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06/01/2015

La France occupée ...

Beaucoup de bruit pour rien. Le maire de Champlan, en Essonne, est au cœur d’une tempête médiatique pour avoir refusé l’inhumation d’un bébé de deux mois et demi dans le cimetière de la commune où réside, semble-t-il, la famille. La décision serait passée inaperçue si elle avait touché une famille française. Mais la petite était Rrom, aussi les associations se sont-elles empressées de convoquer la presse, afin de faire intervenir la classe politique. Celle-ci n’a pas manqué de réagir. Manuel Valls, qui n’est jamais à court de déclarations bouleversantes, a commenté sur Twitter : « refuser la sépulture à un enfant en raison de son origine : une insulte à sa mémoire, une insulte à ce qu’est la France. » Le président de la Licra, Alain Jakubowicz, a agité l’épouvantail du “racisme” et n’exclut pas d’engager des poursuites, tandis que le Défenseur des droits, Jacques Toubon, cherche un moyen juridique de sanctionner le maire… qui était en vacances et a découvert la polémique dans les media. « A aucun moment je ne me suis opposé à cette inhumation », a-t-il affirmé. Selon lui, il s’agit d’« une erreur de compréhension dans la chaîne de décision ».

Selon le maire de Wissous où la fillette a finalement été inhumée, son homologue de Champlan, Christian Leclerc, est effondré. Il a envoyé un message de condoléances et d’excuses à la famille, dans lequel il disait même souhaiter que l’inhumation de la petite fille « puisse avoir lieu dans la commune de Champlan », une proposition rejetée par la famille. Selon la loi, les proches d’un défunt doivent demander l’autorisation d’inhumation au maire de la commune du cimetière choisi. Il peut être inhumé dans celle où il habitait, dans celle où il est mort, ou là où se trouve un caveau de famille. Qu’importe que le décès n’ait pas été déclaré à Champlan, qu’importe que la famille n’ait pas de caveau dans ce cimetière, qu’importe qu’elle soit officiellement domiciliée aux Ulis (trois raisons pour lesquelles le maire pouvait légalement refuser l’inhumation) : il s’agit, pour les associations, d’une discrimination. Devant une telle mauvaise foi de la part du camp de la pleurnicherie à sens unique, on peut se demander à qui profite le crime. Saïmir Mile, le président de l’association La voix des roms, ne se cache pas de vouloir instrumentaliser le fait divers : en quête d’un terrain pour les familles roumaines, il « espère que l’émotion nationale aidera à trouver une solution. » Nul doute que les familles squattant Champlan seront bien vite accueillies comme il se doit. Marine Le Pen a cru bon de mêler sa voix à celle des pleureuses en dénonçant « le défaut d’humanité » de l’édile. Sans commentaires !

 

Le tintamarre médiatique suscité par cette affaire en soi mineure montre à quel point nous vivons dans un pays occupé, où l’orchestre politico-médiatique se met en place avec une force inouïe dès que tous les droits ne sont pas concédés immédiatement à ceux qui sont chez eux chez nous. Et qu’on ne compte pas sur François Hollande pour changer cette situation ! Dans ses vœux soporifiques aux Français pour la Saint-Sylvestre, il a réaffirmé solennellement sa volonté de faire de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme une grande cause nationale, ce qui signifie que la liberté de dire la vérité sur un certain nombre de sujets continuera à se réduire comme une peau de chagrin. L’année dernière c’était Dieudonné qui subissait les foudres du gouvernement et du Conseil d’Etat, qui était interdit de scène, faisait l’objet de poursuites judiciaires, administratives et fiscales (elles sont d’ailleurs toujours en cours). Cette année, certes dans une moindre mesure que l’humoriste qui lui est totalement interdit de radio et de télévision car il est quand même moins périlleux de s’en prendre aux mahométans qu’aux juifs, Eric Zemmour est l’objet de violentes attaques, redoublées depuis le succès de son livre et ses propos à un journal italien sur le rapatriement des immigrés de confession musulmane. Il a perdu l’émission qu’il animait à I-Télé et fait l’objet lui aussi de poursuites judiciaires !

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