Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/05/2017

Le sort qui attend Emmanuel Macron : un enlisement progressif ! ...

 Emmanuel Macron n’a été élu qu’avec 43% des électeurs français inscrits tandis que près de la moitié d’entre eux l’ont choisi par défaut contre Marine Le Pen au second tour. Cette base ne représente au final que 25% de l’électorat. Le manque évident d’enthousiasme populaire traduit une profonde défiance vis-à-vis du gouvernement que le matraquage médiatique ne pourra pas dissiper.

Le « pragmatisme » affiché, essentiellement inspiré des cercles parisiens connectés aux intérêts financiers occidentaux, arrive trop tardivement pour faire la différence. Sont évoqués la refonte du Code du Travail ou l’alignement des retraites du secteur public sur celle du secteur privé. Autant de réformes qui visent, en théorie, à maintenir l’Hexagone dans le cœur euro-germanique de l’économie continentale.

En réalité, cette « austérité » modérée – faite d’impôts, de flexibilité accrue et de réduction marginale de la dépense publique – ne permettra pas à l’économie française de progresser.

Elle va immanquablement faire baisser la consommation domestique sans réellement dynamiser la production, l’état français étant bien trop endetté pour réduire significativement sa fiscalité. Au surplus, la révolution anti-bureaucratique et anti-centraliste dont dépend la libération d’une économie exsangue n’est pas prévue. Enfin, la crise des dettes souveraines devrait exploser sous son quinquennat, emmenant l’économie mondiale dans une dépression inédite.

A bien des égards, Emmanuel Macron ressemble à l’italien Matteo Renzi. Ce trentenaire a, lui aussi, fait illusion quelques temps à la tête du gouvernement italien. Réformes fiscales et institutionnelles étaient censées redresser l’Italie. Las, avec un taux de natalité désastreux et un endettement colossal, l’âge du premier ministre n’était pas de nature à changer les faits structurants du pays. Tentant de sortir de l’ornière, il a échoué à remporter un référendum sur une réforme régionale.

C’est, probablement, le sort qui attend Emmanuel Macron : un enlisement progressif.

Fait marquant, la gauche néo-communiste menée par Jean-Luc Mélenchon a refusé d’appeler à voter pour le candidat du centre-gauche. Cette décision a permis aux quelques 20% ayant voté pour ce mouvement de ne pas se démobiliser. On a également vu l’extrême-gauche manifester contre les deux candidats présents aux second tour, refusant de fait le « front républicain ». Si l’on y ajoute le vote FN, blanc et l’abstention, il est évident que le président français fait face à un bloc hostile ultra-majoritaire.

Macron a réussi à faire une OPA sur le centre français, mais le coût en est une guerre sur deux fronts : à gauche et à droite. Une émulation – involontaire – entre la droite nationaliste et la gauche radicale est en cours. Chacun pour ses raisons perçoit le centre comme un ennemi absolu.

Les marchés internationaux vont rapidement déchanter, une fois passer l’euphorie de l’élection du candidat de la continuité. Précisément, ce dernier va garantir l’inertie prévalant sous François Hollande et Nicolas Sarközy car c’est ce pourquoi il a été élu.

Les Bretons ont voté plus massivement qu’ailleurs en faveur d’Emmanuel Macron. Cependant, 25% d’entre eux ont opté pour le FN, un record. Ce vote massif va, paradoxalement, engendrer une volatilité inédite en Bretagne où le Parti Socialiste Français s’effondre. Le mouvement du président français, « La République en marche », ne dispose d’aucune véritable base militante en l’absence de corpus idéologique stable. Il s’agit donc d’élire des notables ou politiciens recyclés sur le tard que rien n’unifie si ce n’est l’opportunisme. Les dissensions ne manqueront pas de surgir à la première occasion.

Macron représente l’union sacrée des rentiers du système qui se savent minoritaires et à court de temps.

L’opposition au Front National – devenue une fin en soi ces derniers mois – n’est pas un programme politique. Et face à l’inévitable immobilisme de la bourgeoisie dominante qui travestit le statu quo en « réformes », nombreux sont ceux qui vont découvrir la nécessité de la rupture.

En Bretagne, cette rupture est nécessairement institutionnelle : l’autonomie.

 

14/05/2017

Pour tarir le courant de conversion des esprits à la Révolution il faut cesser de voter .

 

Depuis deux cents ans les combattants de la cité de Dieu s’épuisent dans les combats démocratiques et leur nombre ne cesse de diminuer. Nous en avons analysé la raison :

  • la règle du jeu démocratique est truquée, elle est la machine à perdre les chrétiens.
  • La pratique du vote, sans les compétences requises, constitue un acte d’orgueil qui aboutit à une usurpation de la place de Dieu et à l’acceptation des idéologies.

Voter, c’est reconnaître la règle du jeu, la loi du nombre. C’est reconnaître la validité de la condamnation du Christ par la foule. Le Juste, le Doux, l’Innocent est mort par plébiscite, par la pression démocratique, parce que Dieu n’était pas à la hauteur des misérables ambitions des prêtres et des pharisiens. Ce qui est ignoble, ce n’est pas seulement le résultat du choix populaire — la condamnation de Dieu — mais c’est surtout le fait que ce choix ait été accordé au peuple. C’est d’ailleurs en cela que réside le crime du très libéral Pilate.

Mais de nos jours, ne sommes-nous pas confrontés à la même situation ?
Par exemple, quand un pays organise un référendum sur l’avortement, voici ce que l’on entend parmi les catholiques conscients du caractère monstrueux de cette consultation électorale : « Je sais que voter dans cette situation est intrinsèquement mauvais mais si je peux grâce à ça sauver des vies... » Résultat : de toute façon le « oui » sera voté, sinon la Révolution répétera l’opération jusqu’à ce que le « oui » passe, et ce sera définitif, car on n’arrête pas le « sens de l’histoire ». Et nos bons catholiques de se lamenter et de lever les bras...
Cette attitude réactionnaire est irresponsable : ce n’est pas contre l’avortement qu’il faut se battre, c’est contre les institutions politiques qui permettent que de tels choix soient possibles.

La reconstruction de la cité de Dieu passe d’abord par la préservation de ses combattants puis par l’affaiblissement de la cité de l’homme-dieu, donc par le refus des règles du jeu démocratique.

Tel est bien le sens de cette déclaration du pape Pie IX (1792-1878) à des pèlerins français en 1874 :

Je bénis tous ceux qui coopèrent à la résurrection de la France ; Je les bénis dans le but (laissez-moi vous le dire), de les voir s’occuper d’une œuvre bien difficile, mais bien nécessaire, celle qui consiste à faire disparaître, ou à diminuer, une plaie horrible qui afflige la société contemporaine, et qu’on appelle le suffrage universel.

Remettre la décision des questions les plus graves aux foules nécessairement inintelligentes et passionnées, n’est-ce pas se livrer au hasard, et courir volontairement à l’abîme ?

Oui, le suffrage universel mériterait plutôt le nom de folie universelle, et quand les sociétés secrètes s’en emparent, comme il arrive trop souvent, celui de mensonge universel.

Le devoir civique du citoyen chrétien n’est donc pas de voter mais de travailler de toutes ses forces à promouvoir une institution politique qui respecte l’ordre naturel.

Cette attitude est d’ailleurs aussi celle préconisée par
le roi Henri V — Comte de Chambord (1820-1883) :

Il est des positions où il faut se résigner à subir quelques inconvénients pour en éviter de plus grands encore, et savoir sacrifier ce qui peut paraître l’utilité du moment à l’utilité permanente et véritable[…]

Ayons foi en nos doctrines, en nos traditions. Le sentiment moral est notre condition d’existence et notre force, ne l’abdiquons pas. C’est ce qui fait notre valeur aux yeux du pays, et c’est ce qui ramènera le pays vers nous, lorsqu’il sera rendu à la liberté et à lui-même.

Telle que je la comprends l’abstention n’est pas un défaut d’affirmation ; elle est au contraire une affirmation et une protestation éclatante. C’est s’affirmer, c’est protester que de dire au pouvoir :

  • les royalistes ne veulent pas se prêter à vos mensonges ;
  • ils ne veulent pas avoir l’air de prendre au sérieux vos prétendues institutions ;
  • ils ne veulent pas, en acceptant une lutte trop inégale, ajouter l’apparence d’une opposition vaincue à votre facile triomphe.

Croyez-le bien : lorsque le moment sera venu, l’abstention d’aujourd’hui deviendra pour les royalistes un titre et une recommandation de plus devant leurs concitoyens.

Croyez qu’il en coûte de détourner pour un temps les royalistes des fonctions électives et de la vie publique.

Mais, j’en suis convaincu, la protestation incessante par l’abstention publique, telle est la vraie mission des royalistes, sous un régime monstrueux qui semble contrarier à plaisir les instincts et les besoins de la France, qui remplace le sentiment moral par le cynisme, la liberté par l’intimidation électorale, les réalités fécondes du gouvernement représentatif par les misérables simulacres d’un constitutionnalisme mensonger .

Cessons de voter et le courant de conversion des esprits à la Révolution se tarira, la Révolution tombera en panne et sera vaincue.

 

13/05/2017

Migrants en France et allocation pour demandeur d’asile (Ada) ! ...

 

migrants
 
 

12/05/2017 –07H30 Paris (Breizh-info.com)Depuis plusieurs semaines, on peut lire un peu tout et son contraire sur les réseaux sociaux, blogs et médias de la toile, concernant l’accès prochain des « migrants », c’est à dire des immigrés entrés illégalement en France, au RSA (le Revenu de Solidarité Active). Il n’en sera rien, et pas plus le 1er septembre prochain – avec la fin de l’Allocation temporaire d’attente – qu’aujourd’hui.  Explications.

 

Depuis la vague migratoire importante qui a frappé la France ces dernières années – l’État se montrant totalement impuissant à maîtriser ses frontières ou à faire maîtriser celles de l’Europe (seule la Hongrie a pris le problème à bras le corps) –

l’État français a lancé l’allocation pour demandeur d’asile.

En effet, avant la réforme fixée par la loi du 29 juillet 2015, les immigrés pouvaient se trouver dans deux situations et percevoir :

– l’allocation mensuelle de subsistance (AMS), s’ils étaient hébergés en Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA).
– l’allocation temporaire d’attente (ATA), s’ils ne bénéficiaient pas d’un hébergement d’urgence.

Au 1er novembre 2015, elles ont été supprimées et remplacées par une allocation unique : l’allocation pour demandeur d’asile. Voici ce que dit le site du service public à ce sujet :

En tant que demandeur d’asile, vous n’êtes pas autorisé à travailler avant un délai de 9 mois. Toutefois, si vous êtes majeur, une allocation pour demandeur d’asile (Ada) peut vous être versée. Le versement de cette aide est conditionné par le respect de certaines règles et son montant dépend notamment de votre situation familiale.

En tant que demandeur d’asile, vous pouvez bénéficier de l’allocation pour demandeur d’asile (Ada) si vous remplissez les conditions cumulatives suivantes :

  • avoir accepté les conditions matérielles d’accueil qui vous ont été proposées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration 
  • avoir au moins 18 ans,
  • être en possession de l’attestation de demandeur d’asile,
  • avoir des ressources mensuelles inférieures au montant du revenu de solidarité active (RSA).

L’allocation, versée en fin de chaque mois, débute à 6,80 euros par jour pour un homme seul (11,20 si il n’a pas eu de place d’hébergement proposée) et monte à 20,8 pour une famille de 5 personnes. Soit 204 euros minimum par mois pour une personne seule (336 si elle n’a pas d’hébergement proposé) et 624 euros pour une famille de 5 personnes. Elle est versée durant tout le temps du traitement des dossiers – ce qui est particulièrement long vu l’état de l’administration française...

Le RSA lui, se chiffre à 536 euros par mois pour une personne seule, et à 1341,95 euros pour un couple avec trois enfants.

En réalité, ce qui a pu faire dire que les migrants toucheraient le RSA au 1er septembre en lieu et place de l’allocation temporaire d’Attente (ATA) c’est justement la non prise en compte de la création de cette allocation spécifique pour demandeurs d’asile, qui ne touchent donc plus l’Ata pae ailleurs supprimée au premier septembre 2017. « Car effectivement, le décret n°2017-826 du 5 mai 2017 prévoit que seules les personnes percevant l’Ata au 1er septembre 2017 pourront continuer à en bénéficier (jusqu’à l’achèvement de leurs droits). À partir du 1er septembre 2017, il n’est plus possible de demander à bénéficier de l’Ata. L’accès au revenu de solidarité active (RSA), à la garantie jeune ou au parcours d’accompagnement contractualisé vers l’emploi et vers l’autonomie restent possible.» explique le site du service public.

Sont donc en réalité concernés par cette mesure au 1er septembre :

  • les apatrides,
  • les anciens détenus libérés,
  • les salariés expatriés non couverts par le régime d’assurance chômage.

Pour les immigrés entrés clandestinement en France et obtenant le statut de demandeur d’asile, l’obtention de l’Ada sonne toutefois comme un jackpot, incomparable avec le RSA comme nous l’avons vu plus haut, mais incomparable non plus avec le salaire moyen dans les pays d’origine (même s’il faut prendre aussi en compte le coût de la vie) : ainsi, un Erythréen a un revenu moyen au pays de 38 dollars par mois – et peut passer, en Europe, à 204 euros (avec un hébergement en plus). Un Afghan a un salaire moyen de 48 dollars par mois.  Une somme dérisoire en France, mais absolument pas dans ces pays, où ces montants sont connus.

Ainsi de facto, par  les allocations proposées en France aux immigrés clandestins qui entament des démarches (demande d’asile) pour y rester, un appel d’air continu a été fabriqué. Appel d’air qui, en plus de fabriquer des tensions sociétales de plus en plus lourdes, déracine des peuples, et leur permet simplement d’être une armée de pauvres un peu plus riches que chez eux, en concurrence toutefois par la suite sur le marché du travail avec les autochtones, lorsqu’ils obtiennent le précieux sésame …