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Industrie - Page 7

  • Manipulations et arnaques de Hollande.

    Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre dernier, François Hollande a décrété « l’état d’urgence économique et social » : c’est qu’en trois ans et demi son bilan en matière d’emploi est pire que celui de cinq années de Sarkozy, qui n’était déjà pas brillant !

    Quelques chiffres pour résumer la catastrophe : plus 764 500 chômeurs de longue durée, c’est-à-dire inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an, avec une ancienneté moyenne passant de 103 jours à 570 jours ; une destruction de 217 600 emplois marchands ; 10,6 % de la population touchés par le chômage (plus 0,9 %) et 25 % des jeunes (plus 1,7 %), lesquels étaient pourtant la priorité du quinquennat. Ainsi, les 300 000 contrats aidés et 70 000 services civiques, le pacte de responsabilité et de solidarité, visant à « rendre nos entreprises compétitives » et à « créer les conditions de la création d’emplois » via la baisse du coût du travail et celle, progressive, de l’imposition des entreprises — 28 % en 2020 contre 33 % aujourd’hui —, le vote de la loi fourre-tout Macron I et 7 milliards d’euros annuels en traitement social du chômage n’auront servi de rien. On peut toujours se consoler en disant que la situation serait encore pire si toutes ces mesures n’avaient pas été prises. Et feindre de placer des espoirs démesurés dans la transformation prochaine du CICE en baisses des « charges » sociales. On doit aussi dénoncer une politique erratique baissant l’aide à l’apprentissage ou asphyxiant par la fiscalité les entreprises ou les ménages, notamment les familles nombreuses des classes moyennes, avant des rétropédalages bien tardifs et surtout peu opérants.

    Pour Hollande, l’essentiel n’est pas là : s’il a décrété le 31 décembre dernier seulement « l’état d’urgence économique et social  » et non plus tôt, alors que la situation le méritait dès sa prise de fonction compte tenu du bilan, nous l’avons dit, déjà peu brillant de son prédécesseur — depuis 2007, Sarkhollande, ce sont plus d’1,5 million de chômeurs supplémentaires —, c’est parce que la lutte contre le chômage n’est pour lui qu’un argument électoral. En promettant qu’il ne se représenterait en 2017 que s’il réussissait à inverser durablement la courbe du chômage, il se condamnait, ou plutôt il condamnait les Français à ne préparer que pour le début de la campagne électorale des mesures aux effets aussi rapides qu’éphémères. Car il ne s’agit pas pour Hollande de prendre des mesures pérennes, permettant de lutter en profondeur contre le fléau social du chômage, qui n’est que la conséquence d’un autre fléau, celui de la désindustraliation préméditée du pays par des élites dénationalisées soumises aux marchés financiers mondiaux : non, pour ce faire, il faudrait rompre avec la politique suivie par la droite et la gauche depuis la libéralisation complète des capitaux opérée par le Traité de Maëstricht en 1992 et avec une immigration toujours plus invasive, et non pas se contenter, comme le veut la droite libérale, qui a les yeux rivés sur le XIXe siècle, d’un détricotage du code du travail qui ne profiterait qu’aux cabinets d’avocats tout en renforçant sa complexité, et accroîtrait le nombre de travailleurs pauvres et précaires. Car une certaine dose de libéralisation du marché du travail ne peut être envisagée qu’avec l’arrêt de l’immigration et dans le cadre d’un protectionnisme intelligent. Or la droite libérale est fanatiquement immigrationniste et libre-échangiste ... au même titre que la gauche, et finalement pour les mêmes raisons : en finir avec les identités nationales qui sont autant d’obstacles à la suprématie du marché globalisé.

    Non, pour Hollande, il s’agit simplement de manipuler les chiffres du chômage le temps de la campagne électorale. Or celle-ci a débuté, début décembre, le soir même du second tour des élections régionales, qui ont été mauvaises sans être catastrophiques pour la gauche et décevantes pour la droite, tout en confirmant l’isolement du Front National. Comment manipuler les chiffres ? Grâce notamment à l’annonce, ce 18 janvier, d’un énième plan de formation des chômeurs qui, visant 500 000 demandeurs d’emploi, permettra d’inverser artificiellement, au moins jusqu’en mai 2017, d’autant la courbe du chômage.

    La ficelle est un peu grosse, mais serions-nous toujours en république si l’électeur ne pratiquait pas le vote de l’autruche et ne se laissait pas duper ? C’est ainsi que 2 milliards d’euros vont être dépensés pour subventionner ...jusqu’à la fin de 2017 !, l’embauche dans les TPE-PME, financer un nouveau plan de formation ou encore créer 1000 postes supplémentaires de formateurs pour développer l’apprentissage.

    À un journaliste de Boulevard Voltaire lui demandant, ce 13 janvier, pourquoi, lui, le maire de Béziers, qui avait déclaré ne vouloir se consacrer qu’à sa ville, appelait à un combat national, Robert Ménard a répondu : « Si la France n’était menacée ni par l’immigration ni par l’islamisation, si des millions de Français ne souffraient pas du chômage et de la pauvreté, si nos enfants allaient dans des écoles où on les instruisait plutôt que les préparer à « s’insérer » dans un marché du travail mondial, etc., alors l’essentiel des problèmes qui se posent à un maire, car ils se posent à ses administrés, disparaîtrait. Il existe un lien constant entre l’échelon local et le niveau national. Il n’y a donc pas de rupture mais, au contraire, prolongement de l’action. » Cette réponse résume à elle seule la situation dans laquelle nous nous trouvons.

    L’état général du pays est le fait de responsables économiques et politiques, plus généralement d’élites qui n’ont plus aucun souci du Bien commun et vendent la France à l’encan : ce qu’il reste de ses trésors industriels — récemment encore Alstom —, l’unité de son peuple, la richesse de sa civilisation et son pacte social millénaire, tout est délibérément sacrifié à des intérêts étrangers à ceux de la nation.

    En ce 21 janvier 2016, que le souvenir du roi-martyr soit une invitation à redoubler d’efforts et de détermination pour imposer à nos concitoyens la conviction que rien n’est perdu si les patriotes savent, par-delà leurs querelles partisanes et, plus encore, leurs luttes d’ego, créer une dynamique nationale rassemblant, sans exclusive aucune ni arrière-pensée boutiquière, tous ceux qui sont convaincus que le temps de la France n’est pas encore révolu. A l’heure où plusieurs nations européennes se réveillent de l’engourdissement mortel dans lequel les a plongées la ciguë de l’idéologie européenne et confient à des gouvernements patriotes le soin d’administrer à leur pays des antidotes puissants, il appartient aux Français de rejoindre ce grand mouvement de libération des peuples, et, pourquoi pas, d’en prendre la tête...

     

  • Affaire des Mistral : la France à la remorque des USA .

    L’affaire des Mistral restera pour longtemps dans l’histoire des relations diplomatiques de la France. Par soumission à l’impérialisme américain, dans sa volonté d’asphyxier et d’isoler la Russie suite à leur coup d’État de l’Euromaïdan, en Ukraine, ils provoquèrent la guerre du Donbass [1] ; François Hollande préféra servir des intérêts étrangers plutôt que ceux de la France en prenant la lourde responsabilité de ne pas livrer les deux navires de guerre commandés par la Russie.
    La crédibilité de la France est ébranlée. Elle se retrouve avec des navires que probablement personne ne voudra, et qui au final coûteront cher aux contribuables. Selon Le Canard Enchaîné des mercredis 12 et 19 août 2015, la facture pourrait atteindre les 2,3 milliards d’euros (voir plus). Soit autant que pour le fiasco de la campagne de vaccination contre le H1N1 [2].
     
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    Accord en catimini

    Le 5 août, la France versera, dans la discrétion, près d’un milliard d’euros pour régler le contentieux sur la non-livraison. C’est-à-dire 896 millions d’euros, représentant 80 % du contrat déjà versé, plus 100 millions d’euros que les Russes ont dépensé pour les aménagements : l’adaptation en version maritime des 32 hélicoptères Ka-52 emmenés par les navires, et la formation de 400 marins pendant un an et demi.
    L’annonce de l’accord a été faite par le journal économique russe Kommersant le 30 juillet, malgré le démenti de l’Élysée le 31 juillet. L’Exécutif publiera le 5 août le communiqué confirmant qu’un accord a été trouvé.
    Cependant, le parlement ne sera consulté qu’en septembre. Il ne faut pas faire de vagues…

    Sabordage de la flotte

    À rajouter à ce milliard, les différents frais liés à l’annulation, et ils sont colossaux :
    • L’État s’était engagé à payer sa marge à la DCNS (vendeur public des navires) qui se monterait à environ 350 millions d’euros, dont 100 millions déjà versés
    • La remise en l’état des navires. En cas de revente, la France devra restituer la totalité des équipements électroniques russes. Selon nos « confrères » du Canard, « il y en a pour six mois » avec à la clef une facture de quelques dizaines de millions d’euros
    • Toujours en cas de revente, il faudra remonter tout le matériel pour qu’il soit adapté aux normes de l’OTAN. Coût probable : 200 millions d’euros
    • Le gardiennage pour les navires : 5 millions d’euros par mois pour les frais d’entretien, de maintenance, d’assurances, de sortie de mer, etc.
    • Le contrat, annulé, prévoyait la construction de deux autres navires dans les chantiers navals russes OSK. La DCNS leur cédait sa licence pour 80 millions d’euros. Pour leur part, les groupes Thalès et Safran ont vendu pour 450 millions d’euros d’équipement électronique.
    • La France s’était engagée également sur la maintenance des navires pendant 30 ans. Soit une dépense de 10 à 20 millions par an, et la somme de 400 millions d’euros que perdront les chantiers de Saint-Nazaire.
    • Enfin, l’accord de 450 millions d’euros avec les chantiers OSK pour la construction des navires câbliers a également sombré. Autre projet tombant à l’eau : la construction de ravitailleurs franco-russes pour un montant de 1 milliard d’euros.
    La bonne nouvelle dans ces torpillages successifs, c’est que la France échappe aux pénalités de retard, selon l’aveu d’un conseiller élyséen confié au Canard Enchaîné :
    C’est le moins mauvais accord possible […] Nous avons échappé à 251 millions de pénalités de retard et nous risquions une condamnation de 500 millions devant un tribunal arbitral international.
    Un conseiller de l’Élysée, confié au Canard Enchaîné du 19 août 2015

    Tout bénef pour les russes

    La Russie est loin d’être affaiblie suite à cette annulation. Elle a acquis la totalité du transfert de hautes technologies (150 000 pages de documentation technique hyper pointue), ce qui permettra aux Russes de construire eux-mêmes leurs porte-hélicoptères. Elle récupère aussi son argent avec une marge bénéficiaire, grâce à la baisse du rouble par rapport à l’euro. Les Russes avaient initialement versé 40 milliards de roubles à la France ; après l’annulation, elle en redonnera 65 milliards. De quoi construire leurs navires et un supplément. Au Kremlin, on doit sortir la Vodka !

    La France et les Mistral perdants

    La France a perdu sur tous les tableaux, tant sur les plans politique qu’économique. Elle se retrouve avec une facture de plus de deux milliards d’euros sur les bras, rajoutant à ce désastre les sanctions économiques de la Russie (conséquences du conflit en Ukraine) pénalisant nos agriculteurs et nos entreprises déjà étranglés par la crise, par les directives de l’Union Européenne [3], par le RSI et bientôt par le Marché Transatlantique négocié dans le dos des peuples. Mode auto-sabotage continu !
    François Hollande s’est ridiculisé, une fois de plus, faisant passer la France pour le vulgaire caniche d’Oncle Sam, et cela après les révélations des écoutes de la NSA, qui espionne la France par le biais de l’Allemagne, affaire dans laquelle il s’est contenté de hausser le ton (pas trop fort) face à son maître… avant de vite rentrer à la niche [4].
    À défaut d’être passé pour un grand chef d’État usant de sa diplomatie, ce fut un fiasco total et retentissant qui se traduira en une bérézina. La bérézina des Mistral.
    Nicole Taureau

    [2] Le Monde (04/01/2010) : Une grippe à 2 milliards d’euros
    [3Conférence de Charles-Henri Gallois UPR – Les illusions économiques de l’Union européenne
    canard
    Canard Enchaîné – mercredi 19 Août 2015, page 4
      canard 2
    Canard Enchaîné, mercredi 12 août 2015, page 3
     

  • La république et ses élus, ces "choses" responsables de tous nos malheurs .

    Les « choses », ce sont, en l’occurrence, ces multiples faillites auxquelles nos compatriotes assistent en cette fin de mois de juillet. Les causes, quant à elles, se résument à une principale : la République, non seulement dans son incapacité à répondre aux enjeux de notre temps mais plus encore dans son incurie et son idéologie, qui sont à la source de nombreux problèmes.

    Tout d’abord la faillite bien concrète de dizaines de milliers d’éleveurs, confrontés à une baisse catastrophique des prix, qu’il s’agisse de la viande, ou encore du lait à la suite de la disparition des quotas. Comme l’a déclaré Périco Légasse au Figaro, ce 22 juillet, « la puissance financière de la grande distribution et sa collusion avec la classe politique conduisent au massacre économique et social que l’on constate quotidiennement. Nos gouvernants, de “droite” comme de “gauche” — tout cela ne veut plus rien dire — ont tellement peur d’aller dans le sens contraire de l’histoire, entendez celui des marchés financiers, en réglementant les pratiques commerciales abusives et déloyales, que la grande distribution dicte leur conduite aux pouvoirs publics. »

    Sans compter une politique européenne favorisant, notamment à travers la pratique des travailleurs détachés, une concurrence déloyale en matière de main d’œuvre qui profite essentiellement à l’Allemagne, sur fond d’une libéralisation des échanges que la signature promise, par l’Europe, du traité transatlantique ne fera qu’aggraver encore.

    C’est bien la destruction de l’agriculture française qui est délibérément recherchée tant par les instances européennes sous contrôle allemand que par les Etats-Unis — une agriculture française que le carcan européen étouffe depuis plusieurs décennies avec la complicité active des dirigeants français, au nom d’une politique agricole commune dont nos paysans ont été les dindons de la farce !

    Ne les a-t-on pas forcés, pour mieux les asservir et les conduire à la faillite, à vivre non plus de leur travail mais de subventions versées avec une prétendue générosité par l’ « Europe » — mensonge éhonté puisque la France est contributrice nette du budget européen ? Le tout en imposant un modèle agricole qui empoisonne les terres et les paysans eux-mêmes ! Oui, la république a fomenté la faillite de l’agriculture française.

    Faillite, ensuite, des collectivités territoriales : Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France, a ainsi déclaré aux Echos le 26 juillet que de « un à cinq départements risquent de se déclarer en faillite d’ici à la fin de l’année si rien n’est fait. » Pourquoi ? Parce « l’ Etat n’a pas compensé l’intégralité des versements que nous faisons pour son compte aux prestataires sociaux. Nous avons calculé qu’à fin juillet, le reste à charge cumulé pour les départements est de 8 milliards d’euros. » Joli tour de passe-passe d’une république qui ne « décentralise » apparemment que pour fuir ses responsabilités ! Et laisser les collectivités — par ailleurs trop contentes de s’instituer en féodalités politiques — dans l’incapacité de répondre à des contraintes financières décidées à Paris. Oui, la république est bien dans l’incapacité de faire vivre sainement les différents échelons administratifs tout simplement parce qu’elle a tué, dès l’origine, une organisation territoriale où l’économique, le culturel et le social peuvent se compléter harmonieusement. Il sera toujours possible de ponctionner le pays réel !

    Faillite également du « vivre-ensemble », cet OPNI (objet politique non identifié) dont l’incantation magique est proportionnelle à la dissolution de la société française. Là encore, la république est pleinement responsable d’un état de fait où les agressions au nom de préjugés barbares, étrangers à notre vieille civilisation chrétienne qui est la chair de notre identité nationale, deviennent monnaie courante — récemment encore dans un parc de Reims —, suscitées par une politique, elle aussi, menée conjointement depuis plusieurs décennies par nos gouvernants, de “droite” comme de “gauche”, puisque tout cela, en effet, ne veut plus rien dire. La justice et l’intérieur ont beau mentir effrontément pour dissimuler le caractère « culturel » de ces agressions : des Français de souche ou des immigrés pleinement assimilés en sont devenus les victimes quotidiennes. L’invasion migratoire, ordonnée par les instances européennes et que nos dirigeants organisent de manière préméditée, déstabilisent la société française en imposant la préférence étrangère. Il en est ainsi de la récente loi Cazeneuve sur les nouveaux droits des immigrés — de préférence en situation irrégulière : les chouchous des socialistes —, loi qui, en élargissant les procédures d’accès à la nationalité française, crée, selon le Républicain Guillaume Larrivé, « une sorte de régime du droit du sol hors sol ». Mais les Républicains — ex-UMP — sont-ils les mieux placés pour dénoncer une politique qu’ils ont eux-mêmes allègrement pratiquée lorsqu’ils étaient au pouvoir ? Et comment Sarkozy, qui fut le champion du déferlement migratoire durant cinq ans et le serait encore s’il revenait au pouvoir, ose-t-il déclarer vouloir remettre en cause Schengen ? Assez de mensonges !

    Faillites et mensonges, également, s’agissant de l’école, que nos gouvernants, de “droite” comme de “gauche”, puisque, là encore, tout cela ne veut plus rien dire, se sont ingéniés à détruire pour mieux couper les Français de leurs racines et empêcher les néonationaux de les acquérir, en vue de favoriser la dissolution de l’identité nationale, l’idéologie pédagogiste, partagée par toute la classe politique républicaine, continuant parallèlement son travail de sape de la transmission des savoirs.

    Oui, c’est avec la conscience de ces multiples faillites, dont la liste est loin d’être exhaustive, et de ces mensonges éhontés d’un pays légal sans vergogne, que les patriotes doivent partir en vacances. Pour nourrir leur détermination. Et recouvrer leurs forces. Toutes leurs forces. Car dès la rentrée le pays en aura besoin !