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22/05/2017

Investiture de Macron au service de la finance internationale et de l’euromark...

Le 14 mai, ce n’est pas entre l’Élysée et l’Étoile que se déroulait l’événement national : c’est une avenue presque déserte que Macron a remontée, tandis que les patriotes, en grand nombre, défilaient pour rendre hommage à Jeanne d’Arc entre l’Opéra et les Pyramides. Un Macron qui, pour se faire élire, a surtout pratiqué l’art de l’instrumentalisation. N’est-ce pas Orléans et la célébration des fêtes johanniques qu’il avait choisis, en 2016, pour se poser en homme d’État ? Et n’est-ce pas de nouveau, un an plus tard, le jour de la fête nationale de Jeanne qu’il a été investi ? Certainement a-t-il dû voir là un signe trop grand pour lui, puisqu’il a, dimanche dernier, ignoré Jeanne.

Un autre que lui, un patriote tout simplement, aurait vu au contraire dans la répétition de cette date l’exigence toute tracée de son mandat : redonner à la France son indépendance. Et n’aurait pas manqué durant sa journée d’aller déposer une gerbe à la statue des Pyramides… Mais, des Pyramides, il préfère à l’étendard de la statue de Jeanne le triangle de Peï…

Dès le lendemain, François Hollande nommait Alain Juppé Premier ministre. Pardon, Emmanuel Macron chargeait Édouard Philippe de composer le gouvernement. Du vin vieux dans de nouvelles outres… Que dire d’autre en effet d’une nomination qui, loin d’être une révolution, s’apparente surtout à un retour en force de la cuisine politicienne de la IVe République, enterrant ce qu’il reste des institutions de la Ve ? À l’heure où nous écrivons, nous ne connaissons pas encore les membres du gouvernement que le président de la République aura nommés sur proposition du Premier ministre, selon la formule consacrée… Mais nul besoin d’être un devin pour savoir que ce gouvernement, évidemment « resserré », se voudra, comme annoncé, sur fond de parité, un subtil dosage non seulement entre politiques et membres de la société civile mais aussi entre fidèles de la première heure et débauchés du PS et de LR… Histoire d’affaiblir les partis de gouvernement, qui n’ont toutefois pas encore rendu l’âme, au profit d’un nouvel appareil à la solde du nouveau président. Mais un nouvel appareil qui devra tout, précisément, à des politiciens venus des anciens… Amenant avec eux, comme une seconde nature, les vieilles pratiques…

Édouard Philippe, un boulet

D’ailleurs, Édouard Philippe lui-même fait déjà débat. Disciple d’Alain Juppé, il l’est à coup sûr sur la question du communautarisme, le maire du Havre ayant pour l’islamisme politique la même indulgence que le maire de Bordeaux... C’est ainsi qu’il n’a pas hésité, le 15 octobre dernier, à prêter une salle municipale pour une conférence organisée par l’UOIF, durant laquelle se sont exprimés des orateurs prônant un islam radical! Il est vrai qu’en 2013, il avait déjà inauguré une mosquée proche des Frères musulmans. Quant à l’Observatoire du nucléaire, il dénonce la nomination au poste de Premier ministre d’un personnage qui aurait, en raison de son passé françafricain et uranifère, des mains « très… radioactives ». Il faut également rappeler, à la suite de Mediapart, les défaillances, en 2014, de sa déclaration de patrimoine, qui le feront écoper d’un blâme de la part de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, pour « manquements d’une certaine gravité ». Aux questions sur la valeur de son patrimoine, n’a-t-il pas répondu n’en avoir « aucune idée » ? La nomination de Philippe est une provocation de l’oligarchie à l’égard du pays réel. Elle traduit toute l’arrogance et tout le mépris de la France de Macron à l’égard de la France qui travaille et qui souffre et qui connaît, elle, quand elle en a un, la maigre valeur de son petit patrimoine. Il n’est donc pas certain que, dans sa hâte à débaucher un quadra des Républicains proche de Juppé, Macron soit tombé sur le bon numéro… et que celui-ci ne soit pas bientôt pour lui plus un boulet qu’un collaborateur lui permettant de parvenir rapidement à ses fins : recomposer à son profit le paysage politique français tout en en conservant son vice rédhibitoire, servir les intérêts de l’oligarchie. Une oligarchie qui a tout de suite adoubé Macron, rassurée que, poursuivant une tradition de servilité inaugurée par Sarkozy et poursuivie par Hollande, il soit allé, aussitôt après avoir nommé le Premier ministre, faire allégeance à Berlin, capitale d’une Allemagne qui codirige l’Europe avec la Commission européenne. En donnant ce gage de soumission, Macron a évidemment rassuré les marchés : il sera bien au service exclusif de la finance internationale et de l’euromark.

Son objectif premier, ce sont les législatives : s’assurer une majorité solide pour pouvoir réaliser son programme en toute quiétude. Certes, rien n’est jamais acquis : cette majorité, Hollande ne l’avait-il pas avant que des frondeurs ne décrédibilisent son autorité et sa politique ? D’où sa tentative d’enliser dans un vaste marais allant du centre droit au centre gauche des professionnels déjà blanchis sous le harnais politicien, tout en espérant que ceux des élus de la société civile qui lui devront tout lui demeurent d’une fidélité sans faille.

Encore une fois, les Français ne devront compter que sur eux-mêmes. Car rien ne serait plus dangereux pour le pays que Macron arrive à ses fins.

Le Front national est manifestement trop occupé par ses dissensions internes pour constituer, au mois de juin, une force parlementaire crédible d’opposition nationale. L’échec de son alliance avec Debout la France en est un présage supplémentaire. Il n’est donc pas certain qu’il arrive à faire élire ces quinze députés qui lui permettraient d’obtenir un groupe à l’Assemblée. La contre-performance de Marine Le Pen à l’élection présidentielle laissera des traces profondes après avoir été une source immédiate de déception pour ses électeurs, dont une grande partie des 10,5 millions du second tour bouderont le vote FN en juin. Quant au retrait de Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est mise en réserve de la République après un parcours sans faute, peut-être participera-t-il d’une recomposition du camp national, mais ce sera pour bien après les législatives ! Seule perspective immédiate : tout faire pour que Macron ne puisse disposer d’une majorité à l’Assemblée .

 

17/05/2017

Journée mondiale contre « l’homophobie » : l’inversion dialectique au service de la tyrannie des minorités !

 

 
Journée mondiale contre « l’homophobie » : l’inversion dialectique au service de la tyrannie des minorités.
 

C’est aujourd’hui la « journée mondiale contre l’homophobie », et, à l’écoute du traitement que nos médias en donnent, l’on ne peut que constater à quel point cette occasion sert de pretexte à une entreprise de subversion des valeurs et des normes. Sur les chaînes de télévision et les stations radio, le matraquage est permanent, avec la complicité d’associations LGBT dûment subventionnées avec l’argent public.

 

Ainsi, par un retournement dialectique dont la pensée marxiste a le secret, ce sont les minorités qui doivent imposer leur autorité tyrannique à la majorité et les normes qui sont jugées anormales. Les défenseurs des structures naturelles de la parenté, de la famille, de la filiation et de la société, modèles anthropologiques essentiels et immémoriaux, sont donc frappés du sceau infamant de « l’homophobie » et la doxa nihiliste n’hésite pas à pratiquer sur eux les pires amalgames : les marcheurs des Manifs pour tous deviennent aussi rétrogrades et intolérants que des hordes fascistes, quand ils ne sont pas rendus responsables des suicides chez les homosexuels !

 

Préserver les normes et les équilibres, c’est devenir anormal et déséquilibré dans un système politico-médiatique où le minoritaire et le marginal font la loi et définissent ce qu’il est licite de penser ou non. Ce totalitarisme, loué par des générations d’intellectuels gauchistes comme Michel Foucault, continue son travail de sape contre les fondements de notre civilisation et de nos mœurs. Il dicte sa morale et jette ses anathèmes avec le fanatisme de ceux qui sont persuadés d’appartenir au Camp du Bien.

 

Plus que jamais, le courage moral est nécessaire pour résister à toutes les formes de mensonge, de décadence et de perversion qui dessinent un avenir très sombre pour nos sociétés.

 

15/05/2017

Le sort qui attend Emmanuel Macron : un enlisement progressif ! ...

 Emmanuel Macron n’a été élu qu’avec 43% des électeurs français inscrits tandis que près de la moitié d’entre eux l’ont choisi par défaut contre Marine Le Pen au second tour. Cette base ne représente au final que 25% de l’électorat. Le manque évident d’enthousiasme populaire traduit une profonde défiance vis-à-vis du gouvernement que le matraquage médiatique ne pourra pas dissiper.

Le « pragmatisme » affiché, essentiellement inspiré des cercles parisiens connectés aux intérêts financiers occidentaux, arrive trop tardivement pour faire la différence. Sont évoqués la refonte du Code du Travail ou l’alignement des retraites du secteur public sur celle du secteur privé. Autant de réformes qui visent, en théorie, à maintenir l’Hexagone dans le cœur euro-germanique de l’économie continentale.

En réalité, cette « austérité » modérée – faite d’impôts, de flexibilité accrue et de réduction marginale de la dépense publique – ne permettra pas à l’économie française de progresser.

Elle va immanquablement faire baisser la consommation domestique sans réellement dynamiser la production, l’état français étant bien trop endetté pour réduire significativement sa fiscalité. Au surplus, la révolution anti-bureaucratique et anti-centraliste dont dépend la libération d’une économie exsangue n’est pas prévue. Enfin, la crise des dettes souveraines devrait exploser sous son quinquennat, emmenant l’économie mondiale dans une dépression inédite.

A bien des égards, Emmanuel Macron ressemble à l’italien Matteo Renzi. Ce trentenaire a, lui aussi, fait illusion quelques temps à la tête du gouvernement italien. Réformes fiscales et institutionnelles étaient censées redresser l’Italie. Las, avec un taux de natalité désastreux et un endettement colossal, l’âge du premier ministre n’était pas de nature à changer les faits structurants du pays. Tentant de sortir de l’ornière, il a échoué à remporter un référendum sur une réforme régionale.

C’est, probablement, le sort qui attend Emmanuel Macron : un enlisement progressif.

Fait marquant, la gauche néo-communiste menée par Jean-Luc Mélenchon a refusé d’appeler à voter pour le candidat du centre-gauche. Cette décision a permis aux quelques 20% ayant voté pour ce mouvement de ne pas se démobiliser. On a également vu l’extrême-gauche manifester contre les deux candidats présents aux second tour, refusant de fait le « front républicain ». Si l’on y ajoute le vote FN, blanc et l’abstention, il est évident que le président français fait face à un bloc hostile ultra-majoritaire.

Macron a réussi à faire une OPA sur le centre français, mais le coût en est une guerre sur deux fronts : à gauche et à droite. Une émulation – involontaire – entre la droite nationaliste et la gauche radicale est en cours. Chacun pour ses raisons perçoit le centre comme un ennemi absolu.

Les marchés internationaux vont rapidement déchanter, une fois passer l’euphorie de l’élection du candidat de la continuité. Précisément, ce dernier va garantir l’inertie prévalant sous François Hollande et Nicolas Sarközy car c’est ce pourquoi il a été élu.

Les Bretons ont voté plus massivement qu’ailleurs en faveur d’Emmanuel Macron. Cependant, 25% d’entre eux ont opté pour le FN, un record. Ce vote massif va, paradoxalement, engendrer une volatilité inédite en Bretagne où le Parti Socialiste Français s’effondre. Le mouvement du président français, « La République en marche », ne dispose d’aucune véritable base militante en l’absence de corpus idéologique stable. Il s’agit donc d’élire des notables ou politiciens recyclés sur le tard que rien n’unifie si ce n’est l’opportunisme. Les dissensions ne manqueront pas de surgir à la première occasion.

Macron représente l’union sacrée des rentiers du système qui se savent minoritaires et à court de temps.

L’opposition au Front National – devenue une fin en soi ces derniers mois – n’est pas un programme politique. Et face à l’inévitable immobilisme de la bourgeoisie dominante qui travestit le statu quo en « réformes », nombreux sont ceux qui vont découvrir la nécessité de la rupture.

En Bretagne, cette rupture est nécessairement institutionnelle : l’autonomie.