380 euros par mois, un professeur agrégé 3 163, un directeur de prison 3 525, un commissaire de police 3 000, un inspecteur du travail 2 600, une sage-femme 2 870, un infirmier 2 246, un gendarme 2 083, un instituteur 2 000.

En revanche, dès que l’on tutoie les sommets, c’est le grand délire. Le Directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France : 21 290 euros net par mois ; le Secrétaire général du ministère des Finances : 15 710 euros net par mois ; le Vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) : 14 200 euros net par mois ; le Chef de l’Inspection générale des Finances (IGF) : 12 955 euros net par mois. Ne nous arrêtons pas là : le Gouverneur de la Banque de France (alors que cet organisme ne sert en pratique plus à grand-chose depuis l’abandon du Franc) : 37 580 euros brut par mois ; le Vice-président du Conseil d’Etat (qui se réunit une fois par semaine seulement) : 17 000 euros net par mois ; le Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France : 17 500 euros brut mensuels ; le Président de la Société du Grand Paris (organisme bidon censé piloter le futur) : 17 000 euros brut mensuels ; le Président du Centre scientifique et technique du bâtiment : 16 330 euros brut par mois ; le Directeur général de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) : 16 230 euros brut par mois ; le Directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) : 14 290 euros brut par mois.

 

FROMAGES ET DESSERTS

 

A la question que tout le monde se pose (au final, gagne-t-on plus dans le public que dans le privé ?), un rapport officiel produit par les services de Bercy eux-mêmes, fondé sur les données de 2013 et possiblement minoré du reste, conclut que le salaire moyen d’un fonctionnaire est plus élevé de 267 euros que celui d’un salarié du privé (2 469 euros contre 2 202 euros).

Voilà qui est clair, et fâcheux aussi, puisque le fonctionnaire travaille dans de nombreux services — pas tous — 32 heures par semaine, qu’il dispose de la garantie de l’emploi ainsi que d’une retraite dont le calcul s’avère plus avantageux que celui du privé...

Mais l’affaire Jouanno a surtout révélé au grand public l’existence des fameux AAI (Autorités Administratives Indépendantes, au nombre de 26) dont la grande majorité n’a aucune utilité réelle et constitue, de fait, une façon de remercier copains et parentèle. En multipliant des activités improbables — ou n’ayant pas le moindre caractère indispensable — rémunérées grassement, les obligés de la Gueuze se démasquent, en quelque sorte.

Si à la rigueur on peut admettre l’existence de l’Autorité des marchés financiers (dont le Président touche un confortable 239 000 euros annuel + avantages divers), que penser du fantomatique Comité d’Indemnisation des victimes d’accidents nucléaires, sachant que le dernier essai nucléaire français, initié par Supermenteur, a eu lieu en 1996 dans le Pacifique ? Et que dire de l’Autorité des jeux en ligne ? Son Président mérite-t-il sa rémunération de 9 000 euros net par mois ? Est-ce à ce point épuisant, sachant que les petites mains veillent et font le boulot ?

On pourrait continuer ainsi sur des pages et le lecteur, toujours souverain, jugera. Qu’il soit permis d’affirmer ici, néanmoins, que les écrasants impôts, taxes et autres, acquittés par les cocus que nous sommes, ne sont pas perdus pour tout le monde !

09/01/2019

Macron et les Gilets Jaunes .

Gilets jaunes : le pouvoir met le feu aux poudres !

AURAIT-IL VOULU mettre le feu aux poudres et donner une nouvelle dynamique au mouvement des gilets jaunes que le pouvoir ne s’y serait pas pris autrement. Dans ses vœux pour le Nouvel An, un exercice qui requiert de la hauteur, de la pondération et la recherche de la concorde et de l’apaisement, le président de la République s’est en effet lancé dans une violente attaque contre l’actuel mouvement de protestation populaire, la colère se lisant sur son visage : « Je dois le dire, j’ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l’inacceptable. Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédé, se sont battues pour ne subir ni le despotisme, ni aucune tyrannie. Et cette liberté, elle requiert un ordre républicain ; elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions ; que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple — mais lequel, d’où ? Comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! ».

Qualifier de « foule haineuse » des gilets jaunes qui demandent à vivre du fruit de leur travail et qui protestent contre des impôts et des taxes qui confinent à la spoliation en dit long sur la personnalité de ce président arrogant et méprisant. Lors de son allocution du 10 décembre, l’homoncule était tellement apeuré face à la détermination de la rue qu’il s’était montré beaucoup moins hautain et qu’il avait distribué quelques pièces jaunes dans l’espoir de sauver son trône, sa place et sa peau. Pensant que la trêve des confiseurs avait affaibli le mouvement et que le pire était derrière lui, il n’a pu s’empêcher pour la Saint Sylvestre d’insulter le peuple, le naturel revenant au galop. 

En prenant ouvertement le parti de l’étranger, du juif, de l’homosexuel — qui ne sont nullement pris pour cibles par les gilets jaunes, que je sache ! —, ce pouvoir montre clairement qu’il est l’émanation et le serviteur des Etats confédérés que dénonçait Maurras en son temps, qu’il est un gang judéo-maçonnique et pédérastique au service de la finance apatride et cosmopolite et de la destruction de notre civilisation et de nos traditions.

Quand Macron ose dire que les manifestants sont la négation de la France, il ment car les gilets jaunes sont précisément des Français de souche, le plus souvent provinciaux, de catégories populaires ou de classes moyennes, qui souffrent, qui se sentent et se savent dépossédés, qui comprennent qu’on les manipule et qu’on les trompe, même s’ils ne connaissent pas forcément les arcanes du système politique actuel, qui sentent confusément qu’on les conduit à la ruine et à l’asservissement et qui ne veulent pas mourir ni vivre en esclaves.

 

C’EST MACRON et sa misérable clique de mafieux et d’invertis mentaux et sexuels qui sont la négation de la France, de son histoire, de son passé, de ses racines, de son génie, de sa foi, de ses mœurs, de son être historique.

Lui, la créature d’Attali et des Rothschild, qui n’a nulle progéniture (il est d’ailleurs frappant que la plupart des dirigeants européens aujourd’hui n’aient pas le moindre enfant, de Merkel à Macron en passant par Theresa May) et qui est marié à une femme qui pourrait être sa mère est une honte pour notre pays et son renversement, ou son départ, est une impérieuse nécessité. Ce n’est d’ailleurs pas seulement de Macron et de son gouvernement qu’il faut se débarrasser, c’est ce régime abject et contre-nature qu’il faut détruire. Il faut un changement radical de régime et la mise à bas de cette Ve République, imposée par l’imposteur et traître De Gaulle, une Gueuse qui s’est acharnée depuis soixante ans à détruire l’entreprise, la nation, la famille, la morale, la religion par des lois scélérates, liberticides et mortifères, par la financiarisation de l’économie, la suppression des frontières physiques et morales, le rejet de la morale et de la doctrine chrétiennes et l’imposition de nouveaux dogmes et de nouveaux interdits qui nous étouffent, nous spolient, nous oppriment et nous tuent. 

Loin de faire marche arrière et d’entendre la colère légitime des gilets jaunes qui jusque-là tiennent bon malgré le froid, la fatigue et très souvent les coups d’une police régimiste qui semble plus courageuse quand il s’agit de frapper des Français de souche que des racailles de banlieue (on s’en était déjà rendu compte lors des Manifs pour tous où les forces de l’ordre avaient gazé même des personnes âgées pacifiques et des familles avec enfants !), le gouvernement, par la voix du Premier ministre Edouard Philippe, a annoncé le 7 janvier le vote d’une nouvelle loi donnant plus de pouvoir aux forces de l’ordre et permettant de sanctionner plus durement les manifestants jugés radicaux. Le gouvernement prend prétexte du défoncement par un engin de chantier de la porte du secrétariat d’Etat rue de Grenelle lors de l’Acte VIII des gilets jaunes le 5 janvier et de l’exfiltration subséquente de Benjamin Griveaux, un intime de Macron après avoir été un très proche de Dominique Strauss-Kahn (que du beau linge !), pour monter d’un cran dans la répression. Drôle de façon d’engager un dialogue qui a pourtant été annoncé solennellement par le chef de l’Etat et qui doit en principe durer plusieurs mois ! Quand Griveaux dit que l’on s’en est pris à « la maison France », il déraisonne. S’en prendre, même symboliquement, à son ministère, c’est attaquer l’anti-France. Et les nationalistes conséquents ont tout intérêt à l’affaiblissement et au renversement de cette République de coquins, de gredins et de faquins.

 

DE GRÂCE, que l’on ne vienne pas en faire des tonnes sur la violence des gilets jaunes. Les méthodes de répression des manifestations ne sont-elles pas brutales avec des personnes grièvement blessées, énuclées, mutilées ?

Et ce régime n’est-il pas né de la violence et du crime, ceux de la Révolution dite française, ne s’est-il pas maintenu par d’odieuses persécutions religieuses et politiques sous la IIIe République (guerre contre l’Eglise catholique, suppression des ligues, etc.) ? Ne s’est-il pas roulé dans la fange de l’épuration sous la IVe République, n’a-t-il pas été criminel sous la Ve à l’égard des Français d’Algérie et des harkis ? On nous parle de violence contre des journaux et des journalistes mais n’a-t-on pas interdit des périodiques, réquisitionné leurs locaux, privé de leurs biens leurs légitimes propriétaires lors de la Libération, n’a-t-on pas traîné en justice, fusillé ou condamné à l’indignité nationale ceux qui se retrouvaient dans le camp des vaincus ? Or cette violence et ces injustices, bien réelles, ne sont jamais condamnées, et pour cause, par ceux qui nous dirigent.

Et que dire de la violence permanente qui est imposée de nos jours par le pouvoir ? La violence d’une immigration de remplacement qui nous condamne à la servitude à brève échéance sans un bouleversement radical des politiques menées.

La violence du massacre de masse des enfants à naître et qui constitue un véritable génocide. La violence de législations détruisant la famille, glorifiant les inversions et toutes les perversions. La violence d’une imposition confiscatoire qui fait de la France le champion des prélèvements et des taxes en tous genres. La violence des délocalisations. La violence de la répression qui fait qu’on ne peut plus parler librement d’un nombre chaque jour plus grand de sujets, que l’on ne peut plus rouler tranquillement en voiture, les routes et autoroutes étant jalonnées de milliers de radars automatiques (mis hors d’état de nuire pour certains d’entre eux par de vaillants gilets jaunes), que l’on est bon à payer toujours plus et à se taire. Il y en assez de cette tyrannie. Nul ne sait sur quoi débouchera ce mouvement des gilets jaunes. Il peut en sortir le pire comme le meilleur. Mais pour une fois que des Français bien de chez nous ne se laissent pas faire, résistent, se révoltent, ayant perdu toute confiance envers un pouvoir oppresseur, menteur et malfaisant, il serait stupide de s’en désolidariser. Le jaune est la couleur du soleil, de la lumière, de l’espoir. Que de la nuit actuelle jaillisse l’aurore d’un nouveau monde, c’est la grâce qu’il nous faut souhaiter à l’orée d’une année qui s’annonce explosive. Sans illusions excessives mais avec toute la force de notre volonté, de notre énergie et de notre foi.

Jérôme BOURBON.

Une fiscalité exhorbitante , le "grand remplacement " et la manipulation séculaire des foules sont à l' origine du mouvement des Gilets Jaunes .

Gilets Jaunes : et maintenant ?

Il a existé dans le passé de nombreuses révoltes contre l’impôt : la dîme, la Gabelle, la révolte des Karls en Flandres… L’analyse a posteriori du surprenant mouvement né sur Facebook, dont on n’a pas fini de parler, requiert tout à la fois de faire de l’Economie et un peu d’Histoire.

On remarque en préambule que nous avons affaire, avec les Gilets Jaunes, à des Français de base : nul Malika, Akim, Shlomo, N’Golo ou Abdel dans leurs rangs, mais des quidams bien de chez nous, loin des hordes de racailles venus du 93 pour faire leurs courses de Noël à Paris, en fin de journée, les quatre premiers samedis de décembre.

La France est le premier pays au monde en termes de prélèvements obligatoires. La pression fiscale a bien entendu constitué le premier détonateur de l’explosion populaire, via une nouvelle taxe sur les énergies fossiles. Un seul exemple de démence fiscale : le total des charges sociales salariales et patronales est égal à 62 % du salaire brut (ou 82 % du salaire net). Les charges sociales cumulées, pour un salaire net de 1000 euros, s’élèvent à 818 euros (772 euros depuis le CICE). Si nous prenons un salarié gagnant deux mille euros net en 2019, il faut réaliser que, en sus de ses deux mille euros, son entreprise verse la somme incroyable de 1444 euros à l’Etat ! Ensuite, le salarié paiera environ 15 % d’impôts sur le revenu, puis 15 % à nouveau, via la TVA sur sa consommation. Si l’on additionne le pilonnage des taxes, on est pris de vertige : pour un versement de 3 444 euros (ce que l’employeur paie au total), le salarié aura in fine dans son escarcelle, après filtrage étatique, la somme réelle de 1 400 euros, soit moins de 40 % de la somme initiale !

C’est la raison pour laquelle l’industrie française a été totalement dévastée par la mondialisation, puisque sa compétitivité, par rapport à des salaires de 300 euros, est intenable. Il faut noter qu’aussitôt que l’on produit ces chiffres, les gens de gauche (ou les bénéficiaires stipendiés du système) brandissent le fameux Service Public, déité qui autoriserait toutes les folies. Cet argument ne résiste pas à l’examen : l’hôpital est devenu une pétaudière, le service des urgences est le plus souvent envahi par une population bigarrée surgie des quatre coins du globe, les médicaments sont de moins en moins remboursés, et sans mutuelles coûteuses, le malade français doit acquitter des compléments substantiels sur ses dépenses de santé. Quant à l’école gratuite, c’est un échec cuisant : premier poste de dépense publique par élève au monde, la France est classée 31e en termes de résultats dans l’ensemble des matières enseignées. Du fait d’une bureaucratie galopante (la moitié du personnel de l’Education Nationale n’enseigne pas), d’un absentéisme sans équivalent — trois fois les normes du privé — et de la proportion déraisonnable d’élèves immigrés ne parlant pas français et plombant la progression des classes, les dépenses liées à ce mammouth relèvent du tonneau des Danaïdes. Par surcroît, si les parents veulent éviter un matraquage idéologique, ou tout simplement garantir à leur progéniture un niveau pédagogique de qualité, il faut les diriger vers le privé payant.

En réalité, les impôts et taxes constituent pour chaque Français, riche ou pauvre, indépendant ou salarié, un fardeau qui grève le budget des ménages et compromet tous les équilibres.

Et le matraquage ne s’arrête pas avec la mort du contribuable, puisque les fameux « droits de succession » démarrent à 20 % dès 20 000 euros en France, pour atteindre 45 % à partir de 1,8 million (le taux le plus élevé en Europe est de 30 %, en Allemagne, et à partir d’un héritage de… 26 millions d’euros. Le moins élevé est l’Italie avec… 6 %, quel que soit le montant ! Aux Etats-Unis, pas d’impôts sur les succession avant un patrimoine de dix millions de dollars).

La France laborieuse des Gilets Jaunes, groggy devant l’impôt comme une majorité des Gaulois, n’a pas supporté une nouvelle augmentation, fût-ce au nom d’un hypothétique réchauffement.

 

LE DÉFICIT DÉMOCRATIQUE

 

Si la jacquerie fiscale a été un des premiers motifs des mutins pacifiques, le bâillonage du peuple par les experts auto-proclamés est le deuxième motif de ce mouvement, d’où sa revendication expresse de l’élargissement d’une pratique référendaire régulière, via le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne).

De quoi s’agit-il ? Du fait du vote majoritaire à deux tours, qui assure des majorités écrasantes au pouvoir en place, favorise les magouilles entre pantouflards, et minimise les scores des partis d’opposition, le Parlement croupion est techniquement aux ordres du Président.

Toutes les évolutions sociétales de la Ve — souvent préparées en Loges, puis votées par ledit Parlement — l’ont été dans le dos de l’opinion, avec l’apparence virginale de la démocratie ! L’abolition de la peine de mort, menée par un riche avocaillon nomade, fut un pur acte de braquage, tant le peuple français y était opposé. La peine de mort n’est pas désuète : de nombreux pays y ont encore recours (18 exécutions au Japon en 2018 !) et son efficacité sur la récidive est, par définition, de 100 %. Imaginons un RIC sur le sujet… Et le référendum de 2005 perdu par les européistes, contourné ensuite par Sarkozy le roué, ne serait-il pas temps de le rediscuter ? Voilà une cible possible du RIC.

Mais il faut prendre de la hauteur : la conjugaison mortifère du suffrage universel et de la télévision, compagnon scintillant des masses hébétées, donne des résultats peu probants ; l’élection présidentielle est à l’usage un carrousel aux promesses, où le bateleur le plus cynique gagne à chaque coup. Une fois aux affaires, et devant l’impossibilité évidente de financer son baratin, le César consacré par la Sainte Urne a recours à une seule solution : la course à l’échalote, soit l’emprunt et la dette.

Et ici, on doit revenir en arrière, car la situation contemporaine a des racines très profondes.

 

DE PÉTAIN À DE GAULLE

 

1944 : prises en tenaille entre New York et Moscou, les forces de l’Axe se désagrègent. Dans la foulée, le régime de Vichy est balayé. S’ensuit une période (dite de l’Epuration) où zigouillages tous azimuts, au terme de faux procès perpétrés par des camisards et résistants de la dernière heure, constituent l’ordinaire de ces jours troublés. Des milliers d’innocents, vieillards inclus, sont fusillés, souvent sur de simples présomptions de “collaboration”, ou par défiance envers les gens rectilignes. La révolution Nationale du Maréchal Pétain — dont nombre d’innovations persistent aujourd’hui — a pourtant instauré un modèle de gouvernance qui, avec le recul, était d’une acuité politique surprenante. Pas de dette, une grande unité de population, les valeurs de la famille et du travail magnifiées… On est loin de la bacchanale multiculturelle actuelle.

Le pouvoir gaullo-communiste, main dans la main avec certains revanchards, va alors remodeler la société française selon un schéma largement collectiviste : mise à bas des Corporations du Maréchal, syndicats puissants, sécurité sociale marxisée, privilèges accordés aux copains, etc.

Mais ce mouvement délétère s’inscrit dans un dispositif plus vaste, celui créé par les vainqueurs de 1945. A des décennies de distance, c’est cet ordre de fer que les Gilets Jaunes, sans même s’en rendre compte, contestent.

Les sociétés modernes sont fondées sur la dette (l’usure) et la financiarisation des activités. Il y eut pour ce faire l’abandon en 1973 de toute équivalence à la création de monnaies (congrès de la Jamaïque), ceci permettant d’imprimer des billets de banque en échange d’hypothétiques lettres de créance, puis le désengagement progressif des Etats comme gestionnaires de leur propres intérêts (les Etats empruntent désormais sur les marchés, c’est à dire à des entités privées).

Les banquiers et financiers ont ensuite imposé au monde, dans les années 1980, la financiarisation des activités humaines. Désormais tout labeur industriel ou même agricole est objet de spéculation. Les tarifs du pétrole, de l’aspirine, des véhicules, du lait, du riz, de l’orge et même de l’air (via la taxe carbone) sont décidés par des organismes privés — dont beaucoup semblent appartenir à une communauté bien connue, largement revigorée — à New York ou à Londres.

Les Gilets Jaunes ont posé la question de la dette, maladroitement certes, mais avec raison. Le monde est fou, et court à sa propre perte.

 

IMMIGRATION : CE SUJET DANGEREUX QUE PERSONNE N’ABORDE

 

Ce rapide tour d’horizon serait incomplet si l’on évitait (comme Macron) le tabou du Grand Remplacement.

Dès les années 1970, la France importe par brassées des populations maghrébines et africaines, cela sans que jamais une seule fois cette politique soit débattue au Parlement, ou approuvée par référendum. Comment blâmer les voyageurs au long cours ? Voilà que, sans compensation aucune, des idiots offrent soins gratuits, retraites, écoles, autoroutes, infrastructures de tous ordres, dont une large part payée par leurs ancêtres !

L’immigration devient peu à peu, de 1980 à nos jours, endémique ; de nombreux quartiers et cités en France sont aujourd’hui algériens, bantous, zaïrois, au grand dam des autochtones, relégués plus loin. Cette occupation de fait — transformation radicale de la société française qui a été subie, et jamais désirée — n’a pas fait l’objet du moindre vote en quarante ans. Elle se mâtine désormais du problème du radicalisme islamique, pourvoyeur de tueurs fanatisés au sein même de nos territoires et largement manipulé par l’Etat profond.

Imaginons à présent un référendum sur l’immigration, organisé cette année 2019, grâce aux Gilets Jaunes. Le résultat serait un tsunami propre à effrayer les élites...

Concluons. Qui va tirer profit de ce mouvement spontané, unique dans notre Histoire récente ?

Tout le monde se bouscule au portillon : la France Insoumise du cheval de retour Mélenchon piaffe, les mignons du RN bêlent, le chanteur en bottes Lalanne hulule, Dupont-Gnangnan éructe sur les ronds-points, les improbables Patriotes reprennent espoir, l’opportuniste Philippot ayant déposé la marque « Gilet Jaune » à l’INPI (Institut national de la Propriété industrielle) pour éviter la banqueroute programmée.

Nous verrons bien. Un proverbe lybien l’affirme : « l’avenir dévoile toute chose ». De toute façon, toutes ces oppositions (partis comme syndicats) sont contrôlées et servent à canaliser, neutraliser et conduire dans une impasse les réactions populaires.

 

Jean BEAUMONT.