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28/06/2017

La démocratie et l’électoralisme sont consubstantiels au vol, à la triche, à l’escroquerie, au racket et à la perversion du peuple .

Son succès n’aura duré que l’espace de quelques semaines. En démissionnant du gouvernement le 21 juin, avec sa fidèle Marielle de Sarnez, François Bayrou a sans doute signé sa mort politique. Car on voit mal a priori comment son parti, le Modem, pourra être lavé de tout soupçon dans l’affaire des emplois présumés fictifs au Parlement européen. Dans un entretien accordé au journal Sud-Ouest, le maire de Pau confesse d’ailleurs que le MoDem avait recasé des salariés dans les institutions européennes. « Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. Les deux parties étaient bien contentes », déclare au quotidien le ministre de la Justice démissionnaire. Le problème, c’est que plusieurs anciens assistants parlementaires du Modem affirment n’avoir jamais travaillé dans les faits pour le Parlement européen mais seulement pour le parti du Béarnais. « Les temps partiels qui étaient financés par l’Europe servaient les ambitions de François Bayrou… Certains eurodéputés centristes se plaignaient de ne pas pouvoir disposer de ces assistants qui étaient pourtant censés être à leur service. Mais il était difficile de s’opposer à ce système sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections. » a ainsi déclaré le 23 juin sur France Info un ancien assistant parlementaire. Voilà des pratiques et des méthodes qui ressemblent fortement à celles qui sont reprochées au Front national accusé d’avoir mis en place un système industriel et mafieux pour faire payer par le Parlement européen (donc par les contribuables des pays de l’UE) des personnes travaillant en réalité pour le parti. C’était ce qu’avait massivement fait le RPR du temps de Chirac à la mairie de Paris où étaient embauchés à l’hôtel de ville des militants du mouvement chiraquien ne travaillant en réalité que pour le parti afin de permettre au Corrézien d’assouvir son ambition présidentielle.

 

La démocratie et l’électoralisme sont consubstantiels au vol, à la triche, à l’escroquerie, au racket. Ils reposent sur des systèmes mafieux et ne peuvent se perpétuer, se consolider que dans le viol permanent de la loi et de la morale la plus élémentaire. Sans recours à l’argent sale aucun des présidents de la République successifs n’auraient pu parvenir à leurs fins. Sans le système Urba-Graco, jamais François Mitterrand n’aurait accédé à l’Elysée. De même Jacques Chirac n’aurait jamais obtenu la magistrature suprême s’il n’avait préalablement mis en coupe réglée pendant de longues années la mairie de Paris. Il y a une trentaine d’années, Michel Rocard avait mis en place une première loi de moralisation de la vie publique octroyant aux différents partis politiques un financement public annuel non négligeable. Cela n’a nullement empêché ni ralenti le rythme des affaires car pour faire campagne il faut beaucoup d’argent et c’est en général celui qui dépense le plus, qui dispose de la manne la plus considérable qui l’emporte. Sans le soutien de puissances financières et médiatiques particulièrement influentes et opulentes, jamais Emmanuel Macron n’aurait réalisé le destin qui est le sien aujourd’hui. Et si Jacques Chirac en 1995 et en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2007 n’avaient pas été les candidats les plus dépensiers, auraient-ils été élus ? Dans leur système, sans argent à foison, on ne peut rien faire. Aurait-on les meilleures idées, les meilleures intentions, les plus belles vertus, si l’on ne dispose pas de dizaines voire de centaines de millions d’euros, on ne peut arriver à rien. On voit à quel point les dés sont pipés, le jeu truqué. 

En plus du système des emplois fictifs, les partis ont volontiers recours au financement occulte, déguisé, aux fausses factures, aux surfacturations : c’est le système Bygmalion pour l’UMP, Urba pour le PS, celui des kits de campagne de la société Jeanne pour le FN marinien. Car les cotisations des adhérents et des élus sont totalement insuffisantes pour couvrir les dépenses considérables des campagnes électorales et assurer le financement du train de vie très dispendieux des dirigeants du mouvement. Des enquêtes journalistiques de l’Obs, de Mediapart, conformes aux témoignages que nous recevons, ont ainsi révélé que les dirigeants du FN, Marine Le Pen et sa cour, ne se refusaient rien, que les plus grands crus étaient commandés en abondance, que le champagne coulait à flot, que les petits fours ne manquaient pas, bref que les frais de bouche et de réception étaient considérables. Mais ce qui est vrai du FN l’est aussi des autres partis : souvenons-nous des frais de bouche de Chirac à la mairie de Paris, des dépenses somptuaires de Sarkozy à l’Elysée, des fonds secrets volatilisés sous Balladur. Non seulement tous ces politiciens ne servent à rien mais de surcroît ils se servent au passage. Ou plutôt s’ils servent à quelque chose, c’est à détruire la France, la civilisation, la morale, toutes les institutions et tous les principes immémoriaux.

 

C’est pourquoi lorsque le gouvernement annonce une nouveau projet de loi de moralisation de la vie politique, il y a de quoi hurler de rire. C’est comme si l’on demandait aux prostituées de dispenser des cours de morale ou aux pyromanes d’éteindre le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé. C’est d’ailleurs tout un symbole que l’homme qui portait ce projet de loi de moralisation soit lui-même suspecté et ait été contraint à la démission. Personne dans leur système ne peut en effet rester propre et vertueux. Tout est irrémédiablement souillé, corrompu, avili. C’est pourquoi, pour garder son âme, il ne faut pas pactiser avec, il ne faut pas se compromettre. Il faut absolument se tenir à l’écart de tout cela, y compris à notre avis en refusant d’urner car par le bulletin de vote on contribue à les financer, à les enrichir, à les engraisser et à les légitimer. Tout cela n’en vaut vraiment pas la peine. Quand on pense à tous ces braves gens qui ont tout donné au FN, y sacrifiant parfois leur femme, leurs enfants, leur situation professionnelle, leurs deniers, leur réputation, et pour quelques-uns d’entre eux leur liberté (on pense à Robert Lagier qui a croupi en prison pour avoir tiré accidentellement sur des Comoriens lors d’un collage nocturne à Marseille qui a mal tourné) voire leur vie (huit morts tués pour leur engagement), à quoi cela leur a-t-il servi ? Cela valait-il la peine de détruire sa vie, sa famille, de ne pas passer du temps avec ses enfants (ce qui est irrémédiable) quand on voit qui aujourd’hui dirige ce parti, une « madone à pédés » sans foi ni loi ? Nous ne le dirons jamais assez : occupons-nous d’abord des nôtres, chérissons notre conjoint, nos enfants, tel est notre premier devoir d’état (après le devoir religieux) plutôt que de céder à des illusions électorales et porter au pinacle des chefs qui ne le méritent pas et qui sont les héritiers de Régine et de Patrick Sébastien et non du maréchal Pétain. Nous en avons connu en effet de ces militants qui nous disaient avoir tout donné pour la cause et qui se retrouvaient bien seuls aujourd’hui. Ils avaient cru voir dans le FN une famille d’adoption et ils ont déchanté, mais bien tard. Et quand ils se retournaient derrière eux, ils se rendaient compte, effrayés, qu’ils n’avaient rien construit et leur vie leur semblait bien vide. 

 

Quelques jours seulement après la démission de Bayrou, l’homme de la prétendue moralisation, les media nous tympanisaient sur la Gay Pride qui s’ébranlait à Paris et en province le jour de la saint Jean-Baptiste, qu’on appelait autrefois la Noël d’été tant on avait une dévotion particulière envers le Précurseur et à l’occasion de laquelle on organisait de magnifiques et émouvants feux de la Saint-Jean. La Gay Pride, ce défilé vomitif où s’étale la luxure la plus répugnante et où se donnent libre cours les mœurs les plus contre-nature exigeait cette année « la PMA pour toutes » après le « mariage pour tous ». Année après année, le lobby LGBT va toujours plus loin dans ses revendications qui sont sans cesse satisfaites : historiquement il y eut ainsi la revendication du Pacs, puis de la loi contre la prétendue “homophobie”, puis le droit au “mariage”, puis désormais la PMA pour les lesbiennes avant la GPA pour les pédérastes. Loin d’interdire de telles manifestations, comme en Russie poutinienne, loin de s’opposer à de telles revendications exorbitantes et insensées, les pouvoirs publics n’ont de cesse de cajoler cette minorité bruyante aux relais médiatiques puissants et au pouvoir d’achat considérable. Pendant sa campagne Macron s’est dit ouvert à l’extension de la PMA aux homosexuelles. Et il ne faut pas compter sur les autres partis pour s’y opposer fermement : ils ont tous en leur sein leur lobby LGBT et leurs invertis notoires. Y compris le FN avec l’inénarrable Sébastien Chenu, cofondateur de Gay-Lib et porte-parole de Marine Le Pen. On ne saurait donc compter sur aucun de ces partis vermoulus et corrompus pour défendre la morale traditionnelle et pour tenir ferme sur des principes.

 

D’ailleurs, l’avez-vous remarqué, dans le débat public on ne parle plus jamais de principes mais simplement de valeurs, ce qui n’a rien à voir. Philippe de Villiers avait fondé naguère un combat pour les valeurs. Ce qui ne l’a pas empêché de siéger dans un gouvernement de cohabitation qui appliquait sans sourciller la loi organisant le massacre industriel des enfants à naître ni de participer activement à des majorités approuvant ce crime. C’est qu’en réalité on peut mettre ce que l’on veut derrière le mot valeurs. Ne parle-t-on pas de valeurs mobilières et Jacques Chirac ne clamait-il pas qu’il n’avait pas les mêmes valeurs que Jean-Marie Le Pen sans toutefois jamais les définir ? Il s’agissait en réalité de valeurs, ou plutôt, de mots d’ordre maçonniques.

Autrefois l’on ne parlait pas de valeurs mais de principes. On disait d’un tel : « voici un homme à principes » et d’un autre, de manière péjorative, « celui-là, il n’a pas de principes ». C’était l’époque, aujourd’hui révolue, où l’on avait une foi, des certitudes et des convictions si intimes, si profondes, si éclairantes, si déterminantes qu’on se serait senti déshonoré si on les avait foulées au pied. Mais aujourd’hui nous vivons l’époque du mouchoir jetable : l’on change d’opinion, de parti, de camp et de partenaire comme l’on change de chemise. Ce qui valait hier ne vaut plus aujourd’hui, ce qu’on adulait est tout à coup méprisé. Tout se consomme et tout se jette. Et chaque jour qui passe nous conduit ainsi un peu plus vers l’abîme.

 

On ne pourra pas reprocher à l'actuel président, plus encore que ne l'avait fait son prédécesseur, d'avoir caché son projet d'effacer la Méditerranée et d'islamiser la France aussi vite qu'il est possible !

 

 

On rappellera quelle fut la composition de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont le texte fut remis à Sarkozy en octobre 2010. Elle comprenait quarante membres. La quasi-totalité d'entre eux étant, soit de grands chefs d'entreprise, banquiers, industriels, intellectuels et journalistes formateurs de l'opinion publique, soit des hommes et des femmes politiques internationaux de pouvoir, ayant en commun de se situer à gauche ou à l'extrême gauche. Neuf ans plus tard, on les retrouvera pratiquement tous parmi les prétendus marcheurs de Macron. Lequel, étant présent bien qu'inconnu - sauf d'AttaIi - n'avait d'autre référence que d'être gérant au sein de Rotschild & Co et membre du parti Socialiste.

 

Or l'une des propositions phare de ce rapport aura été « la relance de la croissance par l'immigration ». Ce n'est même pas une trouvaille de l'ancien conseiller de Mitterrand. Elle figure dans tous les grands rapports de l'ONU et, depuis plusieurs années, dans les conciliabules du Bilderberg, de la Trilatérale, de Davos et autres lieux ridiculisés par les rats médiatiques comme fantasmes conspirationnistes. Il est bien précisé par Attali « qu'il faut faciliter la délivrance de visas aux étrangers » et que la France devra recourir de plus en plus à une main d'œuvre étrangère, peu importe son niveau de chômage. Bercy, alors occupé par Mme Lagarde qui poursuivra son travail de sape au FMI - et qu'Attali pronostique pour succéder à Macron en 2022 -, annonçait qu'en 2015 il serait nécessaire de recruter 750 000 emplois par an et qu'on ne les trouverait pas sur place. C'est une chance en somme que l'économie mondiale se soit effondrée justement en 2008 !

 

La Commission Attali ira d'ailleurs plus loin. Pour elle, en effet« l'immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de création de richesse, donc de croissance ». Le maître des cérémonies ne craindra pas d'aller jusqu'au cynisme: « La France a besoin d'immigration, il faut s'ouvrir aux travailleurs d'Europe de l'Est, aux Chinois, aux pays d'Afrique. Sans cela, toutes nos belles discussions sur le financement des retraites n'auront pas de sens ». N'était-ce pas le même homme qui, quelques années plus tôt, expliquait que la banalisation de l'euthana-sie - mais aussi le suicide, valeur, dit-il, absolue dans ce type de société - s'imposait afin de régler la question de la vieillesse devenue un fardeau trop lourd pour l'économie globale? ...

 

UNE NATION MUSULMANE

 

En tout cas la dilection frappante de Macron pour les pays du Maghreb - son prochain voyage en Algérie, après un premier séjour au Maroc, est déjà programmé -, et son désir manifeste d'y enraciner un mouvement de circulation de plus en plus prégnant entre les deux rives de la Méditerranée, n'ont d'équivalent que sa volonté d'intégrer et de promouvoir le plus grand nombre d'immigrés de couleur. Grâce auxquels il se fait fort de transformer biologiquement les populations autochtones par le métissage :« Il n'y a pas une culture française ; il y a une culture en France : elle est diverse, elle est multiple». La colonisation, crime contre l'humanité, relève de la même dialectique d'acculturation par la contestation de l'Histoire et de l'âme de ce pays. La multiplication des candidats "marcheurs" d'origine non-européenne dans les sièges protégés qui leur assure d’ être élus n’ a pas non plus d’autre explication.De même qu ‘on n’est pas sans observer les promotions fulgurantes survenues au cours des dernières semaine dans tous les postes médiatiques « visibles », occupés en grand nombre par des représentants des minorités! Partie de la population dite française qui se développe le plus rapidement, à la fois par sa natalité prolifique et par la pression migratoire.

 

L'Islamisation de la France, puissamment promue par Sarkozy, que relaya Hollande, sera certainement l'un des axes forts que Macron a été chargé d'imposer au cours des cinq prochaines années. Voici ce que Jacques Attali qui le su-pervise écrivait en mars 1997 dans Le Monde :

 

« Si la France et l'Europe décidaient de s'affirmer comme un club chrétien, elles devraient se préparer à l'affrontement avec un milliard d'hommes, à une véritable guerre de civilisation avec, en prime, une guerre civile. » Et de peur qu'on doute de sa profonde conviction islamophile - certes moins dogmatique dès qu'il s'agit d'Israël -, il ajoutait cette précision essentielle:

 

« La France en raison de ses choix géopolitiques antérieurs, est une nation musulmane ; l'Islam est la religion de plus de deux millions de citoyens français et du tiers des immigrés sur son sol. Il serait sage de faire le choix inverse et d'assumer fièrement notre dimension musulmane ». On l'avait bien compris. Sauf qu'on a d'innombrables raisons de douter qu'il n'y ait que deux millions de musulmans sur notre sol et que le chiffre dépasse les quinze millions .

 

René BLANC.

 

20/06/2017

Un jeune agriculteur a été abattu en Saône-et-Loire par des gendarmes dans l’indifférence des grands médias .

 

 

Samedi 20 mai 2017, Jérôme Laronze, 37 ans, éleveur à Trivy en Saône-et-Loire, persécuté par l’administration jusqu’à prendre la fuite durant 9 jours, a été abattu lors de son interpellation par des gendarmes à Sailly prés de son exploitation sans que cette mort d’un fils de la terre de France, trop intelligent, n’intéresse les gros médias occupés à promouvoir le candidat du mondialisme, Emmanuel Macron.

Au bout de neuf jours de fuite, arrivé avec sa voiture blanche prés de Sailly sur un chemin de terre,  il a aperçu les gendarmes et leur a alors foncé dessus. Ils étaient six selon l’enquête, mais un seul aurait tiré, alors que semble-t-il, il suffisait de s’écarter. l’éleveur avait prévenu qu’il ne se rendrait pas.

Pour comprendre il convient, avant de laisser parler sa famille et les témoins, de laisser en premier la parole à la victime. Déjà en février 2016, le jeune éleveur avait déclaré dans une interview :

« Les agriculteurs sont plutôt des taiseux et souvent ils retournent la violence contre eux-même. C’est pour cela qu’il y a un ou deux suicides par jour dans notre profession. Mais peut-être que la violence va finir par se retourner vers les autres… » (cités par le JSL le mercredi 17 mai 2017).

« Comme Jésus avec les marchands du Temple »

« Cultivé, maniant aisément les références littéraires ou évangéliques », commence le rédacteur du journal local. Jérôme Larouze, lors de sa fuite avait contacté le Journal de Soâne-et-Loire (JSL):

« Il a notamment évoqué un épisode survenu le 6 juin 2016. Ce jour-là, des fonctionnaires de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) procèdent à une identification de ses bovins dans leurs pâtures. Mais les bêtes paniquent et selon le récit de l’agriculteur, une vingtaine d’entre elles se précipitent dans un ruisseau. Cinq n’y survivront pas. « Plus tard on m’a demandé de ne rien dire concernant ces bêtes pour que mon dossier soit régularisé, » affirme-t-il.

Les services administratifs causent la mort de 5 de ses vaches

« Traumatisé par cet épisode qu’il relate en détail dans un mail adressé au JSL, l’éleveur admet ne pas avoir été très rigoureux concernant les déclarations de traçabilité des bêtes. Il dénonce surtout « l’hyper administration qui n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra-réglementation qui conduit à une destruction des paysans.. Les dossiers de la politique agricole commune sont devenus tellement compliqués que les paysans payent des gens pour faire leurs déclarations. Ils perdent ainsi la main sur leurs propres exploitations. il y a une solitude de l’agriculteur face aux nombreuses questions des contrôleurs. Pour avoir la paix, le paysan va signer tous les papiers qu’on lui tend. » Concernant la récente charte départementale destinée à « humaniser » les contrôles des agriculteurs par les services de l’État, Jérôme Laronze les considère comme un « simple instrument de communication. C’est le bal des hypocrites« .

Le pot de terre contre le pot de fer

Interrogé sur l’épisode du tracteur. L’éleveur avait déclaré avoir simplement voulu « effaroucher » les gendarmes: Quand ils sont arrivés, les contrôleurs et tous ces gens en armes, j’étais sur mon tracteur et j’y suis resté, car c’était pour moi le seul et unique moyen d’avoir droit à la parole. J’ai toujours été courtois et je n’ai jamais manqué d’égards avec les contrôleurs. Mais ce jour-là j’ai été pris de la colère du juste, comme Jésus avec les marchands du Temple. Les paysans on les fait culpabiliser du martin au soir. Et le jour où ils se déculpabilisent on leur envoie les gendarmes. »

 

Exploitation familiale de Jérôme Laronze. Que sont devenus ses animaux ?

Interrogé par le JSL sur ses intentions la veille de sa mort, Jérôme Laronze avait répondu qu’il n’avait l’intention ni de se suicider, ni de se rendre.

Ni suicide, ni reddition

« Je n’ai absolument pas l’intention de me suicider » a précisé jeudi matin au JSL, Jérôme Laronze. L’agriculteur affirme également ne pas envisager de se rendre aux forces de l’ordre. « C’est la période électorale, je vais faire campagne », répond-il sous forme de boutade.

France pays de la liberté ?

Comment en France, le pays que certains persistent à appeler « le pays de la liberté »,  un honnête homme, assidu à son travail, successeur dans l’exploitation de son père, qui n’avait ni volé ni assassiné, a-t-il pu être contraint à prendre le maquis comme on dirait en Corse, traqué par les forces de l’ordre en une époque de chômage, d’insécurité et d’attentats, où les islamistes franchissent les frontières avec une facilité déconcertante ?

« Très intelligent »

Jérôme Laronze était catholique, français ,« très intelligent » de l’avis de tous ceux qui le connaissaient comme en témoignent les reportages de la presse et des médias locaux, plus intelligent qu’il n’est admissible pour un paysan qui doit être docile à la dictature des contrôles. Cette petite paysannerie traditionnelle est en but au libéralisme sauvage représenté par le nouveau président Emmanuel Macron. Un libéralisme sauvage qui veut les faire disparaître pour laisser la place à de vastes exploitations industrielles appartenant à des consortiums chinois ou américains, qui, se plaçant au-dessus du harcèlement des fonctionnaires de la DDPP, utiliseront les dangereux produits Monsanto ou autres du même tonneau, ainsi que le Traité Transatlantique actuellement suspendu, mais non abandonné,  le prévoit.

Ils emploieront alors la population locale française dépossédée et soumise pour effectuer les travaux qu’on leur demandera.

C’est ce qu’explique dans l’interview ci-dessous Stéphanie Bignon, présidente de Terre & Famille, association pour laquelle  « les priorités spirituelles nous paraissent urgentes à restaurer pour nous enraciner,  fortifier nos âmes de paysans, de bâtisseurs et ainsi  retrouver une société ouverte vers le haut donnant toute sa place au sacré ».

Stéphanie Bignon relate le drame de Jérôme Laronze qui s’est déroulé dans sa région, emblématique de ceux de la paysannerie française, :

La famille du jeune paysan a réagi dans un communiqué transmis au Journal de Saône-et-Loire:

« Nous, parents, sœurs, neveux et nièces de Jérôme Laronze, sommes profondément choqués et indignés des conditions dans lesquelles celui-ci a été traqué pendant neuf jours puis abattu par plusieurs tirs mortels samedi 20 mai 2017 par deux gendarmes de la brigade de Cluny. »  » Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que rien ne justifiait une telle violence à son encontre et que les deux gendarmes ont agi sans discernement et avec précipitation alors que des renforts étaient attendus. Jérôme Laronze n’était ni une personne violente, ni une personne isolée, contrairement aux propos rapportés dans la presse par une organisation syndicale avec laquelle il n’avait aucune relation personnelle. De tels propos sont une insulte à sa mémoire, outre leur violence à l’égard d’une famille en deuil. » « De telles déclarations nous obligent à réagir et à rappeler les conditions humiliantes et inhumaines dans lesquelles Jérôme a subi des contrôles répétés des services vétérinaires de la DDPP, en présence de très nombreux gendarmes, alors qu’il ne s’était jamais montré violent ou menaçant à l’égard des agents de l’administration. Aucun soutien psychologique ne lui a été proposé bien que sa famille ait signalé », dés 2016, son profond désespoir et sa révolte à l’égard d’une administration toujours plus menaçante à son encontre. La famille évoque la « grande souffrance «   dans laquelle les contrôles ont laissé Jérôme. Elle se dit « en droit d’exiger la transparence et la vérité sur les circonstances de sa mort brutale. » et « veille à ce que sa mémoire ne soit pas salie. Jérôme Laronze était un paysan poète idéaliste qui défendait une agriculture de proximité et qui exécrait la bureaucratie administrative et son système de connivence. C’est là son plus grand tort. Une trop grande lucidité doublée d’une liberté de ton dérangeante lui ont valu  un acharnement qui lui a fait perdre pied. »

« Jérôme Laronze était un paysan poète idéaliste »

Le trentenaire était célibataire et n’avait pas d’enfant, il avait pris la succession de son père dans l’exploitation familiale. Pour un de ses voisins, Jérôme Laronze était un garçon très intelligent” avec un “fort tempérament”.

Ailleurs à Trivy d’autres passants interrogés:

A Trivy, la commune où travaillait et résidait Jérôme Laronze, les habitants rencontrés ce matin  sont sous le chocCet éleveur était connu et apprécié. Ses voisins le décrivent comme un être « intelligent », « intéressant et gentil ». Tous sont stupéfaits que la situation a pu « en arriver là ».

Un habitant de Trivy avait déjà protesté avant le drame, auprès du JSL en ces termes :

« Il n’est pas une personne violente, simplement un homme qui en a marre de cet « acharnement » contre lui.  « Nous le connaissons bien et jamais il n’a fait preuve de violence, c’est une personne très intéressante. »

La confédération Paysanne va se porter partie civile en accord avec la famille

Après la mort de Jérôme Laronze,  la Confédération Paysanne va se porter partie civile en accord avec la famille, lors de l’information judiciaire.

« Jérôme Laronze n’était pas celui qu’on décrit dans la presse comme un forcené ultra-violent », explique au Journal de soâne-et-Loire du 25 mai 2017 Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne.  C’était « un paysan à bout ». «Nous demandons un moratoire pour qu’on retrouve de l’intelligence et de la décence dans la manière dont on fait les contrôles» dans les exploitations.

La voiture dans laquelle Jérôme Laronze a été abattu

« Afin que cet éleveur ne soit pas mort pour rien »

Bruno Guichard, chargé de l’accompagnement des viticulteurs en difficulté, conciliateur de justice pour les tribunaux de Mâcon et de Chalon connaît bien les problématiques de détresse du monde agricole, il a réagi au drame qui a endeuillé le monde agricole:

« Ce dossier a été traité comme un fait divers, dit-il, or il est caractéristique de la société dans laquelle nous vivons. Il souligne l’indifférence qu’il a suscité au niveau national. Si un drame identique c’était passé en banlieue, avec deux policiers tuant un jeune, toute la presse nationale en aurait parlé. or pour un agriculteur pas un mot. »

« Nous avons le devoir de faire en sorte que cette mort ne tombe pas dans l’oubli. Il faut se poser la question: comment en 2017, un éleveur identifié en difficulté depuis des années a pu en arriver là? Pourquoi la force publique a-t-elle été sollicitée ? (…) Il faut quand même admettre qu’il peut y avoir certains comportements inadaptés de la part de l’administration. Cette affaire ne doit pas être enterrée, afin que cet éleveur ne soit pas mort pour rien. »

L’asservissement de la paysannerie française au mondialisme:

A la fin de la seconde guerre mondiale les Américains qui ont concédé le plan Marshall ont demandé en contre-partie l’américanisation de l’agriculture française. De ce fait les exploitations ont été regroupées arbitrairement et autoritairement, les tracteurs ont remplacé les chevaux, les techniques coûteuses d’exploitation ont été promues. L’agriculture française traditionnelle de grande qualité a été en grande partie enterrée. Les subventions ont fait leur apparition au prétexte d’alléger le panier de la ménagère, comme si au bout du compte il ne fallait pas que quelqu’un paye. Les paysans n’ont pas vu venir le piège qui leur était tendu, mais à partir de cela ils ont perdu la liberté du choix de leurs méthodes d’exploitation. La grande distribution a inversé le concept d’une production au service de la demande, pour créer une demande toujours plus grande au service de l’offre.  A son tour l’Union européenne dont les fondateurs émargeaient à la CIA, a imposé ses conditions dans le cadre des différentes PAC. Une administration impérieuse est venue donner ses ordres et ses conditions aux agriculteurs transformés peu à peu en sous-fonctionnaires…

« Labourage et pâturage », dont l’intendant Sully disait qu’ils étaient « les deux mamelles de la France », et qui faisaient la fierté de tous les petits écoliers il y a cinquante ans encore, sont en voie de disparition accélérée. Si les Français endormis depuis longtemps et plus encore par Emmanuel Macron ne se réveillent pas, la mémoire de la France profonde, représentée par sa paysannerie, aura complètement disparue dans le magma mondialiste, et quant à leurs enfants, ils seront engraissés aux hormones de la grande industrie chimique d’outre atlantique.

Lire à ce sujet: L’agriculture assassinée de Jean-Clair Davesnes,  paru en 1992, mais réédité récemment pour la troisième fois. Un livre à lire à tout prix pour comprendre l’ampleur du drame qui se joue.

emiliedefresne@medias-presse.info