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31/07/2018

La suppression de l’ISF va être supportée par les automobilistes ! ...

 

Le 10 juillet 2018, la Commission des Finances, de l’Économie générale et du Contrôle budgétaire a déposé son rapport d’information relatif au débat d’orientation des finances publiques, dans lequel figurent les principales mesures affectant les prélèvements obligatoires en 2018. Ainsi, la hausse de la fiscalité énergétique, qui comprend l’alignement de la fiscalité du diesel sur l’essence, rapportera la coquette somme supplémentaire de 3,4 milliards d’euros à l’État. De quoi combler largement les pertes engendrées par la suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), évaluée à 3,2 milliards d’euros.

Les taxes sur le diesel à la rescousse des finances de l’État

Les Français s’en doutaient déjà : les promesses du Gouvernement en matière d’allègement des taxes et autres prélèvements obligatoires ne seront pas sans répercussion sur d’autres postes de dépenses. Et ce sont aussi les automobilistes qui vont trinquer, à hauteur de 3,4 milliards d’euros supplémentaires, suite à la décision du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, d’aligner la fiscalité du diesel sur l’essence. Tout juste de quoi compenser, à titre d’exemple, le manque à gagner engendré par la suppression de l’ISF ou celui de la suppression de la taxe d’habitation, comme l’indique ce tableau issu d’un récent rapport de la Cour des Comptes :

 

taxes sur le diesel


Source : rapport de la Cour des comptes sur La situation et les perspectives des finances publiques, juin 2018.

« Nous allons faire un rattrapage et nous allons le faire assez rapidement dans la loi de programmation. La fiscalité sera la même pour le diesel et l’essence, en tout cas à la pompe », déclarait Nicolas Hulot le 23 juin 2017, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, regrettant toutefois que les Français aient été incités, pendant des années, à favoriser la motorisation diesel.

L’association « 40 millions d’automobilistes » rétorquait alors que cet alignement de la fiscalité entre le diesel et l’essence pouvait se faire à la baisse, plutôt que de faire supporter aux automobilistes la charge financière de la politique d’incitation au diesel qui a été menée par les gouvernements précédents.

Le carburant, ce produit ultra-taxé

En plus de la hausse du cours du pétrole qui sévit depuis quelques mois, les taxes imposées sur les carburants continuent de grimper, avec pour conséquence des prix à la pompe toujours plus importants.

Chaque année, les taxes sur les carburants rapportent déjà 36 milliards d’euros à l’État, grâce à la TVA d’une part, mais aussi grâce à la Taxe intérieure de Consommation sur les Produits énergétiques (TICPE) imposée par l’Union européenne. Ainsi, les taxes sur les carburants représentaient 64% du prix moyen du litre de SP95 fin janvier 2018, et 60% pour legazole !

16/01/2018

Incompétence totale du gouvernement avec la réduction de vitesse à 80 km/h .

Réduire la vitesse sur les routes moyennes, voilà la dernière trouvaille du gouvernement !

D’un cynisme glacé, Edouard Philippe affirme préférer sauver des vies même au prix de son impopularité. Il se veut ainsi le héros qui sauve les vies des Français (pendant que 250 000 enfants sont tués par avortement !) . Mais est-ce la bonne mesure à prendre ?

Le rôle de l’Etat n’est-il pas plutôt d’analyser et d’anticiper l’évolution de la circulation ? Et n’aurait-il pas par ailleurs d’autres urgences : le chômage, la dette, la fiscalité … ?

 

Les limitations de vitesse sont à peu près les mêmes partout en Europe. Le nombre de tués dans des accidents de la route (à population égale) est pourtant très différent. Le rapport entre le plus faible nombre de tués (Suède, 27 morts par million d’habitants) et le plus fort (Grèce, 74) est de 2,7, presque le triple. La Suède est un pays ou les limitations sont basses, certes, mais la Grèce aussi puisque les voies les plus rapides sont limitées à 120 km/h. Au Royaume-Uni, on ne compte que 28 morts par million d’habitants, pourtant la limitation sur les routes moyennes est de 96 km/h.

Le Luxembourg, l’Italie, le Danemark et la France partagent les mêmes limitations de vitesse (50, 90, 130 Km/h). Le nombre de morts par million d’habitants y est pourtant très variable, respectivement, 64, 56, 31 et 54.

Il est donc audacieux, comme le fait le Premier ministre, d’associer vitesse et mortalité sur la route.

 

La répartition du nombre d’accidents, mortels ou non, par type de route, ne met pas non plus en évidence le rôle de la vitesse. En effet, c’est bien sur autoroute que l’on compte le moins de morts, mais aussi le moins d’accidents par kilomètre, malgré la vitesse la plus élevée.

Les statistiques de la sécurité routière pour 2016 de la Commission européenne montrent que seulement 8% des accidents mortels ont lieu sur autoroute, contre 55% sur les routes rurales. Un rapport de la commission des comptes des transports de la nation présentait un calcul montrant que « l’autoroute apparaît comme le réseau le plus sûr avec un risque trois fois plus faible que sur l’ensemble des routes ». Le risque relatif était de 0,3 (7,4% des tués pour 25,7% du volume de circulation).

Source : La documentation française – rapport de la sécurité routière 2011- ONISR

 

Cependant les autoroutes bénéficient d’une qualité très supérieure à la moyenne. Les glissières de sécurité encadrent toutes les voies et les véhicules ne se croisent pas. Ce sont en outre des routes « faciles » : peu de virages, revêtement de qualité, peu de freinage, pas d’arrêt.

Le risque relatif est le plus élevé (1,7 soit 6 fois plus grand que sur autoroute) sur les routes départementales. La mesure prônée, la baisse des limitations, cible donc bien les routes où la mortalité est la plus forte, mais ne s’attaque pas aux bons facteurs. Le principal risque n’est pas la vitesse.

Qualité des infrastructures

La récente hausse de la mortalité routière (de 3268 morts en 2013 à 3477 en 2016) correspond à la dégradation du réseau routier notamment à la campagne . L’indice de compétitivé global inclut un chapitre sur la qualité des routes. La France est passée du premier rang en 2012 au septième en 2016.

L’Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf) ajoute que le secteur des travaux publics routiers a perdu 30% de chiffre d’affaires depuis 2010. Il l’estime aujourd’hui à 12,2 Mds € dont 2,3 Mds € (19%) pris en charge par les administrations publiques centrales.

Il y a sûrement ici une solution moins démagogique à trouver. Mais elle nécessite de s’interroger sur la répartition des dépenses entre l’Etat et les collectivités.

Il est significatif également que ce classement fasse partie du classement plus global de la compétitivité d’un pays. La qualité du réseau routier est essentielle aux échanges, qu’ils soient commerciaux ou non. Rappelons que cette limitation a été fixée en 1973 : que de progrès depuis dans la sécurité automobile (ABS et Airbag notamment) qui devraient plutôt motiver des choix inverses !

 

Le Danemark présente un remarquable contre-exemple. Les limitations, pour des motifs de sécurité, ont été rehaussées sur les routes moyennes, de 80Km/h à 90 Km/h. Il est difficile de prétendre y voir une corrélation mais pour autant la mortalité a reculé.

Le ministre en charge de ces questions vantait également le bien-fondé de cette mesure pour la rapidité des échanges et la prospérité économique, ce qui n’a pas été relevé en France.

L’Etat français choisit la mesure la moins coûteuse et, malgré les apparences, la plus démagogique. Les limitations de vitesse sont des mesures d’autrefois, faites pour les voitures moins sûres qui roulaient il y a 50 ans. Mais il préfère baisser la vitesse plutôt que d’entretenir les routes, d’innover, d’imaginer de nouvelles règles de circulation. Cette réduction de la vitesse n’anticipe pas les nouveaux besoins en infrastructures de la voiture autonome. Il y aurait pourtant beaucoup à faire pour prévoir la réglementation à venir et adapter d’ores et déjà, progressivement, les routes et la signalisation aux voitures de demain.

Alors que cette question occupe le Premier ministre, l’Allemagne et ses autoroutes à vitesse non limitée réduit sa dette en valeur. On a les priorités que l’on peut.

Par ailleurs, cette mesure a été prise sans le vote du Parlement. Pas glorieux pour un pays qui donne souvent des leçons de démocratie au reste du monde !…

 

Les ralentisseurs sont de plus en plus nombreux et 4 sur 10 non conformes à la réglementation !

 

 

En 2013, Auto Plus révélait qu'un tiers des ralentisseurs étaient non conformes. Quatre ans plus tard, une enquête sur le terrain confirme que les règles ne sont toujours pas respectées et que des municipalités font n' importe quoi .

En effet, ont été examinés - et plus précisément - mesurés 250 ralentisseurs dans 50 communes. Et ce pour les différents types existants : les dos d'ânes et trapèzes, soumis à des normes très strictes et les coussins et plateaux - les préférés des élus - qui ne répondent qu'à des préconisations...

 

Toujours pas conformes!

Trop hauts (jusqu'à 18 cm au lieu de 10 cm), non signalés, trop courts, trop nombreux, infranchissables (à la vitesse prescrite) , invisibles, dangereux, mal entretenus..., le bilan n'est pas rassurant :

4 ralentisseurs sur 10 sont illégaux ! ...