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29/12/2017

La république maçonnique française interdit et verbalise les crèches de Noël !​

 

 

CHAQUE JOUR QUI PASSE leur système cosmopolite montre davantage son vrai visage. Le maire de Béziers Robert Ménard avait installé une crèche dans sa mairie. Le tribunal administratif de Montpellier a enjoint le 18 décembre à l’édile de retirer sous 48 heures la crèche et il a également prononcé une astreinte de 2000 euros par jour de retard.

Le juge a rappelé que « l’installation d’une crèche à titre temporaire à l’initiative d’une personne publique dans un emplacement public n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse »...

Mais qui va déterminer, et selon quels critères, s’il s’agit d’une initiative de nature culturelle, festive ou religieuse ? Le juge des référés, censé se prononcer sur l’urgence, rend un jugement de fond sur la crèche, en décidant arbitrairement que « l’installation dont il s’agit ne présente pas de caractères artistiques particuliers, n’étant composée que de santons ordinaires. » Comme l’écrit ironiquement dans un communiqué Robert Ménard « on apprend que le juge des référés est désormais compétent pour juger de l’aspect culturel — ou non — d’une manifestation dans le cadre des animations de Noël. »

Le maire de Béziers a essayé de trouver la parade en déplaçant la crèche de la mairie pour l’installer dans un autre bâtiment municipal. Mais la décision du juge des référés est lourde de conséquences.

Le plus significatif peut-être dans cette affaire, c’est que ce jugement a été pris à la suite d’une plainte du préfet de l’Hérault qui a saisi le tribunal administratif de Montpellier selon un procédure d’urgence.

Ce ne sont donc pas des groupes mahométans ou ouvertement laïcistes qui ont demandé cette fois le démontage et le retrait de la crèche, c’est l’Etat français, la République française. Comme l’écrit Robert Ménard dans le communiqué déjà cité et intitulé « pour la première fois en France, l’Etat expulse la crèche d’une mairie », « Il ne s’agit pas là de quelques associations “laïcardes” bien décidées à faire la peau à nos santons, comme ce fut le cas en 2014 et en 2016. Non, cette fois c’est bien l’Etat qui, seul, via son représentant dans l’Hérault, fait retirer la crèche. C’est une “première”, dont la portée symbolique — et historique — n’a pas fini de nous abasourdir. » C’est l’Etat, à son plus haut niveau, qui décrète l’interdiction des crèches dans les lieux publics. C’est la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat, celui-là même qui avait interdit en 2014 de manière arbitraire les spectacles de Dieudonné comme troublant l’ordre public, celui qui avait affirmé en 1989 la supériorité du droit européen sur le droit national (arrêt Nicolo), qui, une fois de plus, prend une décision scélérate. En effet, le 9 novembre 2016, cette juridiction avait proscrit dans un arrêt les crèches dans les bâtiments publics, sauf circonstances particulières extrêmement restrictives. 

 

ON LE VOIT avec cet exemple emblématique, nous vivons dans un pays occupé. Occupé par des lobbies, des hommes, des organisations qui sont étrangers à l’âme de la France historique, qui renient chaque jour les promesses du baptême de notre patrie, qui promeuvent le faux, le laid, le mal.

Leur laïcité est en réalité, et depuis l’origine, une machine de guerre contre l’âme de la France, contre sa religion historique, contre la foi de ses aïeux qui a imprégné si profondément nos territoires, nos paysages, nos terroirs, nos traditions, notre calendrier, notre vocabulaire, et il y a encore quelques décennies, avant l’apostasie universelle, jusqu’à nos modes de vie et de pensée.

La “laïcité” est souvent présentée comme l’application du principe de neutralité de l’État à l’égard des différentes confessions, toutes mises sur le même pied (égalité et nivellement obligent), ce qui est déjà un principe philosophique en soi condamnable. Mais en réalité, il ne s’agit même pas de cela.

En fait, la prétendue “laïcité” n’est que la couverture d’un athéisme fanatique qui est en soi une contre-religion à part entière, elle n’est donc qu’un instrument, une arme, dans le cadre d’une guerre ouverte mais qui avance masquée, et surtout qui refuse d’être désignée comme telle sous couvert d’égalitarisme républicain ! C’est pourquoi il est inconséquent de combattre l’Islam dans notre pays au nom de la laïcité car on ne peut lutter contre une religion conquérante avec une arme qui précisément nous détruit et nous avilit depuis de deux siècles, nous coupe de nos racines, de notre passé, de notre héritage, de notre lignée et qui agit sur nous comme un gaz incapacitant.

Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui de plus en plus d’églises sont détruites ou transformées en cinéma, en office de tourisme, en maison particulière, en hall public, en hôtel, et demain sans doute, en mosquées ou en supermarchés.

La journaliste Caroline Fourest, très active dans le lobby LGBT, préconisait ainsi de transformer les églises en centre commercial. C’est d’ailleurs le lieu où se réunit désormais une grande partie des consommateurs le dimanche (quand les magasins sont ouverts, ce qui est de plus en plus fréquent). Autrefois on se réunissait sur la place de l’église, au centre du village, et on se retrouvait tous à la sortie de la messe, ceux qui avaient assisté à l’office et ceux qui étaient allés au café en face, mais tous participaient à la vie villageoise. Aujourd’hui c’est le centre commercial anonyme ou le stade qui est le lieu de vie et au bout de la chaîne c’est le cancéropôle, l’oncopôle, ce qui va parfaitement ensemble car la nourriture industrielle vendue dans les hypermarchés ne peut produire que des effets désastreux. 

Certes, dès lors que les églises se vident, il est logique qu’elles finissent par disparaître. Ce qui n’apparaît plus utile dans une société, à un moment donné, finit par s’écrouler. Mais si les églises se vident, c’est non seulement parce que nous vivons dans une société matérialiste et hédoniste où Dieu apparaît facultatif voire superfétatoire pour le plus grand nombre, mais c’est aussi parce que, depuis Vatican II, le culte qui y est encore, ici et là, pratiqué, n’a plus rien de sacré, plus rien qui élève l’âme, plus rien qui relie l’homme à Dieu, le Ciel et la Terre. On y dispense dans des sermons généralement très médiocres (n’est pas Bossuet qui veut !) un humanitarisme horizontal, un droit de l’hommisme compassionnel qui ne fait que paraphraser sottement ce que l’on enseigne déjà à longueur de journée à l’école, dans les media, dans les variétés, au cinéma. Si c’est pour entendre à l’église paroissiale les discours et les accents dont on est déjà abreuvé en permanence partout ailleurs, il n’est pas étonnant que les gens ne s’y déplacent plus. 

 

NOUS vivons un désert spirituel dont nous ne mesurons sans doute pas l’étendue et la profondeur et dont les conséquences sont et seront incommensurables pour les familles, pour les nations, pour la concorde en société, pour le bien commun. Il est de bon ton de répéter que les croyances religieuses sont fauteuses de troubles, de violence, de haine et de crimes. Et on se plaît à énumérer les massacres qui, dans l’histoire, auraient été commis au nom de Dieu. En omettant de préciser que le plus souvent, dans ce genre de tragédies, il s’agissait en réalité de considérations essentiellement politiques qui avançaient masquées derrière d’apparentes revendications religieuses. En revanche, on ne s’interroge jamais sur l’étendue des crimes, des persécutions, des violences, des injustices commis au nom du refus de Dieu, au nom de sa radicale négation. Et pourtant n’est-ce pas le communisme athée qui, aux quatre coins du globe, a fait, et de loin, le plus de victimes au XXe siècle ? Depuis la Révolution française n’est-ce pas, au nom du refus de la religion, que l’on a massacré des innocents, de la Vendée aux carmélites de Compiègne, que l’on a tué des prêtres et des religieuses, que l’on a, au mépris de toute justice, de toute humanité, crocheté des couvents, des églises, supprimé des congrégations, conduit à l’exil tant de prêtres et de religieux et organisé l’un des plus grands vols de l’histoire en se saisissant, tant sous la Révolution que durant la IIIe République, des biens de l’Eglise, du clergé, de toutes les églises paroissiales construites avant 1905 ?

Il n’est pas sans danger pour l’homme, pour la société, pour la concorde sociale, pour la vie en commun d’éliminer totalement Dieu du domaine public. Car la foi doit pouvoir se vivre, non seulement dans sa conscience, dans son foyer, dans sa famille mais doit aussi pouvoir s’exprimer en public. Dans le culte, dans les processions et pèlerinages. Dans les églises et les chapelles, au moyen de statues et de calvaires, de chemins de Croix et de crucifix. Elle doit pouvoir s’exprimer et se vivre dans les écoles et les tribunaux, dans l’administration et jusque dans les hôpitaux. 

Si l’on supprime les crèches des dernières mairies qui souhaitaient les installer, plus souvent, il faut l’avouer, par folklore et respect de traditions locales encore populaires qu’au nom d’une foi ardente, c’est qu’on a déjà retiré toute trace de religion et de divin des autres lieux publics, c’est que l’on a conduit jusqu’à son terme, jusqu’à son sommet, l’apostasie publique d’une nation.

 

FAUT-IL que ce Divin Enfant, bien que tout petit, muet et sans défense, gêne considérablement les puissants de ce monde pour qu’on décide ainsi de le cacher, de le faire disparaître, toutes affaires cessantes, des lieux publics avec un fanatisme impressionnant ? Et en effet la simple vue de cet Enfant, de sa sainte Mère et de son père adoptif, l’humble charpentier maniant la varlope et le rabot, est insupportable à ceux qui ont en main les leviers de commande de ce pays. Car la Sainte Famille représente par excellence tout ce qu’ils combattent, tout ce qu’ils haïssent. 

La pureté et l’innocence alors qu’ils promeuvent toutes les perversions, toutes les déviances, de la Gay Pride officiellement parrainée chaque année pour la Saint-Jean par le chef de l’Etat, le maire de Paris et le conseil régional d’Ile-de-France au “mariage” gay en passant par ces réalités sordides cachées derrière les affreux acronymes Pacs, PMA et GPA et par la diffusion chaque jour plus massive, à la télévision et sur la Toile, de la pornographie. 

La pauvreté et la simplicité alors qu’ils ne pensent qu’à s’enrichir toujours davantage au détriment des plus modestes, au détriment de la nature, de la tempérance et du bon sens. 

La paix, le silence et la discrétion alors que notre monde ne vit que de bruit, de fureur médiatique, de cris et d’hurlements et qu’il est une conspiration permanente contre toute forme de vie intérieure, contre toute aspiration à la méditation et à la contemplation. Il faut toujours qu’il y ait du bruit, une musique assommante dans les magasins, dans les restaurants, dans les transports et jusque dans les rues. 

L’intransigeance sur les principes alors qu’ils n’ont aucune colonne vertébrale et que leurs seules valeurs sont mobilières.

L’amour de la vérité et de la sincérité alors qu’ils sont faux et fourbes, que mentir pour eux est une deuxième nature, et qu’ils ne cessent de tromper, de leurrer, de manipuler, de fourvoyer par le trucage des chiffres, des statistiques, de l’histoire, de la mémoire, par les promesses non tenues, les engagements violés sans vergogne, les trahisons tant des idées qu’ils sont censées avoir pour se faire élire que des hommes qui les ont aidés à faire carrière. 

 

LE CHRISTIANISME est par excellence la religion et la civilisation de l’Incarnation car il adore le Verbe incarné, le Dieu qui s’est fait homme. Or le monde moderne est au contraire celui de la désincarnation et d’une contre-incarnation. Il est le monde du virtuel et non plus celui du réel, de l’anonymat des réseaux sociaux et non de la chaleur d’un foyer aimant. Le monde de l’émotion instantanée qui fait pleurer les masses sur les infortunes de stars du petit écran mais qui ne s’occupe pas au quotidien de l’aïeule, de la tante, de l’enfant ou du voisin qui aurait tant besoin de présence et de chaleur humaine. Bernanos le disait déjà : « l’homme moderne a le cœur dur mais la tripe sensible ».

Notre univers est celui du strass et des paillettes et non celui des humbles vertus domestiques, du martyre quotidien du devoir d’état, de l’effort inlassable, du dévouement discret au sein de la famille. Il est le monde de l’immédiateté et de l’évanescence, le monde où l’on peut gagner des millions en un instant dans un jeu télévisé stupide, où l’on peut changer du jour au lendemain, sans aucun problème, de sexe, de convictions, de religion, d’organisation, d’« orientation sexuelle », où l’on peut sans cesse se réinventer, se transformer, refaire sa vie (comme si l’on avait ici-bas plusieurs vies !). Il est le monde de l’apparence et du divertissement, du frelaté, du faisandé et de l’avarié face à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il est le monde où l’on est sans cesse relié à son téléphone portable, à son GPS, à son ordinateur et à son lecteur MP3 (voire MP4 !) mais où l’on n’est plus relié en profondeur ni à la terre, ni à la nature, ni aux autres, ni à Dieu. 

 

QUANT À NOUS, ayons à cœur la défense de cette tradition toute simple, chassons de nos foyers l’hideux le "Père Noël" importé par les soldats américains en même temps que leur Coca-Cola. La lumière n’est pas faite pour être mise sous le boisseau. Puissions-nous la faire rayonner autour de nous. La diffusion du bien, du beau, du vrai est possible, si nous nous gardons de la contagion du monde et si nous conservons au cœur une invincible espérance.

Joyeuses et saintes fêtes de Noël à tous !

 

14/12/2017

Censure : Leetchi ferme la cagnotte des identitaires de Poitiers… et fermait les yeux sur les cagnottes islamistes !

Censure : Leetchi ferme la cagnotte des identitaires de Poitiers… et fermait les yeux sur les cagnottes islamistes

 
 
 
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Le site participatif de don en ligne Leetchi, qui a récemment fermé la cagnotte de cinq militants identitaires condamnés pour avoir déroulé une simple banderolle sur le chantier de la mosquée de Poitiers, a été épinglé en retour par des internautes engagés : plusieurs de ses cagnottes serviraient des causes islamistes.

Leetchi avait récemment fermé la cagnotte des militants identitaires qui avaient été condamnés à 5 ans de sursis le 7 décembre pour avoir occupé le toit d’une mosquée en construction à Poitiers en 2012. La cagnotte devait rembourser les frais d’avocat du dossier, ce qui est légal, mais Leetchi, après avoir défendu la démarche, a fini par se rétracter : dans un mail envoyé à Damien Rieu, l’un des cinq condamnés, l’équipe du site explique qu’elle n’a « pas pu collecter assez d’informations concernant la provenance des fonds » et qu’elle est dans l’obligation de bloquer la collecte.

En réponse, les militants identitaires ainsi que le site Fdesouche ont relevé plusieurs cagnottes douteuses, très vraisemblablement affiliées aux salafistes, que Leetchi avait visiblement contrôlé avec bien moins de zèle que la leur.

Leetchi avait donc laissé passer, par exemple, un appel aux dons qui a récolté plus de 11 000 euros pour la mosquée « Masjid Sounnah » du boulevard National, à Marseille. Mosquée dont la préfecture de police de la ville a ordonné la fermeture lundi pour six mois. Son imam est présenté par le préfet comme « une référence du salafisme » qui s’inscrit « dans la mouvance islamiste radicale »

D’autres cagnottes du même ordre ont été épinglées, comme celle qui totalise plus de 8000 euros, collectés auprès de 190 participants pour rembourser les dettes de la mosquée Abou Bakr Essedik, à Roubaix. La Voix du Nord indiquait en 2015 que cette mosquée a accueilli trois fois un cheikh saoudien interdit d’accès en France en tant « qu’individu susceptible de troubler l’ordre public en raison de ses prêches islamistes radicaux ».

Une autre demande d’argent vient en aide à une « famille muhajirun » (entendez : qui a quitté son pays), recommandée par plusieurs prêcheurs : l’un d’eux, Youssef Abou Anas, est cité comme un prédicateur « au discours extrémistes » par Libération, tandis qu’un autre, Abou Luqman, a été gouverneur de la ville de Raqqa, en Syrie, sous l’égide de l’État Islamique. etc ....

(Source : Valeurs Actuelles)

 

13/12/2017

Suicide collectif français .

L’illusion populiste

C’était il y a un an. Toute la gauche jacailleuse et écrivailleuse, les politologues et sociologues, les journaleux à prétentions intellectuelles, surjouaient l’affolement. Le Brexit, l’élection de Trump, la présidentielle autrichienne où les deux grands partis de gouvernement, sociaux-démocrates et conservateurs, n’avaient réuni ensemble que 22 % des voix : la « vague populiste » triomphait et allait tout emporter. Marine Le Pen peut être élue présidente de la République, si, si, on vous l’assure. En face, surtout parmi les rescapés de ce qu’on appelait jadis la Nouvelle Droite, certains faisaient chorus. Dans un livre superficiel au point d’en être gênant, Alain de Benoist célébrait « le moment populiste ». « Année après année, jubilait-il, le mouvement s’accélère ».

 

Les imposteurs du populisme

 

Las, depuis un an, ce sont les échecs qui se sont accumulés. Le système a partout repris la main.

La présidentielle française a vu l’effondrement politique et personnel du marinisme et l’élection, en la personne d’Emmanuel Macron, d’une figure ostentatoire des élites mondialistes.

Le Parti conservateur autrichien n’a eu qu’à se doter d’un nouveau chef de file, jeune, souriant et sans cravate, pour arriver largement en tête aux dernières élections ; comme les sociaux-démocrates, de leur côté, ont été dopés par le vote immigré, les populistes de la FPÖ ont même manqué la deuxième place.

Surtout, Donald Trump a renié son programme de campagne. Il avait promis d’expulser les clandestins par millions : on s’achemine de plus en plus clairement vers une amnistie massive, tout au plus adoucie par quelques mesures cosmétiques de renforcement des frontières. Ce que le lobby immigrationniste n’avait pu faire sous Obama est en passe de s’accomplir sous Trump. Nous ne saurions, nous autres Français, nous étonner de ce paradoxe : nous l’avons vécu avec Sarkozy, élu en parlant de racaille, de kärcher et d’identité nationale, et dont la politique fut ce que l’on sait.

À chacune de ces déroutes et de ces trahisons, il est des causes individuelles. Sarkozy passant de sa Cécilia à sa Carla, Marine Le Pen entre son gourou et son concubin, Trump dominé par sa fille et son gendre Kushner : autant de situations particulières, encore que, même à ce niveau, on puisse relever certaines similitudes. Mais elles trahissent un fait général, à savoir la médiocrité, pour ne pas dire davantage, des dirigeants populistes.

Le populisme est par excellence le créneau politique des charlatans. C’est qu’il est avant tout, aujourd’hui, un style de communication. Des candidats de tout bord s’évertuent à « faire peuple », « proche des gens », se font photographier en bras de chemise ou avec un casque de chantier, exhibent sur les plateaux de télévision des émotions “sincères” méticuleusement répétées avec des escouades de communicants surpayés. Laurent Wauquiez, grand bourgeois parisien hyper-diplômé, est en ce moment un exemple désopilant de cette comédie. 

Parmi les « populistes de droite » — ceux qui parlent d’immigration et d’Islam, en bravant un peu, dans des limites bien circonscrites, le politiquement correct —, certains, tels Trump, Sarkozy ou Marine Le Pen, sont très réellement grossiers et incultes, ne sachant rien, ne lisant jamais : ils jouent leur propre rôle. Mais cette vacuité intellectuelle et morale comporte aussi une complète absence, ne disons pas même de convictions, mais de repères politiques. Elle les livre à toutes les influences. Juste assez malins, le temps d’une élection — je parle de Sarkozy et de Trump —, pour comprendre qu’une ligne de droite populiste leur fera gagner des voix, ils ne sont pas capables de s’y tenir une fois élus : il leur y faudrait une fermeté presque héroïque, ou alors une espèce d’âpreté révolutionnaire, et où les puiseraient-ils ? 

On peut, bien entendu, parler d’immigration, et se faire entendre, sans recourir à la rhétorique populiste. Enoch Powell, après son discours des fleuves de sang en 1968, reçut plus de cent mille lettres de félicitations, et les dockers de Londres se mirent en grève pour le soutenir. Powell s’habillait comme un gentleman, parlait comme un gentleman, et son prestige dans les milieux populaires venait précisément de ce que, sans rien renier de ce qu’il était, cet homme d’une immense culture savait donner forme à ce qu’ils éprouvaient. Jean-Marie Le Pen, à l’époque où personne ne parlait encore de populisme, fit du Front National un grand parti ouvrier en émaillant ses discours d’imparfaits du subjonctif et de citations latines. Il est vrai que le niveau culturel moyen, il y a cinquante ou même trente ans, était autre chose que ce qu’il est aujourd’hui. Le fait est que la critique de l’immigration, du moins celle qui est relayée dans les gros médias et obtient un impact électoral, est devenue le monopole des politiciens populistes, c’est-à-dire de gens qui sont, par définition, des imposteurs : dans ce qu’ils disent, dans la manière dont ils le disent, ou dans les deux à la fois. Et à ces professionnels de l’abus de confiance, le bon peuple, hélas, apporte sa confiance.

 

Le suicide des peuples

 

C’est pour Alain de Benoist un axiome que « le peuple est parfaitement compétent pour distinguer ce qui est politiquement bon et politiquement mauvais, ce qui satisfait ses aspirations et ce qui les déçoit ». L’auteur qui, comme chacun sait, n’a rien à voir avec « l’extrême droite », se borne à signaler que celle-ci, de Joseph de Maistre à Maurras, poussa la méchanceté jusqu’à rejeter la démocratie. Rien n’est pourtant plus évidemment vrai que ce qu’écrivait Maistre en 1796, dans ses Considérations sur la France : « Le peuple craint, dit-on ; le peuple veut, le peuple ne consentira jamais ; il ne convient pas au peuple, etc. Quelle pitié ! le peuple n’est pour rien dans les révolutions, ou du moins il n’y entre que comme instrument passif […]. Le peuple, si la monarchie se rétablit, n’en décrétera pas plus le rétablissement qu’il n’en décréta la destruction, ou l’établissement du gouvernement révolutionnaire ».

Aucun de nos changements de régime depuis 1789 n’a été le résultat d’un vote populaire : tout au plus le peuple fut-il appelé à ratifier le fait accompli, ce qu’il ne manqua jamais de faire. L’ex-Nouvelle Droite, qui est devenue gaulliste en même temps qu’elle est devenue démocrate, donne volontiers De Gaulle en modèle de populisme. Oui, vous avez bien lu, De Gaulle, celui qui répétait : « Les Français sont des veaux ». Est-ce donc, désormais, « le peuple » qui l’a ramené au pouvoir en 1958 ? On s’était mis dans la tête que c’était un coup d’État militaire doublé d’un joli petit complot. 

On voudrait pouvoir croire qu’un peuple, à l’heure ultime, quand il voit devant lui le choix entre la vie et la mort, est capable d’un accès de lucidité et d’énergie qui, en démocratie, s’exprimerait dans les urnes. L’expérience, hélas, donne tout lieu d’en douter. Il est des peuples qui se suicident. Paul Bourget le soulignait dès 1909, au sommet de l’entreprise anti-religieuse de la Troisième République : « Notre langue est, comme notre race, pénétrée, pétrie de catholicisme. Nous enlever cette religion de nos origines et de nos dix siècles d’histoire, c’est proprement nous dénaturer. Besogne meurtrière à laquelle il semble parfois que notre pays se voue, dans des accès d’une sorte de psychose collective. Ces véritables impulsions au suicide, — car certaines erreurs, adoptées par la majorité, équivalent à la mort volontaire, — se traduisent par bien des signes. » Il arrive même que le suicide soit physique.

En 1992, aux dernières élections de l’Afrique du Sud blanche, plus des deux tiers des votants se prononcèrent pour la fin de l’apartheid, c’est-à-dire pour leur propre génocide. F. W. de Klerk eut ce commentaire triomphant qui était en même temps un effroyable aveu : « L’électorat blanc s’est élevé au-dessus de lui-même ». Il s’est élevé au-dessus de lui-même… Il s’est aboli, auto-génocidé, condamné à disparaître de la face de la terre.

Les 82 % de Français qui, en 2002, plébiscitèrent Chirac contre Le Pen, firent un choix du même ordre. On dira que ces votes étaient biaisés, tant était flagrante la disproportion des moyens en faveur du pouvoir en place, que les électeurs furent trompés quant aux véritables enjeux, manipulés par une gigantesque propagande. Mais il ne s’agit pas de savoir ce que pourraient être des élections dans un monde idéal. Il s’agit du suffrage universel tel qu’il s’exerce hic et nunc, dans les sociétés occidentales, où l’argent et les médias ont le pouvoir que l’on sait.

Prétendre que, dans ces conditions, le peuple — au sens politique, le peuple comme populus ou démos — est « parfaitement compétent pour distinguer ce qui est politiquement bon et politiquement mauvais », c’est par trop se moquer du monde!

Est-il besoin d’ajouter que le corps électoral comprend une proportion toujours croissante d’allogènes, lesquels, dans leur écrasante majorité, pratiquent le vote ethnique, en faveur des candidats les plus immigrationnistes et islamophiles ? Dans à peu près toutes les métropoles d’Europe occidentale, il est d’ores et déjà impossible à un parti de droite populiste de l’emporter, tant la substitution de population est avancée. Si l’espoir en un sursaut salvateur du suffrage universel était déjà illusoire au siècle dernier, qu’est-il aujourd’hui ? ...