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10/07/2017

Avec la fin du G-20 qui s’est tenu à Hambourg, et après les deux discours d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe, au Congrès et devant l’Assemblée Nationale , l’ampleur de l’échec à venir de Macron se confirme .

 

Ce Président, élu sur un malentendu et appuyé sur une majorité, qui est elle-même probablement la plus mal élue de la République, va plonger la France dans une crise profonde.

 

L'illusion de la diplomatie

Il faut reprendre ici la chronologie. A Hambourg, Emmanuel Macron, et la France avec lui, a été inaudible. La première rencontre personnelle entre Donald Trump et Vladimir Poutine a, naturellement, concentré l'attention. Mais, la France n'a pu faire entendre sa voix. Cela confirme un constat que l'on pouvait déjà tirer après l'échec personnel pour Emmanuel Macron qu'avait représenté le sommet européen des 22 et 23 juin. Il y avait été incapable de faire prendre en compte des revendications, que l'on peut trouver restreintes et qui constituaient le socle minimal des demandes françaises, à ses collègues de l'Union européenne.

 

On comprend aujourd'hui que la stratégie d'Emmanuel Macron se déploie en deux temps. Dans le temps diplomatique, il entend jouer les intermédiaires entre Donald Trump et Angela Merkel, afin de bâtir un rapport de force vis-à-vis de l'Allemagne. C'est bine là le sens de l'invitation qu'il a adressée au Président des Etats-Unis, invitation que ce dernier a acceptée, à venir assister avec lui au défilé du 14 juillet. Mais, il est clair que cela n'aura que peu d'effets. Donald Trump, dont on dit souvent que le comportement est erratique, poursuit en réalité une politique claire de défense des intérêts de son pays et il sort renforcé du G-20 dont le communiqué final acte de l'impossibilité à bloquer la politique des Etats-Unis. Cette politique est aujourd'hui contradictoire avec celle de l'Allemagne. Angela Merkel, qui affronte avec sérénité des élections au mois de septembre prochain, n'a d'ailleurs nullement l'intention, ni la volonté, de faire la moindre concession que ce soit à Donald Trump ou, indirectement, à Emmanuel Macron. En effet, aujourd'hui le cadre de l'UE de la zone Euro fonctionne à plein pour les intérêts des entreprises allemandes. Elle n'acceptera donc des changements que contrainte et forcée.

 

Emmanuel Macron a-t-il lu Jack London?

Inquiet dès le conseil européen de fin juin de la tournure prise par le volet diplomatique de sa stratégie, Emmanuel Macron a décidé de mettre en œuvre un volet interne. C'est le sens du discours d'Edouard Philippe, mardi 4 juillet, devant l'Assemblée Nationale. Prenant prétexte de la « découverte » par la Cour des Comptes d'un trou de 9 milliards dans les estimations budgétaires, il a décrété un tournant austéritaire, un de plus, pour l'économie française. Mais on peut certes s'étonner de la « découverte », quand on se rappelle qu'Emmanuel Macron fut le Ministre de l'économie jusqu'à l'été 2016. Il s'agit bien évidemment d'un prétexte ! ...

 

En annonçant des coupes importantes dans les dépenses publiques (80 milliards sur 5 ans), le gel du point d'indice des fonctionnaires qui ont pourtant perdu largement en pouvoir d'achat depuis dix ans, et diverses autres mesures dont bien entendu la fameuse réforme du Code du Travail dont les conséquences en matière de pouvoir d'achat serons considérables, Edouard Philippe entame un nouveau tournant austéritaire. Mais, il n'en dit pas la véritable raison.

 

Emmanuel Macron est persuadé que c'est en appliquant cette politique, et en remettant la France dans une orthodoxie comptable (avec le respect strict de la règle des 3% du déficit), qu'il va construire sa crédibilité face à l'Allemagne et à Mme Angela Merkel.

Cela revient à croire que c'est en s'imposant une purge amère que l'on peut être pris au sérieux. Cette logique fut magnifiquement décrite il y a 100 ans par Jack London dans un de ses nouvelles, La Force des Forts (1). Sauf que la politique internationale n'obéit nullement à ces règles enfantines. Elle implique des logiques d'alliances, avec des pays connaissant les mêmes problèmes que nous, et surtout elle implique que l'on nous croit capable de « casser la vaisselle ».

 

Les conséquences d'une stratégie perdante

 

 
Cette purge austéritaire va plonger la France dans un nouvel épisode de récession.
Nous vivons aujourd'hui sur un « plateau », lié à l'amélioration du pouvoir d'achat qui s'est manifestée depuis l'hiver 2016. Mais, la contraction relative des revenus nominaux associée à une (très petite) poussée d'inflation, va provoquer une détérioration du pouvoir d'achat à partir de la fin de l'année 2017. Si, en 2018, viennent se combiner à cette détérioration les effets des mesures d'austérité décidées par Edouard Philippe et les effets des mesures structurelles, dont celles concernant le Code du Travail, alors la consommation et le revenu disponible des ménages se verront amputés. Cela conduira à une nouvelle période de baisse de l'activité, tout comme la politique de François Fillon, ou le choc fiscal de François Hollande avaient eux-aussi conduit à des baisses d'activités, autrement dit à des hausses, plus ou moins importantes du chômage.

On comprend que les français, dans leur grande majorité, soient plus que circonspects quand aux mesures promises et annoncées par Emmanuel Macron et Edouard Philippe.
 
Il faut toujours le rappeler, le Président Macron a été élu sur un malentendu, par défaut, et sa majorité a réuni la plus faible proportion des inscrits par rapport à son nombre effectif de députés.

 

L'accumulation de poudre dans la Sainte-Barbe du navire France n'implique pas, évidemment, que tout va sauter. Mais, danser dans cette Sainte-Barbe avec une torche à la main, ce qui est métaphoriquement ce que font tant Emmanuel Macron qu'Edouard Philippe, et La République en Marche, dont l'attitude à l'Assemblée nationale par son refus du pluralisme mais aussi de par l'inexpérience de nombreux de ses députés, pose un véritable problème à la démocratie, est une attitude profondément malsaine et irresponsable.


(1) London J.: Les Temps Maudits, publié en français par 10-18 / UGE, Paris; la nouvelle La Force des Forts ouvre ce recueil.

 

Ces industriels qui financent Hulot et le "réchauffement climatique" ...

 

Les grandes armes de la déstructuration et de l'uniformisation des sociétés traditionnelles sont le Réchauffement Climatique anthropogénique, les énergies renouvelables, la migration de masse et le développement durable dont la bio-diversité est depuis le sommet de Rio de 1992 le vrai poumon …

 

A la condition toutefois qu' elle ne concerne que les écosystèmes, les espèces et les gènes mais justement pas les races qui n'existent pas que l'on entend fusionner au plus vite. Afin qu'en effet, noyées dans un magma global, elles cessent d'exister.

 

D'où l'importance qu'ont prises ces notions dans l'économie du monde au point que plus l'on accuse les banques et le système militaro-industriel de financer les organisations climato-sceptiques et anti-mondialistes et plus en réalité elles sponsorisent l'imposture écologiste par le truchement de leurs Fondations.

 

Si on pouvait encore en douter, le parcours du charlatan Hulot serait là pour le démontrer. Deux rappels historiques devraient y suffire.

 

Sa nomination par Hollande en décembre 2012 au poste « d'envoyé spécial pour la protection de la planète », avec à la clé son rôle majeur dans l'organisation de la COP 21. «Les objectifs de cette mission, dira-t-il, seront de sensibiliser, d'informer et de mobiliser la communauté internationale sur la crise écologique mondiale et les moyens pour y faire face, notamment là où ces enjeux ne sont passuffisamment pris en compte».

En 2002 déjà il avait accompagné Jacques Chirac au Sommet Mondial du Développement Durable de Johannesburg.« La maison brûle », s'était écrié celui-ci, omettant de préciser que c'était peut-être la conséquence des masses qui y pullulaient.Ils y rencontrèrent longuement le Saint des Saints, Mandela.

 

La lune de miel avec Sarkozy dura moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Entre le retrait de la loi carbone pour l'un et la porte du Grenelle de l'Environnement claquée par l'autre, il y a toute la différence existant entre l'écologie utopiste et la réalité d'un monde qui roule vers ses 11 milliards de

terriens. Mais c'est également toute la futilité du message de Hulot, étranger à la tragédie à laquelle est confrontée notre planète. li est vrai que ce nouveau ministre d'opérette, détesté de la plupart des véritables écologistes, n'a jamais cessé d'être un mercenaire des intérêts corporatistes transnationaux.

Ayant été stipendié au cours de sa carrière par Bouygues, EDF, L'Oréal, Veolia, Volvo, Autoroutes du Sud, Telekom, TF1, Valoplast, Apple, Decathlon, Lafarge, St Gobain, Tetra Pak, Sanofi, le Groupe Accor, Vinci etc ...

Eva Joly qui le détestait le disait« candidat des multinationales ». D'autres moins aimables parlèrent «d'escrologiste ». Ou encore de "télécologiste" ou de "hélicologiste".

Il faut en effet ne pas d'oublier que ce brave garçon, pendant des années, fut payé par TF1 33000 euros par mois pour quatre émissions annuelles d'Ushuaia d'une durée d'une heure, sponsorisées par Rhône-Poulenc, véritable archétype d'entreprise capitaliste pollueuse et destructrice de l'environnement.

 

Pour trouver aussi profondément inféodé au monde de l'argent et de l'industrie toxique sans doute faut-il aller chercher du côté du WWF et de Greenpeace. Et encore ...

 

R.B.

 

07/07/2017

« Les actes de Simone Veil sont horribles » (Dr Xavier Dor) .

 

Tandis que peu de voix discordantes osent interrompre le concert de louanges qui entoure Simone Veil depuis l’annonce de son décès, nous croyons utile de republier l’article du Docteur Dor paru dans le journal Présent du 17 mars 2010.

 

18 mars 2010 : entrée de la culture de mort à l’Académie française

 

La culture de mort est entrée dans notre société en 1967, le 28 décembre, jour anniversaire du massacre des Saints Innocents. L’auteur de la loi qui a autorisé l’usage de la pilule et la contraception est Lucien Neuwirth, franc-maçon, ce qui n’a jamais effrayé le gaullisme, même vieillissant.

La loi avait été précédée le 23 septembre de la même année par une redéfinition, dans le Code de la santé publique, du mot « médicament » : substance permettant de soigner et, éventuellement, guérir, mais aussi « capable de modifier les fonctions organiques ». Les choses iront si loin que l’on parlera d’IVG médicamenteuse, mortelle pour l’enfant et non sans danger pour la mère.

La pilule qui s’oppose à la fécondation a été présentée comme moyen d’éviter un avortement. En réalité – tout est là – la contraception n’a d’autre but que la libération sexuelle séparant la sexualité et la fécondité.

La chose est si claire que le MFPF (Mouvement français pour le planning familial) a inscrit dans ses statuts : art. 1-5, « le droit à la contraception et à l’avortement ».

La contraception est une guerre déclarée à la chasteté, à la fidélité, à la maîtrise de soi, ouvrant la porte à la débauche et au meurtre.

Restait la loi de 1920 qui poursuivait et condamnait l’avortement. Il fallait compléter la loi de 1967. Suivit une campagne effrénée des féministes. Giscard, pour se faire élire à la présidence en 1974, fit le tour des loges. Et ce fut la loi Giscard-Chirac-Veil, dite loi Veil. Elle fut votée le 29 novembre à 3 h 40 du matin : la gauche avait fait bloc et la droite avait apporté le tiers de ses voix. La loi fut appliquée le 17 janvier 1975.

D’où viennent les lois de 1967, 1975 et les suivantes ? Elles sont les filles de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1789, art. 6, tiré du Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau : « La loi est l’expression de la volonté générale. »

L’homme, désormais, décide lui-même du bien, du mal, du vrai et du faux, du juste et de l’injuste. Il ne dépend plus de la raison droite, celle d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin mais de la raison seule, celle des Encyclopédistes et de Robespierre.

L’Académie française a été fondée sous Louis XIII par un cardinal respectueux de la loi divine. C’est maintenant le règne des Droits de l’homme sans Dieu, d’une République qui donne le droit à l’élimination des plus faibles.

En abrogeant la loi de 1920, faisant ainsi sauter le dernier verrou, la loi Veil n’a pas fondé la culture de mort mais elle l’a consacrée. Sa consécration est un sacrilège et ce sacrilège est celui de la transgression de la loi divine et de la loi naturelle, non par changement de civilisation mais par sa négation : l’élimination du plus faible et de l’innocent.

La loi a tout perverti :

La justice. En dépouillant de toute protection juridique l’enfant non né de moins de 10 semaines : on peut le considérer et le traiter comme une chose.

La médecine. Pour être sans danger, l’avortement doit être propre. Le crime doit être médicalisé. Le serment d’Hippocrate est expurgé. Toute la profession est sinistrée. Actuellement, plus de 95 % des gynécologues font des avortements. Aucun d’eux ne peut devenir chef de service s’il n’accepte pas d’en pratiquer. La clause de conscience est reconnue aux médecins mais non aux pharmaciens.

Le langage. L’Académie est la gardienne de la langue française, claire et belle. La règle ici est la confusion, celle de Babel :

— si l’article 1er de la loi affirme le principe du respect de la vie dès son « commencement », c’est pour, aussitôt, y déroger.

— la contraception – pilule, implant, stérilet – ne s’oppose plus ou guère à la fécondation mais à la nidation de l’œuf : elle tue un œuf dans le sein de sa mère. L’avortement est si précoce qu’il passe inaperçu. On appelle contraceptif ce qui, en fait, est le plus souvent abortif.

— médecin-assassin, médicament-poison font d’étranges figures. Le mensonge cache l’homicide.

La conscience. Madame Veil, le 3 mars 1975, un mois et demi après la parution de la loi, a déclaré au Times : « En modifiant la loi, vous pouvez modifier fondamentalement le modèle du comportement humain. Cela me fascine. »

La maternité, la paternité, la fratrie, la famille. Une femme peut tuer son père, sa mère, son voisin, c’est gravissime. Mais elle seule peut tuer ou faire tuer son propre enfant. La maternité est inscrite au plus profond d’elle-même et y porter atteinte, c’est la dénaturer. La loi permet de tuer mais ne permet pas de s’en consoler. Le père renonce à sa paternité, la fratrie est prise entre le soupçon, la crainte et la violence : « Et si cela avait été moi ? »

La recherche scientifique. La période embryonnaire, dans l’espèce humaine, dure 8 semaines. La loi est donc un trésor pour tous ceux qui veulent manipuler l’embryon. La liberté de recherche scientifique doit être absolue « contre les interdits moraux » (Alain Bauer). On peut rappeler ici les libertés que prennent les comités d’éthique et les lois bioéthiques.

L’Etat, mené par la franc-maçonnerie et le laïcisme, a fait sienne, sans discontinuité, la culture de mort, chaque gouvernement apportant sa pierre ; il est responsable de millions de morts de futurs citoyens. Servitude des médias, mainmise sur l’Education…

L’Eglise a été contaminée largement. D’après Madame Veil elle-même, la loi ne serait pas passée si les évêques s’y étaient opposés plus fermement. Prudence, pour ne pas dire lâcheté, de nos pasteurs. « Laïcité apaisée », silence des paroisses – complicité même : dans le journal la Croix du 1er avril 1993, un Vendredi Saint, Madame Veil était célébrée : « Prima donna inter pares », « haute figure morale », « grande figure morale ». Pas un mot sur l’avortement.

Et que dire des catholiques qui utilisent le stérilet ?

Madame Veil a ses partisans, mais au-delà, il y a tous ceux qui ont pour elle de l’admiration et même de la dévotion. Il faut y voir, semble-t-il : l’image de son passé douloureux, l’audace – terrible – de briser un interdit pour libérer la femme… mais à quel prix !

Les honneurs dont elle ne cesse d’être comblée par les pouvoirs publics successifs… L’intérêt des politiques, des féministes, du Planning, des chercheurs, des industriels, des arrivistes…

Mais le plus important est le conditionnement des esprits, celui-là même dont elle parlait lors de son interview au Times : « modifier fondamentalement le modèle du comportement humain », celui dont parlait Orwell dans son livre, 1984, à propos de Big Brother : « 2 + 2 = 5. Je ne te dis pas de le dire, je te dis de le penser. » Il ne s’agit plus ici de Staline mais de la franc-maçonnerie, du mondialisme, du grand capitalisme, de l’athéisme, libéral ou marxiste, de l’anarchie.

Simone Veil a choisi d’en être le symbole populaire. L’a-t-elle fait de gaieté de cœur ? On a du mal à le penser. Nous ne sommes pas là pour la juger, elle ne porte pas toute seule la responsabilité mais ses actes sont horribles.

Orwell terminait son livre en parlant de son héros malheureux, Winston, par cette dernière phrase : « Il aimait Big Brother. » Il faudrait plutôt parler d’aliénation ou de syndrome de Stockholm : on aime la main qui vous frappe.

Xavier Dor