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Insécurité

  • La France en 2022 .

    LA NOUVELLE ANNÉE commence aussi mal que la précédente s’était achevée.

    Le président de la République multiplie les provocations : à peine la France avait-elle prise pour six mois la présidence tournante de l’Union européenne, ce machin supranational, antinaturel et antichrétien, que l’emblème européiste bleuâtre flottait sous l’Arc de Triomphe en lieu et place du drapeau national, signe ostentatoire que leur prétendue Europe se fait contre la France, qu’avec leur Union européenne notre patrie se défait. L’Europe bruxelloise, cheval de Troie de l’atlantisme, du mondialisme, de l’écologauchisme et de l’homosexualisme, bref du cosmopolitisme, de la révolution arc-en-ciel, est une machine de guerre contre la France et a vocation à se substituer à elle. Ce n’est pas un hasard si, d’après le quotidien britannique The Telegraph, la France macronienne serait prête à céder son siège du Conseil de sécurité aux Nations unies à l’Union européenne. Même si l’Elysée a démenti cette information, des parlementaires de la République en marche se sont déjà clairement prononcés dans ce sens au nom de leur européisme fanatique qui consiste dans les faits à faire disparaître la France, à fondre notre patrie dans un ensemble technocratique qui n’est en rien une nation et qui ne repose sur aucune réalité charnelle.


    Nous commémorons cette année le trentième anniversaire du référendum sur le traité de Maastricht qui ouvrit la voie à la disparition de notre monnaie nationale, notre compagnon de route de 632 ans, depuis Jean II Le Bon, le franc, mot qui veut dire libre. Nous étions le seul pays au monde dont la monnaie portait le nom, et dont le nom était une vertu. La monnaie est l’un des principaux attributs de la souveraineté. En renonçant à ce pouvoir, nous avons beaucoup perdu et ouvert la porte à la destruction méthodique de tous nos ultimes attributs de souveraineté, avec les traités successifs d’Amsterdam, de Nice puis de Lisbonne. Et il est profondément regrettable, et ô combien significatif, que la quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle refusent de sortir de l’euro et de l’Union européenne, y compris dans le camp dit populiste. Comme ils refusent tous de revenir sur les lois Veil et Taubira destructrices de notre civilisation. Mais comment peut-on prétendre mener une politique authentiquement indépendante, renouer avec la grandeur de la France en restant dans ce machin supranational qui impose ses lois, ses directives et règlements, dispose de ses tribunaux (Cour européenne des droits de l’homme, Cour de justice de l’Union européenne) condamnant régulièrement la France (ce qui n’a pas empêché une Marine Le Pen de déclarer qu’élue, elle respecterait ces juridictions européennes !), et alors même que les traités européens et internationaux sont scandaleusement considérés comme supérieurs à notre droit interne, même constitutionnel, depuis les arrêts Vabre (24 mai 1975) de la Cour de cassation et Nicolo (20 octobre 1989) du Conseil d’Etat ?


    AUTRE PROVOCATION du chef de l’Etat : l’attribution de la Légion d’honneur, lors de la promotion du 1er janvier 2022, à l’ancien ministre de la Santé, Madame Agnès Buzyn, admise au grade de chevalier. Comme l’écrivent pour le coup fort justement les Patriotes qui appellent au retrait immédiat de cette distinction et lancent à cette fin une pétition qui hélas a bien peu de chances d’être couronnée de succès, comme c’est le cas généralement de ce genre d’initiatives, « c’est une véritable provocation quand on connaît le bilan du passage de Madame Buzyn au ministère de la Santé, aussi bien concernant la gestion des débuts du covid, le retrait de l’hydroxychloroquine des pharmacies mais aussi au sujet de la poursuite de la fermeture des lits à l’hôpital. De surcroît, en septembre dernier, Agnès Buzyn a été mise en examen pour “mise en danger de la vie d’autrui” sur le dossier covid par la Cour de justice de la République ! »
    On mesure là le cynisme des pouvoirs publics. On ment aux Français, on les trompe, on les manipule, on affirme tout et son contraire, tout particulièrement depuis les débuts il y a deux ans de cette folie covidesque (un jour les masques ne servent à rien, un jour ils sont indispensables, un jour le vaccin est totalement protecteur, un jour il ne l’est plus, un jour une dose suffit, un jour il faut un abonnement vaccinal trimestriel, un jour le passe sanitaire n’est pas nécessaire, un jour il devient obligatoire, un jour il est transitoire (on le supprimera dès qu’on le pourra, avait affirmé, la main sur le cœur, le sinistre Véran), un jour il devient à durée indéterminée, est indéfiniment prolongé, un jour la vaccination des enfants n’est pas d’actualité, un jour elle le devient, etc., etc.) Et l’on prend des mesures de plus en plus vexatoires et liberticides contre les Français, cherchant à les domestiquer et à les infantiliser : le Premier ministre Jean Castex a interdit, à partir du lundi 3 janvier, et pour au moins trois semaines, de boire debout dans les cafés et les restaurants. Le petit noir au comptoir, c’est fini, ô désespoir ! Dans de nombreux lieux comme les cinémas, les théâtres, les équipements sportifs, les transports collectifs (y compris de longue distance), la consommation de boissons et d’aliments est également interdite. Impossible de boire dans un train ou un avion, même si le trajet dure de longues heures, même s’il fait chaud, même si l’on est malade, diabétique.

    A FORCE de normes et d’interdits, on finit par rendre la société complètement inhumaine, invivable. Et hélas leur monde repose sur la délation citoyenne, la démocratie participative : c’est très souvent un simple passager, et non le contrôleur, qui morigène, au besoin avec agressivité, le voyageur qui ne porte pas le masque ou qui le porte mal (en laissant son nez à découvert). Dans leur monde totalitaire les vraies personnalités se révèlent, ce qu’il y a au fond du cœur humain se donne à voir et ce n’est pas toujours beau : ce mélange de lâcheté, de crainte servile, de délation est assez écœurant. Les comportements de petit chef, de sinistre kapo se multiplient. Au nom bien sûr de notre bien.
    Les jauges sont, quant à elles, rétablies pour les grands événements : 2 000 personnes en intérieur, 5 000 personnes en extérieur. Et surtout, à partir du 15 janvier, le passe sanitaire deviendra un passe vaccinal. Plus moyen désormais d’échapper à la vaccination, sauf à accepter de ne quasiment plus sortir de chez soi, d’être un mort social. Ou sauf à prendre des libertés avec la loi en utilisant de faux passes sanitaires mais à ses risques et périls, la sanction allant jusqu’à cinq ans de prison ferme et devant être prochainement aggravée ! D’ailleurs, il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau délit soit créé pour restreindre, annihiler, supprimer nos derniers lambeaux de liberté. Qui ne voit que le coronavirus, et ses différents variants, sont un moyen extraordinaire de contrôler, de brider et de brimer la population ? Il n’y a pas que Gaza qui est un camp de concentration à ciel ouvert. C’est quasiment le monde entier, et singulièrement l’Occident, qui est devenu aujourd’hui une vaste prison. Sans qu’on s’en soit toujours bien rendu compte à l’époque, les révisionnistes et les nationalistes ont été à l’avant-garde de la défense de nos libertés. Lorsqu’ils étaient poursuivis, condamnés, pourchassés, traqués, incarcérés, c’était, au-delà de leur personne, le peuple français dans son entier qui était visé. Mieux, c’était l’humanité entière, en tant qu’elle souhaite penser par elle-même, exercer son esprit critique, vivre et se déplacer librement, faire ses propres choix, que l’on voulait mettre en cage. Par la surveillance généralisée, la révolution numérique et électronique, le traçage, le flicage, le règne de la puce et du QR code.

    NOUS COMMÉMORERONS aussi cette année les cinquante ans de la loi Pleven (1er juillet 1972) qui a transformé la France en une République cosmopolite où toute discrimination, distinction entre nationaux et étrangers est frappée d’interdit (pour l’heure sauf le vote, même si les naturalisations massives permettent largement de contourner cette exception). Depuis un demi-siècle, les pouvoirs publics ont traqué, et avec quel acharnement, les patriotes et nationalistes qui s’opposaient à l’immigration de masse et au Grand Remplacement en empilant des législations liberticides (Gayssot, Lellouche, Perben) et des dispositifs (HALDE, DILCRAH) permettant de les bâillonner et de les sanctionner. Le bâillon physique que l’on doit désormais mettre sur le visage est le symbole et le couronnement du bâillon intellectuel, moral et spirituel que nous subissons depuis des décennies.


    Cette année, c’est aussi le soixantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie (juillet 1962) qui ouvrit la voie à une immigration de masse ininterrompue depuis lors dans notre pays, au point que d’ici une génération à peine nous pourrions être minoritaires en France, comme c’est déjà le cas dans nombre de quartiers, de cités voire de départements, comme le 9-3. D’autant que les Français connaissent un hiver démographique aggravé par la politique contraceptive et abortive de masse (pilule gratuite à 100 % jusqu’à 25 ans, avortement remboursé à 100 %) qu’aucun candidat ayant quelque chance d’obtenir les 500 signatures n’entend remettre en question, même à la marge.

    LE MILLÉSIME 2022 marque également le soixantième anniversaire de l’élection présidentielle au suffrage universel direct, réforme approuvée par référendum le 28 octobre 1962. Depuis, nous avons connu dix présidentielles (1965, 1969, 1974, 1981, 1988, 1995, 2002, 2007, 2012, 2017) et cette année sera la onzième. Le pays s’est-il redressé depuis l’adoption de ce dispositif ? Bien au contraire. Plus il y a d’élections, plus l’on fait voter la masse, plus le pays se porte mal. Cette année, comme tous les 5 ans (tous les 7 ans auparavant), on va nous promettre que tout va changer, tout va s’arranger. Par la grâce du bulletin de vote. Par le miracle de l’isoloir. La France est de retour dit Zemmour, reprenant le titre du livre de Le Pen en 1985. La droite est de retour répond en écho Pécresse qui n’est qu’une Macron en jupon. La France va être sauvée, redressée. Elle va renaître de ses cendres. Le pire, ce n’est pas qu’on nous le dise tous les cinq ans. Le pire, c’est qu’il y ait toujours des millions de gens pour y croire. Ils vont agiter leur petit drapeau, payer leur petit écot, donner leur cotisation, ne pas être avare de leurs acclamations, et crier à propos d’un tel (ou d’une telle) à pleins poumons : « Président, Président ». Comme le camembert !


    Nous commémorerons aussi cette année les cinquante ans de la naissance du Front national, le 5 octobre 1972. Un mouvement qui a enthousiasmé les foules, galvanisé les militants, suscité un nombre impressionnant de dévouements et un très grand enthousiasme (Le Pen avait quasiment réussi à remplir le stade Vélodrome à Marseille en 1988, et que dire des magnifiques BBR tant au Bourget que Pelouse de Reuilly !) Mais pour quel résultat ? Cela n’a pas empêché ni retardé la destruction de la nation, de la famille, des corps intermédiaires, le Grand Remplacement, le Grand Déclassement, le Grand Effacement du pays. Et au prix de quels sacrifices personnels, professionnels et familiaux ? Au prix de combien de drames (huit morts, des prisonniers, des divorces, des séparations, des ruines, des faillites) ? Depuis un demi-siècle se sont succédé les mouvements et les chefs qui prétendaient tous sauver la France avec de grands drapeaux tricolores à la tribune. Tous ont échoué. Tous ont trahi. Du RPR de Chirac en 1976 en passant par La Droite de Millon, le Rassemblement pour la France de Pasqua, le Mouvement pour la France de Villiers, le CNI, et tant d’autres. Et pourtant, chacun, à un moment, avait suscité l’enthousiasme, la ferveur, les espoirs de milliers voire de millions de braves gens, de Français ne souhaitant pas voir leur pays se déliter et expirer. Gardons-nous donc des illusions électorales qui ne suscitent qu’un espoir passager, qui ne sont que leurres et chimères, et qui débouchent invariablement sur la déception voire le dégoût, la colère et le désespoir, la rancœur et l’amertume. Soyons convaincus que l’électoralisme est la tare et la sauvegarde du régime, que leur République certes gouverne mal mais se défend bien.

    AUJOURD’HUI, disons-le franchement, au risque de ne pas être vendeur, mais ce qui compte, c’est de dire et de servir la vérité, à vue humaine, toutes les voies nous sont fermées : la voie électorale, on l’a dit, la voie militaire (comme nous l’avions prédit, la tribune des généraux n’a rien donné, c’était un coup d’épée dans l’eau), la voie de la rue (on l’a vu avec l’épisode des gilets jaunes), la voie du coup d’Etat (on le mesure chaque jour avec tous les groupes dits d’ultra-droite dissous et leurs chefs incarcérés avant même qu’ils aient tenté quoi que ce soit, on l’a vu avec l’épisode Rémy Daillet qui, selon toute vraisemblance, passera hélas de longues années derrière les barreaux bien qu’ait fait en 2020 et 2021 des centaines de milliers de vues sur YouTube avec son appel au renversement du gouvernement).


    La seule voie qui nous reste actuellement ouverte, c’est celle de la réanimation, en nous et autour de nous, du sentiment national, des positions et de la doctrine nationalistes. C’est la fidélité aux principes nationalistes et catholiques. C’est la recherche de la cohérence la plus parfaite possible entre sa vie et ses convictions. C’est le goût des bonnes lectures et des amitiés vraies. C’est l’amour et le service des siens. Dans la joie et la bonne humeur malgré les épreuves et les tourments du quotidien. Voilà ce qui peut rendre un homme heureux dans les ténèbres actuelles : la fidélité à ses engagements, à sa parole, à ses convictions, à ses certitudes. Ainsi, si l’on est sincèrement contre le Grand Remplacement, mieux vaut ne pas se métisser. Si l’on est partisan d’une politique d’ordre, mieux vaut commencer par mettre de l’ordre dans sa vie, sa conscience et ses affaires. Si l’on défend publiquement l’accueil de la vie et la famille, mieux vaut ne pas avoir des mœurs complètement dégénérées. Si l’on veut être un chef, mieux vaut commencer par donner l’exemple, aussi imparfait soit-on, car, comme l’écrivait Paul Bourget, « à force de vivre contrairement à ce que l’on pense, l’on finit par penser comme l’on vit ».

    NOUS commémorons enfin cette année le soixantième anniversaire d’un événement funeste, aux conséquences dévastatrices : les débuts du concile (ou plutôt conciliabule) Vatican II. Depuis soixante ans, plus rien ne tient debout, tout se délite, se décompose et se dissout parce que les hommes ont perdu leur boussole et que les sources de la grâce se sont taries. Sans religion authentique, il n’est plus de morale. Et sans morale, il n’est plus de famille, plus de civilisation. Et plus de nation car, comme l’enseignait le maréchal Pétain, « la nation est une famille de familles ».


    On peut faire les plus belles promesses, écrire les plus beaux discours, émouvoir un auditoire, sans ressourcement spirituel et moral, sans respiritualisation de l’homme et de la société, sans retour à une authentique transcendance, tant sur le plan individuel que collectif, sans respect des principes, tout est vain, tout est voué à l’échec, tout n’est que grains de sable et feuilles mortes. D’ailleurs à quoi sert-il de vivre, à quoi sert-il même de fabriquer la vie en laboratoire si l’on en a perdu le sens ? A quoi sert-il de se battre si l’on ne sait plus qui nous sommes, d’où nous venons et où nous allons ? Retrouver du sens, une foi, une morale, une espérance, un idéal, des certitudes qui réchauffent et enflamment, qui réjouissent et rassasient, il n’est assurément rien de plus urgent pour les hommes de notre temps

  • Honni soit Macron pour ses mensonges et repentances à répétition .

    APRÈS AVOIR dénoncé, lors de sa campagne présidentielle de 2017, « les crimes contre l’humanité » commis par la France en Algérie, après avoir demandé pardon, au nom de la France, pour les harkis (alors que le seul responsable de ce crime est Charles De Gaulle qui est pourtant encensé par tous les politiciens, de la gauche radicale à la droite dite nationale, et qui a droit à moult monuments, boulevards, avenues, et même à un aéroport, alors qu’il eût mieux valu lui donner le nom d’une impasse !), voici que, tout à son prurit de repentance sur le dos du pays dont il est censé présider aux destinées, Emmanuel Macron vient de demander pardon pour la répression policière de la manifestation — interdite ! — du FLN le 17 octobre 1961 à Paris sur l’ordre du préfet gaulliste de police de la capitale, un certain Maurice Papon. 

    Une repentance macronienne qui, loin d’apaiser les esprits et de pacifier les relations diplomatiques entre Paris et Alger, n’a et n’aura pour évidente conséquence que de rallumer les braises, d’exciter les antagonismes, d’aviver les tensions, de démultiplier les passions et les haines et d’inciter les autorités algériennes, habituées de la chose, à réclamer à cor et à cri d’imposantes réparations en espèces sonnantes et trébuchantes. 

     

    ON NOTERA que Macron se garde bien de demander pardon pour les méfaits commis par sa propre police en 2018 et 2019 à l’égard de gilets jaunes passés à tabacs, énucléés, éborgnés, mutilés, gazés sans aucune raison et appliquant sans vergogne les méthodes répressives particulièrement musclées voire inhumaines de la police et de l’armée israéliennes à l’égard des manifestants palestiniens. Il s’agissait pourtant de Français ne voulant pas mourir et n’en pouvant plus des conditions de vie et de travail qui leur sont imposées par la finance internationale, le capitalisme mondialisé et financiarisé, le pouvoir rothschildien dont Macron est une créature et un pantin (Jacques Attali ne s’est-il pas vanté : « Macron, c’est moi qui l’ai créé » ?) 

    Le président de la République n’a pas davantage présenté des excuses pour les méthodes policières particulièrement brutales adoptées en 2012 et 2013 à l’égard des participants aux Manifs pour tous gazés, frappés, bousculés sans ménagement, y compris des personnes âgées, handicapées, des familles avec poussettes et landaus. Pourtant, à cette époque, Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée sous le quinquennat du président socialiste François Hollande. Il a donc une responsabilité évidente dans cette inqualifiable répression envers des Français de souche, luttant pacifiquement contre un projet de loi dont son initiatrice, Christiane Taubira, reconnaissait, pour s’en vanter, qu’il s’agissait d’une « révolution anthropologique ». Mais là non plus Macron ne se repent pas. Il ne dit mot, il ne regrette rien, il ne présente nulle excuse, n’implore nul pardon, se refuse à condamner un usage disproportionné de la force, à désapprouver des violences policières pourtant incontestables et qui avaient évidemment pour but de dissuader les manifestants de poursuivre leur protestation publique, ici contre le “mariage” homosexuel, la destruction de la famille traditionnelle et de la morale naturelle, là contre l’appauvrissement et la précarisation de millions de foyers français.

    C’est tellement plus facile de faire repentance sur le dos de la France qui aurait « commis l’irréparable », dixit Chirac en 1995, lors de la rafle du Vel d’Hiv’ de juillet 1942, qui aurait perpétré par la politique de colonisation des « crimes contre l’humanité », et aurait été à l’origine d’un  “massacre” comme lors du 17 octobre 1961.

    On n’en peut plus de ces repentances incessantes, à répétition, qui participent d’une permanente et insupportable flagellation de notre nation, d’une haine inextinguible de l’être historique de notre pays et qui nous conduisent chaque jour davantage à la ruine, au chaos et au tombeau. 

     

    ALORS, puisqu’il faut rétablir la vérité sur ce sujet, qu’on nous permette de citer un peu longuement l’historien Bernard Lugan qui, sur son très documenté blog — on peut retrouver le texte intégral de son article très fouillé sur : https://bernardlugan.blogspot.com —, remet une fois de plus les pendules à l’heure : 

    « 1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6 000 Algériens et en blessa 9 000 autres.

    2) Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.

    3) En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.

    4) Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés “historiens”, accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

    Or, cette version des événements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation !

    Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin (NDLR : peu suspect d’hostilité radicale à l’égard du FLN !), constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu “massacre” du 17 octobre 1961.

    Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet événement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport. »

     

    UN CHEF D’ÉTAT digne de ce nom doit assurer la grandeur, la fierté et le rayonnement de la France et non pas humilier publiquement la nation. Mais nous n’avons hélas depuis des décennies que de misérables cloportes, de sordides lilliputiens, de cyniques syndics de faillite qui n’ont de cesse de détruire le pays, de salir notre histoire et d’avilir notre peuple !

  • Darmanin hué par 35 000 policiers !

     

     

    La manifestation des policiers, mardi dernier, se voulait d’abord une réaction à l’assassinat de deux d’entre eux, Stéphanie Monfermé à Rambouillet, par un islamiste, et Eric Masson, quelques jours plus tard, à Avignon, par un trafiquant de drogue issu de la « diversité ».

     

    Personne ne s’était aventuré à imaginer combien de manifestants se rassembleraient devant l’Assemblée nationale pour soutenir leur police. Personne n’était capable de prédire si Darmanin, qui avait annoncé sa participation, y serait applaudi ou conspué...

    Beaucoup de policiers avaient appris que la manifestation serait sous contrôle, « institutionnalisée », car pilotée par Darmanin lui-même, avec le soutien actif des réseaux maçonniques très puissants dans la haute hiérarchie policière.

    L’information était sans doute exacte, mais le résultat est là : la foule était infiniment plus importante que prévu, plusieurs dizaines de milliers de personnes, 35 000 selon les organisateurs ! On attend « les estimations de la police », mais il est vraisemblable qu’elles ne seront guère éloignées… Quant à Darmanin lui-même, tout organisateur qu’il ait peut-être été de cette manifestation, non seulement il n’a pas été applaudi, mais il a au contraire été bel et bien hué, chahuté, traité de noms d’oiseaux !

    Pourtant, tout avait été fait pour que le rassemblement ne puisse être « récupéré » par des partisans du Rassemblement national ou des adeptes de « l’idéologie sécuritaire » : tous les syndicats de police, de droite comme de gauche, avaient été mobilisés. Tous les partis politiques avaient annoncé leur participation, à l’exception des mélenchonistes et des écologistes. Marine Le Pen avait pour sa part demandé à ses élus de participer à la manifestation. Eric Zemmour avait aussi prévu d’en être...

    Darmanin est donc venu, en effet, mais, loin d’en tirer les fruits qu’il espérait, il a bel et bien été sifflé, pris à partie par une foule considérable.

    Les « violences policières » dont ce calamiteux délateur et son président se sont faits les dénonciateurs avaient un goût d’abandon pour les policiers. Quand on sait que le même sentiment est ressenti au sein de l’armée, et jusque dans le corps préfectoral, on mesure l’échec de la macronie, sur ce terrain, ce qui n’a pas de précédents connus. Même sous Mitterrand ou sous Hollande, même avec des ministres communistes au gouvernement, une telle défiance ne s’était jamais rencontrée.

    Partis de gauche : la plus incroyable des cacophonies

    Darmanin n’a rien gagné en tentant de prendre symboliquement la tête de ce mouvement de mécontentement. Non seulement il n’a rien gagné, mais il a perdu gros. Comme l’écrit très justement Le Figaro, en descendant dans la rue avec les policiers en colère le pouvoir a en quelque sorte certifié sa propre impuissance.

    Autres grands perdants de la journée : les partis de gauche, qui ont fait entendre la plus incroyable des cacophonies, avec les formules de Mélenchon à l’emporte-pièce, les Verts déchirés par la présence annoncée de Jadot en dépit d’une opposition frontale de la quasi-totalité des autres cadres du parti. Chez les communistes, c’est aussi la division sur cette question. A trente jours des régionales, tout cela est de très mauvais augure pour eux, alors que les sondages placent la sécurité au premier rang de la préoccupation des Français.