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20/04/2016

Dhimmitude avancée des élèves de Sciences Po

 

 

Des étudiants de Sciences Po organisaient mercredi un « Hijab Day » dans l’établissement pour « sensibiliser sur le port du voile » et « démystifier le tissu ». Toutes les élèves étaient invitées à venir voilées.

La pseudo grande école parisienne censée former nos pseudo  futures élites de la fonction publique et politique et dont on pourrait penser naïvement qu’elle doit incarner à titre d’exemple les valeurs de la république à commencer par la laïcité, court au-devant de l’invasion culturelle et religieuse avec enthousiasme. Une provocation et une incitation communautaristes auxquelles la direction de l’école n’a rien trouvé à redire, au contraire.

Les organisateurs de l’événement soutenus par l’association musulmane Salaam-Sciences Po encouragent leurs camarades à se voiler « afin de montrer que ces femmes disposent de leurs corps comme elles l’entendent » et « de vivre l’expérience de la stigmatisation vécue par de nombreuses femmes voilées en France ».

L’Unef-Sciences Po, considère que « l’initiative est louable, car elle rappelle que le port du voile est un acte que les individus font, ou pas, en fonction de leur propre volonté ». Ils ont tout compris une fois de plus, les Rantanplan de la pensée politique dont le président est en licence à 27 ans !

« La tenue de ce Hijab Day à Sciences Po pourrait permettre de créer un débat constructif autour de la question du voile à l’université », estime le syndicat. L’initiative est donc bien évidemment politique et entend faire pression pour l’autorisation du port du voile à l’Université.

Soumission

La direction de Sciences Po a déclaré que la tenue de cette initiative « ne saurait être interprétée comme un quelconque soutien de l’école ». Mais le fait qu’elle ne l’interdise pas et qu’elle la laisse se tenir dans ses propres murs est un sacré soutien. Aurait-elle eu la même tolérance pour une initiative catholique quelle qu’elle soit (la journée contre l’avortement au hasard) soutenue par la droite ?...

Les jeunes barbus en herbe devaient attendre les étudiantes dans le hall d’entrée du bâtiment historique de l’IEP « avec leurs plus jolis foulards et pashmina, pour des petits tuto » (cours particuliers et assistance manuelle !) et « pour discuter plus longuement »... Voilà où nous sommes en France !

07/04/2016

Éducation. Les franc-maçonnes Najat Vallaud-Belkacem et Laurence rossignol veulent arracher les enfants aux familles avant 3 ans !

 

belkacem

 

 Najat Vallaud-Belkacem et Laurence Rossignol ont annoncé lundi 4 avril 2016 une campagne d’information destinée aux familles, afin d’augmenter la scolarisation des enfants de moins de 3 ans. « Ces scolarisations progressent moins vite que prévue dans les zones en difficulté » a déclaré Mme Belkacem, ministre de l’Éducation nationale. « Toutes les études nous démontrent à quel point la scolarisation précoce est gage à la fois d’une meilleure acquisition du langage, d’une meilleure sociabilité pour les enfants, d’un meilleur développement psychomoteur, notamment » lorsqu’ils « viennent de milieux sociaux défavorisés« , a-t-elle souligné.  Najat Belkacem peste car la scolarisation des enfants de moins de trois ans a été divisée par trois sous la mandature de Nicolas Sarkozy (11% en 2012), tandis que le gouvernement de François Hollande veut atteindre 30% en éducation prioritaire et 50% en REP+.

« C’est une hérésie » nous confie un pédiatre. « Les enfants ont besoin de dormir, d’avoir un rythme paisible, et cela, seule une éducation à la maison dans les premières années de vie peut l’offrir . Les générations crèche, générations école à 3 ans, sont des générations fatiguées dans des années de construction fondamentales ».

 « Jusqu’à 3-4 et même 5 ans, les enfants sont faits pour être aux côtés de leurs parents, à la maison. Mais encore faudrait il que ce gouvernement comme les autres qui lui ont succédés fassent quelque chose pour aider les familles, et pour revaloriser le rôle de mère ou de père en foyer. » nous confie Stéphanie, qui élève 4 enfants « qui vont à l’école à partir de la Grande section ou du CP ». « Ils veulent tuer la famille, arracher les enfants dès le plus jeune âge aux familles pour pouvoir les contrôler dès le début. C’est honteux.». Et qu’on ne lui parle pas des difficultés financières : « j’ai élevé mes 4 enfants, mon mari travaillait. Ca n’était pas facile tous les jours, on se serrait la ceinture, mais nous y arrivons (NDLR : le dernier a 3 ans). Un salaire parental pour inciter l’un des deux parents à rester à la maison, voilà qui relancerait la natalité, et qui permettrait d’apporter un début d’éducation sereine à ses enfants. Ils n’appartiennent pas à la République ! ». 

Stéphanie fait partie de ces millions de Français qui n’ont pas envie de scolariser tôt leurs enfants. « Beaucoup de familles rechignent à envoyer leurs enfants si tôt à l’école » déclare Mme Belkacem , qui jusqu’en 2011 faisait partie du «Conseil de la communauté marocaine de l’étranger» (CCME) et qui a aujourd’hui entre les mains la scolarisation des petits Français.

Une campagne d’information sera déclinée en plusieurs langues (?) pour convaincre les familles. Il est vrai que dans les familles immigrées, traditionnelles, les enfants quittent assez tard le cocon familial pour l’école. « Ils doivent d’abord apprendre à la maison, puis savoir bien se comporter, avant d’aller à l’école » nous dit Djamila, de Nantes , qui porte en horreur la ministre de l’Éducation nationale : « elle est dangereuse. Elle veut couper tous les liens avec les familles, tous les liens naturels de l’homme et de la femme, elle veut tout casser. Je ne suis pas d’accord », explique-t-elle, en rappelant également que la ministre avait pris position pour la théorie du Gender ou pour le mariage et l’adoption par les homosexuels. « Je ne veux pas que mes enfants apprennent cela. Ca n’est pas bien ! ».

Pour développer la préscolarisation, le ministère a créé 1.100 postes de professeurs des écoles ! ... La scolarisation des enfants de deux ans suppose aussi des investissements de la part des mairies pour accueillir ces très jeunes enfants dans des locaux adaptés, par exemple à la sieste, ainsi que l’embauche d’Atsem, des agents territoriaux qui aident les instits dans les classes.

Écoeurés par la politique gouvernementale en matière d’Éducation nationale, navrés par le naufrage scolaire de générations sacrifiées sur l’autel de l’idéologie, nombreux sont les parents d’élèves qui misent désormais tout sur les écoles indépendantes hors contrat, ou qui enlèvent tout simplement leurs enfants du système scolaire de la République.

L’offensive menée par Najat-Vallaud Belkacem ne risque pas de freiner ce mouvement de défi. D’autant que sur un autre sujet, les récentes consignes données au rectorat sur la formation des Professeurs et Directeurs au soutien à l’immigration dans les écoles  avec le soutien des USA laissent clairement entrevoir une manipulation idéologique et politique des enfants, au sein même du système censé leur apporter les savoirs fondamentaux.

 

La Turquie derrière les attentats de Paris et Bruxelles .

 

Turquie_derrière_attentats_Paris_Bruxelles

 

Selon une hypothèse résumée dans un article récent de Thierry Meyssan, ce serait la Turquie de Erdogan qui serait à l’origine des attentats terroristes récents de Paris et Bruxelles.

Thierry Meyssan et son réseau Voltaire-net sont généralement présentés par les bons esprits français comme des conspirationnistes inaudibles. Pour ceux qui cependant lisent et étudient leurs articles, ils n’y trouvent rien qui ne puisse être pris au sérieux. Certains points de vue peuvent être discutables, mais dans l’ensemble ils offrent un regard informé et crédible sur le monde politique, notamment au plan des relations internationales. Ce regard est malheureusement ignoré sinon rejeté par les porte-paroles de la pensée dite officielle, c’est-à-dire celle qui se prétend détentrice des informations et opinions devant inspirer l’ensemble de la pensée politique.

Dans la suite des attentats de Paris et Bruxelles, les enquêtes ont fait apparaître qu’ils avaient été montés par un petit réseau terroriste organisé et cohérent. Leurs auteurs ne pouvaient pas être confondus avec ce que seraient des individus isolés inspirés par les appels au djihad diffusés aujourd’hui par la nébuleuse dite Daesh ou Etat islamique (EI). Certes, l’EI prend de plus en plus d’importance en Europe et en Afrique, mais il ne dispose peut-être pas encore de têtes pensantes suffisamment bien informées des arcanes des sociétés françaises et belges pour pouvoir y monter des opérations aussi sophistiqués que ce que furent ces attentats. Il faut pour cela, pourrait-on dire, derrière les hommes de mains, un véritable appareil d’Etat.

Or selon l’article de Thierry Meyssan, auquel nous renvoyons le lecteur, cet appareil a été celui de la Turquie de Recip Tayeb Erdogan. Nous nous sommes ici souvent fait l’écho des ambitions de celui-ci et de son parti l’AKP, dit Parti de la justice et du développement, ou « islamiste modéré » (?) encore largement majoritaire dans le pays. L’objectif est de refaire de la Turquie la grande puissance musulmane et guerrière qu’elle fut du temps de l’Empire ottoman.

Cette ambition a dès le début été soutenue militairement et financièrement par les Etats-Unis, voulant faire du nouvel Empire un instrument aux services de leurs politiques de domination dans toute la région, comme de leurs efforts pour en éliminer la Russie et son allié syrien Bashar el Assad. Accessoirement, les Etats-Unis ont toujours vu dans la Turquie un moyen d’affaiblir d’éventuelles volontés d’indépendance européennes. On sait qu’ils ont encouragé jusqu’au déraisonnable l’entrée de la Turquie, pays de 70 millions de musulmans, dans l’Union européenne.

Erdogan avait semble-t-il compté sur cette entrée dans l’Union pour conforter son rôle de nouveau grand sultan ottoman. Mais devant les réticences européennes bien légitimes, il a changé de stratégie et a entrepris de jouer la carte de l’Etat islamique. Les différentes nébuleuses rassemblées sous ce terme n’avaient guère de ressources ni d’organisation. Il est désormais avéré que Erdogan, avec l’appui de Washington, a décidé de les armer, de les inonder des dollars résultant de la vente en Europe du pétrole acquis par les terroristes en Irak et en Syrie, de les conseiller sur la meilleure façon de mettre l’Union européenne et la Russie en difficulté.

A défaut d’un recours aux moyens militaires, stoppé net par la Russie, Erdogan a pris conscience de l’arme de long terme que pouvait constituer l’encouragement de migrations massives provenant non seulement du Moyen Orient, mais de divers pays voisins, voire africains. Il s’agit aujourd’hui de « réfugiés » mais surtout de migrants économiques attirés les uns et les autres par l’El Dorado européen. Nul ne nie plus que ces migrants trouvent en Turquie une base favorable pour ensuite gagner l’Europe par la voie maritime et terrestre. Erdogan a extorqué plus de 3 milliards d’euros à la naïve Angela Merkel pour contenir ces migrations, mais il n’a jamais rien fait en ce sens. Chacun sait que les côtes turques s’enrichissent aujourd’hui des passages organisés vers la Grèce.

Les « décisions » prises lors par la dernière réunion entre la Turquie et le conseil européen pour rationaliser et diminuer ces flux ne seront évidemment pas appliquées, non seulement parce que qu’elles demanderaient des moyens humains européens considérables, mais parce que la Turquie fera tout pour ne pas les mettre en oeuvre.

 

La question kurde

Cependant, la guerre déclenchée par Erdogan avec l’encouragement aux migrations ne donnait pas de solutions immédiatement capables de régler pour lui ce que l’on nomme la question kurde La peur d’Erdogan et de l’AKP est de voir les Kurdes de Turquie, malgré la répression féroce qu’ils subissent, se donner une certaine indépendance, sur le mode fédéral, à l’égard d’Ankara. Plus grande encore est sa peur de les voir se rapprocher, sous l’action du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) des deux autres Kurdistans, irakien (avec les désormais célèbres peshmergas) et syrien.

Erdogan avait obtenu de l’Union européenne, et plus particulièrement de la France, que ces Kurdes non turcs ne soient pas encouragés à négocier des démarches communes avec les Kurdes de Turquie. Mais devant l’efficacité de leur lutte contre les différentes mouvances de l’EI, les Européens paraissaient sur le point, à Paris et à Bruxelles, de les soutenir dans leurs ambitions nationalistes. Un rappel à l’ordre et un avertissement pour l’avenir s’imposait donc de la part d’Erdogan. Ce furent les attentat de Paris et de Bruxelles, organisés fort intelligemment, comme rappelé en introduction, qui ont servi de premier avertissement. Pour eux, comme pour ceux qui suivront nécessairement, la tête pensante a été et sera la Turquie, l’EI et ses réseaux terroristes se bornant à fournir les exécutants.

Néanmoins, la situation se complique aujourd’hui pour Erdogan. D’une part l’EI prend de plus en plus d’indépendance terroriste et a moins besoin du soutien turc. D’autre part les succès de Bashar el Assad, soutenu par la Russie, diminuent son influence en Syrie. Enfin l’Amérique elle-même prend conscience du danger qu’il peut y avoir à s’appuyer sur un allié aussi imprévisible que Erdogan. Enfin les ambitions Kurdes en faveur d’un grand Kurdistan semblent désormais tolérées, sinon soutenues, par l’Occident.

Ce ne veut pas dire pour autant que Erdogan renoncera, concernant l’Europe, à l’arme du terrorisme par procuration et des migrations massives. Il le fera d’autant moins que l’Europe continuera à vouloir discuter gentiment avec lui, au lieu d’employer pour le remettre à sa place les grands moyens dont elle pourrait disposer§...

Jean Paul Baquiast