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26/07/2017

La déclaration du Maréchal Pétain devant la Haute Cour (juillet 1945) .

 

« Car quiconque s’abaisse sera élevé. » (Luc 14,11)

 

En ce 23 juillet 2017, jour anniversaire du rappel à Dieu du Maréchal Pétain, et alors que sa tombe a été lâchement profanée dans la nuit de vendredi à samedi, nous publions ci-dessous la déclaration du Maréchal devant la Haute Cour en juillet 1945.

 

C’est le peuple français qui, par ses représentants, réunis en Assemblée Nationale, le 10 juillet 1940, m’a confié le pouvoir. C’est à lui que je suis venu rendre mes comptes.

La Haute Cour telle qu’elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c’est à lui seul que s’adresse le Maréchal de France, chef de l’Etat. Je ne ferai pas d’autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question. Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et qui n’atteignent que ceux qui les profèrent.

J’ai passé ma vie au service de la France. Aujourd’hui, âgé de près de 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir, en m’adressant à elle une fois encore.

Qu’elle se souvienne ! J’ai mené ses armées à la victoire en 1918. Puis, alors que j’avais mérité le repos, je n’ai cessé de me consacrer à elle. J’ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Le jour le plus tragique de son Histoire, c’est encore vers moi qu’elle s’est tournée.

Je ne demandais rien, je ne désirais rien. On m’a supplié de venir : je suis venu.

Je devenais ainsi l’héritier d’une catastrophe dont je n’étais pas l’auteur. Les vrais responsables s’abritaient derrière moi pour écarter la colère du peuple. Lorsque j’ai demandé l’armistice, d’accord avec nos chefs militaires, j’ai rempli un acte nécessaire et sauveur. Oui, l’armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés en assurant une Méditerranée libre et l’intégrité de l’Empire.

Le pouvoir m’a été confié et légitimement reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à l’U.R.S.S. De ce pouvoir, j’ai usé comme d’un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé jusqu’à sacrifier à mon prestige.

Je suis demeuré à la tête d’un pays sous l’occupation. Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j’ai lutté contre les exigences de l’ennemi.

L’Histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu’à me reprocher l’inévitable. L’occupation m’obligeait à ménager l’ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.

L’occupation m’obligeait aussi, contre mon gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j’ai souffert plus que vous, mais devant les exigences de l’ennemi, je n’ai rien abandonné d’essentiel à l’existence de la patrie.

Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j’ai maintenu la France, j’ai assuré aux Français la vie et le pain, j’ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.

Que ceux qui m’accusent et prétendent me juger s’interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus. Pendant que le Général de Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse mais vivante. A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?

C’est l’ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s’opposait à notre volonté de relèvement. J’ai réalisé, pourtant, des institutions nouvelles ; la Constitution que j’avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer.

Malgré d’immenses difficultés, aucun pouvoir n’a, plus que le mien, honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l’usine et à la terre.

La France libérée peut changer les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j’ai jetées.

C’est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la Patrie. Nul n’a le droit de l’interrompre. Pour ma part, je n’ai pensé qu’à l’union et à la réconciliation des Français. Je vous l’ai dit encore le jour où les Allemands m’emmenaient prisonnier parce qu’ils me reprochaient de n’avoir cessé de les combattre et de ruiner leurs efforts.

Je sais qu’en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n’exerce plus le pouvoir, ce qu’ils ont dit, écrit ou fait, des millions de Français pensent à moi, qui m’ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité.

Ce n’est point à ma personne que vont l’une et l’autre, mais pour eux comme pour bien d’autres, à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies.

En me condamnant, ce sont des millions d’hommes que vous condamnerez dans leur espérance et leur foi. Ainsi, vous aggraverez ou vous prolongerez la discorde de la France, alors qu’elle a besoin de se retrouver et de s’aimer pour reprendre la place qu’elle tenait autrefois parmi les nations.

Mais ma vie m’importe peu. J’ai fait à la France le don de ma personne. C’est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute. Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu’aucun Français ne soit plus jamais détenu pour avoir obéi aux ordres de son chef légitime.

Mais, je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez un innocent en croyant parler au nom de la justice et c’est un innocent qui en porterait le poids, car un Maréchal de France ne demande de grâce à personne.

A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité. Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.

Je m’en remets à la France !

 

 

(Déclaration du Maréchal Pétain devant la Haute Cour, Juillet 1945.)

 

 

Le peuple russe rend hommage aux Romanov .

 

 

Comme chaque année, une grande procession s’est déroulée à Ekaterinbourg pour commémorer le massacre de la famille impériale de Russie par les bolcheviks. Celle-ci se déroule sur une distance d’environ 20 kilomètres, depuis le lieu de l’assassinat jusqu’au lieu où ont été cachés les restes de la famille impériale dans la mine n°7 jouxtant le monastère l’Eglise sur-le-Sang-versé de Ganina Yama dédié à ces saints martyrs. La procession a commencé immédiatement à l’issue de la divine liturgie, laquelle était présidée par le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre. La liturgie commence à 3 heures du matin et suis le trajet du transport des dépouilles impériales. Les évêques se trouvaient à la tête de la procession.

Cette année, comme l’année dernière, 60.000 personnes y ont participé.

A 7 heures, les pèlerins arrivent au monastère qui les accueille au son des cloches avant d’assister à un office d’intercession.

Lors de son homélie, le métropolite Cyrille – évêque diocésain du lieu – a déclaré :

« La procession est passée non seulement par les rues de la ville, les champs et les forêts. Mais elle a principalement touché nos âmes. Y aurait-il maintenant un seul homme qui resterait indifférent au jour présent, à l’office et à la procession, qui constitue notre façon de nous repentir et de manifester notre amour envers le Tsar et notre patrie, la sainte Russie. Nous vous remercions tous, chers frères et sœurs, et nous espérons que chaque année, lorsque le Seigneur nous accordera Sa miséricorde, nous continuerons à venir en procession à ce lieu saint ». Le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan  Vincent a félicité les pèlerins pour avoir achevé un chemin si pénible physiquement, mais plein de grâce pour l’âme : « Je voudrais tous vous féliciter pour avoir été dignes, par la grâce de Dieu et les prières des saints martyrs impériaux, d’accomplir ce chemin de croix et d’arriver à l’endroit de la profanation des restes de la famille impériale. Chacun de nous, qui vient avec piété et crainte de Dieu, avec amour, ressent la sainteté de ce lieu ».

Il y a 99 ans, le Tsar Nicolas II, la Tsarine Alexandra, le Tsarévitch Alexis, les Princesses Impériales Olga, Maria, Tatiana et Anastasia étaient assassinées par la vermine rouge dans la maison Ipatiev qui avait été détruite en 1977 par le responsable local du PCUS, Boris Eltsine (de son vrai nom Eltsman). Le Tsar avait tenté de trouver refuge en Grande-Bretagne chez son cousin le roi Georges V, mais ce dernier céda aux puissants milieux apatrides de la City et le laissa mourir. Le 22 avril 1918, Lénine voulu forcer le Tsar à reconnaître la légitimité du Traité de Brest-Litovsk signé avec le Reich allemand le 2 mars 1918 et qui privait la Russie de nombreux territoires (Pologne, Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Ukraine, Caucase, Biélorussie). Le refus de Nicolas II d’obtempérer signera son arrêt de mort.

Yankel Sverdlov (de son vrai nom Salomon, qui donnera son nom à la ville d’Ekaterinbourg sous l’URSS) chargea Jacob Iourovski, bijoutier issu d’une famille de juifs pratiquants, de cette besogne. Le 4 juillet, Yurovsky renvoie les soldats russes pour les remplacer par des révolutionnaires étrangers, à savoir des juifs hongrois que l’on retrouvera dans l’entourage de Bela Kun (Aaron Cohen), l’un d’eux laissant son nom dans l’histoire hongroise : Imre Nagy. De ce sinistre 4 juillet à leur mort, les princesses furent abusées par leurs geôliers, à l’exception de la plus jeune, Anastasia, que Jacob Iourovski  voulait pour son usage personnel.

A minuit, le 17 juillet 1918, le massacre commença, effectué par Iourovski,  Nikulin, Medvedev et Vaganov, quatre agents de la Tcheka de même confession (c’est d’ailleurs de là que proviennent les rumeurs stupides sur la prétendue judaïté de l’ancien Président russe Dmitri Anatolievitch Medvedev). Le tsar Nicolas II fut assassiné en premier par Iourovski, qui tua ensuite la tsarine. Olga, Tatiana et Marie furent les suivants. La domestique, Demidova, qui avait survécu à la fusillade, fut achevée par 30 coups de baïonnettes. Puis vient le tour du Tsarévitch. Les deux derniers à succomber furent le docteur Botkin et la princesse Anastasia, achevés à la baïonnette. Iourovski mourut de maladie le 2 août 1938 après avoir fait techouva pour ses crimes. Il est vrai que la déportation de sa fille au goulag en 1934 l’avait quelque peu décillé.  Sur le mur de la maison, une inscription en allemand fut faite : « Belsatzar ward in selbiger Nacht Von seinem Knechter umgebracht » (Balthazar fut, en cette même nuit, tué par ses esclaves).

Les cadavres furent exhumés le 12 avril 1989. Ils  avaient été démembrés et profanés et passés à l’acide sulfurique et il faudra attendre 2007 pour que ceux de Maria et d’Alexis le soient. En juillet 1998, quelques années après l’implosion du sanglant régime communiste, les cendres de la famille impériale ont été transférés et inhumés en grande pompe dans la cathédrale Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg, en présence du président Boris Eltsine et des descendants de la famille Romanov.

En 2000, le patriarcat de Moscou a canonisé Nicolas II, son épouse, ses enfants et leur personnel exécuté en 1918 et les a inscrits au calendrier liturgique comme « saints martyrs impériaux ».

Hristo XIEP

 

25/07/2017

Macron a l' arméee dans le collimateur ...

Alors même qu’il y a un an un attentat sanglant faisait à Nice 86 morts, plus de 430 blessés et des centaines de familles éplorées, puis qu’un prêtre de 86 ans était froidement assassiné dans une église de la banlieue de Rouen quelques jours plus tard, alors même que les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent que la menace terroriste n’a sans doute jamais été aussi élevée, que nous sommes toujours en état d’urgence, que fait le président de la République nouvellement élu ? Il réduit de manière drastique le budget de la Défense (850 millions d’euros), provoquant la démission du chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, frère de Philippe. Certes, en agissant ainsi, Emmanuel Macron n’innove pas, il se place au contraire dans le sillage de ses prédécesseurs qui n’ont eu de cesse de réduire le budget des armées qui n’est plus depuis plus d’un quart de siècle le premier budget de l’Etat !

Les gouvernements successifs ont en effet exaucé le vœu des gauchistes qui considéraient qu’il valait mieux donner de l’argent à l’école qu’aux armées et que par conséquent le budget de l’Education nationale devait être de loin le poste de dépenses le plus important. C’est effectivement le cas depuis une petite trentaine d’années avec les résultats brillants que l’on connaît : il n’y a jamais eu autant de délinquants, d’illettrés et de chômeurs ! Et Chirac a, quant à lui, supprimé, en 1996 le service militaire coupant ainsi le lien nécessaire entre la nation et l’armée, nuisant considérablement à l’esprit de défense. On n’a eu de cesse ces dernières décennies de traiter l’armée française comme on traite les industries que l’on démantèle, que l’on ruine ou que l’on délocalise. On a rogné sur les effectifs, on a fermé des mess, des casernes, des lycées militaires, des bâtiments de toutes sortes. C’est l’époque de la grande braderie.

Et en même temps que l’on réduisait les effectifs, que l’on comprimait les dépenses, que l’on restreignait les moyens, on usait les hommes en les déployant aux quatre coins du globe dans des opérations où bien souvent les intérêts vitaux de la France n’étaient pas en jeu. Pire on en faisait souvent des supplétifs de l’OTAN ou de l’ONU, des gendarmes du nouvel ordre mondial, des auxiliaires otanesques.

 

Un gouvernement défendant vraiment l’intérêt national redonnerait des moyens à son armée, lui rendrait son honneur et son prestige, car la défense est l’une des principales fonctions régaliennes.

C’est l’armée qui assure la sécurité d’un pays, qui peut résister à un envahisseur, répondre à une attaque, défendre les intérêts nationaux en France et, lorsque c’est nécessaire, hors du territoire national. Mais encore faut-il pour ce faire qu’il y ait une patrie avec des frontières garanties, encore faut-il qu’il y ait un peuple homogène ayant les mêmes racines, partageant une communauté de destin dans l’universel, encore faut-il vouloir se défendre, encore faut-il vouloir exister, être et durer, encore faut-il ne pas vouloir se suicider dans le grand magma mondialiste et métisseur. 

Cent ans après la Première Guerre mondiale que peut encore signifier l’esprit de défense voire de sacrifice pour la patrie à l’heure du village planétaire, des échanges universitaires Erasmus, à l’heure de l’Airbus et du TGV, à l’heure d’Internet et du Grand Remplacement ? Si les habitants actuels de la France n’ont plus rien entre eux qui les relient (sauf leur téléphone portable), ni les croyances religieuses, ni la race, ni le sol (beaucoup de résidents dans notre pays ne sont pas nés ici, non plus que leurs aïeux), ni le sang, ni l’esprit, comment pourraient-ils comprendre l’importance capitale de la défense nationale ? Et comment nos gouvernants qui depuis des décennies démantèlent pan après pan la nation par l’européisme, le mondialisme, le sans-frontiérisme physique, politique et moral, par la destruction de la famille, cellule de base de la société pourraient-ils faire autre chose que créer une armée de moitié, d’ailleurs déjà largement métissée ?

Pour se battre il faut avoir des principes à défendre, pour lesquels l’on est prié à sacrifier sa liberté, sa santé, sa vie même. Comment cela est-il encore possible dans un monde matérialiste et hédoniste, de l’instantané et de l’éphémère, du superficiel et du frelaté ?

 

A droite et à l’extrême droite l’on a généralement salué le courage du général Pierre de Villiers qui a préféré démissionner plutôt que d’accepter une nouvelle amputation dramatique du budget des armées. Si le geste ne manque pas d’un certain panache et d’un certain sens des responsabilités, il est très excessif d’ériger ce général arrivant à l’âge de la retraite en nouvelle icône. Comme le note fort justement Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-ingo.com dans une tribune libre parue sur Boulevard Voltaire le 21 juillet, il faut se garder d’oublier que « le général Pierre de Villiers est dans l’armée depuis 1973 et qu’il a passé sa carrière à obéir, y compris aux ordres et aux politiques les plus effroyables. Il n’a pas démissionné lorsque la France lui a ordonné d’entrer au Kosovo avec la KFOR (Kosovo Force/Force pour le Kosovo) et que l’on bombardait le peuple serbe, provoquant la création d’un Etat mafieux et islamiste au cœur de l’Europe. Il n’a pas démissionné de l’armée lorsque la France a contribué à détrôner et à assassiner Mouammar Kadhafi, provoquant la plus grande crise migratoire jamais connue à ce jour et un destin incertain pour notre civilisation. Il n’a pas démissionné, enfin, lorsque la France a décidé, à la botte des Américains, d’envoyer des jeunes mourir en Afghanistan, en Irak, en Afrique, pour combattre un islamisme que notre pays est, par ailleurs, incapable de combattre sur son propre sol. 

Qu’on arrête de se moquer du monde. Pierre de Villiers achève sa carrière débutée en 1973 par un coup médiatique lui assurant l’éternelle reconnaissance d’un peuple de droite décidément toujours aussi amnésique quant aux errances acceptées depuis trop d’années par le commandement de la grande muette. »

 

Au général Pierre de Villiers l’on nous permettra de préférer le maréchal Philippe Pétain qui fut d’une bien autre trempe. Précisément, la tombe du maréchal a été profanée dans la nuit de vendredi 21 au samedi 22 juillet au cimetière de Port-Joinville, sur l’île d’Yeu, un jour seulement avant le soixante-sixième anniversaire de sa disparition. Les gendarmes ont été appelés à quatre heures du matin pour l’incendie d’un container à proximité de la sépulture. A leur arrivée, ils l’ont retrouvé « incendié sur la tombe, la croix brisée ». Des « lettres inscrites à la bombe de peinture » ont été également découvertes. La tombe du maréchal Pétain est régulièrement dégradée car la haine envers cet homme d’Etat ne faiblit pas, alimentée à jets continus par les media, l’école, les différents lobbies. Et ceux qui sont le plus hostiles au maréchal, à son message, à son Etat, à sa devise, à sa vision du monde sont ceux-là mêmes qui ont conduit notre pays et notre peuple dans l’état où ils se trouvent l’un et l’autre aujourd’hui.

Le vainqueur de la bataille de Verdun en 1916 a été ignominieusement condamné à mort en 1945 pour « intelligence avec l’ennemi » et « haute trahison ». Ces accusations infamantes ne devraient-elles pas plutôt s’appliquer aux gouvernements successifs qui depuis des décennies ont irrémédiablement changé l’âme et le visage de notre pays ?

 

Voici l’avis du général Martinez sur la « rupture » entre les armées et le pouvoir politique.

 

Jamais un État en situation de guerre n’aura fait subir aux forces armées qui protègent la nation une diète aussi insensée et imprudente. L’annonce d’une coupe de 850 M€ du budget 2017 des armées qui représentent, en fait, les surcoûts des OPEX (opérations extérieures) et des OPINT (opérations intérieures) – non budgétés, il faut le souligner, car seuls 450 M€ l’ont été alors que le véritable coût est 1,3 Md€ – est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Il est vrai que le président de la République ne s’attendait pas à ce que le Chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, exprime sa désapprobation à la suite de cette décision prise par le gouvernement. Complètement étranger à l’institution militaire et à la culture qui habite ceux à qui la France a confié son épée, il vient de découvrir qu’au sommet de la hiérarchie militaire un général, voire des généraux, ose(nt), lorsque l’intérêt supérieur du pays et de la nation est en cause comme c’est le cas aujourd’hui, exprimer son (leur) désaccord.

Alors, il a cru bon de devoir, lors de son discours aux armées, la veille de la fête nationale, humilier le CEMA avec des propos inappropriés mais révélateurs d’un orgueil démesuré qui ne supporte pas la contradiction, rappelant notamment qu’« il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique ». Peut-on relever que le CEMA s’est exprimé – et c’est un devoir légitime – à huis-clos devant les parlementaires concernés par le sujet ? Peut-on ajouter que le président de la commission qui l’auditionnait a regretté les mesures prises par le gouvernement et a donc approuvé les conclusions émises ? N’est-ce pas le président de la République lui-même qui, par sa déclaration brutale, étale ce débat sur la place publique ? Mais peut-être est-ce par calcul afin de signifier au CEMA que son crime de lèse-majesté n’a qu’une issue, son départ.

Cependant, il n’est pas certain que le président sorte grandi de cet incident. Rappeler, en effet, sur un ton condescendant et méprisant quele chef, c’est lui peut non seulement être considéré comme une réaction d’enfant gâté mais constitue, à l’évidence pour qui a commandé des hommes, une faute qui se traduit par une marque non pas d’autorité mais d’autoritarisme. Mais cette réaction se révèle être surtout une marque de faiblesse préjudiciable pour la confiance à son égard.

Permettons quelques observations probablement désagréables mais difficilement contestables.

Première anomalie, s’agissant de la répartition de cette purge budgétaire pour 2017 entre les ministères, les armées se voient appliquer injustement 20% du total alors qu’en toute équité cela aurait dû représenter 13%. Les armées sont donc doublement pénalisées.

Ensuite, on peut s’étonner que le Premier ministre, « découvre » avec le rapport de la Cour des Comptes le déficit à combler pour 2017 pour respecter la volonté de Bruxelles et le qualifie d’inacceptable. En effet, le président de la République, héritier direct du quinquennat précédent en matière économique n’était-il pas à la manœuvre jusqu’à la fin du mois d’août 2016 et donc responsable au moins partiellement de cette situation ?

Enfin, last but not least − comme dirait le président qui s’exprime beaucoup en anglais au lieu de le faire dans la langue de Molière pour défendre et faire rayonner la langue française − il est aujourd’hui au pouvoir grâce à un coup d’État institutionnel, n’ayant, de surcroît, obtenu que 18% des voix des électeurs inscrits au premier tour de l’élection présidentielle! ...

Et pour couronner le tout, avoir jeté l’opprobre sur la France en accusant notre pays d’avoir commis un crime contre l’humanité en évoquant la colonisation restera pour les patriotes – notamment au sein du monde militaire – une tache indélébile.

Cela dit, ce sérieux désaccord entre le CEMA et le Chef de l’État révèle simplement le niveau atteint par l’incompréhension et le décalage énorme qui s’est instauré entre le militaire et le politique en matière de conception de la gouvernance du pays sur le long terme qui doit viser la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur. Il y a aujourd’hui, incontestablement, un fossé qui s’est creusé et qui sépare l’approche des problèmes du monde, et par voie de conséquence du pays, entre le militaire et le politique dont les logiques et les horizons sont par nature différents.

Le premier voit loin et la permanence de la défense du pays et de ses intérêts, la sécurité et la protection de la nation restent un tourment constant qui dépasse le temps présent et s’inscrit dans le temps long.

Le second détient le pouvoir après avoir gagné des élections qui consacrent généralement des ambitions personnelles mais l’exerce le plus souvent soumis au cours des événements qu’il ne maîtrise pas toujours et qui le maintient dans une vision qui, la plupart de temps, ne dépasse pas le court terme et qui s’inscrit donc dans le temps court.

Mais le destin du peuple, le destin de la nation, s’inscrivent dans le temps long.

Alors, s’agissant de la sécurité à l’extérieur, chacun sait que depuis très longtemps le budget de nos forces armées a servi de variable d’ajustement et il faut reconnaître que depuis la fin de la Guerre froide la situation n’a fait qu’empirer, la détérioration de nos capacités opérationnelles ayant atteint un niveau critique mettant en danger la vie de nos soldats engagés en opérations. Cette détérioration a d’ailleurs déjà mené à une rupture irréversible des capacités dont la conséquence pour nos forces armées se traduit par un déclassement stratégique extrêmement préjudiciable pour la France et dangereux pour la défense de nos intérêts dans le monde.

C’est la conséquence du relâchement de l’effort de défense qui en une trentaine d’années est passé de 3% à 1,5% du PIB.

Et les promesses de relever cette part du PIB à 2%, à l’horizon… 2025, sont indécentes compte tenu de l’état plus que préoccupant de nos forces armées. Et c’était le devoir du CEMA de le dire.

Quant à la concorde à l’intérieur, elle dépend essentiellement du niveau de cohérence interne de la société qui se caractérise par sa culture et donc son identité.

Force est de constater que la société française n’est plus aujourd’hui une société apaisée et ne le sera plus avant longtemps en raison de la fracture identitaire qui lui est imposée contre son gré avec une immigration de peuplement qui a marqué les quatre dernières décennies et à laquelle il faut ajouter aujourd’hui la submersion migratoire qui frappe l’Europe, sans réaction de l’Union européenne ou des chefs d’État européens, à l’exception de ceux du Groupe de Visegrad.

Circonstance aggravante, cette immigration de peuplement, complétée par cette submersion migratoire africaine, véhiculent une culture hostile à la nôtre et incompatible avec la démocratie.

Refuser de le comprendre met en sérieux danger l’avenir de la nation et de l’Europe.

Le terrorisme islamique qui sévit le confirme et nos forces armées exsangues sont engagées également sur le territoire national alors qu’elles n’ont jamais été autant sollicitées sur les théâtres extérieurs depuis la fin de la Guerre froide et alors qu’elles ont perdu avec les purges engagées au cours des deux derniers quinquennats 70.000 hommes !

Une chose est certaine : le CEMA a été humilié publiquement et ceux qui portent l’uniforme ou qui l’ont porté se sentent offensés car il ne s’agit pas d’une lutte engagée pour des intérêts personnels ou pour des intérêts propres aux armées mais pour la défense de la France et de son peuple aujourd’hui en guerre. Ne pas vouloir le comprendre est irresponsable et augure mal de l’aptitude du chef de l’État à appréhender les vraies menaces qui pèsent sur la nation.

Sans remettre en cause la primauté du civil sur le militaire, il convient cependant de rappeler que les forces armées exercent un sacerdoce au service avant tout du Peuple, quels qu’en soient ses représentants.

Cela dit, cette situation de crise est à rapprocher de celle qui s’est déjà produite il y a deux ans et au cours de laquelle, pour des raisons portant sur des réductions importantes d’effectifs décidées alors que la France est en guerre, le CEMA et les chefs des trois armées (Terre, Air, Mer) ont déjà failli démissionner. Le ministre de la Défense avait alors su exercer son rôle notamment de médiation et convaincre le président de la République.

Aujourd’hui, deux mois après le début du quinquennat, nous en sommes déjà à un second ministre, non plus de la Défense mais des Armées, court-circuité car son champ d’action a été réduit, le président ayant décidé de s’accaparer toutes ces prérogatives, avec le risque évident d’être en permanence en première ligne.

On ne voit donc pas pourquoi les trois autres chefs des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, solidaires du CEMA, pourraient ne pas le suivre cette fois-ci en démissionnant également. Une crise serait alors ouverte mais qui aurait le mérite de créer un choc pour rappeler à nos élites politiques leurs devoirs à l’égard de la nation en sérieux danger sur son propre sol. Des drames sont, en effet, en train de se préparer et les responsables politiques ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Avec mon essai « Quand la Grande Muette prendra la parole » (éd. Apopsix), préfacé par Ivan Rioufol, nous sommes dans l’actualité et dans le vif du sujet.

Général (2s) Antoine Martinez
Coprésident des Volontaires Pour la France