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27/10/2016

Pilule et dépression .

 

La contraception orale est actuellement délivrée gratuitement aux mineures dans les pharmacies. Le totalitarisme gouvernemental et du politiquement correct à l’instar de la plupart des médias, continue ainsi à faire croire ainsi que prendre les hormones de la pilule durant des années est anodin. Or une des premières données apprise en médecine est qu’il existe des cancers appelés hormonaux dépendants.

Les étudiants en médecine ont une « question de cours » sur les complications de la contraception orale. Il s’agit principalement de troubles de la coagulation aboutissant à des embolies pulmonaires ou cérébrales mortelles. Lors du décès de quatre femmes ayant pris la Diane 35, beaucoup de services de réanimation se réveillèrent, comprirent et affirmèrent avoir eu des cas similaires. Cette « découverte brutale  » connue depuis cinquante ans, fit s’effondrer de moitié la consommation de la pilule en France ; ce plongeon se reportant aussi sur les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause.

La célèbre revue médicale JAMA Psychiatry du 28 septembre dernier établit que la pilule entraîne des dépressions nerveuses chez les utilisatrices. Recrutant entre 2000 et 2013, des chercheurs de l’université de Copenhague (Danemark) ont suivi un million de jeunes femmes âgées de 15 à 34 ans durantt une moyenne d’un peu plus de six ans. 133 000 d’entre elles se sont vues prescrire pour la première fois des antidépresseurs et 23 000 ont été diagnostiquées dépressives. Parmi ces dernières, plus de la moitié (55 %) utilisait une contraception hormonale. Le risque de dépression était très variable selon les produits utilisés et l’âge des utilisatrices. Par exemple chez les adolescentes le risque de tomber dans un état dépressif était multiplié par deux. Pire encore, celles qui avaient recours à des implants hormonaux, des patchs ou des anneaux vaginaux contraceptifs à base d’hormones, avaient un risque de dépression multiplié par trois.  

Ajoutons que les dépressions peuvent devenir chroniques et alors inguérissables et pouvant mener au suicide. Autant dire que toute la presse et les médecins qui actuellement disent ou écrivent que la pilule est anodine sont des criminels. Mais les « politiques » qui ont libéralisé la vente des pilules sont aussi des irresponsables. Pour eux l’idéologie passe avant la santé.                            

Bien sûr, nous allons entendre hurler au scandale la cohorte de ceux qui touchent des prébendes ; ils diront que l’étude est truquée. Ne les écoutez pas : ce sont des dangers publics ! Il a fallu 30 ans pour comprendre que le Distilbène donnait des possibilités de maladies fœtales pouvant toucher la descendance sur trois générations. Or ce médicament est de la classe des œstrogènes de même que l’hormone utilisée dans la contraception oestro-progestative.

Jean-Pierre Dickès

 

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