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31/03/2015

Où passent nos impôts et la spirale infernale de l' endettement .

La grande différence entre le livre noir du communisme et le livre noir de la fiscalité est le nombre de morts.... Sinon, il existe d’innombrables points communs avec l’absurdité de notre système, qui « fusille » autant les contribuables que ceux qui sont censés en profiter : l’Etat et les administrations !

Laurence Allard, journaliste au Point, fait voyager le lecteur avec beaucoup de talent dans une France kafkaïenne, dont les dirigeants ne savent faire autre chose, qu’ajouter des impôts aux impôts déjà existants... Notre Etat confisque en effet plus de la moitié des richesses nationales, tandis que les individus, et notamment les chefs d’entreprises, croulent sous le poids des prélèvements obligatoires : 80 Mds d’impôts et de charges supplémentaires en quatre ans !

Tout le monde en souffre : les classes moyennes, les patrons, les plus riches… Et nombreux sont ceux qui choisissent de quitter le pays. Mais que peut faire de son côté le petit artisan du coin !? Et pourtant, pour l’année 2013 seulement, on estime à 1.1 milliard d’euros les prélèvements supplémentaires sur ces très petites entreprises artisanales ! Un artisan compare entre les charges qu’il a payées comme travailleur indépendant en 2013 et celles payées en 2012 : au total, 21 % d’augmentation d’une année sur l’autre pour un revenu équivalent !
Nous vivons dans un pays où l’on crée un impôt supplémentaire au sujet de chaque problème. La tentation de l’Etat de s’occuper de tout et de nous prendre totalement en charge engendre forcément une augmentation de la pression fiscale. Laurence Allard analyse méticuleusement les astuces du gouvernement pour faire passer toutes ces augmentations d’impôts et de charges.

Tout d’abord, le nouvel impôt est présenté comme "temporaire", dont l’exemple le plus connu est celui de la CSG ; ensuite, il débute parfois avec un taux très bas, ou un seuil de taxation que l’on ne revalorise jamais. Egalement, on demande souvent aux collectivités locales d’augmenter les impôts, afin de compenser la baisse des dotations ; ou encore on nous fera croire que ce sont les riches qui vont payer... En réalité, ce sont les classes moyennes qui paient le tribut le plus lourd, car les riches peuvent s’en aller plus facilement, à moins qu’ils ne disposent de conseillers fiscaux pour se défendre…

C’est en invoquant la préservation de notre modèle social que L’Etat nous prélève des impôts. Mais quel est ce modèle qui fabrique de chômeurs par millions et qui fait partir à l’étranger des milliers de jeunes en quête d’un emploi !? On nous dit qu’il s’agit de garantir nos services publics, mais ceux-ci ne sont-ils pas déjà à la dérive ? De plus, notre système éducatif est mal noté dans les classements Pisa, tandis que les hôpitaux sont au bord de la faillite...

Pire encore, la France, malgré des prélèvements record, n’a cessé de s’endetter sans avoir réussi à contenir cette spirale de l’endettement. Car plus il taxe, plus l’Etat a besoin d’argent ! Laffer avait bien raison : au-dela d’un certain seuil, l’augmentation de la fiscalité en tarit le produit, elle chasse ceux qui créent les richesses.

En résumé, la fiscalité est tout à la fois lourde, injuste et confiscatoire ! Elle en arrive à dégoûter jusqu’à ceux qui considéraient que payer l’impôt devait être un devoir civique.... Le plus grave, écrit justement Laurence Allard, c’est que nos dirigeants politiques n’ont eu que des "velléités" de réformes, au lieu de s’inspirer de ce qui a été fait par exemple en Suède et au Canada. Ces pays en effet ont mené de vraies réformes structurelles. Qui ont au passage profité à leurs gouvernants...,réélus par la suite. 

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