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15/03/2015

Le nouveau crédit octroyé par le FMI à l'Ukraine sera utilisé par Kiev pour acheter des armements !

 

Le nouveau crédit du Fonds monétaire international (FMI) sera utilisé par l'Ukraine pour porter ses dépenses militaires en 2015 à 5,2% du PIB, soit à environ 3,8 milliards de dollars, a annoncé la ministre ukrainienne des Finances, Natalie Jaresko.

 Selon le quotidien Deutsche Wirtschafts Nachrichten, Kiev envisage de commander des équipements militaires de plus de 500 dénominations. La majeure partie de ce matériel sera fournie par le groupe américain Network Technologies Corporation. Le journal explique le choix de ce fournisseur par les origines américaines de Mme Jaresko et son travail précédent au département d'Etat...

Piotr Porochenko a fait savoir vendredi que l'Ukraine avait signé avec différents pays de l'UE des contrats prévoyant des livraisons d'armes, y compris "létales".

 Aux Etats-Unis, de nombreux républicains conservateurs insistent sur la nécessité de livrer des "armes létales" à l'armée ukrainienne. Le président de la commission des forces armées au Sénat, John McCain, estime que les congressistes pourraient adopter une loi ad hoc sans l'aval de la Maison Blanche.

L'Ukraine procède à une modernisation d'envergure de son armée, motivant cette démarche par la situation politique dans le pays. Les armements seront achetés avec des crédits octroyés par l'Union européenne, les Etats-Unis, la Banque mondiale, le FMI, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, ainsi que par la Banque européenne d'investissement.

Cela signifie que Kiev utilisera l'argent des contribuables européens pour intensifier la militarisation du pays !

22/01/2015

L’Amérique cherche à affaiblir la Russie, et le faire par les mains de l’Europe!

Le « surveillant » de l’Europe
 
 « Les Etats-Unis ont aligné l’Europe par rang de taille » - a écrit il y a quelques jours dans un commentaire le journal d’affaires allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten. Le périodique a commenté d’une manière aussi caustique l’information qui s’était infiltrée dans la presse, suivant laquelle la Maison Blanche a en fait coupé court à la tentative de l’UE d’amorcer un abandon graduel de la guerre des sanctions contre la Russie. 
Un projet de document pour « discussion » à ce sujet a été préparé par le Service des activités extérieures de l’UE avec à sa tête Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Il est curieux que The Wall Street Journal américain ait eu connaissance de ce document. Cette édition exprime en fait la politique de la Maison Blanche. On ignore comment un document à usage interne de la Commission Européenne ait pu tomber entre les mains des journalistes américains. Mais quoi qu’il en soit, l’objectif a été atteint – l’initiative européenne a été tuée raide, selon le journal.
Le maître de la Maison Blanche Barack Obama a appelé la chancelière allemande Angela Merkel. Lors de l’entretien ces mêmes jours entre le président américain et David Cameron, les interlocuteurs ont relevé la nécessité de maintenir tous ensemble la pression sur la Russie. Le reste était sans surprises.
Même les pays européens qui se prononçaient avant pour une approche plus pondérée se sont exprimés en faveur de la poursuite des sanctions, notamment la Hongrie et la République Tchèque. Les ministres d’Autriche, d’Espagne et du Luxembourg ont essayé de montrer davantage d’indépendance, mais leurs voix ont été couvertes par un chœur antirusse uni. D’après l’ex-sénateur italien Luigi Marino, en portant la main à la visière devant les Etats-Unis et en introduisant des sanctions contre la Russie, l’Europe a causé des préjudices à elle-même.
Le vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques Vladimir Anokhine n’y voit rien d’extraordinaire.
Tout est logique. L’Amérique cherche à affaiblir la Russie, et le faire par les mains de l’Europe. En même temps, souffrant très peu des sanctions antirusses, elle tente en ce cas d’étrangler l’Europe en tant que son concurrent, et non alliée. Lors de la « Semaine verte », foire agricole internationale en Allemagne a été formulée une demande à l’adresse de la Russie d’adoucir les mesures de rétorsion prises par elle. Ou bien on s’y est ravisé ou bien on nous tient pour des imbéciles. Ils doivent comprendre que les sanctions n’apportent rien de bon à l’Europe.
Dans le monde criminel il y a le terme de « surveillant ». C’est un chef criminel jouissant d’autorité, régulant toutes les sphères du business criminel. Ayant affiché une nouvelle fois, dans son récent discours devant le Congrès, la « supériorité » de l’Amérique et sa résolution d’agir à titre unilatéral, c’est-à-dire sans regarder les normes du droit international, le patron de la Maison Blanche s’est en fait adjugé le rôle d’un tel « surveillant », en ce cas de l’Europe. Mais combien longtemps encore l’Europe va-t-elle obéir à celui qui est prêt à violer tranquillement les lois ?