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09/01/2018

Massacre de catholiques en République "Démocratique" du Congo .

 

Encore une nouvelle signalée par nos confrères de l’Observatoire de la Christianophobie qui ne va pas faire la une des médias et dont François se désintéresse totalement : des catholiques congolais ont été massacrés à la sortie de la messe par les troupes du dictateur de gauche Joseph Kabila.

Les faits se sont déroulés le dernier jour de l’année 2017 dans un contexte de troubles secouant, comme d’ordinaire depuis la chute du maréchal Mobutu, le plus grand pays d’Afrique. Le premier bilan de cette sanglante Saint Sylvestre est d’une dizaine de morts et 120 arrestations.

L’AED (Aide à l’Eglise en détresse) a recueilli le témoignage du père Apollinaire Cibaka Cikongo, professeur au séminaire du Chirst-Roi à Malole, sis dans la ville de Kananga, province du Haut-Kasaï. Ce séminaire avait déjà été saccagé le 18 février 2017 par les miliciens de Kamwina Nsapu, un groupe rebelle sévissant dans le sud-ouest du Congo et centrée sur l’ethnie Luba. Elle porte le nom de son chef ; Kamwina Nspau, à l’état-civil Jean-Pierre Mpandi, tombé au combat le 12 août 2016.

Selon l’ecclésiastique :

« L’armée et la police ont tiré à balles réelles sur des paroissiens pendant la messe, alors qu’ils allaient participer à une marche pacifique du Comité Laïc de Coordination, encadré par des professeurs d’universités catholiques. Ces chrétiens voulaient simplement l’application de l‘accord de la Saint-Sylvestre, conclu en décembre 2016, qui entérinait notamment la non-succession du Président de la République à lui-même pour un 3e mandat (comme écrit dans la Constitution). L’opposition médiatique n’existe pas et l’opposition politique reste très minoritaire à cause de la multiplication des partis. Presque 600 ! Ce qui crée une véritable cacophonie. [L’Eglise] est l’institution la plus crédible du pays et se retrouve en ligne de mire, mais il le faut, car personne d’autre n’ose protester. Cette pression interne contre le pouvoir ne suffit pas. Il faut aussi des pressions externes. Joseph Kabila est arrivé au pouvoir grâce au parapluie de ses parrains occidentaux, de grandes puissances comme l’Inde, la Chine ou grâce à des multinationales, en échange du contrôle des ressources minières du pays. Tant que ces parrains ne bougent pas, il n’y aura pas de sortie de crise. Le monde sait ce qui se passe ici, mais comme notre souffrance est utile au bonheur matériel des autres peuples, il y a un silence intellectuel programmé ».

Le cardinal de Kinshasa Mgr Laurent Monsengwo Pasinya a une nouvelle fois condamné le jeudi 2 janvier les exactions des forces de l’ordre qui ont été jusqu’à tirer des grenades lacrymogènes dans les églises pour intimider les fidèles :

« les actes de « barbarie » commis par de « prétendus vaillants hommes en uniforme, le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogène pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, les atteintes à la liberté religieuse, l’accaparement des ressources, des richesses et le maintien au pouvoir par des méthodes anticonstitutionnelles. Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RDC ».

 

D’autres exactions contre les catholiques ont été signalées dans le pays : deux jeunes ont été tués à la paroisse Saint-Alphonse de Matete, dans l’est de Kinshasa. Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers : les autorités congolaises ont sorti l’artillerie lourde pour étouffer les marches pacifiques  des catholiques contre le chef de l’État, malgré l’appel de l’ONU et des chancelleries au respect du droit à manifester. Ces marches ont été organisées par les catholiques congolais, un an après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila. A Lubumbashi (capitale de ce qui fut jadis le Katanga), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe.

Dans un pays majoritairement chrétien, où les habitants survivent avec moins d’un dollar par jour, c’est en pleine prière au cœur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption. Selon un paroissien de l’église Saint-Michel au cœur de Kinshasa : « Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe. À la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l’arrivée du leader de l’opposition Félix Tshisekedi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Au cours de la nuit, l’armée et la police s’étaient déployées massivement devant les paroisses de la capitale, assurant être informées d’une « distribution d’armes » pour déstabiliser le régime…

 

Regain d’antichristianisme en Inde .

 

 

Inde – Le 4 janvier, plus de 900 militants du groupe Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad (ABVP) ont tenté d’envahir  le Saint Mary’s Post Graduate College de Vidisha, institution catholique du Diocèse de Sagar, dans l’Etat indien du Madhya Pradesh, dans le centre de l’Inde, dans le but d’y pratiquer des rituels hindous. Des centaines de policiers ont été nécessaires pour les repousser.

Au cours de la période de Noël, un groupe de radicaux hindous avait déjà agressé des séminaristes et des prêtres à Satna alors qu’ils faisaient le tour des villages pour chanter des hymnes de Noël. On dénombre 23 agressions contre des chrétiens dans l’ensemble du territoire de l’Union indienne durant la période de Noël.

« Le calme est désormais revenu mais les agents de police de garde sont restés sur zone. Nous remercions encore une fois le Ministre de l’Intérieur de l’Union, Rajnath Singhji, et les forces de police du Madhya Pradesh. Un grand merci pour les prières de tous les fidèles. Les prêtres, les religieuses et les autres membres du personnel du collège sont en état de choc. Continuez à prier pour eux » a déclaré Mgr Theodore Mascarenhas, Secrétaire général de la Conférence épiscopale indienne (CBCI) qui suit actuellement la question.

La police du Madhya Pradesh a garanti aux autorités ecclésiastiques une protection complète. Les prêtres qui gèrent le Collège considèrent toutefois la situation potentiellement très dangereuse. Le 30 décembre, une agression avait déjà eu lieu malgré la présence de 20 agents de police.

 

07/01/2018

Voitures brûlées, tirs, braquages et agressions : le bilan du nouvel an en Bretagne ...

 

delinquance_bretagne
 

 La nuit du nouvel an a à nouveau été très animée, tant en Bretagne historique qu’en France. Nous nous sommes livrés à un recensement détaillé de la délinquance de voie publique dans les cinq départements bretons, d’Ouessant à Clisson, du 23 décembre au 2 janvier.

Sur l’ensemble de la France, le Ministère de l’Intérieur a avoué 1031 voitures brûlées, 510 gardes à vue, 8 policiers, 3 militaires de l’opération Sentinelle et 3 gendarmes blessés. En Bretagne, 55 voitures ont brûlé dont près de 40 à Nantes et son agglomération.

En Bretagne, l’année commençait par une bonne soufflante – ou une petite brise bretonne légère. La tempête Carmen, ses arbres arrachés, ses poteaux d’électricité tombés, le poulailler sur les quatre voies, des multiples interventions de pompiers un peu partout. En France, l’actualité était dominée par les multiples agressions des membres des forces de l’ordre.

En France, outre le lynchage d’une policière à Champigny qui a fait ressortir la ghettoïsation volontaire de bien des quartiers sensibles et l’échec au moins partiel de la politique de rénovation urbaine (ANRU), des policiers et gendarmes ont été agressés à plusieurs reprises. A Stains (93) le 30 décembre alors qu’ils venaient de sauver trois enfants des flammes, à Aulnay-sous-Bois (93) le 1er janvier à 18h, à Cailloux-sur-Fontaine (Rhône) le 1er janvier à 3h du matin. Et ce sans compter les multiples agressions de pompiers, notamment dans le sud de la France à Noël – à Bordeaux (les Aubiers) le 24 au soir, à Millau et Decazeville le 25, à Rillieux la Pape (69) le 27, à Toulouse (la Reynerie) le 31 à 18h30, à Saint-Jacques de la Landes, près de Rennes, le 1er janvier…

Du côté des voitures brûlées, là encore, ce sont des villes fort loin de la Bretagne qui se sont illustrées. Parfois bien avant le 31 comme Pont de Vaux (au moins 7 voitures brûlées le 27 décembre), Strasbourg et son Eurométropole (54 voitures incendiées du 24 au 30, encore 75 dans la soirée du 31), Paris et la petite couronne (163 voitures incendiées dans la soirée du 31), Mulhouse et ses environs (30 voitures brûlées dans la soirée du 31), Toulouse (40 voitures brûlées le soir du 31) etc.

Mais selon le sociologue Michel Wieviorka – qui a les moyens de planquer sa voiture au Réveillon visiblement – « c’est avant tout ludique ». Surtout pour les infortunés propriétaires des voitures! ...

Des tirs pour bien finir l’année

En Bretagne, la délinquance de fin d’année a été marquée par des tirs. D’abord à Châteaubriant, au nord de la Loire-Atlantique, le 23 décembre, vers 8h dans la rue Quenillet. Un jeune homme de 19 ans reçoit un plomb dans la cuisse; un homme de 32 ans est arrêté. Il avait déjà été condamné quatre fois pour violences.

Une dispute aurait éclaté sur fond d’alcool – elle fait réagir jusqu’au maire Alain Hunault dans les colonnes de nos confrères d’Ouest-France (24/12) : « On ne va pas admettre de recevoir tout un tas de gens qui n’ont rien à voir avec Châteaubriant et surtout rien à y faire ». C’est qu’elle se corrèle avec une augmentation de la délinquance et de la population d’origine immigrée dans le cœur historique de Châteaubriant, depuis plusieurs années – les HLM de Nantes y envoient certains de leurs locataires difficiles, comme Paimboeuf accueille ceux de Saint-Nazaire.

Très logiquement, l’association Solimée qui milite pour que Châteaubriant et ses environs accueillent massivement des migrants et des demandeurs d’asile monte au créneau contre le maire : «  Doit-on comprendre que M. le maire, au moment où l’humanité a besoin de fraternité, de solidarité et de bienveillance, voudrait instituer un droit d’entrer dans la ville et réduire le droit à circuler librement ? », tout en reconnaissant que le maire puisse être « excédé » par la délinquance récente « voitures brûlées ,vols, agressions ». Lesdites voitures ont brûlé à plusieurs reprises à la Ville aux Roses, en novembre et décembre 2017. Le maire ne s’est pas laissé faire et s’est montré remonté contre le « ridicule chantage moral » de l’association.

Loin de Châteaubriant, un nouvel épisode de règlements de comptes entre bandes de quartiers sensibles se déroule à Nantes le 25 décembre : un jeune homme poursuivi par deux autres, le 25/12 vers 14h30 rue Alain Colas, à quelques centaines de mètres du Conseil régional. Un des poursuivants est armé d’un pistolet; le jeune est blessé au pied. La victime a refusé de se faire opérer et de signer son PV d’audition – du reste, elle est défavorablement connue des forces de l’ordre, et de type nord-africain.

 

 

Nantes et agglomération : des incendies de voiture en pagaille et une école saccagée

Précédée par des tirs, la nuit de Noël n’a été guère calme dans l’agglomération de Nantes ; selon les riverains, deux voitures ont brûlé dans le nord du quartier de Plaisance (Orvault) et trois autres près du Pré Hervé, à l’est de la Bottière (Nantes). A Saint-Joseph de Porterie, au nord de Nantes, un enfant de 11 ans a jeté une pierre sur un bus, dont une vitre est à remplacer, le 24 décembre à 10h30.

A Saint-Julien de Concelles, une voiturette et quatre voitures ont été incendiés dans le bourg le 30 décembre. Les gendarmes recherchent un homme à casquette qui a tenté de forcer la mairie un peu plus tôt dans la soirée. Faut-il rapprocher plutôt ces incendies de ceux du bourg de la Chapelle-Basse-Mer et des nombreux cambriolages cet été dans la commune et aux environs du Loroux ?

Dans la journée du 31 décembre, les riverains du Sillon de Bretagne (Saint-Herblain) signalaient et faisaient enlever une voiture volée fin prête pour le méchoui du soir même ; les jeunes délinquants du quartier s’emparent de dizaines de chariots du supermarché Auchan tout proche qu’ils sèment un peu partout dans leur quartier. Ils tentent aussi l’incendie d’un des cabanons des jardins familiaux, mais la pluie empêche leur forfait. Le soir, vers 23h50, des individus entrent par effraction dans l’école Descartes de Sucé sur Erdre, projettent de la peinture sur les murs et brisent vitres et mobilier de l’accueil périscolaire.

Au même moment dans le grand Nantes les incendies font rage. A Ferrière (Orvault), où des affrontements entre délinquants et police avaient eu lieu l’an dernier, deux feux d’encombrants sont allumés à une demi-heure d’intervalle sur l’avenue Robert Chasteland, au niveau des arrêts de bus Cravate. Ceux-ci, régulièrement caillassés, ont vu d’ailleurs leurs vitres remplacées par des grilles. Selon les riverains, « on sait tous qui a fait ça et qui empoisonne la vie au quartier. Des jeunes de 13 à 15 ans, originaires de grandes familles africaines ou algériennes, qui vivent de l’autre côté de l’avenue ». Dans des immeubles qui sortent de rénovation, cela soit dit en passant...

A Malakoff, où ont brûlé douze voitures en tout, des jeunes délinquants ont érigé une barricade et l’ont incendiée place Rosa Parks, puis ont affronté la police. Quatre ont été arrêtés et placés en garde à vue. « Rien que de très normal pour un Réveillon », confie, un peu blasé, un policier nantais. La préfecture avait annoncé l’an dernier que « quelques » voitures avaient brûlé, et elles étaient quarante.

Cette année, les fuites organisées en ont admis « une vingtaine ». Finalement, compte tenu des interventions des dépanneurs – 21 ont été prises en charge par le seul garage Louis XVI – et des pompiers, on arrive à 26 voitures brûlées incendiées au Réveillon sur la seule commune de Nantes. Et près de 40 dans l’ensemble de l’agglomération. Dans le détail, 12 ont brûlé à Malakoff, donc, 10 à Bellevue (Saint-Herblain/Nantes), 1 au Sillon de Bretagne (Saint-Herblain) rue du Danube, 1 à Rezé – l’incendiaire a été arrêté, etc.

Réveillon à Rennes : 7 voitures incendiées, un pompier agressé

L’an dernier, 11 voitures avaient été brûlées à Rennes ainsi que trois scooters au moment du Réveillon. Cette année, elles n’ont été « que » sept : 2 à minuit place du Banat (le Blosne), 3 à Cleunay rue Lallemand à 2h50, 2 square Nimegue (Blosne) à 3heures du matin. A celles-ci il faut encore en ajouter une – appartenant au STAR, le réseau de transports local – au métro Villejean le 24 décembre. L’incendiaire, ivre et sorti de prison un mois avant, s’était fait virer par sa famille dans la soirée et errait dans les rues. Il a été interpellé sur place alors qu’il gênait le travail des pompiers et condamné en comparution immédiate à huit mois de prison ferme.

Aux débordements du Réveillon s’ajoute, une semaine avant, le saccage de 12 classes d’un établissement du nord de la ville – le collège Clotilde Vautier – par deux ados de 13 et 14 ans « pour se venger de leurs profs » le 23 décembre entre minuit et une heure du matin. Ils ont été arrêtés en flagrant délit. A coups de marteau ils ont détruit les ordinateurs, vidéoprojecteurs, chaises etc. pour un préjudice total de 20.000 €. Enfin un pompier qui portait secours à une personne a été agressé par un homme ivre à Saint-Jacques de la Lande vers quatre heures du matin ; l’agresseur a été interpellé sur les lieux même et placé en salle de dégrisement.

Bretagne nord : 1 voiture incendiée à Saint-Brieuc, un car scolaire à Dol

C’est Dol qui a inauguré tout feu tout flamme les débordements de la période de Noël avec l’incendie volontaire d’un car scolaire garé rue des Murets devant le lycée des Vergers, le 23 décembre vers 21h30. A Saint-Brieuc le 27 décembre, deux mineurs et un majeur ont été interpellés pour des agressions gratuites, rue de la Gare puis rue de Rohan, vers 2h45 le 27/12/2017. Ils étaient ivres, armés de tessons de bouteille et déjà connus des forces de l’ordre; les deux mineurs étaient déjà sous contrôle judiciaire suite à une précédente affaire. Le même jour, une benne située près de l’aire d’accueil des gens du voyage de Ploujean, près de Morlaix, prenait feu pour des raisons mystérieuses. Combustion spontanée ? Coup de foudre pour les pompiers ?

Moins méchant, le radar de la Mare Jaune, déjà repeint fin octobre, l’a à nouveau été le 29 décembre… en vert. Pour mieux être pris pour un buisson ? A Dinard, un chocolatier a été ébouillanté avec un pichet de chocolat chaud par une femme un brin énervée lors du dernier bain de l’année, dans l’après-midi du 31. L’agression semble avoir un lien avec le contexte politique municipal local. Enfin, une voiture a brûlé dans le centre historique de Saint-Brieuc pendant la nuit du Réveillon ; ce fut la seule.

Les nuits de la période ont été très calmes en Bretagne centrale… mis à part à Limpiguet près de Loudéac où une voiture volée à Ploufragan a été incendiée sur la route menant au village de Limpiguet dans la nuit du 24 au 25/12/2017.

Brest et environs : 7 voitures brûlées et 2 braquages

La tempête Carmen a participé à baisser sensiblement le nombre de voitures brûlées au Réveillon ; les dépanneurs et garagistes ne sont allés récupérer que 7 voitures brûlées, dont une dans le quartier de Saint-Pierre, contre 18 l’an dernier.

En revanche les braqueurs s’en sont donnés à cœur joie. A Plabennec le bar le Diabolo a été braqué le 28 décembre vers 20h25 par deux hommes masqués et cagoulés, armés de machettes. Ils se sont faits remettre la caisse devant quelques consommateurs éperdus. Le même jour, à Brest, vers 21 h un homme a menacé l’employé du Carrefour city Léon Blum avec un pistolet et s’est fait remettre 1000 €. Interpellé trois minutes plus tard dans son véhicule grâce à la vidéo-surveillance et la brigade canine, ce finistérien de 35 ans avait 3 armes factices dans sa voiture. Il a été incarcéré en attendant son procès.

Le 30 décembre vers deux heures du matin, devant le Stendhal rue Colbert, à Brest, deux jeunes refoulés de l’établissement menacent un videur avec un couteau. Il fait appel à la police – le commissariat est juste en face – qui interpelle les deux intrus après les avoir courses. Ivres, ils sont placés en cellule de dégrisement et seront convoqués en correctionnelle en février. Le 1er janvier, rebelote, à 5h25 un jeune homme ivre importunait les videurs puis a frappé une policière. Il a été placé en garde à vue. A 6h50 éclate une bagarre entre deux personnes alcoolisées.

Quimper et Concarneau : voitures brûlées et corps dans la cale sèche

Le 23 décembre vers 10h30 un corps a été découvert dans la cale sèche de Concarneau. L’autopsie pratiquée peu après n’a rien révélé de suspect. Le lendemain des inconnus s’attaquent aux guirlandes de Noël dans la rue Génot, à Quimperlé. Le 31 décembre, quatre voitures brûlent pour des raisons inconnues dans le parking de la Tourbie, à Quimper, vers 14 heures.

Enfin à Tregunc, au lieu-dit Kerouel, une rave sauvage se déroule pour fêter le Nouvel An – elle rassemble 300 personnes dans un hangar désaffecté. En marge de celle-ci, un homme tire deux coups de fusil en l’air pour fêter le Nouvel An. Il est maîtrisé par les participants et remis aux gendarmes...

Vannes : pas de voiture brûlée et l’emprise du deal sur Ménimur

Vannes échappe aux voitures brûlées cette année – ce que nous confirment les divers garagistes de la ville. La tempête Carmen y est probablement pour quelque chose.

Le 25 décembre, trois jeunes de 15 et 16 ans sont interpellés en flagrant délit d’intrusion et de destruction dans le gymnase de la rue du Cadic à Arradon. Ils y ont notamment brisé du mobilier, arraché l’horloge et vidé les extincteurs « pour s’amuser »; le même gymnase a déjà été touché le 18 décembre. Le même soir un autre gymnase a aussi été visité, probablement par les mêmes, au parc Franco.

Le lendemain, des agents municipaux sont bousculés dans le parc de Kerizac, où a glissé le deal de Ménimur après l’installation de la vidéo-surveillance et le murage de plusieurs caves dans les immeubles du quartier. Les dealers veulent interdire aux agents de la ville l’accès à la partie sud du parc, et surtout à la passerellequi passe la rocade et donne sur la rue de Keruella. Une rixe entre dealers éclate dans le même parc en fin d’après-midi le 29 décembre.

Le 30, un conducteur refuse un contrôle routier dans le même quartier et prend la fuite, ainsi que ses trois passagers. Il est rattrapé – originaire de Rezé (44) et âgé tout juste de 18 ans, il est déjà sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la Loire-Atlantique après cinq condamnations à son casier dont quatre en 2017. Placé en garde à vue, il est jugé en comparution immédiate, et est est condamné à un an de prison ferme. Pour ne rien arranger, ce nord-africain était sans permis, sous l’emprise de cannabis, a multiplié les infractions lors de sa course-poursuite avec les policiers sur plusieurs kilomètres, roulant à 100 km/h en pleine ville. Il avait déjà été condamné à cinq mois avec sursis pour des faits similaires en août dernier à Nantes...

Dans la nuit du Réveillon, 3 abribus ont été saccagés à coups de masse à la station Kerarden dans le quartier sensible de Kercado. Enfin la police a été appelée pour plusieurs grosses bagarres en fin de nuit, notamment au port de Commerce et dans le parc Chorus. La plus grosse a eu lieu entre une vingtaine de jeunes ivres à 6h30 dans la zone commerciale du Poulfranc (Sené), le 1er janvier vers 6h30. La gendarmerie est intervenue, un des jeunes a été blessé.

Lorient :  6 voitures brûlées le 3 janvier

 six voitures ont brûlé rue de Kervénanec sur un parking, dont cinq par propagation, entre 2h 30 et 4h20 le 3 janvier. Deux mineurs fortement suspectés d’avoir allumé le feu ont été interpellés et placés en garde à vue.