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28/02/2018

Projet de loi sur l’immigration : avec Macron, le grand remplacement et la mascarade continuent !

 

Avec Macron, LA COMÉDIE recommence. Ou plutôt elle continue.

Chaque nouveau gouvernement, chaque nouvelle majorité élabore son projet de loi sur l’immigration sans que rien jamais ne change mais plutôt n'empire !.

Voilà plusieurs décennies que ce cirque dure. Résultat : l’immigration ne cesse de gonfler dans notre pays, le Grand Remplacement avance et la comédie parlementaire continue.

Dans cette mascarade chacun a un rôle bien défini et parfaitement rodé : le ministre de l’Intérieur se grime invariablement en homme de la fermeté, les associations d’aide aux migrants lui font grief de son inhumanité, les éléments les plus immigrationnistes de la majorité veulent adoucir, assouplir le texte qui pourtant ne comprend aucune mesure de nature à freiner, et encore moins à arrêter ou à inverser, le torrent migratoire qui s’abat sur notre pays depuis des décennies.

D’un côté il y a un (faux) dur, de l’autre des hommes prétendument généreux.

On notera que l’on pense toujours aux allogènes, à leur condition de vie, à leur santé, à leur bien-être mais l’on se garde bien de prendre en compte l’intérêt supérieur de la nation et des nationaux.

C’est à cela aussi qu’on mesure la déliquescence de la chose publique et l’inversion choquante de l’ordre des priorités.

Un gouvernement authentiquement national devrait d’abord avoir en vue l’intérêt national, le bien commun, et pas seulement à court terme mais à long terme, ce qui est quasiment impossible dans un système électif avec des scrutins quasiment tous les ans.

L’explosion démographique du Tiers Monde conjuguée à la dépression démographique du Vieux Continent devrait conduire tout pouvoir digne de ce nom à l’arrêt total et immédiat de l’immigration, puis à une inversion graduelle des flux migratoires, ce qui passe, autant que faire se peut, par des systèmes d’aide au retour, par des accords avec les gouvernements des pays d’où viennent les migrants pour fixer sur place leur population, pour dynamiser l’économie de leurs régions. Or ce n’est manifestement pas le chemin qui est pris.

Au contraire on continue à jouer devant le peuple une comédie pour masquer une politique volontaire d’abdication et d’élimination d’un peuple vieux de plusieurs millénaires et qui subit silencieusement, passivement un double génocide, celui de l’avortement de masse et celui des migrations de masse.

ON CONNAÎT ce feuilleton depuis au moins une trentaine d’années, depuis l’époque où Pasqua et Pandraud jouaient au dur dans le premier gouvernement de cohabitation dirigé par Chirac. Moyennant quoi, à la faveur des manifestations estudiantines au cours desquelles mourut Malik Oussékine, le gouvernement dit de droite renonça à réformer le code de la nationalité qui devait reposer non plus sur le droit du sol mais sur celui de la filiation et abandonna toute volonté de lutter réellement contre l’immigration.

Tous les ministres de l’Intérieur, de Pasqua à Collomb, en passant par Chevènement et Sarkozy (et l’on pourrait sans doute remonter plus loin encore) n’ont eu d’autre fonction que de jouer le rôle du policier méchant afin de faire accroire aux Français de souche que l’on s’occupait enfin d’eux et que l’on veillait à leurs intérêts alors qu’en réalité ils ont tous avalisé dans les faits la politique de submersion migratoire et de préférence étrangère.

Si le Front national a été isolé et ostracisé pendant de longues décennies, c’est qu’il défendait la nation et s’opposait donc à la politique d’immigration massive et incontrôlée. C’est d’abord et historiquement ce qui lui a été reproché, par les partis politiques, comme par les organisations dites antiracistes et essentiellement juives comme la LICRA ou SOS-Racisme.

Dans les scrutins locaux et nationaux la droite parlementaire, quand elle était éliminée du second tour, préférait appeler à voter pour un socialiste voire pour un communiste plutôt que pour leur adversaire du Front national. Ce qui était le signe évident qu’ils conduisaient tous la même politique anti-nationale.

 

MAIS LE DRAME, c’est qu’à force de diabolisation, le Front national a lui-même abdiqué l’essentiel de son programme contre l’immigration, et notamment son volet le plus efficace. Les campagnes médiatiques ont eu raison de sa volonté de conduire une politique de réémigration.

Qu’il est loin le temps où Jean-Marie Le Pen proposait le retour de trois millions d’immigrés dans leur pays d’origine au cours du septennat comme il s’y engageait sur les affiches de sa campagne présidentielle en 1995, qu’elle est loin l’époque où l’on pouvait voir dans les réunions du FN cette affiche avec un avion et ce slogan sans détour : « Quand nous arriverons, ils partiront ». Même si l’organisation a aujourd’hui beaucoup perdu de sa superbe, que plusieurs de ses dirigeants ont eu maille à partir avec la justice pour des affaires de corruption, que le nombre de ses adhérents a fondu, Sos-Racisme a gagné la bataille politique dans la mesure où il a réussi à tétaniser, à émasculer les différents mouvements de droite et à détruire en grande partie les défenses immunitaires des Français. 

 

Par crainte de paraître racistes, les Français souvent s’expriment beaucoup moins librement que naguère sur ces questions.

Et ce d’autant plus qu’il n’est plus rare dans les familles qu’un tel ou qu’une telle ait épousé une personne d’origine extra-européenne ou vive maritalement avec elle. Les pouvoirs publics savent ce qu’ils font : de même qu’ils savaient qu’en imposant la mixité entre les garçons et les filles à l’école dès la maternelle et jusqu’à l’université cela changerait les mœurs et les mentalités, de même en favorisant par tous les moyens des classes colorées et multiethniques dès le jardin d’enfants, ils ont réussi à susciter un sentiment d’accoutumance, de résignation, d’acceptation. Toute guerre passe en effet par une conquête des esprits et des âmes. Et il faut reconnaître que les ennemis de la nation ont bien joué. Créant une situation inédite et inouïe dans notre histoire : pour la première fois, d’ici quelques décennies, tout au plus, sauf improbable renversement de situation, notre territoire sera peuplé par une majorité de non-Blancs.

Dans nombre de maternités, et notamment en région parisienne et dans beaucoup de grandes villes de province, les naissances sont très majoritairement étrangères. Et le phénomène ne peut que s’aggraver puisque notre pays est en état d’invasion libre et qu’aux migrants politiques et économiques on veut ajouter désormais les “réfugiés” climatiques, ce qui permettra d’ouvrir encore davantage les vannes.

 

QUANT au texte actuel du gouvernement, déjà très faiblard et homéopathique (il n’est question que d’accélérer un peu les procédures d’examen des dossiers de demande d’asile et d’allonger le délai de rétention dans les centres administratifs, c’est comme si l’on voulait soigner le cancer avec une aspirine !), n’en doutons pas, il sera, selon une habitude désormais enracinée, totalement vidé de sa (très maigre) substance à la suite des avis du Conseil d’Etat et de la saisine du Conseil constitutionnel qui agissent comme des assemblées politiques, idéologiquement de gauche, gardiennes du Politiquement Correct.

Thierry Tuot, l’un des deux rapporteurs du Conseil d’Etat appelés à se prononcer en assemblée générale sur la légalité du texte gouvernemental, l’a déjà violemment fustigé, au mépris du devoir de réserve. Cet ancien juge délégué de la reconduite aux frontières, auteur il y a cinq ans d’un rapport intitulé La Grande Nation : pour une société inclusive, est connu pour ses positions favorables à une immigration totalement libre.

 Dans Libération, qui avait à l’époque fait son portrait, il regrettait que « depuis vingt ans, l’immigration ne soit abordée que de façon grincheuse, nourrie par la peur ». Thierry Tuot a publiquement regretté qu’il ne soit pas possible au Conseil d’État de « refuser d’examiner le texte », ce qui aurait, selon lui, « constitué un geste politique fort ». Le rapporteur a également asséné une série de pseudo-vérités concernant les flux migratoires, supposées « démonter les fantasmes de l’opinion » sur le sujet. À l’en croire, depuis 2009, les migrations sont à l’échelle mondiale le fait d’une population très qualifiée, sans volonté d’installation définitive, avec un mouvement plus nord-sud que sud-nord. Une assertion que l’intéressé se garde bien (et pour cause !) d’étayer de chiffres. Voilà en tout cas de quoi est composé aujourd’hui le Conseil d’Etat. Il faut dire que la plus haute juridiction administrative est spécialiste des coups tordus. Elle avait déjà interdit le spectacle Le Mur de Dieudonné en 2014 et affirmé, dans l’arrêt Nicolo, en 1989 la supériorité du droit européen sur le droit national.

Si les politiciens qui nous dirigent sont des traîtres à la patrie, que dire de beaucoup de magistrats gauchistes ?

Décidément le poisson pourrit toujours par la tête ! ...

 

 

27/02/2018

La loi Asile-Immigration de G. Collomb: un nouveau leurre aux dépens des français de souche et l' accélération du "grand remplacement"!

Trop soft pour les uns, trop répressif pour les autres, qu’en est-il réellement ?

Cette loi est sur le même schéma que les précédentes qui se succèdent depuis des décennies : le pack comprend quelques mesures répressives sur lesquelles toute la bien-pensance humanitariste et médiatique s’insurgent, ce qui permet de détourner l’attention des Français de l’ensemble des mesures laxistes allant toujours dans le même sens immigrationniste.

Parmi ces dernières, une des plus graves concerne « l’extension du regroupement familial » qui conduira à un appel d’air supplémentaire pour les immigrés : les mineurs reconnus comme réfugiés ou protégés pourront faire venir leurs frères et sœurs, et non plus seulement leurs parents.

Les autres points négatifs sont  :

– la mise en place d’un schéma national fixant la part de demandeurs d’asile accueillis dans chaque région ;

– l’aide au retour volontaire possible pour les étrangers en rétention : il s’agit d’une somme pouvant aller jusqu’à 2500 € donnée à chaque personne. Nous risquons de devenir l’Euromillions des étrangers : une fois retournés dans leur pays, ils reviendraient une nouvelle fois pour retoucher l’aide. Cela coûte déjà actuellement 6M: ce coût risque encore d’augmenter ;

– l’augmentation insuffisante des délais de retenue administrative et des possibilités de rétention administrative : en réalité, la rétention devrait être la norme le temps de l’examen des demandes d’asile. (La rétention administrative ne se fait pas en milieu pénitentiaire, ce n’est donc vraiment pas une rétention de sanction) ;

– sous couvert de lutte contre l’excision, la mise en place d’une authentique politique de rapatriement des parents, frères et sœurs des potentielles victimes de ces pratiques ;

et enfin la réduction des délais de recours et développement de la vidéo audience amènent à une augmentation des coûts pour la justice française ; on assiste à une véritable préférence étrangère aussi en matière de justice.

Des questions ont été sciemment oubliées telle la réforme des procédures de Dublin, sur le droit d’asile européen ; aucune mention du contrôle de Schengen ; et aucune mesure pour lutter contre le fléau des Mineurs Non Accompagnés (MNA) qui vont coûter près de 2 Mds€ aux départements pour 2017 et qui sont deux fois plus nombreux qu’en 2016.

Concernant le droit d’asile en France et les expulsions de migrants sans titre, en situation irrégulière, les mesures du plan Collomb ne sont qu’un leurre ! La soi-disant instauration de « mesures renforcées de restriction, de contrôles et de ‘tris’, à des fins d’empêchement d’entrée ou d’expulsion et de bannissement du territoire », est un attrape-nigaud pour faire croire en une fermeté inexistante dans la réalité puisque de nombreuses contraintes techniques empêchent ces expulsions : déjà actuellement 96% des déboutés du droit d’asile restent en France (chiffre Cour des Comptes) ! Le quotidien ultra-bien-pensant La Croix lui-même explique qu’expulser plus de migrants est quasi impossible :

« La chose est cependant plus facile à décréter qu’à faire. En 2016, rappelle le rapport du sénateur ­François-Noël ­Buffet, en métropole, sur 92 076 mesures d’éloignement prononcées, seules 16 489 ont été exécutées (18 %), soit de façon spontanée, soit de façon aidée, soit de façon forcée. De fait, seuls 12 961 retours forcés, autrement dit des expulsions, ont eu lieu cette année-là. Et force est de constater que les précédents gouvernements n’ont guère fait plus, avec 15 161 en 2014 sous la présidence ­Hollande, ou 12 031 en 2010, pendant le mandat Sarkozy. Ça va changer, assure en substance le ministère de l’intérieur. « En 2015 et 2016, les efforts avaient été un peu laissés de côté. L’an dernier, il y a eu une reprise de la mobilisation et les résultats ont suivi », explique-t-on place Beauvau. En 2017, effectivement, le nombre d’éloignements a augmenté de 10 % et les expulsions de 14,6 %. Mais, en valeur absolue, cela ne représente que quelques milliers de plus. Et la moitié des retours forcés a eu lieu vers l’Union européenne… d’où il est plus facile de revenir. »

 

Cette énième loi sur l’asile et l’immigration n’est qu’une stratégie d’endormissement des Français… pendant ce temps-là l’invasion va continuer avec l’aide de nos gouvernements de droite et de gauche !

 

Macron et les UDI et LREM ont déclaré la guerre contre l’enseignement libre .

Les menaces qui pèsent sur les écoles privées hors contrat .

ecole
 

Mercredi 21 février, le Sénat a adopté à une large majorité la proposition de loi visant à mieux encadrer le régime d’ouverture des établissements hors contrat.

Résultat : les personnes désireuses d’ouvrir  de tels établissements pourraient se voir mettre encore plus de bâtons dans les roues qu’actuellement .

Portée par Françoise Gatel, sénatrice (UDI) d’Ille et Vilaine et soutenue par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, la proposition adoptée par le Sénat a pour principales  dispositions :

  • le texte instaure un guichet unique pour la remise des déclarations.Le délai d’opposition du maire, des représentants de l’État et du procureur de la République a été harmonisé et allongé à 3 mois. Auparavant le maire, par exemple, ne disposait que de 8 jours.
  • Les motifs et modalités d’opposition à une ouverture ont été clarifiées et élargies : La protection de l’enfance et la jeunesse peut désormais être invoquée ainsi que l’accessibilité des locaux et l’insuffisance de qualification du futur dirigeant de l’établissement .
  • Le dossier de déclaration a été étoffé : les modalités de financement de l’établissement devront être indiquées ainsi que l’objet de l’enseignement .
  • Le contrôle est renforcé puisque le texte établit qu’un contrôle est obligatoirement réalisé dès la 1ère année de l’exercice de l’établissement .
  • Le texte renforce enfin les moyens d’action des autorités publiques en cas d’infractions avérées: l’Éducation nationale doit désormais prévenir le Préfet et le Procureur de la République qui peuvent déclencher des poursuites ; le texte permet au représentant de l’Éducation Nationale de vider une école de ses élèves par mise en demeure des parents.
  • Les peines et amendes associées aux délits constatés sont substantiellement augmentées .
  • Le texte étend aux directeurs et enseignants du second degré général les conditions d’âge et de nationalité qui n’existaient jusqu’alors que pour leurs homologues du second degré technique
  • Il est ajouté la notion de « 5 ans d’expériences au moins » dans les fonctions de direction ou de l’enseignement (nouveauté pour le 1er degré)

Françoise Gatel a déclaré après l’adoption de ce texte :

 « Je me réjouis que mon texte ait été voté, a déclaré Françoise Gatel après l’adoption de ce texte. C’est un texte de raison au service de la République et de tous ses enfants. La liberté est indissociable de la responsabilité. A ce titre, nous devons veiller à protéger les enfants contre l’endoctrinement, l’amateurisme, les phénomènes sectaires ou de radicalisation religieuse. Le texte adopté est un texte responsable et équilibré, dont l’enjeu est de prévenir les dérives et rendre effectif le contrôle de l’ouverture des établissements privés hors contrat tout en préservant la liberté d’enseignement. C’est une belle avancée pour tous les maires et autorités publiques dépourvus aujourd’hui de moyens d’action en cas de déviances graves, sachant que le nombre d’établissements a augmenté de 60% ces dernières années ».

Anne Coffinier, de la fondation pour l’école, souligne tout le paradoxe du soutien du ministre, aux antipodes des annonces appelant à plus de liberté scolaire qu’il avait énoncé il y a plusieurs mois : « Le ministère de l’Éducation nationale apporte son soutien actif à une proposition de loi sénatoriale d’origine centriste  qui vise à briser l’essor des écoles hors contrat. Toutes les ingéniosités techniques sont déployées pour rendre quasi impossible la création d’écoles réellement libres, donc porteuses de vraies alternatives pédagogiques. Les délais d’opposition seraient triplés, le gouvernement prendrait la main en faisant basculer dans le domaine réglementaire leurs conditions de création, qui jusqu’alors relevaient de la loi – la moindre des choses pour une liberté de rang constitutionnel »

Et Mme Coffinier de s’interroger : « Quelle est la visée d’une telle proposition de loi? Toute liberté peut donner lieu à des abus, mais ce n’est pas une raison pour la supprimer. Pour prévenir des dérives, il faut diligenter des contrôles une fois que les écoles existent, pas en amont, sur la foi d’un dossier purement administratif. Oserait-on soumettre la presse à un régime d’autorisation préalable, comme sous Napoléon III? C’est ce que la proposition de loi soutenue par la Rue de Grenelle cherche de facto à instituer pour les écoles privées hors contrat.»

Avant de conclure : « À l’heure où la qualité de l’enseignement est le fer de lance de l’économie, il ne faut pas que le ministre de l’Éducation nationale laisse l’administration étouffer la liberté de la société civile. À lui de protéger les écoles indépendantes, précieux aiguillon de la réforme, soupape de sécurité de tout le système scolaire, lieu d’accueil des différences. Dans le monde entier, les écoles indépendantes sont à l’avant-garde de l’innovation. Il serait absurde que le corporatisme de l’administration de l’Éducation nationale obère les chances de la France de retrouver sa force intellectuelle et son audace d’innover.»

L’hypocrisie pour ne pas évoquer les problèmes liés aux écoles coraniques

Pour Jean Thomas Lesueur, de Causeur, cette volonté d’encadrer les écoles hors contrat relève d’une hypocrisie, qui consiste à englober tout le monde là où ce sont quasi exclusivement les écoles coraniques qui inquiètent vraiment :

« Ajouter de nouvelles réglementations et de nouvelles contraintes à notre arsenal n’y changera rien. C’est se tromper de combat que de chercher à entraver un modèle en plein essor. A moins qu’il n’y ait des raisons moins avouables, comme le laisse entendre l’affirmation confondante du sénateur socialiste David Assouline : « Notre timidité à cet égard fait le lit des fondamentalismes issus de toutes les religions, qui régulièrement s’unissent pour mener des combats contre le progrès, comme lors des manifestations contre le mariage pour tous »…

Si le législateur souhaite s’attaquer au mal qui ronge notre société, qu’il le fasse clairement et efficacement : c’est en démantelant les écoles coraniques, en faisant la chasse aux madrasas illégales implantées sur notre sol et en évaluant, sur pièce, le contenu pédagogique de chaque établissement que l’Etat protègera les enfants, rassurera les familles et œuvrera pour le bien du pays. Mais imposer aux écoles hors contrat toute une série de normes ex ante ne conduira encore une fois qu’à tuer dans l’œuf une vitalité et des initiatives innovantes, que tel service administratif obscur pourra juger bonnes ou mauvaises. Au contraire, évaluer régulièrement les méthodes pédagogiques employées dans toutes les écoles françaises – privées et publiques, d’ailleurs – se révèlera bien plus utile pour les élèves.

Finalement, l’école privée hors contrat dérange parce qu’elle réussit et qu’elle s’efforce d’apporter des réponses nouvelles et originales aux maux d’un système éducatif ankylosé.

Mais, de grâce, laissons pour une fois l’idéologie de côté, épargnons du travail inutile à l’administration de l’Education nationale et laissons vivre et fleurir la liberté scolaire afin de nous attaquer à un problème, bien réel cette fois : le fondamentalisme musulman.»

 Les écoles hors contrat scolarisent environ 65 000 élèves de primaire et secondaire sur les 12,5 millions d’élèves scolarisés en France. Ce qui représente 0,5% des effectifs mais ils sont en hausse depuis quelques années (+26% entre 2011 et 2014). On en dénombre aujourd’hui environ 1 300 sur le territoire, dont 300 confessionnels (quelque 160 établissements catholiques, 50 juifs, 40 musulmans et 30 protestants).

La grande majorité ne revendiquent aucune appartenance religieuse et mettent en avant des pédagogies alternatives, type Montessori ou Steiner, pour les «déçus» du système scolaire classique. D’autres visent des publics spécifiques (bilingue par exemple).

Les établissements hors contrat ne reçoivent pas d’argent public, à la différence du privé sous contrat (ce qu’on appelle dans le langage courant «les écoles privées») et ont une gestion autonome, y compris en terme d’enseignement tant que celui ci ne comporte rien «de contraire à la République et au respect des lois» et que les élèves maîtrisent le socle commun de connaissances.

Avec cette proposition de loi, qui concerne l’un des des secteurs les plus dynamiques de la société civile, c’est bien une forme de guerre contre l’enseignement libre qui est menée, portée par une sénatrice bretonne qui a manifestement oublié la douloureuse relation entre la Bretagne et l’école publique de France …