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31/07/2015

La "madone des détenus" propose la conduite sans permis ...

A quelle population selon vous s’adresse Christiane Taubira à quelques mois de la raclée électorale annoncée, quand elle propose que la conduite sans permis ne soit plus un délit ? Il suffisait d’entendre ce matin à la radio les délinquants concernés pour se faire une idée.

Qui conduit sans permis (et au passage sans assurance ni aucun respect des règles) ? Ni vous ni moi. Mais une forte proportion de racailles et de voyous dont le comportement est à cet égard (et à d’autres) totalement criminel. L’un d’eux était tout étonné au micro de RMC de n’avoir écopé que de 300 euros d’amende pour avoir été contrôlé sans permis : « J’le croyais pas ! » Et tu aurais été bien bête de le passer, la vie d’ma mère ! ..."

 

Moins cher que de se prendre trois radars dans le mois (pour un dépassement de 5 km/heure). Et ça devrait devenir le tarif ordinaire selon l’une des dispositions du projet de loi intitulé « La justice du XXIe siècle » (excusez du peu) que devait présenter notre madone des détenus ce vendredi en Conseil des ministres : une simple contravention, qui ne donnerait plus lieu qu’à une amende de 500 euros grand maximum. Au tarif du permis de conduire (2 000 euros dans le meilleur des cas) inutile de dire que pour beaucoup, ce sera vite vu...

 

Le défaut de permis de conduire était jusque-là passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, mais il est tellement répandu qu’il engorge les tribunaux. C’est la saine méthode Taubira : les pédophiles encombrent les tribunaux ? Supprimons le crime de pédophilie !

 

La « déjudiciarisation » des délits routiers avait déjà été envisagée lors des débats préparatoires entourant la réforme pénale de 2014. Mais redoutant un (nouveau) procès en laxisme, la Chancellerie y avait renoncé. Elle revient à la charge, en recadrant très scrupuleusement son projet de réforme.

 

Pendant ce temps, haro sur le brave conducteur lambda titulaire d’un 12 points qui a payé toutes ses leçons de code et de conduite, ses assurances, son contrôle technique, son stationnement et qui conduit ceinture bouclée, à jeun, sans oreillette, ni cigarette, ni tongues, en respectant le 130 !

29/07/2015

Chaque jour deux agriculteurs se suicident en France .

 C’est un des grands tabous de cette société moderne de progrès. Celui que les media de sac et de corde s’efforcent d’occulter avec acharnement parce qu’il met justement en question la pertinence des choix qui ont été faits par procuration au nom des paysans eux-mêmes, sans jamais qu’ils aient été consultés sur leur sort. Sans que pas une seule racaille politique ou syndicale depuis 1945 ne leur ait demandé leur avis sur la prodigieuse révolution dans laquelle on les a précipités, à leur insu. Condamnés, au fur et à mesure que la catastrophe prenait de l’ampleur les laissant seuls face au désastre. Economique, financier, moral, mais surtout psychologique. Confrontés, qui plus est, dans le déferlement d’anathèmes que depuis Lalonde les media enchaînés ont déversé sur leur profession au vide sidéral des campagnes. Instrumentés par 40 ministres incultes. Dont l’un des plus minables est l’actuel titulaire de la fonction qui répondant aux critiques dont il est l’objet mit en avant son DEA d’économie agricole et le diplôme spécialisé professionnel qui lui aura permis d’enseigner quelques années durant cette matière dans un lycée agricole. Lançant à ses interlocuteurs de l’Assemblée Nationale un vibrant « Si quelqu’un ici aurait pu devenir agriculteur : j’en suis ». Déchaînant sur les réseaux sociaux une vague de sarcasmes. Car il est tellement plus facile de se vanter d’être capable d’être agriculteur tout en se gardant bien de s’y hasarder !

C’est tellement vrai qu’il suffit de consulter les chiffres de la dépossession rurale au cours du dernier demi-siècle et de la désertion des fermes et des campagnes pour se douter qu’une fuite aussi colossale devait bien avoir quelques explications occultes.

En 1936 les ruraux représentaient la moitié de la population française alors qu’en 1921 avec plus de 21 millions d’individus ils étaient largement les plus nombreux. Mais en 1963, malgré une forte augmentation du nombre des Français, cette population ne s’élevait plus qu’à 18 millions. On évaluait alors les agriculteurs à 9 millions — 5 millions d’hommes et 4 millions de femmes —. Les propriétés agricoles étaient 1,9 million dont les 2/3 étaient totalement ou en partie des métayages. Aujourd’hui on ne compte pas plus de 400 000 agriculteurs et sans doute 300 000 si l’on compte seulement ceux dont c’est l’activité essentielle. C’est dire l’accélération du « génocide paysan » qui est probablement le plus grand crime commis par l’ensemble de la société moderne contre l’âme des peuples et leur histoire. Aussi, lorsque le gouvernement se lamente sur les 10 % d’élevages qui seraient en faillite, non seulement on est certainement loin du chiffre global des propriétés qui ont cessé d’être viables mais il faut mettre cette évaluation en rapport avec le faible nombre d’agriculteurs résiduels dans ce pays.

La disparition chaque année en Europe de milliers d’entre eux a pour conséquence directe l’élargissement des propriétés et des élevages. Dont on sait qu’il induira automatiquement l’utilisation encore plus massive de techniques, de bio-technologies, de chimie, rendues indispensables par la taille démente des unités de production agro-industrielle.

Un exemple tout simple est donné par les « exploitations laitières ». En 2002 en Bretagne le troupeau moyen était de 37 vaches. Il était passé en 2011 à 50 vaches. Et l’on sait que dès lors que la taille atteint 80 à 100 bêtes les propriétaires pensent sérieusement, parce que c’est trop difficile à gérer, à des regroupements débouchant sur la formule de « la ferme à 1 000 vaches »… et beaucoup plus. C’est à dire productrices d’ersatz alimentaires bourrés d’antibiotiques et d’ETM (Eléments-Traces métalliques) qui sont carrément toxiques pour les organismes des consommateurs.

De surcroît le coût d’installation dans l’élevage dit industriel d’un jeune agriculteur nécessite un investissement de l’ordre de 300 000 à 600 000 euros. Dans le contexte actuel c’est un pari suicidaire sur l’avenir. Encouragé par tous les organismes administratifs, techniques, financiers qui ne (sur)vivent que de cette poule aux œufs d’or née d’une mystification soigneusement entretenue.

 

C’ETAIT LE PLUS BEAU METIER DU MONDE

 

Suicidaire. Le mot est lâché. Or dans ce pays, depuis 1939/1945 est du domaine de l’interdit tout ce qui touche à la ruralité. Aussitôt le concept est défini comme “Pétainisme”, assimilé au “nazisme” et susceptible de relever des lois mémorielles. Il y a tout lieu d’être méfiant. Les gens le sont. Les media le sont. On peut évoquer autant qu’on veut les deux douzaines de fonctionnaires de l’EDF qui se sont suicidés. On peut rappeler le fort taux de désespérés qui mettent fin à leur jour dans la police avec leur arme de service. Mais il est rare qu’on cite la profession où, de très loin, on dénombre le plus de suicides, les agriculteurs. On en parle rarement et quand cela arrive c’est en donnant des chiffres considérablement minorés.

Pendant plusieurs jours tous les media de France auront fait résonner leur tambour sur les manifestations radicales menées en diverses régions par des agriculteurs. On a parfois évoqué avec une grande pudeur les conditions difficiles auxquelles ils doivent faire face, y compris l’obligation dans la plupart des cas de devoir vendre leurs produits en dessous du prix de revient, ce qui, en bonne logique comptable, signifie être en faillite avec toutes les conséquences psychologiques et sociales que cela implique. Mais, a-t-on souvent entendu dire, ils pourraient être plus raisonnables, moins violents et avoir plus d’égards pour les touristes et pour ceux qui voudraient profiter de leurs vacances bien méritées !

La vérité est la suivante. Si au cours de ces journées la formule « suicide paysan » n’a jamais été prononcée, elle était à l’esprit de tous ceux qui étaient descendus dans les rues. Parce que tous les agriculteurs possèdent un voisin, un parent, un ami qui un jour s’est suicidé, à force de vendre en dessous du prix de revient et de ne plus pouvoir nourrir sa famille.

Le 11 octobre sera la Journée du « Suicide paysan ». On verra combien, parmi ces media tartuffes qui ne manquent jamais de nous rappeler la Journée du Sida ou celle de Mandela, oseront ce jour-là consacrer dix lignes à l’événement.

Cette journée est organisée par un agriculteur breton, Jacques Jeffredo, opticien devenu maraîcher il y a 8 ans et qui non seulement ne produit que du vrai “bio” mais pratique la vente directe autour de Camors, près de Vannes. Cette journée, il la dédie aux familles ainsi détruites. « Parce que, dans les cas de suicides, les familles se sentent parfois responsables, et il est temps que la société leur demande pardon ».

Il explique que dans les seuls cantons voisins du sien, au cours des douze derniers mois, dix agriculteurs se sont suicidés. Depuis plusieurs années, il fouille les archives, les coupures de presse, Internet. Il a trouvé plus de 600 cas de suicides d’agriculteurs par an, alors que les statistiques de la Mutuelle Sociale Agricole publiées en 2013 estimaient qu’il y en avait eu 485 sur les années 2007/2009. La raison en est simple : de nombreux suicides sont déclarés comme accidents parce que les familles soudain dépouillées de tout, ruinées, à la rue, n’ont pas d’autre solution afin que leur soient payées les assurances auxquelles elles n’ont pas droit en cas de suicide.

Il faut écouter Joffredo qui ne s’arrête d’ailleurs pas à l’endettement des fermes. Le drame est tellement plus profond alors que des émissions aussi perfides que « Le bonheur est dans le pré » ne servent qu’à en masquer l’immensité.

« L’agriculture et la société évoluent, explique-t-il, et tout le monde n’est pas prêt. Autrefois, les travailleurs rentraient le soir fatigués mais heureux du travail accompli. Les enfants étaient fiers de leur papa. Il avait bien sûr le plus beau métier du monde. Et ils n’avaient qu’une envie, faire le même métier. Aujourd’hui tout est différent. Les jeunes ne respectent plus leurs parents, car il ne sont pas fiers de ce qu’ils font. »

Et il fait cette analyse qu’on aimerait entendre plus souvent dans la bouche des bonnes âmes qui prétendent refaire le monde : « Dans la formation des agriculteurs, on enseigne régulièrement qu’ils vont nourrir la planète, qu’ils vont sauver le commerce extérieur. D’ailleurs, on parle de produits d’exportations agricoles en équivalents Airbus… Je peste contre cette argumentation, car tout le monde sait qu’il ne s’agit en rien de nourrir la planète, mais seulement de fournir à moindre coût des matières premières pour alimenter un business florissant. L’enseignement agricole prépare à un fonctionnement idéal, pas à la réalité. D’où des déceptions, qui deviennent désarroi chez ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’acclimater ».

Jacques Joffredo, s’en prend durement aux media dont il dénonce à juste titre le silence. « Jamais rien, proteste-t-il, n’a été organisé pour elles et pour eux. Nous en sommes à 600 suicidés par an en agriculture et rien… le silence ». Le suicide est la troisième cause de mortalité dans le monde agricole après les cancers et les maladies cardiovasculaires. Aussi a-t-il lancé une pétition à retrouver sur Internet en cliquant sur Yahoo ou Google : « soutien aux familles d’agriculteurs suicidés. »

Le 11 octobre 600 croix seront déposées devant la basilique Sainte Anne à Sainte-Anne-d’Auray, en Bretagne.

 

Petrus AGRICOLA.

Avec Valls, Hollande et Cazeneuve, les immigrés passent avant les français de souche !

On le sait, c’est toujours pendant les vacances que les gouvernements font passer dans la plus grande discrétion les réformes les plus détestables. Ainsi en est-il de la loi Cazeneuve sur l’immigration dont on parle peu. Pourtant, cette réforme, sur la base du texte présenté par le gouvernement et des amendements parlementaires, transforme en profondeur les règles de l’entrée et du séjour en France aggravant considérablement l’actuelle législation. Trois changements sont particulièrement emblématiques de cette réforme. La première concerne le droit de séjour en France qui est fortement facilité. L’étranger, selon le projet de loi gouvernemental, arrivera avec un visa de long séjour d’un an. Puis une carte de longue durée, dite pluriannuelle de quatre ans, lui sera immédiatement délivrée, avant la carte de résident de dix ans. Le devoir de faire ses preuves pendant cinq ans, la conditionnalité qui s’attache aujourd’hui à la carte d’un an renouvelable disparaîtra. Le prétexte invoqué pour cette réforme est d’épargner à l’étranger de devoir se présenter plusieurs fois au guichet en préfecture. On voit à quel point la gauche se soucie du bien-être des allogènes ! Ajoutons qu’il est possible d’effectuer ces démarches par correspondance ou par Internet et que les immigrés n’ont donc pas besoin en réalité de se déplacer...

Le deuxième bouleversement, extrêmement profond lui aussi, porte sur le régime des étrangers malades. Depuis la loi Chevènement du 12 mai 1998, notre pays propose un dispositif particulièrement munificent aux immigrés en situation irrégulière sur le territoire français atteints d’une grave maladie. Alexis Théas, juriste interrogé par Le Figaro, explique que « cette disposition prévoit qu’une personne résidant en France depuis plus de trois mois, en situation illégale, bénéficie d’une régularisation de plein droit (délivrance de papiers) pour être soignée en France sous deux conditions : qu’elle soit atteinte d’une maladie d’une “exceptionnelle gravité” et qu’elle ne puisse pas être soignée dans son pays d’origine. Le critère de l’exceptionnelle gravité, prévu au départ pour le SIDA, a fait l’objet d’ interprétations extrêmement larges, s’appliquant à de nombreuses pathologies, notamment psychiatriques. Le second critère, sur la “possibilité d’être soigné dans le pays d’origine” a été interprété de manière limitative par les préfectures : la question est de savoir si la possibilité de donner le soin existe ou non, est présente, dans le pays d’origine. Le projet de loi Cazeneuve transforme profondément cette logique. Il oblige désormais l’administration à s’assurer que l’intéressé a personnellement la possibilité d’accéder, dans son pays, à ce soin : moyens financiers, couverture sociale, proximité géographique de son domicile. Sinon, il doit être régularisé pour être soigné en France! Le sujet n’est pas totalement nouveau. Le Conseil d’Etat en 2010 avait déja tenté d’imposer cette interprétation large (arrêt Jabnoun). Le gouvernement Fillon s’y était aussitôt opposé par une loi de 2011. »

On le voit, le gouvernement accorde dans les faits des soins gratuits à tous les étrangers, favorise l’invasion du pays et des hôpitaux alors que les Français sont sans cesse mis à contribution pour boucher le trou de la Sécurité sociale, qu’un nombre croissant de médicaments sont déremboursés, que tout ce qui concerne la dentition et la vue n’est quasiment pas pris en charge par la Sécu, que des Français de souche ne se soignent pas, renoncent à des soins ou y surseoient faute de moyens. Quelle infamie ! Disons-le tout net, la réforme Cazeneuve revient à ouvrir la possibilité d’obtenir le droit au séjour et à l’accès gratuit aux soins en France à toute personne malade (ou prétendue telle) dans le monde et n’ayant pas les moyens de se faire soigner dans son pays. Au moment où les migrants arrivent par bateaux entiers, à cause du chaos libyen, envahissent littéralement l’Italie et qu’ils sont à nos portes, cette réforme est criminelle, agissant d’évidence comme une pompe aspirante. C’est d’ailleurs son objectif réel.

 

Le troisième volet de la réforme concerne les reconduites à la frontière des immigrés en situation irrégulière. La mise en œuvre de ces mesures d’éloignement par les préfectures et la police est d’ores et déjà extrêmement difficile. Le préfet, sous le contrôle du juge administratif, disposait jusque-là de cinq jours pour essayer de mener à bien le retour du clandestin dans son pays. La loi Cazeneuve va abroger cette disposition pourtant déjà très timide et donner au juge des libertés la possibilité d’interrompre le maintien en rétention dès 48 heures après le placement par le préfet. Cette mesure crée d’évidence un obstacle supplémentaire majeur à la mise en oeuvre de mesures d’éloignement déjà très délicates à réaliser. On le voit, cette réforme désireuse de donner des gages à l’aile gauche de la majorité et aussi d’obtenir facilement des électeurs supplémentaires en régularisant puis en naturalisant les immigrés ainsi attirés ou maintenus chez nous est un message adressé aux migrants qui se précipiteront en grand nombre dans un pays qui leur est si favorable dans sa législation. Cette réforme qui assouplit les permis de séjour, facilite l’octroi de soins à toute personne posant le pied en France et en faisant la demande et qui rend quasiment impossibles les reconduites aux frontières est un acte de haute trahison de la part du gouvernement et des parlementaires qui l’entérinent.

La preuve de la fourberie des dirigeants de la France, l’adoption de la loi est prévue pour les tous derniers jours de la session parlementaire de juillet, lorsque les Français sont abreuvés d’images de tracteurs ou de feux de forêts, comptent les morts de la canicule ou ne s’intéressent qu’à leurs vacances. Qui se soucie de ces débats dont les media ne soufflent quasiment pas un mot ? Peut-être ces familles françaises accablées d’impôts qui, à partir du mois d’août, voient leurs allocations réduites de moitié car jugées trop riches. Tout le monde n’a pas la chance d’élever une douzaine de « chances pour la France », rappeurs en herbe ou apprentis djihadistes. Il faut que les parents qui travaillent tous les deux paient pour les Français de papier au chômage, pour les étrangers sidaïques qui n’ont pas accès aux soins chez eux. L’avenir de notre peuple est décidément bien sombre : se faire tondre comme des moutons par des gouvernants qui les spolient et les dépossèdent et demain peut-être se faire égorger par des envahisseurs qui ont la haine !

 

Face à ce nouveau coup porté contre notre peuple et notre nation, face à l’aggravation du processus d’invasion, de colonisation, de submersion et de Grand Remplacement, on aurait aimé que le Front national fût en pointe et audible pour faire entendre la voix des Français qui ne veulent pas mourir et qui ne se résignent pas à leur disparition, à leur assassinat programmé et froidement exécuté. Las, depuis des mois, Marine Le Pen est obsédée par la volonté de liquider à tout prix son père auquel pourtant elle doit tout pour complaire au système médiatique et aux lobbies. On l’a appris le 24 juillet, Jean-Marie Le pen sera jugé dans les mois qui viennent devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris pour avoir répété le 2 avril dernier ses propos sur « les chambres à gaz, détail de l’histoire ». Preuve de la soumission de la quasi-totalité des esprits à la vulgate, c’est cette affaire qui a conduit la direction du Front national à vouloir évincer du mouvement le père fondateur. Ce qui est proprement mirobolant. C’est exactement comme si l’on avait naguère chassé François Mitterrand du PS, Jacques Chirac du RPR, Georges Marchais ou Maurice Thorez du Parti communiste. L’impensable s’est pourtant réalisé. Malgré toutes leurs trahisons, leurs turpitudes, leurs coups tordus, jamais les directions successives du PC, du PS ou du RPR n’auraient envisagé d’exclure de leurs rangs leur fondateur ou leur chef historique. On mesure toute l’indécence, l’outrecuidance de Marine Le Pen dans cette affaire. Et là c’est encore plus grave car il s’agit de son père. L’homme de sa vie comme elle le définissait naguère. Celui qui l’a faite femme et femme politique, ainsi qu’elle l’affirmait avec une sincérité dont on peut aujourd’hui fortement douter dans son discours d’intronisation au congrès de Tours en janvier 2011. Comment peut-on ainsi sans se suicider couper avec ses racines, celle de sa famille tant politique que biologique ?