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09/11/2014

Le "modèle agricole" de Bruxelles et des éoclos-rastas ...

 

 

Les violentes manifestations qui prennent pour prétexte le fait divers du barrage de Sivens se ferait, nous dit-on, au nom d’un slogan qui entraîne l’adhésion  : « Quel modèle pour la France ? ». Voyons la chose de plus près.

D’abord il s’agit d’un modèle agricole qui ne nous est pas imposé par les conseillers généraux du Tarn mais par les fantômes sans visage de Bruxelles et ceux encore plus anonymes mandatés dans les conclaves mystérieux de l’ONU. Que ce soit à Kyoto, à Rio, à Durban et demain à Paris. La France, le Tarn, la Somme c’est bien petit et c’est bien dérisoire.

Il reste cependant qu’une fois encore les media électroniques de ce pays, trompant effrontément l’opinion publique et dénaturant les faits sans vergogne, présentèrent une vision falsifiée des évènements. Bien entendu le bon gros media citadin qui se sent directement concerné par ce qui se passe au fin fond du Tarn vole au secours des pouilleux à tresses qui jouent aux guerilleros de Sierra Nevada, mais, Seigneur, se mettent à piailler dès que la maréchaussée leur tire dessus. Quand il y a quelque mois les mêmes gendarmes mobiles de Valls tapaient à bras raccourcis sur les “veilleurs” pacifiques, nos sonneurs de tocsins de l’ultra-gauche se rengorgeaient sur leurs blogs.

Libération, par exemple, donne à longueur de colonnes la parole aux quelques dizaines de militants accourus de Notre-Dame-des- Landes dans leurs combis Wolkswagen taggés, affublés d’une poignée de profs en disponibilité qui jouent aux paysans de la Conf’. Et tous expliquant avec véhémence aux agriculteurs du coin que puisque depuis des siècles leurs ancêtres se sont débrouillés avec la gadoue l’hiver et, de juin à septembre, les prairies sahéliennes, les sols craquelés et leurs “bouilles” ingrates, ces landes à peu près stériles, ravagées périodiquement par des orages méditerranéens, ils n’avaient eux aussi qu’à faire avec. C’est leur façon citadine de protéger la faune biodiversifiée qui, pour survivre, n’a d’autre recours que de s’enterrer chaque été sous ce qu’il reste du lit de la squelettique Tescou. On voit bien que ces parasites, nomadisant de situations sous tension en conflits larvés, vivent d’alibis et de prétextes et n’ont d’autre projet que de renverser les harmonies et traditions qui sont la négation de tout ce qu’ils proclament.

S’étonnera-t-on que ressurgissent alors les factieux qui eux aussi hibernaient ? Les Bové, Mamère, Mélenchon et autres étrons écolo-sociaux qui leurs servent de mercenaires.

L’Isle-sur-Tarn et Gaillac représentent 18 000 habitants. Le survol par Google montre que, outre un patchwork de petites propriétés extraordinairement fragmentées, on a affaire à un habitat morcelé bien que très dense. Sans doute encore plusieurs milliers d’habitants. Et pourtant le discours des opposants, trahis par leur accent du Nord, que les media nous auront servi en boucle, n’était en rien celui des indigènes : « Nous nous opposons à ce projet pour montrer la façon dont nous voudrions vivre », éructe celui-ci dans Le Monde. « Nous voulons vivre en rupture avec la dictature du profit », braille cet autre. Leur modèle c’est, vitupère un troisième, « un monde participatif et solidaire ». Ils sont là quelques centaines d’hystériques vociférant, mi-Black Block, mi-Beatniks archaïques, soixante-huitards attardés que l’on avait cru définitivement disparus. Tout ce qui possède tam-tam électronique répercute leurs imprécations.

 

UN TERROIR EN CONFETTIS

 

Ainsi, à les entendre, la guerre de Sivens aurait opposé dans un coin perdu du Tarn le conseil général de ce département et son président socialiste, Thierry Carcénac, accusé par ses anciens amis d’être soumis aux banques, aux multinationales de l’agro-chimie, de la bio-génétique et de l’industrie agromécanique, confrontés à la population de cette région rassemblée derrière les écologistes, la Confédération Paysanne et les agriculteurs solidaires du combat contre la grosse exploitation et l’agro-chimie-industrielle. Tous, à les en croire, se seraient rangés comme un seul homme au côté de la résistance née du Grenelle de l’Environnement. Bien alignés derrière Bové, Mélenchon, la Conf’, le Parti Communiste, Attac et tout ce que ce pays renferme de groupuscules à bannières vertes, en particulier celui qui fait 2 % aux élections mais possède des centaines d’élus grâce aux magouillages avec le PS. Sauf que la plupart des agriculteurs de cette région adhèrent soit à la FNSEA, soit à la Coordination Rurale. Lors des élections de 2013 aux chambres d’Agriculture la Confédération Paysanne est arrivée très largement derrière ses deux concurrentes, elle n’a envoyé aucun élu à la Chambre d’Agriculture régionale contre 2 au syndicat majoritaire et un à la CR. Ceux-ci ont pris résolument position en faveur du barrage de Sivens. Sa construction est même soutenue par nombre d’agriculteurs “bio” qui ont bien entendu besoin d’eau en été lorsque la petite rivière susceptible d’alimenter le lac, la Tescou, est à sec.

L’un des gros arguments avancés par les opposants serait que les 32 hectares qui seront mis en eau sont riches d’une grande biodiversité et ne sauraient être remplacés par les vingt situés en aval de la mise en eau que le conseil général a prévu de réserver justement à cet effet. Mais que font en vérité ces sourcilleux vigiles lorsque chaque année 80 000 hectares des plus belles terres agricoles sont recouvertes de béton et de bitume afin que les mégapoles puissent accueillir encore plus de malheureux venus d’ailleurs ?

En fait ce qui mobilise cette faune citadine dépenaillée, crasseuse et vociférante c’est le mot “irrigation” qui depuis des décennies sert de cri de ralliement à l’ultra-gauche dans son combat à mort contre la paysannerie. Et il est tout à fait symptomatique que la Confédération Paysanne et le Modef qui ne manquent jamais une occasion de s’affirmer comme champions de la petite propriété familiale et défenseurs des schémas agricoles traditionnels se soient retrouvés dans cette affaire vent debout contre les derniers représentants d’une polyculture-élevage en pleine désagrégation.

Retournons sur Google Earth. Ce qui frappe dans la proximité immédiate de la forêt de Sivens, en amont et en aval de la zone destinée à être inondée puis au-delà jusqu’à l’Ile-sur-Tarn, Rabastens, Gaillac et même Graulhet, plus au sud, et Albi à l’est, c’est l’extraordinaire parcellisation du paysage. On ne voit nulle part de grandes étendues, nulle part de Beauce, de Brie, d’Aquitaine ou de Picardie. Ici tout est bocage, petites prairies et petits champs comme si ce paysage avait été miraculeusement préservé du Remembrement des années 1960 qui fut fortement inspiré par une idéologie “progressiste” dont sont issus nos écolos-béton d’aujourd’hui .

 

 

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