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14/10/2016

Si la France est malade, ce n'est pas d'abord du chômage, c'est que son âme est blessée.

Imaginons deux hommes de même constitution ayant subi le même grave accident qui les a menés aux portes de la mort. Si nous revenons quinze jours plus tard à l’hôpital, nous serons sans doute étonnés d’apprendre que l’un est mort, tandis que l’autre semble ressuscité. Que s’est-il passé ? Le premier, anéanti par la souffrance, s’est laissé emporter sur la pente douce de l’endormissement fatal. Le second, lui, a refusé de mourir, tout son être s’est mobilisé pour faire " repartir la machine ", une véritable rage de vivre l’a envahi et a donné à son corps l’énergie nécessaire pour que les médicaments produisent un effet inespéré, pour que la mort recule craintivement.

Ce qui a fait la différence entre les deux, c’est la vitalité de leur âme. Chez l’un, elle était comme fatiguée de lutter, de souffrir. L’autre, au contraire, a mis en pratique la devise du maréchal de Lattre de Tassigny : " Ne pas subir ".

 

Notre France est malade : c’est une trivialité de le constater. Contre cette langueur mortelle, " on a tout essayé ", diraient les politiques : plus de droits de l’homme, plus de socialisme, de libéralisme, plus de laïcité, de " vivre ensemble ", de " valeurs républicaines ", de démocratie... Mais rien n’y fait. La maladie continue de progresser.

 

Le problème, c’est que tous les remèdes proposés concernent le corps de la France. Il est vrai que notre pays souffre de difficultés économiques, de tensions sociales, d’une immigration incontrôlée, d’insécurité et de terrorisme, d’un chômage massif. Mais ceci n’est que la conséquence d’un mal plus profond et, faute de soigner celui-ci, on administre d’inutiles emplâtres.

Si la France est malade, ce n’est pas d’abord du chômage ou de la crise économique : c’est que son âme est blessée, altérée. Guérissez son âme, et la France revivra. Rendez-lui son âme, et les problèmes que connaît notre pays (et ils existent, bien sûr) trouveront une solution.

 

L’âme de la France est chrétienne. On peut tourner le problème de tous les côtés, on peut discuter pendant cent sept ans, on ne sortira pas de cette évidence solaire : l’âme de la France est chrétienne. Or, ce qui a constitué le geste fondateur de la modernité en France, c’est précisément la rupture entre le Christ et la France, lors de la Révolution. À partir de ce jour, parce que la racine de sa vitalité était coupée par le laïcisme, notre pays est comme entré en agonie.

 

Les effets les plus graves de cette rupture mortelle ne sont néanmoins pas apparus tout de suite : car la France vivait sur l’élan de la chrétienté. Les institutions issues du christianisme étaient encore largement en place, les moeurs étaient imprégnées de christianisme.

Toutefois, de génération en génération, cette empreinte chrétienne s’est progressivement effacée.

Les moeurs se sont paganisées. La France a commencé à subir cette perte de mémoire historique et spirituelle, cette décomposition morale qui la caractérise aujourd’hui.

Plus graves encore ont été les lois scélérates qui institutionnalisent le mal, l’installent dans la société comme une chose normale, depuis la loi Naquet sur le divorce, en 1884, jusqu’à la loi sur les unions infâmes, en passant par la loi Veil sur l’assassinat des enfants, sans oublier ces lois d’euthanasie qu’on nous promet.

 

Il restait toutefois une institution qui conservait intactes les traditions françaises : c’était l’Église. Hélas ! à partir des années cinquante, les hommes d’Église ont commencé à tourner le dos à leur devoir et à vouloir à tout prix rejoindre la modernité dans ce qu’elle a de plus contestable. Cette trahison des clercs s’est accélérée avec le concile Vatican II et la période qui l’a suivi, dont le symbole est mai 1968.

Cependant, ce processus de décadence, s’il est très grave, n’est pas irrémédiable. Si l’âme de la France est atteinte, elle n’est pas encore définitivement morte, car elle survit dans tous les Français qui veulent conserver la foi catholique et les traditions nationales.

 

Pour inverser ce processus, il faut impérativement que chaque Français conscient du drame que connaissent notre pays et notre civilisation travaille au salut de la France. Nous avons besoin d’évêques vraiment catholiques et " gardiens de la cité ". Nous avons besoin de prêtres zélés, humbles, fervents, missionnaires. Nous avons besoin d’hommes politiques clairvoyants, habiles, courageux et habités d’une foi profonde. Nous avons besoin de soldats catholiques, de chefs d’entreprise catholiques, d’ouvriers et de paysans catholiques, d’enseignants catholiques, de policiers catholiques, de juges catholiques, de médecins catholiques...

Bref, il faut que les catholiques se réapproprient les postes majeurs de notre pays, non pas pour se servir eux-mêmes, mais pour servir la France. Il faut que les chrétiens reconquièrent méthodiquement leur patrimoine national, pour le rendre au Christ-Roi. Il faut que les disciples de Jésus cessent de subir avec résignation et tremblement une dictature mentalement étrangère aux traditions françaises, pour refaire une France vraiment catholique, et par là pleinement française.

 

Abbé Christian Bouchacourt .

 

06/09/2016

Canonisation de Mère Teresa : c’est le relativisme et l’indifférentisme religieux élevés au rang de « sainteté » ...

 

mere-teresaDimanche 4 septembre 2016 : François a donc inscrit, Mère Teresa, fondatrice de la congrégation des Missionnaires de la Charité , au calendrier des « saints » conciliaires.

MPI a déjà publié différents articles sur cette religieuse qui sut, sa vie durant, se dépenser pour les pauvres, les plus démunis, les mourants.

S’il est indéniable que Mère Teresa apporta un baume naturel aux maux naturels dont souffre la population de cette Inde infectée par toutes sortes de rites plus diaboliques les uns que les autres et par un système social dépourvu d’humanité, cela fait-il de cette religieuse albanaise une sainte selon les critères traditionnels de « sainteté » ? A-t-elle pratiqué héroïquement toutes les vertus surnaturelles dont la Charité ? Ou canonise-t-on avant tout « une lumière de Vatican II » qui a pratiqué une « sainteté » conciliaire faite de relativisme et d’indifférentisme religieux ?

A première vue, pour notre monde ignorant, qui confond la vertu surnaturelle de Charité avec la solidarité humaniste mise à la mode par les esprits athées et apostats qui pullulent en ces temps déspiritualisés et relativistes, on pourrait croire que Mère Teresa a pratiqué en Inde la Charité du Christ.

Et pourtant…

Une religieuse catholique, digne épouse de Jésus-Christ, n’a normalement qu’un désir : faire connaître son Époux à toutes les âmes livrées aux ténèbres des fausses religions. Elle aspire, mue par la vertu surnaturelle de Charité, à convertir les âmes au Seul et Unique Sauveur, le Rédempteur du monde, Jésus-Christ. Or Mère Teresa a soigné les corps, assisté les mourants, pansé les plaies, mais à plusieurs reprises elle a affirmé qu’elle ne voulait pas convertir. Qu’elle laissait les âmes partir dans leur religion, indistinctement. Et que c’était bien ainsi ! A-t-elle, alors, pratiqué la vraie vertu surnaturelle de Charité, critère indispensable  de la sainteté ?

Le Catéchisme de Saint Pie X donne cette définition de la Charité surnaturelle :

« La charité est une vertu surnaturelle, infuse par Dieu dans notre âme, par laquelle nous aimons Dieu pour lui-même par dessus toute chose et le prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu. »

La Charité se rapporte à Dieu en premier qu’il faut aimer et servir. Le catéchisme continue :

« le préférer à toutes les créatures les plus chères et les plus parfaites, et être disposé à perdre tout plutôt que de l’offenser et de cesser de l’aimer ».

Aimer le prochain comme soi-même définit ensuite Saint Pie X

« c’est lui désirer et lui faire, autant qu’on le peut, le bien que nous devons désirer pour nous-mêmes, et ne lui désirer et ne lui faire aucun mal. »

Or quel est le plus grand bien que tout catholique doit désirer pour lui-même et son prochain? La Foi en Notre Seigneur Jésus-Christ qui ouvre la voie à la béatitude éternelle promise aux serviteurs fidèles.

En n’ instruisant pas les pauvres Indiens des vérités de la Foi catholique, en les laissant dans leurs fausses religions diaboliques, en ne les sortant pas de leurs ténèbres religieuses qui emprisonnent leurs âmes, Mère Teresa les a laissé dans leurs souffrances surnaturelles, et peut-être éternelles. Elle a pratiqué envers ces pauvres hommes, femmes, enfants, une solidarité naturelle et humaniste mais n’a pas professé la Charité surnaturelle qui leur aurait permis de connaître l’unique Vérité et la vraie Miséricorde, d’aimer Dieu par dessus toute chose.

Quand le pape François, hier lors de son homélie au cours de la messe de « canonisation », évoque une Mère Teresa qui a été tout au long de sa vie une

« généreuse dispensatrice de la miséricorde divine », qui « s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes. »

il confond solidarité humanitariste avec la vertu de Charité qui dispense Dieu en tout premier!

Il évoque une fausse miséricorde qu’il n’associe qu’à des soins matériels et corporels, alors qu’elle est avant tout un remède spirituel pour dissiper les erreurs religieuses et effacer les péchés des âmes qui Lui en demandent pardon. Il n’admet plus qu’un seul péché, le péché sociétal, celui des puissants et des riches sur les pauvres. Il ne conçoit la « sainteté » que comme la lutte contre un seul démon, l’inégalitarisme des conditions humaines !

La « sainteté » conciliaire dont Mère Teresa est un exemple a ces caractéristiques sociétales et humanistes qui ne sont que la singerie des véritables vertus surnaturelles enseignées par la doctrine catholique ! Mais toutes ces notions traditionnelles sont plus que perverties par l’idéologie conciliaire faite de relativisme et d’indifférentisme religieux ! Et c’est pourquoi cette « canonisation » d’une religieuse qui ne voulut pas convertir les âmes au catholicisme est une si grave offense envers la sainteté de Dieu. Et un scandale conciliaire de plus contre la Tradition de l’Église catholique à laquelle François ne veut aucun bien. Plutôt qu’elle s’embourbe dans les eaux fétides du marasme doctrinal conciliaire !

A mère Teresa et à son action humaniste, qui furent l’une et l’autre récompensées par toutes sortes de prix décernés par les officines humanistes et maçonniques, on peut appliquer, malheureusement, cette phrase de Saint Paul :

« Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien.… »

François Mauriac disait lors de la canonisation de saint Pie X : « Ce saint n’est pas de ma paroisse. »

Le catholique traditionnel peut dire de la « canonisation » de Mère Teresa : « Cette sainte n’est pas de ma paroisse ».

Francesca de Villasmundo

 

30/07/2016

Désolants dénis de réalité du pape François.

 

Désolants dénis de réalité du pape François.

Après les égorgements islamistes en l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, à Cracovie, le pape François a déclaré que le monde était en guerre mais que ce n’était pas une guerre de religion ! ...

Ce propos est contestable.

D’une part, tous les terroristes islamistes sont musulmans et tuent au nom de l’islam, pour le moins donc en raison de leur religion. Pour eux le fait est qu’il s’agit bien d’une guerre de religion, puisqu’ils la mènent dans toute l’ampleur de leur barbarie, même si certains pasteurs des chrétiens le nient. Donc, si ce que nous voyons n’est pas une guerre de religion, tout de même, ça y ressemble !

Certes on peut évoquer, comme l’écrit «l’illustre  musulman Tariq Ramadan que « l’islam entre difficilement dans les limites du mot religion ». Son frère Hani motive cela rappelant : « L’islam touche tout autant l’espace public que la sphère privée (…) Il est religion et État, foi et loi, doctrine et mode de vie ; il comprend dans son système les principes d’un gouvernement et aussi des prescriptions de guerre, appelant les croyants au combat pour défendre leurs droits ».

Mais François se garde de faire observer que l’islam est donc plus exactement un système idéologico-religieux, une théocratie totalitaire. Il n’en parle que comme une religion et il répète que toutes les religions sont porteuses de paix...  

La vérité pourtant, c’est que cette globalisation n’est corroborée ni dans le passé ni dans le présent. L’islam, selon ses textes fondateurs (Coran et Hadîths) est une religion conquérante, celle de la glorification des « cavaliers d’Allah ».

Le Coran proclame combien « Allah préfère ceux qui combattent à ceux qui s’abstiennent de combattre » (sourate 4, verset 95).

Le regretté père lazariste Antoine Moussali, un des plus grands connaisseurs de l’islam et de la langue arabe, dénombrait dans le Coran « sept cents occurrences de violence… »

L’hindouisme n’est pas non plus une religion porteuse de paix. Et il en fut de même des autres religions païennes, et au mépris de l’Évangile, les chrétiens ne furent pas toujours des artisans de paix.

François ne peut tout de même pas demeurer sans savoir que le Coran abonde en condamnations des mécréants coupables « d’associer d’autres dieux à Dieu », péché abominable, le seul qu’Allah ne pardonnera pas, qui vaut une éternité de tourments atroces. Or ceux qui associent deux autres dieux à Dieu, ce sont les chrétiens (mystère de la Très Sainte Trinité).

« Oui, ceux qui disent : « Dieu est le Messie, fils de Marie » sont impies. Dieu interdit le Paradis à quiconque attribue des associés à Dieu. Sa demeure sera le feu. Il n’existe pas de défenseurs pour les injustes ». (sourate 5, verset 72). Cela est répété une multitude de fois.

François ne peut tout de même pas demeurer sans savoir que l’État islamique, comme l’Arabie saoudite et bien d’autres États musulmans infligent selon l’exemple même de Mahomet et selon la charia, les châtiments de l’égorgement ou de la décapitation, de l’amputation, de la lapidation, de la flagellation jusqu’à la mort. Et Mahomet n’hésita pas non plus à torturer.

Voilà pourquoi ce n’est pas François qui a raison mais le journaliste musulman Mohamed Sifaoui affirmant que la question du terrorisme, c’est à l’islam d’abord qu’il revient de la traiter. Il qualifie l’islamisme d’immense gangrène affectant l’islam initialement propagée par le salafisme saoudien et les Frères musulmans.  

Et n’oublions pas l’analogue islamisme chiite.

Mais à la vérité, c’est le retour fondamentaliste, partout dans l’islam, à la lettre du Coran et des Hadîths, et à la surenchère dans l’application des exécrations prônées dans ces textes qui fait puruler la gangrène grâce à tous les moyens modernes de propagande.

Les interprétations de la guerre selon François, somme toute pour des motifs exclusifs de rivalités politiques et socio-économiques sont pour le moins réductrices et même dissimulatrices.

Non, ceux qui aujourd’hui massacrent et égorgent des prêtres en hurlant Allah Akbar, comme il y a un siècle leurs pareils, exterminaient les Arméniens et autres chrétiens, et comme il en a été si souvent dans l’histoire de l’islam, ceux-là sont des fanatiques de l’idéologie religieuse mahométane. Comme il y eut d’ailleurs aussi des fanatiques génocidaires anti-chrétiens et antisémites, jacobins, communistes, nazis.

La cause du terrorisme est dans l’islamisme et la cause de l’islamisme dans l’islam. Le président musulman de l’Égypte, le maréchal Sissi, dit cela ; le journaliste et analyste musulman Mohamed Sifaoui a dit cela. La négation de cette vérité, même par le pape, et d’autant plus qu’il est le pape, avec toute son influence, en conscience nous ne pouvons l’accepter !