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06/05/2016

L’abbé Henri Forestier parle de la puissance réelle du démon .

 

 

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Dans un entretien donné à la revue le Rouge & Le Noir l’abbé Henri Forestier,  vicaire de la paroisse de Carnoules (Var) et exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon,  nous invite à prendre conscience du combat terrible qui se joue dans le monde entre le diable et les hommes. L’abbé nous explique comment le Malin, avec un grand « M », se joue facilement des malins, avec un petit « m », qui ne croient pas – ou plus –  à son existence.

« R&N : Depuis combien de temps exercez-vous cette charge d’exorciste ? Comment cela a-t-il changé votre vie de prêtre ?
Abbé Henri Forestier : Cela fait trois ans et demi que j’exerce cette mission d’exorciste dans le diocèse de Fréjus-Toulon.
Je ne dirai pas que ma vie de prêtre à été changée car j’ai toujours cru à l’existence du diable, mais ma vie a été vraiment marquée par ce ministère. Je crois que c’est facile à comprendre ! Entre croire à l’existence du diable et le voir de ses yeux se manifester devant soi, il y a une vraie différence. On prend alors conscience du combat terrible qui se joue dans ce monde, et de l’aveuglement de tant d’hommes, y compris de chrétiens, qui oublient cela.
R&N : Si le surnaturel est très présent dans les films, peu de gens semblent y croire. La stratégie du démon est-elle de nous faire croire qu’il n’existe pas ?
Abbé Henri Forestier : Oui les gens que je rencontre tous les jours – comme vous-même, je pense – ne croient pas vraiment au diable ou y croient « un peu » sans avoir d’idée claire sur la question. Et je crois bien que c’est le résultat d’une tactique du diable qui essaye de se faire oublier pour que les gens restent dans l’illusion et le divertissement.
Le relativisme ambiant qui fait penser à nos contemporains qu’il est bien d’avoir n’importe quelle idée ou choix personnel selon ses envies, permet de ranger l’existence du diable au rayon des croyances personnelles sans voir qu’il s’agit d’une réalité malheureusement agissante et dangereuse.
Si les gens pouvaient voir ce que je vois, ils comprendraient d’un coup que le diable existe vraiment (le bon Dieu d’ailleurs aussi au passage…) et qu’il est urgent d’orienter sa vie selon ces réalités…
Je remarque aussi que les gens qui viennent me voir, et qui sont attaqués par cet Esprit mauvais, vivent souvent mal l’incompréhension habituelle de la part de leurs proches.
R&N : Même chez les croyants, l’on entend régulièrement que le diable ne peut avoir d’emprise physique et que les cas de possessions sont en réalité des cas de maladies mentales. Comment distinguez-vous les cas de maladies de réels cas de possessions ?
Abbé Henri Forestier : Dire cela, c’est se moquer des récits précis de l’Évangile qui racontent bien des persécutions physiques ! C’est aussi se moquer de l’enseignement de l’Église, très clair sur cette question, c’est enfin se moquer du ministère d’exorcisme qui essaye de soulager les personnes gravement attaquées, y compris dans leur corps.
En revanche, et c’est le conseil de l’Église aux prêtres exorcistes, on doit faire un dossier précis sur chaque cas qui nous consulte, pour établir si justement nous avons affaire à un cas de persécution diabolique ou à une maladie physique ou psychique. Cela nous amène à travailler parfois de concert avec des spécialistes, psychiatres, psychologues et médecins qui apportent leur éclairage. Mais en dehors des cas exceptionnels, quelques critères précis, et l’expérience de ce ministère permettront facilement de ne pas confondre et d’aider au mieux les personnes qui viennent nous voir.
R&N : Concrètement qu’est-ce qu’une possession ? Et qu’est-ce qu’un démon ?
Abbé Henri Forestier : Concrètement on parle de possession quand le diable arrive à prendre pouvoir sur le corps de quelqu’un au delà de sa volonté propre. Cela pourra se faire, par exemple, en lui parlant intérieurement, en le faisant bouger lui ou des parties de son corps, ou encore en l’assaillant de suggestions mauvaises, de douleurs ou d’abattements. Dans les cas de moindre attaque du diable on parle d’infestation plutôt que de possession.
Le cinéma, quand il parle de l’exorcisme, aime à montrer des scènes extravagantes et exagère souvent les possibilités d’action diabolique. Il y a effectivement des cas impressionnants, mais la persécution diabolique se fait souvent plus intérieure qu’extérieure, et ne peut toucher que le corps, les images, pensées et sentiments intérieurs sans pouvoir toucher l’âme elle-même et sa liberté propre.
Quant à savoir ce qu’est un démon, il suffit d’ouvrir le catéchisme ! C’est un pur esprit créé par Dieu à l’origine qui s’est révolté contre Lui et qui cherche, encore maintenant à la combattre de toutes les manières. Le diable essaye de faire tout le mal qu’il peut. Il agit principalement dans les suggestions mauvaises pour faire pêcher les hommes, et, exceptionnellement sa persécution s’étend sur la personne qu’il essaye de supprimer autant qu’il le peut par haine de la création de Dieu.
R&N : Comment se déroule un exorcisme. L’Église encadre-t-elle ce rituel ? Avec des textes précis ?
Abbé Henri Forestier : L’exorcisme est très codifié dans un livre que nous appelons le rituel. Le prêtre exorciste qui a repéré un cas de persécution diabolique doit prier, et se préparer, puis réciter les prières d’exorcisme telles qu’elles sont indiquées dans son rituel.
Il a à sa disposition, dans l’Église d’Occident, deux formules d’exorcisme : le “grand exorcisme” ou “exorcisme majeur” qui dure environ 20 minutes et aussi le “petit exorcisme” souvent appelé “exorcisme de Léon XIII” qui dure un peu plus de 5 minutes.
Ces prières, très largement inspirées de la Bible, sont une suite de demandes de libération adressées à Dieu, et des commandements vigoureux au diable de partir.
Si tout chrétien est appelé à prier pour être libéré du mal (on demande cela tous les jours dans le « notre Père »…), les prières d’exorcisme mentionnées ci-dessus sont, dans la discipline de l’Église d’Occident, réservées à un prêtre qui en a reçu la mission par son évêque.
R&N : En 2006, l’Église catholique a promulgué la version française du rituel d’exorcisme réformé en 1999 par Rome. Quels sont les changements par rapport au rituel précédent ?
Abbé Henri Forestier : On a voulu “moderniser” ce rituel qui datait de 1614, et même de bien plus loin que cela pour les prières d’exorcisme (elles auraient été rassemblées au temps de Charlemagne).
Le nouveau rituel – qui peut se dire maintenant en français, autrefois c’était exclusivement en latin – a repris bien des prières du rituel ancien, mais les a simplifiées notamment sur les commandements forts et directs qui étaient faits au diable au cours de l’exorcisme.
Cela a amené plusieurs exorcistes, comme dom Amorth, à mettre en cause la valeur de ce changement. Reste que chaque exorciste peut, aujourd’hui, d’après les meilleurs avis, utiliser le rituel ancien.
R&N : Au delà du diable, c’est tout le surnaturel qui est nié par le monde matérialiste. Quelle place donner aux anges, et particulièrement à nos anges gardiens dans notre vie de chrétiens ?
Abbé Henri Forestier : Dieu a créé les anges pour chanter sa gloire et accomplir ses volontés dans le monde. Ils sont pour nous objets de contemplation en pensant à leur fidélité sans faille à Dieu et leur beauté propre.
Les anges influencent notre vie par des inspirations et des protections. Dieu a notamment voulu que chaque homme ait l’assistance d’un ange particulier appelé l’ange gardien. Il serait dommage d’ignorer ce compagnon de notre vie et ne pas utiliser l’existence de ces anges pour nous entraîner sur le chemin de la vie éternelle ! »

1 – L’abbé Henri Forestier a été ordonné prêtre dans la FSSPX qu’il a quittée en 2005 pour rejoindre l’IBP avant d’être incardiné dans le diocèse de Fréjus-Toulon.

Christian LASSALE

 

11/03/2016

Hommage au Colonel Jean-Marie Bastien-Thiry .

 

 
Bastien-Thiry
 
 
Rendons un hommage tout particulier au Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY, héros et martyr de la Patrie, fusillé il y a aujourd’hui 53 années, le 11 Mars 1963.

 

Jean-Marie BASTIEN-THIRY était Lorrain, Polytechnicien, Lieutenant-colonel dans l’Armée de l’air et l’inventeur de deux missiles antichars, les SS-10 et SS-11. Il avait 36 ans et laissait une veuve et trois petites orphelines.

Organisateur de l’opération du Petit-Clamart, le Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY aura tout sacrifié, sa famille et sa vie, pour que vive la France. Il nous a laissé, en versant son sang, un message, un exemple à méditer, à admirer et à suivre.

Alors que les tireurs du Petit-Clamart seront graciés par De Gaulle, celui-ci refusera d’accorder sa grâce au Colonel BASTIEN-THIRY.

Jean-Marie BASTIEN-THIRY est l’exemple parfait du dévouement, du courage, de l’abnégation, du don de soi et du sacrifice de sa vie envers la Patrie. Il est l’honneur de l’Armée Française.

 Il sera le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.Homme de Foi, grand Catholique, il mourra comme un saint, marchant vers le peloton d’exécution son chapelet à la main, après avoir entendu la Messe. Refusant d’avoir les yeux bandés, il regardera la mort droit dans les yeux avant de pouvoir contempler ensuite la Vie Eternelle .

Assassiné sur ordre de celui qui aura trahi l’Algérie Française et livré des dizaines de milliers de Harkis et Pieds-noirs aux tortures les plus innommables des bouchers fellouzes du FLN, le Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY demeure un Français modèle, un héroïque soldat dont le nom restera pour toujours inscrit sur le Martyrologe de notre pays.

Que Jean-Marie BASTIEN-THIRY repose en paix, aux côtés de tous les Morts pour la France, dans le Paradis des Héros, des Martyrs et des Soldats.

 

07/10/2015

7 OCTOBRE 1571 : LA VICTOIRE DE LÉPANTE SUR LES TURCS .

En demandant à tous les chrétiens de réciter avec ferveur le Rosaire, saint Pie V a obtenu de Notre-Dame, à Lépante, la victoire sur la flotte turque. Cet événement historique a permis d'arrêter l'extension de l'islam en Europe.

1570... Une situation de crise

Les pays d'Europe, principalement à cause des suites de la révolte de Luther et des débuts du protestantisme, se disputent et se jalousent. Les "Ottomans", c'est à dire les Turcs (musulmans), en profitent pour devenir de plus en plus agressifs.
Ils prennent ville après ville et port après port. Cela devient très inquiétant.
Seul le pape de ce temps-là, le pape saint Pie V, voit vraiment le danger. Il sonne l'alarme : tout l'occident risque d'être envahi par l’Islam, ennemi de la Croix et des chrétiens.


Septembre 1570... L'île de Chypre presque conquise

Le sultan Sélim écrase la ville de Nicosie, capitale de Chypre et assiège Famagouste, l'autre grande ville de l'île.
Pendant ce temps là, les amiraux de la flotte chrétienne se disputent... et certains font marche arrière. Ils n'ont pas du tout le moral… et ont peur de la puissance meurtrière des Ottomans...

S'unir et s'organiser

Le pape réagit. Avec beaucoup de courage et d'énergie, il multiplie les démarches auprès des gouvernants. D'abord pour que, en tant que princes chrétiens, ils se décident à faire face.

Seules l'Espagne et la République de Venise répondront à l'appel du pape.

Ensuite, il faut que ces deux pays acceptent de se ranger sous une autorité unique, sinon ce serait la pagaille dans les combats : finalement, avec l'accord de tous, le pape nomme le fils de Charles-Quint, Don Juan, seul et unique général des armées de terre et de mer.

Décembre 1570… "Au nom du Christ, vous vaincrez"

La guerre est déclarée aux Turcs pour leur reprendre "toutes les places qu'ils ont usurpées aux chrétiens".
Don Juan se voit remettre un magnifique étendard pour l'armée confédérée :

- d'un côté, Notre-Seigneur en croix ;

- de l'autre, les armes de l'Église entre les armes du roi d'Espagne et celles de Venise.

"Allez, lui dit le pape, allez, au nom du Christ, combattre son ennemi, vous vaincrez".

Toute l'Église se met en prière et recourt à la Vierge

Et le pape ordonne immédiatement que, à Rome et dans toute la chrétienté, on prie beaucoup pour attirer sur les soldats et les marins chrétiens la protection de Dieu.
Dans tout le monde chrétien, les confréries du Rosaire sont mobilisées pour supplier le Ciel.

Saint Pie V avait un grand amour pour le chapelet.
N'oublions pas que le Rosaire avait été révélé au monde par saint Dominique. Or saint Pie V, avant d'être élu pape, était dominicain (c’est depuis, à la suite de saint Pie V, que tous les papes se sont habillés en blanc, la couleur de l'habit des dominicains).

Août 1571... Chypre asservie

Famagouste est prise. Tous les chrétiens survivants sont enchaînés. La cathédrale est transformée en mosquée.
Toute l'île est maintenant conquise par les Turcs. Ils se vantent de vastes projets auxquels ils n'entrevoient plus d'obstacles !
À nous, I'Italie ! À nous, l'Europe !

15 septembre 1571... Messine... le grand départ

Environ 200 galères chrétiennes, pontificales, espagnoles et vénitiennes lèvent l'ancre et quittent le port de Messine, en Sicile.
Dix galères se détachent pour aller découvrir l'ennemi.

7 octobre 1571... dans le golfe de Lépante

Dès le matin, c'est le contact. Don Juan arbore l'étendard donné par le Saint Père.
Les Turcs sont surpris. Ils ont 300 galères. Ils sont sûrs de gagner.

Premiers boulets de canon. Fumée partout… Gigantesque mêlée !
Erreur de manœuvre pour une partie des galères turques qui se voient coincées par les galères vénitiennes. Le moral des Turcs commence à tomber.

A l'abordage !
Don Juan a une idée géniale : il fait libérer les galériens enchaînés à leur poste de rameurs. Ivres de joie, ceux-ci se précipitent sur les galères ennemies pour aider les soldats à massacrer les Turcs.
A leur tour, les chefs turcs libèrent leurs rameurs.
Mais… beaucoup sont des chrétiens : ils ne vont pas se battre contre d'autres chrétiens ! Ils se retournent au contraire contre ceux qui les avaient faits prisonniers !

Trois heures après le début, il n'y a plus de doute : les chrétiens vont gagner.
A la fin de la journée, 130 galères turques tombent au pouvoir des confédérés, 90 se brisent contre terre ou sont coulées.
30000 turcs morts et seulement 8000 chrétiens.
C'est la victoire complète.

7 octobre 1571... à Rome, dans le bureau du pape

Don Juan pense tout de suite à prévenir le pape. Mais le téléphone n'existe pas encore...
La bonne nouvelle n'arrivera à Rome que dans les derniers jours d'octobre.
Mais cette nouvelle, le pape la connaît déjà !!!

Le 7 octobre, à 5 heures de l'après-midi, absorbé par une réunion importante, il s'arrête tout à coup, impose silence à ceux qui sont là, se lève brusquement, se dirige vers la fenêtre, l'ouvre et y demeure quelques minutes dans une profonde contemplation.
Son visage, son attitude décèlent une profonde émotion. Puis, il se retourne et dans un grand mouvement de joie, il s'écrie :"Courez rendre grâces à Dieu, notre armée remporte la victoire".

"Secours des chrétiens, priez pour nous"

Saint Pie V pense tout de suite à remercier le Ciel et à mettre en valeur le mérite et la puissance de la prière à Dieu et à Notre Dame. Et pour célébrer à perpétuité l'assistance spéciale de Marie, il ajoute aux litanies de la Sainte Vierge l'invocation "Secours des chrétiens, priez pour nous".

Il institue pour le 7 octobre la fête de Notre Dame de la Victoire.

Son successeur, le pape Grégoire XIII, la transformera en fête de Sainte Marie du Rosaire.
Elle sera étendue à toute l'Église par le pape Clément XI, à la suite d'une autre extraordinaire intervention de Notre Dame pour la délivrance de Vienne en 1716… encore une fois menacée par les musulmans.

A la date du 7 octobre, nous pouvons tous terminer cette belle histoire par quelques invocations à la Sainte Vierge, choisies dans les litanies et prions aussi pour que les français se convertissent :

Mère de l’Église, priez pour nous !

Mère du Bon Conseil, priez pour nous !

Secours des chrétiens, priez pour nous !

Reine du très saint Rosaire, priez pour nous !

Reine de la Paix, priez pour nous !