Mais Trump est surtout le visage d’un mouvement historique : le national-populisme. Ses électeurs n’ont pas disparu et la montée en puissance de la « troisième voie » américaine ne va aller qu’en s’intensifiant. Trump n’est pas un idéologue ni un théoricien et il ne dispose pas d’une large marge de manœuvre en raison même de l’opposition radicale qu’il affronte de la part de puissants groupes, de la CIA au FBI en passant par le Congrès, l’administration, les grands médias et les corporations globales. Mais Trump, c’est un formidable leader populaire, celui qui sait parler à l’ouvrier comme aux financiers. Et ce catalyseur là est solidement établi à la Maison Blanche. Les élites luttant avec acharnement contre lui s’illusionnent lorsqu’elle réduise son mouvement à sa seule personne.

Pour des entreprises mondiales comme Google, Facebook ou Twitter, les USA ne sont qu’une part de leur marché. L’action de Trump est identifiée par elles comme une menace directe. Pas étonnant qu’elles se soient engagées dans une lutte de censure active contre ses supporters (source) et tout discours alternatif à celui de la gauche globaliste.

En réalité, c’est le début de la « seconde révolution américaine », entre le peuple euro-américain d’une part et les élites globalistes d’autre part.

Infiltration des néo-conservateurs au sein du Conseil de Sécurité Nationale

Un rapide tour d’horizon de la galaxie des figures du mouvement néo-conservateur permet de mesurer à quel point la guerre civile fait rage entre l’infrastructure politique des USA et la nouvelle superstructure, élue par le peuple.

Le journaliste néo-conservateur Bill Kristol participe par exemple de toutes les opérations visant à affaiblir le nouveau président, allant jusqu’à travailler en coulisse à une scission du Parti Républicain. La parole de ce new-yorkais, partisan inconditionnel des guerres au Moyen-Orient, permet de mesurer à quel point la politique nationaliste et anti-islamisme de Trump est vécue comme une menace existentielle pour l’oligarchie américaine.

 

En témoigne la récente crise interne qui touche la Maison Blanche à l’occasion de laquelle Kristol a déclaré qu’elle était un « moment clef » de la présidence. Une bataille qui voit s’affronter les partisans et les ennemis du Général H.R. McMaster, nommé à la tête du Conseil de Sécurité Nationale en remplacement du Général M. Flynn, un catholique irlandais déterminé à faire de la lutte anti-islamiste la priorité stratégique des USA. Flynn a été neutralisé, un mois seulement après sa nomination à la tête du conseil par Donald Trump suite une cabale montée par des cadres du FBI et de la CIA sur la base d’une rencontre avec l’ambassadeur de Russie.

Car Trump veut faire de la Russie un partenaire des USA, notamment contre l’islamisme radical, et désigner la Chine comme principal ennemi. Une analyse conforme à la réalité du rapport de force du 21ème siècle. Mais ce renversement accroit encore davantage le fossé entre le président américain et la vieille garde néo-conservatrice issue de la Guerre Froide qui nourrit, pour des raisons notamment ethniques, une haine tenace à l’égard de la Russie.

McMaster, nommé en remplacement, ne partage aucune des priorités stratégiques du président américain. En fait, c’est un pur produit du néo-conservatisme, de tendance démocrate, qui veut isoler et neutraliser le président. Il récuse ainsi l’emploi du mot « terrorisme islamique », jugeant comme Barack Obama que cela nuit à l’alliance recherchée avec l’islam et a été financé par Soros pour défendre l’accord sur le nucléaire iranien voulu par Obama (source).

Ses sympathies pro-musulmanes se doublent d’une purge récemment lancée contre des rares éléments pro-Trump du Conseil de Sécurité Nationale, origine de la grave crise interne actuelle. Ainsi a-t-il fait exclure, sans en avertir le président, Rich Higgins pour avoir rédigé un mémo communiqué au président dans lequel il expliquait que l’extrême-gauche et les islamistes, notamment les Frères Musulmans, forgeaient une alliance globale contre les USA. Dans une vidéo remontant à quelques années, Higgins avait déjà expliqué dans le détail l’alliance entre les néo-conservateurs et l’islamisme (voir ici).

Ainsi donc, le principal responsable de la sécurité des USA après le président a jugé indispensable d’exclure de la Maison Blanche un conseiller qui met en garde contre l’islamisme et ses alliés marxistes et socialistes. Le tout, sans en référer au président qui avait fortement approuvé le contenu du mémo.

Cette purge a déclenché la colère des soutiens de Donald Trump, lesquels exigent désormais le départ de McMaster. Ceci d’autant que l’on apprenait que le général était toujours en lien direct avec Susan Rice, la femme qui occupait son poste sous la présidence Obama (source).

Bref, un coup d’état se met lentement en place et il est mené par l’état profond américain ainsi que les éléments interlopes du Parti Républicain et du Parti Démocrate. Il vise à maintenir l’alliance entre l’oligarchie américaine et l’islamisme dont on a pu voir les effets au Moyen-Orient. Elle vise également à garantir le maintien de l’accord pro-iranien dont on ne peut séparer le dossier nucléaire nord-coréen, les deux étant alliés sur ce programme.

Bill Kristol, dont nous avons parlé, a volé au secours de McMaster en relayant notamment  un article dénonçant le mémo comme un retour du « McCarthysme » (source), lequel dénonce (?!) la chasse contre « la gauche et les islamistes » (lire ici).

Sédition oligarchique et trahison

En d’autres termes, les néo-conservateurs s’activent contre le président Trump et son agenda stratégique, s’appuyant sur les réseaux islamistes et la gauche ainsi que les caciques du Parti Républicain. La gauche est d’autant plus utile qu’elle est largement dominante dans les médias mainstream qui se chargent de harceler la présidence US en permanence.

Nos lecteurs vont pouvoir comprendre l’ampleur de la sédition en cours contre le chef de l’état américain et sa base électorale. Susan Rice, dont nous avons parlé plus haut, défend bec et ongle l’accord sur le nucléaire iranien voulu par Barack Obama et s’assure qu’il soit appliqué en dépit de l’hostilité de Trump, permettant ainsi à la république islamique de percevoir d’énormes fonds bloqués jusque là.

Mais, paradoxalement, la même Susan Rice vient de déclarer que Trump devait cesser de menacer la Corée du Nord malgré les menaces d’holocauste nucléaire brandies par cet état communiste contre les USA. Dès lors, une question se pose : pourquoi avoir fait le forcing pour obtenir un accord avec l’Iran pour qu’il renonce à l’arme atomique si, peu après, l’ancienne directrice du Conseil de Sécurité Nationale assure que les USA « peuvent tolérer une Corée du Nord nucléarisée » (source).

La réponse a été offerte par les iraniens et les nord-coréens : l’Iran, libéré des sanctions économiques par la présidence Obama, peut désormais aider la Corée du Nord à affronter les sanctions économiques en finançant Pyong Yang. Ce qui a été l’objet du déplacement récent du numéro 2 nord-coréen à Téhéran (source). En échange de ce soutien, la Corée du Nord s’occupe du « sale boulot » en testant les missiles intercontinentaux et têtes nucléaires qui seront ensuite transférés vers l’Iran, à un moment favorable.

A ce stade, on ne peut plus douter du sabotage volontaire mené par Barack Obama au profit de l’Iran et de la Chine, attitude qu’il faut comparer à l’attitude antirusse véritablement délirante qui est défendue par les néo-conservateurs. La trahison d’Obama peut s’expliquer par son idéologie profonde faite de tiers-mondisme, de socialisme, d’antiracisme dogmatique et d’islamophilie prenant racine dans sa propre histoire familiale. Au surplus, c’est encore lui qui a levé l’embargo sur le système communiste cubain, une autre icône de la gauche occidentale.