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04/10/2016

La guerre en Syrie est une guerre contre les chrétiens .

Monseigneur Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassakè-Nisibi, le diocèse qui comprend aussi Raqqa, la capitale du soi-disant État islamique, a décidé de rester en Syrie, dont il est un fils aimant, pour soutenir son troupeau qu’il a choisi de ne pas abandonner. Au risque de sa propre vie puisqu’il est surveillé jour et nuit par les snipers.

Il a relâché une longue interview à un journaliste italien, Matteo Carnieletto, publiée par Il Giornale.it. Dans laquelle il évoque la guerre qui depuis 5 ans détruit la Syrie, le rôle pernicieux des Américains, le double-jeu des Kurdes, les intérêts israéliens au Moyen-Orient, les mensonges et la propagande des gouvernements occidentaux contre Bachar el-Assad, le démembrement de la Syrie si son président actuel partait. Et les persécutions des chrétiens ! Il aborde tous ces sujets avec réalisme.

Son interview, dont voici ci-dessous la traduction, nous permet d’avoir un regard sans illusions sur les manipulations politiques occidentales dont sont victimes la Syrie et les chrétiens.

« Monseigneur, récemment vous avez prononcé des paroles très dures envers les Kurdes de l’ YPG (Unités de protection du peuple kurde) en les accusant de vouloir tout arracher aux chrétiens de votre diocèse. Quelle est la situation aujourd’hui ?

La présence kurde se fait toujours plus pesante. Ici, dans la ville, ils détiennent tous les croisements et occupent les rues, spécialement dans le quartier chrétien. Les hommes de l’YPG sont en train de se comporter très mal avec nous les chrétiens. Ils sont très agressifs. Initialement ils ont pris le Sud de la ville, puis ils se sont étendus toujours plus. Ils ont pris tout le coton et toutes nos richesses. Ils ont volé jusqu’aux chaises. Ils ont tout vidé, maintenant il n’y a plus rien. Quand Daesh s’est éloigné, sont arrivés les Kurdes de l’YPG, qui voudraient créer un État indépendant, mais cela n’a pas de sens. Ils ont pris un avocat et ils l’ont nommé juge. Mais c’est quoi comme justice ? L’an dernier, en février, 35 villages ont été occupés par Daesh. Les Kurdes de l’YPG les ont vus descendre des montagnes, mais ils n’ont rien fait pour les arrêter. Ils voulaient que l’EI occupe ces terres très belles. Quand ils sont arrivés, les hommes de l’YPG m’ont dit : « Nous sommes ici pour protéger les chrétiens. » Mais ce n’est pas vrai : ils sont venus pour chasser les chrétiens.

Mais en Occident, les Kurdes de l’YPG sont vus comme des héros parce qu’ils combattent l’EI. Comment alors pouvez-vous dire cela ?

Ils travaillent pour les Américains qui les utilisent pour faire leur politique. Mais ensuite ils les abandonneront. Les Kurdes ne pensent pas à ce qui peut advenir dans une heure ou demain. Ils pensent seulement à l’instant présent. Ils n’ont rien appris de leur histoire et des persécutions des Ottomans. Savez-vous ce qu’ils sont en train de faire maintenant, les Kurdes ? Ils sont en train d’imposer leur langue dans nos écoles. Deux heures par jour pendant cinq jours. Dans le nord, ils enseignent tout en langue kurde. Je leur ai dit : « Vous n’avez pas de programmes et vous n’avez pas de professeurs compétents. Comment pouvez-vous enseigner aux enfants ? » « Nous sommes prêts à sacrifier sept générations. » Cela n’est pas de la démocratie. C’est de l’idéologie. La propagande kurde et américaine les présente comme des héros seulement parce qu’ils sont contre le gouvernement. Mais les Kurdes sont en train de faire tout cela parce qu’ils veulent un État. Ils sont en train de le faire uniquement pour leur intérêt.

C’est un scénario très sombre, si c’est vrai – comme c’est le cas – que les Kurdes ont exploité le cessez-le-feu pour ériger des barricades. Selon vous, la trêve a-t-elle été utile pour les civils dans des zones comme Alep ?

Je suis contre le cessez-le-feu. La première fois que l’armée syrienne a avancé contre les rebelles, les américains ont demandé une trêve et ainsi les terroristes se sont réorganisés pour attaquer les soldats loyalistes. Avec l’actuel cessez-le-feu, ils ont fait la même chose. De Mistura et l’ONU parlent seulement d’Alep Est, où sont présents les rebelles, mais ils ne parlent jamais de l’autre partie de la ville, où résident un million deux cent mille syriens qui sont continuellement bombardés par les djihadistes. Même l’archevêché d’Alep a été touché par un missile, mais les Américains, les Français et les Italiens n’en ont pas parlé.

Il est vrai que durant la trêve « les rebelles » sont fournis en armes et munitions. Mais qui les leur donne ?

C’est certain qu’elles n’arrivent pas par avion parce que tout est bloqué. Elles viennent de la Turquie. La Turquie aide Daesh et aussi l’Amérique, qui de fait ne veut pas sa destruction. D’un côté les USA le combattent, de l’autre ils l’aident. Ils entraînent les rebelles qui ensuite passent les armes à Al-Qaida et à l’EI. Quand les chefs de gouvernements occidentaux parlent, ils ne disent que des mensonges. Ils ne veulent pas combattre Daesh ni Al-Nosra. Ils ne veulent pas que la Russie et les Syriens les bombardent. »

Suite de la IIe et dernière partie jeudi 29 septembre 2016.

Francesca de Villasmundo

Juppé un parfait dhimmi !

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Selon le candidat à la primaire de la Droite, « Il faut absolument apaiser le climat qui règne aujourd’hui en France. Le simple mot de ‘musulman’ suscite une hystérie disproportionnée ! », ajoute-t-il. « Si nous continuons comme ça, nous allons vers la guerre civile. Moi, je veux la paix civile. »  (Source Le Monde) 

Que les centaines de morts des attentats provoquent de la réticence chez les chrétiens et autres autochtones vis-à-vis de l’islam, serait donc une réaction disproportionnée?  et pire, serait même la cause profonde des troubles qui envahissent le pays? Pour Alain Juppé aujourd’hui en France, la paix civile ce serait donc que les Français de souche fassent le dos rond sous les attentats islamistes, tout en accueillant les bras chargés de fleurs les clandestins musulmans.

Selon Alain Juppé, la guerre civile, ce serait…

« Ce serait si deux catholiques fondamentalistes pénétraient dans la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray pour y égorger l’imam local. Ce serait si deux jeunes filles, fraichement sorties du Couvent des Oiseaux, allaient placer une voiture remplie de bombonnes de gaz à proximité de la Grande Mosquée de Paris. »  « La guerre civile, ce serait si des Français de souche, radicalisés par Éric Zemmour et les prédications de Sarkozy, s’en allaient mitrailler de paisibles fumeurs de chicha à la terrasse des cafés d’Aubervilliers. Si d’autres Français de souche, fichés S pour la plupart, allaient massacrer les journalistes d’Oumma.com et du Bondy Blog en criant « Toutatis est grand! »  (Source Atlantico)

Selon Alain Juppé, la guerre civile ce ne peut pas être…

Ce ne peut pas être deux musulmans fondamentalistes pénétrant dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray pour y égorger le prêtre local. Ce ne peut pas être deux jeunes filles emburqanées à souhait allant placer une voiture remplie de bombonnes de gaz à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris!

Non, cela n’est pas la guerre civile! Ce n’est rien qu’un climat d’attentats islamiques ordinaires de temps de paix. Il suffit seulement de calmer l’islamophobie des Français de souche et tout continuera de bien attenter en paix.

Mais Alain Juppé ne sera pas un prophète de malheur

Mais Alain Juppé nous rassure: « Je ne serai pas un prophète de malheur, » ajoute-t-il dans le même papier…  On ne s’attendait pas à entendre dans la bouche du prétendant à la Présidence suprême, comme un lointain échos du bon pape Jean XXIII fustigeant « les prophètes de malheur » lors de l’ouverture du Concile Vatican II… Réminiscence consciente ou inconsciente du jeune Alain qui usait ses culottes sur les bancs du catéchisme alors que Jean XXIII ouvrait grandes les portes de l’Eglise ? Le jeune Alain a fait du chemin depuis, un chemin parallèle a celui de l’Église conciliaire: plus de prophètes de malheurs et plus de portes ni frontières puisque selon François qui a canonisé son prédécesseur Jean XXIII, la violence des catholiques contrebalance bien la violence des musulmans… Et la paix d’Alain est bien de même nature que la paix de François...

Depuis que « les prophètes de malheurs » ont été mis à la porte du Vatican, plus aucun malheur ne l’épargne, alors, de grâce, chers électeurs qui voulez épargner la France, ne votez surtout pas pour Alain Juppé! 

 

 

27/09/2016

La mode vestimentaire musulmane face à une république laïcarde et impuissante ! ...

 


La polémique soulevée par la mode vestimentaire dite “islamique” lancée au printemps dernier par de grandes maisons de confection et, plus récemment, l’affaire du burkini et des femmes musulmanes circulant couvertes sur les plages donnent la mesure de l’aberration de notre politique d’intégration depuis au moins quarante-cinq ans.


LE CRUEL DÉMENTI D’UNE ILLUSION


Beaucoup de nos compatriotes ont longtemps cru que l’intégration des musulmans en France se réaliserait sans trop de difficultés. Ils seraient conquis par “nos” principes républicains de tolérance et de laïcité, et se sentiraient heureux de trouver chez nous une situation meilleure, et fiers de devenir citoyens de la patrie de la culture, de la démocratie, des droits de l’homme...

Mais voilà, rien ne s’est déroulé comme prévu. La communauté musulmane ne s’intègre qu’a minima à notre société, demeure on ne peut plus attachée à sa religion et à ses coutumes, refuse nos mœurs, et entend vivre selon les siennes. Et, dans les quartiers où elle se concentre, elle modifie totalement notre paysage urbain et notre mode de vie. Des communes entières de l’Ile-de-France, de l’agglomération lyonnaise, certains quartiers de Marseille, de Toulouse, de la conurbation lilloise, de Rouen, du Havre et de partout ailleurs sont devenus des enclaves étrangères, peuplées de Maghrébins, de Turcs et d’Africains et où les petits commerçants traditionnels cèdent la place aux boucheries halal, aux pizzerias et boulangeries turques, aux kebabs et aux restaurants exotiques, dont les rues sont parcourues par des femmes voilées et des hommes en djellabah, dont les cliniques et les cantines se trouvent contraintes de proscrire la viande de porc, et où le ramadan vaut aux riverains français de souche un mois de nuit sans sommeil. Et voilà que surgit cette question des vêtements musulmans couvrants. Mme Laurence Rossignol, ministre des Droits des Femmes, a fustigé le mercantilisme coupable des grandes sociétés de confection qui ont lancé cette mode islamique. Et, aujourd’hui, droite et gauche réunies volent avec un bel ensemble au secours de la laïcité et des femmes menacées, ainsi que de la République bafouée.


POMPIERS PYROMANES


Cela a de quoi faire sourire. Nous avons affaire à des incendiaires irresponsables qui s’improvisent pompiers et s’essaient fébrilement à éteindre le feu ravageur qu’ils ont allumé.

En effet, des décennies durant, tout particulièrement pendant les années 1980, ces vaillants républicains n’ont cessé de promouvoir le droit à la différence, d’inciter les immigrés à ne pas s’assimiler à notre société et, au contraire, à promouvoir leur propre culture d’origine. Les socialistes affirmaient qu’ainsi « la France s’enrichirait de ses différences » ; M. Mitterrand déclarait, sur un ton péremptoire : « Je veux qu’on bouscule les traditions, les habitudes et les usages français », tandis que son épouse Danielle défendait expressément « le port du tchador ». Eh bien, c’est fait : nos musulmans ne se sentent pas français, n’aiment pas la France, rejettent peu ou prou notre société, et se contentent d’une citoyenneté purement juridique. Ils s’amarrent à leur culture d’origine, et, pour quelques-uns d’entre eux, basculent dans l’islamisme radical. Ils n’ont que faire de “nos” principes républicains, libéraux et laïques, cherchent à nous imposer leur mode de vie, leurs coutumes, le respect de leur religion, et fustigent nos femmes, trop libérées à leur gré. Nos gens de gauche, et d’ailleurs presque toute notre classe politique, notre intelligentsia, nos “élites”, n’ont rien négligé pour que cela advînt. Il est donc tout à fait déplacé, de leur part, de critiquer les effets, pourtant prévisibles, de la situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Et il n’y a rien d’étonnant à ce que, dans une société « polyethnique et multiculturelle », cultivant à l’envi la “diversité” et le « droit à la différence », en laquelle le marché est devenu l’étalon unique de toute valeur, les musulmanes achètent des vêtements conformes aux exigences éthiques de l’islam.

L’apparition de la mode vestimentaire musulmane n’est que l’une des conséquences logiques de toute notre politique d’intégration, suivie depuis le début des années Mitterrand, et préparée dès avant, avec la loi Pleven en faveur des immigrés (1972) et le décret Giscard d’Estaing-Chirac-Durafour autorisant le regroupement familial (1976). Et elle constitue une preuve de plus de l’inanité de notre modèle républicain d’intégration.