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02/10/2018

Macronie – Le budget de l’Assemblée nationale explose !

 

Le Parisien a dévoilé quelques éléments d’un document confidentiel concernant les dépenses du Palais Bourbon qui dépassent largement le budget prévisionnel 2019. L’Assemblée nationale devra puiser dans ses réserves près de 47 millions d’euros l’an prochain – sur un total de 318 millions d’euros -, contre 28,4 millions d’euros prévus à la fin de l’année 2017.

Le document cité par Le Parisien souligne : «Les charges prévisionnelles de l’exercice 2019 sont supérieures à la dotation de l’État et aux recettes propres de l’Assemblée».

Les dépenses somptuaires s’accumulent sous l’ère Macron.

Acquis en 2016 pour 63 millions d’euros, l’Hôtel de Broglie à la suite du vote des députés en décembre 2017, sera aménagé en bureaux-couchettes et espaces de travail pour les élus et leurs collaborateurs.

Les retraites des députés – une des causes principales causes de la hausse des dépenses – atteignent les 67 millions d’euros pour l’année 2018 mais devraient augmenter de 11% l’an prochain. Un déficit aggravé que l’Assemblée nationale doit combler grâce à une subvention interne d’équilibre d’environ 40 millions d’euros.

La catégorie «Autres charges» augmente de près de 160%, passant de 16 à 60 millions d’euros, entre le budget initial 2018 et celui prévu l’an prochain. Ces autres charges sont notamment les frais postaux ou de taxi, le téléphone, ou encore l’équipement numérique des députés et de leurs collaborateurs (tablettes, ordinateurs et connexion Wi-Fi).

Des salaires élevés, des primes nombreuses et en partie inexplicables ...

L’article du Parisien révèle des salaires élevés, jusqu’à 2,5 fois supérieurs à la norme générale dans la fonction publique d’État.

« Les secrétaires perçoivent, en moyenne, près de 6 000 euros nets par mois et les agents (accueil, logistique) environ 4 800 euros (…), un employé du restaurant ou un gardien tourne à 4 200 euros, autant que le salaire moyen des cadres du privé toutes catégories confondues ». Sans oublier que les deux secrétaires généraux perçoivent 19 000€ nets par mois et les 19 grands directeurs 16 000€ ! Soit de 2 120€ à 5 120€ nets de plus que le président de la République.

Nous y découvrons aussi que treize sortes de primes coexistent, telles que « l’indemnité de doctorat, pour les titulaires d’une thèse. Ou celle qui gratifie de 375 euros mensuels les chauffeurs de ‘personnalités politiques’ ».

Challenges révèle encore que les fonctionnaires peuvent obtenir 25 jours de congés supplémentaires qui s’ajoutent à leurs 5 semaines dues. Pis, certains « stakhanovistes et des tire-au-flanc » font en sorte de ne jamais assumer de travail de nuit tout en bénéficiant des primes attachées aux heures nocturnes. Ce que nous avions dénoncé en juin dernier !

Enfin, les retraites s’élèvent à 7 000€ par mois pour un administrateur, 3 500€ pour une secrétaire et 2 900€ pour un chef d’agents. Ce qui est plutôt conséquent, en comparaison de la retraite moyenne française (1 300€).

Pourtant, ces chiffres ne semblent choquer ni le premier questeur, François Bachelier, ni un conseil du président de l’Assemblée qui n’y voit « rien d’incongru ». À croire qu’ils ne vivent pas dans le même monde que le nôtre. Ahurissant et scandaleux !


 

 

Quand les racailles s' assemblent ...

 

Dans la com de Macron, il y a les jeunes et les ‘djeunes’.

Qu’ils soient jeunes lycéens radical-chic ou ‘djeunes’ sortant de prison, Emmanuel Macron devant leurs insolences pose différemment. Pour le gamin qui s’essaye à l’effronterie, il joue au président sûr de sa fonction, face aux malabars aux gestes obscènes il s’écrase naturellement.

Qui ne se souvient pas de cette vidéo dans laquelle on voyait un Macron donnant sentencieusement, à Suresnes, une leçon de respect à un gringalet boutonneux poussé par un élan de faible hardiesse à son égard en l’appelant Manu. « Tu te comportes comme il faut », lui rétorque alors Emmanuel Jupiter Macron. Et surtout « tu m’appelles monsieur le Président ou Monsieur ».

Autre décor, autres mœurs : pas de leçon de respect pour les deux malabars avec qui il se fait prendre en photo lors de son voyage officiel dans l’île de Saint-Martin aux Antilles : l’un d’eux fait un doigt d’honneur et l’autre, braqueur sortant de prison, les cornes du diable. Jupiter a perdu de sa superbe… et ces ‘djeunes’ ont obtenu de l’impunité à perpétuité…

 

27/09/2018

Macron, homme de paille au service du mondialisme .

Duel à l’AG des Nations unies. Droits de l’homme ou loi du plus fort? Souverainisme ou gouvernement libéral mondial? D’un côté, Trump, sûr de sa force; de l’autre Macron, plein de fougue et de passion. Mais concrètement, pour quel résultat? Décryptage du discours de Jupiter face à Trump, un combat à distance sans vainqueur, mais avec un vaincu.

L'ordre mondial libéral est en phase terminale. Les chefs d'État, par leurs plaidoyers ou leurs silences sur la plus grande scène diplomatique du monde, l'assemblée générale des Nations unies, l'ont confirmé.

 

Pourtant, face à l'absence de la Chine, de l'Inde et de la Russie, face à la loi du plus fort prônée par les États-Unis, un homme s'est dressé. Il a exhorté toutes les nations à réinventer l'ordre mondial, en défendant les valeurs universelles des droits de l'homme et en militant pour un «nouvel humanisme contemporain». Plein de force et de passion, cet homme a déclamé une ode enflammée au concert des nations et au multilatéralisme. Il s'est opposé- avec finesse parce qu'il ne l'a jamais nommé- à l'homme le plus fort du monde, il a blâmé les lâches et les peureux et incité ses homologues à résoudre les crises que traverse l'humanité. C'est «le champion de la terre», Emmanuel Macron, Président de la République française.

 

«La loi du plus fort, la tentation pour chacun de suivre sa propre loi: cette voie, celle de l'unilatéralisme, nous conduit directement au repli et au conflit, à la confrontation généralisée de tous contre tous, au détriment de chacun.»

Critiqué et de plus en plus isolé en France et en Europe, Emmanuel Macron a choisi la scène internationale pour réaffirmer son leadership en s'opposant à son «ami» Donald Trump, moqué à la tribune de l'ONU à cause de son narcissisme...

La «bromance» est terminée et le divorce semble consommé entre les deux chefs d'État. L'exemple le plus parlant semble être la gestion du cas iranien. Alors que Donald Trump appelle à isoler «la dictature corrompue», «le principal sponsor du terrorisme dans le monde», Emmanuel Macron a surfé sur l'annonce européenne de la création d'un système de troc, la veille de son discours, pour réaffirmer que seul le dialogue et le multilatéralisme, à l'instar de l'accord de Vienne de 2015, parviendraient à maintenir l'Iran dans le concert des nations.

Bien que la réaction soit tardive, cet acte pourrait être le symbole de la diplomatie traditionnelle française: équilibre dans ses relations au Moyen-Orient, dialogue avec la Chine et la Russie, harmonie européenne. Mais seul l'avenir montrera si Macron incarnera finalement cette politique ou si elle restera au stade de la communication «gaullo-mitterrandienne».

S'il se targue de saisir les grands changements mondiaux, pour rester au Proche-Orient, le Président semble ne pas comprendre la réalité du conflit israélo-palestinien. Après la déclaration de «Jérusalem capitale d'Israël», Washington a arrêté d'allouer des fonds aux réfugiés palestiniens et a bloqué ses investissements à Gaza et en Cisjordanie. Quant à Tel-Aviv, Netanyahou continue son blocus de la bande de Gaza, a fait adopter la loi sur «l'État-nation» et ne cesse d'implanter de nouvelles colonies, rendant absolument caduque la solution à deux États. Et pourtant Macron a répété LA solution:

«Qu'est-ce qui permettra de régler la crise entre Israël et la Palestine? À coup sûr, pas des initiatives unilatérales, ni le fait d'ignorer les droits légitimes des Palestiniens pour obtenir une paix durable, ni de sous-estimer le droit légitime des Israéliens à leur sécurité. Il n'y a pas d'alternative crédible à la solution de deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité, avec Jérusalem pour capitale.»

Quant à la Syrie, il appelle à davantage d'échanges entre les puissances impliquées et celles du Conseil de sécurité pour résoudre la crise et construire une solution politique, oubliant que seuls les pays du groupe d'Astana avaient réellement la main dans ce dossier, où la France est hors-jeu depuis le début de la guerre par sa politique incohérente, comme ce fut notamment le cas en bombardant la Syrie en avril dernier.


Et pourtant, cinq mois après, le chef de l'État parvient à déclarer ceci:

«Nous sommes en train aujourd'hui, se voir se déliter ce droit international, toutes les formes de coopération comme si de rien n'était, par peur, par complicité, parce que cela fait bien! Non, moi je ne m'y résous pas!»

La France a-t-elle respecté le droit international ou a-t-elle agi par complicité avec les puissances anglo-saxonnes, parce que «cela fait du bien»? Non, elle l'a fait «pour l'honneur de la communauté internationale, dans un cadre légitime et multilatéral», selon le Président. Le mot est lâché. Jupiter défendra sans cesse le multilatéralisme que l'on pourrait résumer ainsi: seul ou à deux, c'est nul, à trois ou plus, c'est bien. Et il devrait en être ainsi pour les échanges économiques:

«Qu'est-ce qui réglera le problème des déséquilibres commerciaux? Des règles communes permettant d'assurer des conditions de concurrence loyales, égales, et en aucun cas un traitement bilatéral de tous nos différends commerciaux ou un nouveau protectionnisme.»

Emmanuel Macron a donc aussi défendu le multilatéralisme pour le commerce et a dénoncé le protectionnisme et les relations bilatérales mises en place par Donald Trump pour rééquilibrer la balance commerciale de son pays. En effet, le Président américain a appelé son partenaire et concurrent chinois à des échanges plus «justes et équilibrés» puis s'est fendu d'une nouvelle salve contre le système du commerce mondial en fustigeant «l'idéologie du mondialisme». Pour un adapte des traités de libre-échange…

De plus, le nouveau «champion de la terre», plein de pragmatisme, a exhorté ses homologues à conditionner tout accord commercial au respect de l'accord de Paris, donc à isoler les États-Unis d'Amérique, première puissance mondiale, qui a osé sortir (avec raison)du Traité universel sur le climat ... :

«Ne signons plus d'accords commerciaux avec les puissances qui ne respectent pas l'accord de Paris.»

Enfin, faisant encore référence à son nouvel «opposant mondial», Emmanuel Macron a rejoué un numéro d'équilibriste sur le thème de l'immigration pour critiquer une nouvelle fois la position de ses opposants lors des prochaines élections européennes:

«Face au grand défi migratoire, je ne crois pas aux discours d'ouverture inconditionnelle. Ils ne font que provoquer l'inquiétude et accroître l'intolérance. Je ne crois pas davantage aux discours mensongers de ceux qui prétendent, par exemple en Europe, comme ailleurs, qu'ils seront plus forts abrités derrière une fermeture des frontières, ce n'est pas vrai.»

Ainsi, sur le fond, si son intervention peut être perçue comme équilibrée… ou branlante, question de point de vue, elle semble dénuée de solution concrète, le Président appelant à des réformes en reprenant le même modèle. Quant à la forme du discours, elle est sans appel: Jupiter, plein d'emphase, a dénoncé une société du spectacle… puis s'est fait applaudir… par une salle quasi vide. Menaçant, parfois exalté, il a tapé du poing sur la «table» à de nombreuses reprises… et une nouvelle fois sur la France:

«Nous sommes un pays qui a fait beaucoup d'erreurs, de mauvaises choses.»

Qu'il prenne garde toutefois à ce que certaines de ses formules-chocs ne se retournent pas rapidement contre lui…