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Gilets jaunes: «On a eu des ordres extrêmement agressifs», selon un «CRS ». Ceci corrobore les blessures très graves subies par les gilets jaunes .

 


Se présentant comme un CRS étant intervenu lors d’une des mobilisations des Gilets jaunes dans la capitale française, un homme sous couvert d’anonymat a accordé un entretien à la chaîne YouTube Demos Keatos dans lequel il évoque, entre autres, les mesures qu’il juge «extrêmement agressives» employées par la police à l’encontre des manifestants.

Mesures «pas justifiées», ordres «  à la limite de la légalité», «extrêmement agressifs», c’est ainsi qu’un homme en uniforme se présentant comme un fonctionnaire de police décrit les consignes données aux CRS engagés à Paris lors d’une des manifestations des Gilets jaunes dans une interview accordée à la chaîne YouTube Demos Keatos et mentionnée sur le site ACTU17

Dissimulant son visage et ayant demandé à ce que sa voix soit modifiée, il assure s’être fait mettre en arrêt maladie parce qu’il ne pouvait plus et ne voulait plus réprimer les Gilets jaunes. 

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Il explique qu’en 4 à 5 ans de service au sein des CRS il a pu constater que les ordres différaient énormément:

«On est des fois dans des situations où on nous demande de faire un usage extrêmement raisonnable de la force, on nous interdit des moyens intermédiaires tels que les lanceurs de balles de défense ou les moyens lacrymogènes alors que des fois on peut en avoir besoin pour notre sécurité».

Les ordres donnés pour l’intervention à Paris à laquelle il a participé étaient «extrêmement offensifs», affirme-t-il.

«Sur les manifestations de Gilets jaunes, on a eu droit à tous les moyens. […] Moi je n’ai jamais vu ça. On a eu des ordres qui étaient à la limite de la légalité, parce qu’on a un principe de proportionnalité dans la réponse à ce qu’on peut qualifier de désordre. Donc, dans notre mission de rétablir l’ordre nous sommes censés répondre par des moyens qui sont adaptés aux désordres auxquels nous faisons face. Lorsqu’on emploie des gaz lacrymogènes pour disperser une foule, c’est que la foule est hostile. […] Sauf que là on a eu des ordres — je peux le dire parce que j’en ai parlé avec beaucoup de collègues qui étaient présents sur les premières manifestations de Paris — qui étaient extrêmement agressifs», relate-t-il dans la vidéo. 

 

 
Il dit que des moyens lacrymogènes utilisés n’étaient pas clairement justifiés par rapport à ce qu’il a pu vivre par le passé. «On a connu des manifestations où on a été pris à partie par des casseurs professionnels, par des casseurs de flics, des tireurs de flics, le black block ou autres où on nous interdisait les moyens de défense appropriés». 

 

À la question à savoir pourquoi il parlait sous couvert d’anonymat, l’intervenant explique que de nos jours tout fonctionnaire d’État est soumis à un droit de réserve très strict qui lui interdit de s’exprimer.

La vidéo mise en ligne est présentée comme un entretien avec un «CRS lanceur d’alerte».

 

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