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09/01/2018

Quand Joël Labruyère, le gourou des Brigandes, voulait héberger des migrants à son domicile et les faire naturaliser ! ​

 

 Les media de masse assurent une grande publicité à ce groupe en le qualifiant d’“identitaire” et en se gardant bien d’en révéler le caractère sectaire, gnostique, ésotérique, délirant et en évitant de parler du gourou Labruyère, de son passé, de sa vision du monde et de son Royaume elfique.

Cependant, puisqu’ayant été démasquées par RIVAROL, les Brigandes n’osent plus à présent se faire passer pour des catholiques traditionalistes, elles investissent exclusivement le créneau identitaire. 

Le gourou de leur secte, qui écrit et compose seul toutes les chansons, du propre aveu des Brigandes, et contrairement à ce qu’elles disaient mensongèrement naguère dans des interviews à TV Libertés et Meta TV où elles faisaient croire à un travail de groupe, n’est nullement patriote, nullement nationaliste. Il pourrait suffire de montrer que pendant près de 20 ans, Joël Labruyère a publié une revue ésotérique bimestrielle fournie (une cinquantaine de pages) qui a plusieurs fois changé de nom (Motus, Undercover, Vitriol, Abraxas) sans jamais aborder la question de l’islam, et une fois seulement celle de l’immigration. Etait-il alors soralien sans le savoir ? Nullement, quand on voit tous les articles qu’il a consacrés à la Merkabah (cabale juive, le terme a été repris par Israël comme nom de ses chars d’assaut). 

Mais encore plus probante est son attitude concernant les immigrés.

Le 22 septembre 2015, alors que le cap du million de migrants arrivés en Europe est franchi, Joël Labruyère a été pris d’une envie subite d’accueillir une famille de réfugiés, dans le but de faciliter leur naturalisation ! Voici le courriel qu’il écrivait alors au gérant de la SCI et qui ne souffre aucune ambiguïté :

« En fonction des principes pour l’accueil de réfugiés, établis par l’association CALM — Comme A La Maison — (surface disponible, école et administration à proximité, etc.) et avec la participation de la municipalité d’Arrens-Marsous, je me propose de loger une famille de migrants dès le mois d’octobre dans mon appartement de la Résidence Pic du Midi, 61 route du Soulor. Quant à votre volonté de résilier mon bail, veuillez m’informer de vos dispositions définitives afin que j’accueille ces personnes dans les meilleures conditions, dès le mois d’octobre. En effet, je dois m’équiper, ce qui engage des frais et une obligation de conserver mon bail jusqu’à sa limite, en espérant qu’il sera reconduit, pour la sécurité de ces personnes, leur adaptation sociale et leur naturalisation (1 couple et 1 enfant). » (voir ci-contre).

Un peu facile ensuite de faire chanter aux membres de sa secte « C’est le temps du Grand Remplacement » « Foutez le camp » ou « Je suis fasciste » ! Ou n’était-ce que pour ne pas être expulsé des locaux qu’il occupait ? Opportunisme, quand tu nous tiens !

Précisons qu’avant de prendre le nom de “Brigandes”, la secte se nommait « La Nation Libre » et « Le Royaume elfique ». Antoine Duvivier, secrétaire du groupe, ne renie guère ce passé. Or il ne s’agit pas là de France libre, mais d’une Nation libre de tout Etat, de toute race, et même de toute organisation terrestre, voire de toute appartenance à l’humanité puisqu’il s’agit d’un royaume composée d’elfes, de membres élus adoptant des prénoms elfiques et méprisant toute l’humanité (« nous rejetons la politique, l’identification aux races et aux nations terrestres »  une secte au-dessus de la masse des humains en somme. Ce qui explique pourquoi leur égérie, la Reine du Royaume elfique, avant l’actuelle meneuse Marianne Mourgeon, était rwandaise, pourquoi leur sponsor principal est congolais, et pourquoi ils ont soutenu un festival de poésie africaine — et non occitane. Rien de nationaliste, identitaire et francophile dans tout cela ! 

Ajoutons que parmi tous les anciens collaborateurs des revues successives de Joël Labruyère, aucun ne fait partie de la mouvance nationale : Christian Cotten, Frédéric Morin, Dr Dietrich, Nenki, Claude Traks… D’ailleurs Labruyère n’a jamais fait partie d’aucune organisation francophile que ce soit, ni même bretonne, alsacienne, catalane, flamande, etc. ; qu’il s’agisse de parti politique, d’association, ou de groupuscule quel qu’il soit. Le plus grotesque étant quand il fait monter sur scène un des gamins qu’il manipule pour lui faire traiter de “gauchistes” d’anciens membres de sa secte qui, après l’avoir adulé, en ont eu assez de se faire humilier…

Il ne faut pas se laisser berner par les beaux yeux des Brigandes. Comme tout gourou qui se respecte, Joël Labruyère cherche un financement. Son précédent public cible, « conspiro-secto-new-age », était numériquement trop petit pour lui assurer reconnaissance sociale, prestige et revenus, même s’il y a trouvé son compte au début. Son nouveau positionnement idéologique identitaire n’est donc guère que de l’opportunisme commercial. Beaucoup d’adeptes l’ayant quitté, la SCI Elfica (en référence au Royaume elfique) ayant été dissoute en 2016, du fait de violents désaccords financiers et humains entre membres de la secte, Labruyère, pour se refaire une santé, a brûlé sa dernière cartouche, mettant en avant les derniers éléments qui restaient dans son groupe, les plus endurcis, les plus fanatisés, ceux vivant avec lui dans une communauté fermée et obéissant de manière absolue à tous ses ordres (le règlement intérieur de Nova Polis imprimé en 2012 et diffusé aux candidats désireux de rejoindre le Royaume elfique exige une « soumission absolue » à Eliohé, alias Joël Labruyère).

Le gourou a eu l’habileté de mettre en avant le joli minois des Brigandes (comment le grand public pourrait-il imaginer que se cache une secte noire derrière les sourires de ces jeunes femmes dressées pour obéir inconditionnellement au gourou ?), de leur faire chanter certaines chansons apparemment identitaires tout en développant ses obsessions (le combat contre les jésuites c’est-à-dire en réalité contre le catholicisme, la réhabilitation de Caïn, Labruyère est en effet grand prêtre du Caïn Ordo Draconis, de l’empaleur Vlad Tepes, d’une « maçonnerie blanche », etc.) et tout en cherchant à recruter et à infiltrer et noyauter la droite nationale.

Il est triste de constater que la naïveté des uns et l’aveuglement volontaire des autres aient permis jusque-là à cette entreprise subversive de prospérer !

 

 

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