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17/11/2015

Les attentats terroristes sont utilisés pour mettre en place un gouvernement mondial ...

Les attentats terroristes provoquent de nombreuses réactions. Celles ci , ne manquent pas d’intérêt , car elles montrent du doigt le poids idéologique des promoteurs de la culture de mort, culture profondément apatride et anti-christ. les islamistes n’étant dès lors que le bras armé de ceux pour qui la France chrétienne est l’ennemi à abattre.Il s’agit donc bien d’une guerre civile…

 

 Attentats à Paris : Pourquoi parler d’une « guerre » (contre le terrorisme), alors que nous vivons en réalité une guerre civile (nourrie et organisée par l’idéologie libertaire et laïciste dont la plupart des Français sont complices) ? Pourquoi ne pas voir que derrière cette guerre civile se cache la prochaine dictature humaniste antéchristique de la « Paix » et de la « Nature » ?


Le drame que nous venons de vivre à Paris n’est pas qu’une « guerre importée », n’est pas qu’un retour de bâton des conflits que la France a semés à l’extérieur d’elle-même (en Syrie, en Libye, en Irak, en Afrique…) qui nous indique que nous devrions renoncer à la guerre, à toute guerre. Pas plus qu’il n’est le fait de la « haine » des « fondamentalistes islamistes », ni « la faute au terrorisme ». Comme l’explique clairement Vincent Hervouët, « on ne se bat pas contre le terrorisme. Ça n’a pas de sens de dire cela. Le terrorisme est une forme d’action. On ne se bat pas contre une forme d’action. C’est sur les motivations de cette forme d’action que nous devons nous pencher ». Comment expliquer la faillibilité de nos services de renseignements nationaux réputés les plus qualifiés du monde, autrement que par notre propre complicité ? Sans tomber dans la paranoïa de l’ennemi interne, il nous faut regarder les choses en face.


Qui, dans ce drame, va oser dire que les véritables commanditaires de la tuerie parisienne d’hier soir sont autant les islamistes que les défenseurs libertaires de l’Union Civile et du « mariage pour tous » ? Que Christiane Taubira ou François Hollande sont différemment et tout aussi terroristes que les kamikazes ? « On remarqueras que Paris a été frappé en plein coeur de la boboïtude. Si personne n’y voit un signe c’est que ce monde est aveugle. » m’a fait remarquer à juste raison le pédopsychiatre Vincent Rouyer. Quel journaliste se risquera à se pencher sur l’immoralité des messages libertins du groupe de rock des Eagles Of Death Metal qui, ironie du sort, a concrètement pactisé avec le diable juste avant le drame (au moment de l’assaut, ils chantaient « Kiss the devil ») ? Aucun. Pourtant, c’est l’identification de la signifiance de ces liens non-causaux – qui ne doivent jamais justifier la réponse homicide qui est faite à ceux qui profèrent ces messages – qui pourrait nous aider à sortir concrètement du cercle vicieux dans lequel notre pays est rentré, qui pourrait nous aider à prier et à nous responsabiliser, qui pourrait nous aider salutairement à comprendre que nous sommes entrés dans une guerre spirituelle et personnelle qui n’a absolument rien d’une guerre « extérieurement démoniaque ».


Ce qui est scandaleux en ce moment, c’est que les mass médias, à travers un faux réalisme (voyeuriste) et un sensationnalisme (compassionnel) quasi justifié par la gravité de l’événement, tentent de déshumaniser et de dématérialiser les faits et les responsabilités. Dans leurs reportages et leurs interviews, ils parlent par exemple du « film des événements », grossissent les traits pour se rendre complices d’une psychose (« La capitale toute entière est plongée dans le chaos. » : c’est concrètement faux, je peux vous le dire en direct depuis ma chambre de bonne du 5e arrondissement), font des césures syntaxiques phoniquement insupportables (par exemple leur lancinante et anaphorique coupure chantonnante entre « état » et « critique » relève du tic de langage pathologique : « les victimes dans un état… euh… critique »).

Ce qui est également révoltant, c’est, de la part des mass médias et de nos dirigeants français dans leur ensemble, leur tentative d’extériorisation et de diabolisation du conflit, pour se laver les mains. Cela contribue à la démobilisation, à l’indignation passive, au laisser-faire. Déjà que les Français, par réflexe de survie et par ignorance, ont tendance à s’installer spontanément dans l’émotion pour ne pas voir que la « guerre » dont on leur parle tant (les journalistes se gargarisent d’avoir lâché le MOT « guerre ») est en réalité une guerre civile dont ils sont eux aussi les constructeurs par leur relativisme sentimentaliste… On le voit bien. Depuis hier soir, les gens paniquent et ne savent pas quoi faire. Ils ont déjà décidé que leur résignation prendrait l’apparence performative/actionnelle de la posture indignée. Or, s’ils pensent que l’ennemi contre lequel se battre serait quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes, serait un djihadiste cagoulé, invisible et armé jusqu’aux dents contre lequel ils ne font pas le poids, il est évident que la situation va rester telle qu’elle est, voire empirer. En réalité, ils se trompent de cible car c’est l’idéologie (laïciste, républicaniste, antifasciste, LGBT, etc.) qu’il faut abattre. Pas le « terrorisme » ni la « peur » ni la « guerre ». Ce sont les membres de notre gouvernement socialo-droito libertaire qu’il faudrait déloger. Pour bien faire, c’est le « mariage pour tous » et l’Union Civile qu’il faudrait déchirer. La « déclaration de guerre à la guerre », c’est bien sincère mais c’est de la pure connerie. Elle produit la réaction du réactionnaire, mais pas l’action efficace contre le véritable ennemi.
Pis encore. Cette déclaration pacifiste est dangereuse pour la suite des événements. Comme je l’ai expliqué dans mon article sur l’Antéchrist, les islamistes djihadistes sont les pions humains d’un scénario idyllique écrit par une instance bien plus nocive qu’eux, mais qui s’annoncera sous des hospices libérateurs et réparateurs : je veux parler de l’Humanisme intégrale de l’Antéchrist. En effet, afin de mieux préparer le terrain à une nouvelle hégémonie qui succèdera aux conflits terroristes, nos médias et nos hommes politiques veulent nous faire croire que la solution à la crise nationale et internationale que nous connaissons actuellement en Europe et partout dans le monde, reposerait sur deux concepts particulièrement séduisants et en réalité construits de toute pièce par un système bien plus terrible et homicide que le terrorisme islamiste, et qui succèdera à ce dernier, à savoir le Gouvernement Mondial Pacifiste qu’instaurera l’Antéchrist : le concept de la NATURE d’une part (celle-ci est déjà vantée dans toutes nos pubs ; et la proximité contextuelle de la COP21 avec les attentats n’est absolument pas le fruit du hasard) et le concept de la PAIX d’autre part (« paix » entendue uniquement comme « absence de conflits et de nations » et « absorption uniformisante/unificatrice des différences »). En effet, c’est pour mieux imposer les bulldozers idéologiques de la Nature et de la Paix conduits par le Gouvernement Mondial que les mass médias se braquent aujourd’hui sur l’horreur des tueries parisiennes. Comme le dit à très juste raison Francis Cousin : « L’écologie est une des dernières impostures du capital pour nous faire aimer l’économie. » Idem concernant la Paix, mot qui, à l’instar de la miséricorde chez les cathos, va servir de puissant carburant droit-de-l’hommiste pour mettre en marche la vague atlantiste de désarmement généralisé universel, la vague de l’humanisme intégral, la vague de la neutralisation de tous nos systèmes de défense (collectifs et individuels) pour mieux asservir pacifiquement l’Homme et le rende esclave de lui-même.

Ne soyons pas dupes. C’est pour mieux imposer l’impérialisme naturo-pacifiste de l’humanisme intégral antéchristique qu’en ce moment nos hommes politiques libertaires pleurent sur les conséquences dont ils chérissent les causes, et alimentent la diabolisation du mythe de la « terreur terroriste ». Sur TF1, ils nous dressent le portrait (avec la COP21) d’une « démocratie qui se réunit ». On est vraiment dans le jargon du Gouvernement Mondial. « La science n’a toujours pas parlé » sort à l’instant un journaliste. Comment ne peut-on pas être plus dans la gnose humaniste ?
Ne nous trompons pas de combat. Contrairement même à ce que dit aujourd’hui Radio Vatican, ce n’est pas la « Paix de l’Humanité » qui a été attaquée à travers ces attentats parisiens mais bien le Christ et son Église-Institution. C’est parce que nous ne prions pas assez et que notre pays a cédé sur l’Union Civile que nous connaissons cette forme inédite de guerre civile.

Conjointement à l’émotion légitime qui nous étreint en ce moment, gardons par conséquent à l’esprit et dans le coeur : 1) quel type de guerre nous vivons (une guerre civile et spirituelle et non une « guerre contre le terrorisme et la peur ») ; 2) quelle forme nous pouvons mettre en place pour la combattre (la prière du rosaire et la formation intellectuelle concernant les fins dernières) ; 3) que la guerre civile actuelle est l’arbre qui cache la forêt de la dictature de l’Humanisme intégral a-patride et antéchristique.


N.B. : Je viens d’avoir une interview avec une journaliste italienne. M’est venue une réflexion qui renchérit mon analyse : ce sont les quartiers de l’athéisme bobo libertaire qui ont été visés une nouvelle fois par les islamistes (et non les quartiers ouest et sud de Paris : République, Bastille, Montmartre, c’est peuplé d’anars bobos gauchistes ; Charlie Hebdo se trouve d’ailleurs non loin de la rue de Charonne), preuve que les « terroristes » se sont bien attaqués au berceau de leur fondamentalisme. Il ne s’agit pas, comme le font croire les journalistes de TF1, d’une « guerre de religions », mais plutôt d’un fondamentalisme « religieux » qui s’en est pris à son gémellaire fondamentalisme « athée ».

Philippe Ariño

16/11/2015

Ces gentils « réfugiés » que le gouvernement et les préfets nous imposent !...

« Piste syrienne », « filière belge ». Alors que les politiques et les médias tentent depuis deux jours de nous faire croire à « une attaque venue de l’extérieur », l’enquête a pour l’instant démontré que la plupart des auteurs des attentats perpétrés vendredi à Paris étaient soit Français, soit récemment arrivés sur le sol français.

Des français «  de papier « 

Ainsi Ismaïl Omar Mostefaï, premier des djihadistes dont le nom a été dévoilé samedi, était-il Français d’origine algérienne. Né à Courcouronnes (Essonne) en 1985, il était connu des services de police pour des condamnations de droit commun entre 2004 et 2010. Il faisait même l’objet – lui aussi ! – d’une fiche S depuis 2010 pour « radicalisation ». Cet ami d’Amedy Coulibaly vivait à Chartres, et fréquentait tranquillou ses potes islamistes de la mosquée de Lucé. Des vérifications sont actuellement en cours pour savoir s’il s’est rendu ou non en Syrie entre 2013 et 2014, comme le prétendent certains médias. Sept de ses proches sont aussi en garde à vue.

Autre terroriste identifié : Bilal Hadfi, l’un des trois kamikazes qui se sont fait exploser près du Stade de France, était lui aussi Français. Né le 22 janvier 1995, il aurait combattu en Syrie au sein de l’EI, avant de revenir en France.

Sans oublier la gentille fratrie de djihadistes Abdeslam, tous français. Ibrahim, né le 30 juillet 1984 et mort vendredi en se faisant sauter Boulevard Voltaire. Dimanche, la police française a lancé un appel à témoins pour retrouver son frère Salah, né à Bruxelles le 15 septembre 1989 mais de nationalité française, soupçonné d’avoir joué le rôle de chauffeur lors des attentats. Il aurait été contrôlé samedi matin à la frontière belge, mais pas interpellé. Le dernier de la fratrie Abdeslam serait actuellement en garde à vue en Belgique.

Ces gentils « réfugiés »

Et puis il y a ces gentils « réfugiés » que l’Europe, et la France en particulier, ont accueillis. Ainsi, près du corps de l’un des kamikazes qui se sont fait exploser près du Stade de France, a été retrouvé un passeport syrien au nom d’Abbdulakbak B. Né en 1990 en Syrie, il aurait séjourné sur l’île grecque de Leros début octobre, où il aurait été inscrit en tant que « réfugié », suivant les règles de l’UE, avant de rejoindre notre pays.

Autre terroriste identifié grâce à son passeport : Ahmad Almohammad, un Syrien de 25 ans, passé lui aussi par Leros, enregistré lui aussi comme « réfugié », et qui aurait rapidement pris la route de la France.

N’oublions pas non plus Ali R., Allemand d’origine monténégrine, arrêté en Bavière la semaine dernière lors d’un contrôle sur l’autoroute A8, alors qu’il se rendait à Paris avec des pistolets, des grenades et des explosifs.

Et ce n’est pas fini : dans la nuit de dimanche à lundi, les interpellations se sont multipliées en France. A Lyon, où « un arsenal de guerre » (dont un lance-roquettes) a été découvert, mais aussi à Grenoble, Echirolles, Fontaine, Saint-Martin-d’Hères, Toulouse...

 

15/11/2015

Comment vaincre le terrorisme .

 

« L’expérience des dernières générations me convainc pleinement que, seule l’inflexibilité de l’esprit humain, fermement dressé sur le front mouvant des violences qui le menacent, et prêt au sacrifice et à la mort en proclamant : « Pas un pas de plus ! » Seule, cette inflexibilité de l’esprit assure la véritable défense de la paix de l’individu, la paix de tous et de toute l’humanité. » (Alexandre Soljenitsyne)

 

            Qu’ils soient intégristes, fanatiques religieux ou anarchistes, les terroristes prêchent le viol de la société, et, par conséquent, ils ne sauraient être traités comme des adversaires réguliers. Car « vouloir donner aux choses le sens de ses désirs est la pire forme de dérèglements de l’esprit ». Ainsi s’est exprimé Bossuet dans une de ses prédictions au souffle lyrique de ses visions grandioses.

Le caractère d’extrême gravité que revêt le terrorisme international a fait de la France l’une de ses plaques tournantes et nous met dans l’obligation de réagir avec fermeté contre tous ceux qui tentent de faire de notre pays un « champ de tir » du terrorisme, son refuge ou son « laboratoire d’expériences » révolutionnaires… d’autant plus que ces actions terroristes impliquent nécessairement une chaine de connivence et d’appui logistique sur notre sol et une préparation minutieuse…

            Cependant, notre juridiction actuelle est mal adaptée à l’action répressive que la société doit exercer contre les criminels qui mettent en cause sa légitimité. Devant pareil danger, la réaction doit non seulement s’adapter à l’adversaire en retournant contre les terroristes le conseil de Lénine : « Ne laissez jamais se constituer de Vendées », mais conduire aussi à une prise de conscience populaire. A la stratégie de déstabilisation des terroristes, la Nation doit répondre par une « stratégie de répulsion ». Cette stratégie implique en premier lieu le contrôle étroit des communautés étrangères dans le pays, afin de prévenir le prolongement sur notre territoire de luttes extérieures, partant : se protéger d’un terrorisme par « vases communicants » ou par osmose.

La mise en œuvre du plan « Sentinelle » qui mobilise actuellement 10 000 hommes sur le territoire national (et cela pour « aussi longtemps que la situation l’exigera (sic) » a précisé le ministre de la Défense -ce qui peut se traduire, comme ce fut déjà le cas pour le plan Vigipirate, par le maintien définitif du dispositif- ne saurait être la solution idéale car envisager la mobilisation de nos soldats (hébergés de surcroît dans des conditions précaires alors que les « sans papiers » bénéficient de chambres d’hôtels) dans la durée n’est pas la mission des armées. Un soldat est préparé à faire la guerre ; il n’a aucune formation de police et ce n’est pas sa vocation. On ne pourra donc, indéfiniment, le maintenir dans des missions statiques en limitant sa tâche à un rôle de vigile ou de « supplétif des forces de police » sous peine de l’« user », de le démotiver et d’éroder son potentiel de combat.

A la guerre révolutionnaire ou « guerre sainte » prônée par les islamistes, nous devons opposer la guerre populaire totale ou guerre de libération nationale. Face à une menace terroriste, il faut faire le choix majeur qui s’impose et en tirer toutes les conséquences ; agir sans oublier la foi formulée par Engels : « Ne jamais jouer avec l’insurrection armée et, quand on la commence, la mener jusqu’au bout ». La France est aux yeux de l’islam une aire de guerre, « dâr al-harb », et elle se doit de traiter ce dernier de la même manière qu’il la traite.

Nous n’arriverons probablement jamais -en dépit de toute fermeté- à réduire totalement les actions criminelles mais il serait possible d’en limiter le nombre par l’instauration d’une juridiction et de tribunaux d’exception identiques à ceux créés par le régime gaulliste durant la guerre d’Algérie afin d’éradiquer l’OAS… et qui menèrent sans le moindre état d’âme au poteau d’exécution quatre soldats français dont deux officiers.

            Puisque cela fut accompli contre des patriotes dont le seul crime fut de vouloir conserver l’Algérie française, pourquoi cette juridiction ne serait-elle pas reconduite contre les ennemis de la France reconnus coupables d’avoir sacrifié des victimes innocentes ? Dès lors, le rétablissement et la mise en application immédiate de la peine de mort seraient prononcés à leur endroit. Qui a tué doit être tué ! L’horreur du mal est le principe même de la justice. Elle doit s’imposer comme une règle impérative, car elle est notre propre raison. « La loi, en général, est la raison humaine –disait Montesquieu- en tant qu’elle gouverne tous les peuples de la terre »…

            Les demi-mesures, comme c’est le cas actuellement, ne mènent à rien car les vices impunis s’accroissent à l’infini. Mais châtier les coupables, les condamner à mort ou leur infliger une sanction à la hauteur de leurs crimes, ne ferait -dans notre société émolliente, indifférente, conservatrice- que révolter les consciences de la « bien-pensance », des associations « humanistes » et provoquer la colère des islamo-compatibles issus de la gauche bobo-caviar et de la droite capitularde et louvoyante toujours prompts à brandir le carton rouge au nom de leur angélisme républicain.

Dostoïevski écrivait déjà, dans la « légende du Grand Inquisiteur » : « Qui aime trop l’humanité en général est en grande partie incapable d’aimer l’homme en particulier. Qui plaint trop le malfaiteur est fort souvent incapable de plaindre la victime ». Et le drame actuel c’est que nos sociétés vieillottes s’interdisent tout moyen coercitif. Elles ont lentement accumulé pendant une longue procession de siècles, les règles, les précautions et les interdits destinés à protéger l’idée qu’elles se faisaient de la civilisation. Elles ont imaginé couler la sagesse dans des lois… codifier l’indulgence et la mesure, pour défendre l’homme contre lui-même. Préoccupées d’exorciser la violence qui bouillonne toujours confusément dans des instincts mal maîtrisés, elles ont naturellement été conduites à interdire la seule forme de violence sur laquelle elles pouvaient peser : la cruelle mais indispensable gamme des châtiments qui prétendent moins punir le crime, que décourager le criminel.

Négligeant cette suprême mise en garde d’Aristote « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante », elles ont inventé un arsenal de répression humain conçu à l’exacte mesure de coupables considérés comme des « égarés » ou des « déséquilibrés ». Or, on ne combat pas des terroristes avec de simples lois. On doit adopter une riposte appropriée afin de les arrêter dans leur élan velléitaire et agressif. « Plus l’Etat est corrompu, plus les lois se multiplient » clamait Tacite, cet historien et sénateur de l’antique Rome.

La France vit sous des menaces de plus en plus récurrentes que l’on ne peut contenir par la seule force de la loi. « Les français vont devoir s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats qui vont, à mes yeux, immanquablement survenir. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone, le pire et devant nous » a déclaré dans « Ouest France », le 14 novembre 2015, le juge Marc Trévidic.

En effet, la France est confrontée à l’un des plus graves périls de son histoire et ne doit pas s’embarrasser de préjugés pour prendre les mesures appropriées afin d’assurer sa propre survie. « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais » soutenait Léon Trotski.

            Quand la liberté est frêle, en péril, alors on ne transige pas et Saint-Just d’annoncer en ces termes la répression sanglante des mouvements contre-révolutionnaires et royalistes pendant la Révolution : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! ». C’était, certes, La Terreur mais cette célèbre citation revient en pleine actualité.

            Aujourd’hui, empêtrée dans ses règles, ses décrets et ses scrupules, voilà la civilisation paralysée par les dogmes qui la fondent et les lois qui la défendent, qui ne peut transgresser sans se renier. Et voici les barbares –forts de cette assurance- qui répandent leur terreur en voulant tout détruire, tout raser pour tout recommencer sur les décombres d’un passé qu’ils haïssent parce qu’ils ne le comprennent pas. Et ils tentent d’imposer leur loi par l’assassinat et la terreur à des sociétés qui ont su dissiper ces cauchemars depuis si longtemps qu’elles n’en imaginent plus l’éventuel retour. Voici qu’enchaînées par les règles qu’elles ont accumulées pour se prémunir contres les excès de leur propre colère, les sociétés stupéfaites s’abandonnent aux coups que leur portent des colères inconnues… Et voici que s’écroule la civilisation parce que les barbares puisent dans son raffinement, ses complications et son indulgence, la seule force qui rend leurs débordements irrésistibles. Ils retrouvent naturellement le plaisir d’égorger sachant combien timide sera la répression. Jamais les passions déchaînées n’ont fait autant de ravages… semé autant de morts… Jamais on n’a assassiné autant d’hommes au nom du bonheur de l’humanité… Jamais le mot de Malaparte n’a été plus juste : « Jamais on n’a couché autant de Christs dans les charniers du monde ».

Et nous, pauvres occidentaux, sommes en passe de perdre cette ultime guerre qui nous est imposée parce qu’irrémédiablement condamnés à capituler… au nom de la défense de la civilisation qui n’est autre qu’un suicide devant un assaut qui en nie l’essentiel.

            Soljenitsyne a écrit : « Toute notre vie là-bas nous a appris qu’il existe un seul moyen de résister à la violence : c’est la fermeté ! »

           Dans la lutte contre la subversion et le terrorisme, rien n’est plus important que l’application d’une politique de défense préventive ferme et impitoyable à l’égard des adversaires de la Nation. Celui qui sème le vent doit récolter la tempête.

 

                                                                                              José CASTANO