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04/09/2018

Pour soutenir sa folle politique immigrationniste et européiste, le gouvernement socialo-marxiste de Macron spolie une nouvelle fois gravement les retraités .

Cette fois l'euthanasie financière des retraités est bien en marche. De plus, elle avance vite, elle est massive et brutale comme vient de le révéler le Premier Ministre dans sa déclaration du 26 août dernier au Journal du Dimanche, en faisant d’un coup voler en éclats la solidarité intergénérationnelle sur laquelle depuis la Libération repose l’essentiel de notre démocratie sociale.

Des chiffres qui accusent

Après avoir prélevé sans aucune compensation 1,85% (taux moyen effectif sur le net perçu) de CSG supplémentaire sur les retraites, le Gouvernement jette maintenant le bouchon nettement plus loin en annonçant pour 2019 et 2020 une revalorisation annuelle plafonnée à 0,30% des pensions du régime de base (Sécurité sociale, dont principalement les CNAV), alors que l’inflation a repris son élan. Cette revalorisation dérisoire est la dernière astuce que le pouvoir a trouvée pour échapper formellement au reproche du gel des pensions ou pire encore de leur réduction. Et ce n’est pas la modulation en plus ou en moins en fonction de l’importance de la pension, que suggèrent prudemment certains parlementaires, qui changera grand chose au dispositif. En face, l’INSEE constate à fin juillet 2018 un taux annuel d’inflation de 2,30% sur les 12 derniers mois et émet fin juin une prévision annuelle limitée à 1,80% pour l’année civile 2018. Or, si malgré l’accélération très vive de l’inflation sur les derniers mois, on reconduit en prévision 2019 et 2020 ce même taux de 1,80% qui relève plutôt d’une fourchette basse, on obtient déjà une dévalorisation nominale sensible de :
1,80 - 0,30 = 1,50%
pour chacune des années 2019 et 2020 à venir.

Cela commence en 2013 par la création de la CASA à 0,30%, dont le montant a été largement détourné de son objet par des politiques sans foi, ni loi. Cela continue en 2018 par une ponction supplémentaire de 1,85% de csg (taux effectif moyen sur le net comme indiqué plus haut).

Cela se poursuit ensuite – 2018 étant présentement neutralisée au titre de l’inflation et nous passerons par commodité les années antérieures à faible inflation - par une nouvelle ponction de 1,50% estimée à inflation constante pour chacune des années 2019 et 2020. Soit la formule de calcul originale qui suit, présentée en jours de pension perdus et qui concerne donc également tous les retraités d’un régime général de base, ce qui évite de multiplier à l’infini les exemples de pertes en euros tirés de niveaux de pensions choisis de manière parfaitement arbitraire ou aléatoire :

(1,0000 – 0,0030 de Casa 2013 = 0,9970) x (1,0000 - 0,0185 de Csg supplémentaire 2018 = 0,9815 )
x (1,0000 - 0,0150 de différentiel d’inflation 2019 = 0,9850) x (1,0000 - 0,0150 de différentiel d’inflation 2020 = 0,9850)
= 0,9494

Ce qui veut dire qu’en se calant sur la référence 2012, au terme de la seule année 2020 et en euros constants, les retraités auront perdu pas moins de :

1,0000 – 0,9494 = 5,06 % du montant de leurs pensions du régime de base

Ce qui correspond sur une période de 8 ans à la privation arbitraire sur une année civile de

365 x 5,06% = 18,47 jours calendaires des dites pensions

Quoi qu’il en soit, il s’agit évidemment de sommes tout à fait considérables -nettement plus de deux semaines et demie de pension de base supprimées chaque année- et qui montrent sans ambigüité que, depuis le moment où il a accédé au pouvoir (que ce soit en 2012 dans l’ombre de son prédécesseur ou depuis 2017 à compte propre), le Président Macron poursuit une lutte sans merci pour asphyxier les retraites. En effet, par leur importance, elles gênent fortement son insatiable appétit d’autres dépenses et elle bride aussi ses rêves de redistribution. C’est d’ailleurs très certainement pour cette raison que les pensions du régime de base ont été successivement taxées à la Casa, re-taxées à la CSG avant par la seule volonté de ce socialo-marxiste d’être largement dévalorisées et – bouquet final – brutalement désindexées du coût de la vie, sans qu’on sache du tout pour l’avenir si et comment elles seront revalorisées.

Or, cette présentation mathématique en jours calendaires révèle - sans autre contestation possible que l’aléa non maîtrisé de l’inflation - que sur les huit dernières années et sur moins de deux mandats présidentiels (car le dernier n’est pas fini !) aucune autre catégorie socio-professionnelle n’a été autant "punie", pressurée et ponctionnée que les retraités, qui ont été et continuent à être également mis à contribution sur leurs retraites complémentaires. Comme si leur absence de représentation ou leur représentation dérisoire dans les instances de retraites (COR en tête, Caisses de retraite aussi, mais pas seulement) et l’impossibilité de se syndiquer (les retraités n’exercent plus aucune profession) justifiaient par avance tous les abus et toutes les vexations. En outre comment ne pas se demander si, à l’instar de l’Inspection des Finances dont il est issu et de France-Stratégie dont l’ancien dirigeant compte parmi les plus proches de ses conseils, le Président ne développe pas une sorte d’hostilité compulsive à l’égard des retraités auxquels il reproche implicitement -ce qui est quand même un comble– de ne plus travailler ?

Plus de solidarité intergénérationnelle

Ces nouvelles charges de l’Exécutif contre le pouvoir d’achat des retraités constituent une véritable déclaration de guerre et que, si elle est effectivement mise en œuvre, elle aura sans nul doute de très funestes et de très durables conséquences non seulement pour notre démocratie sociale, mais pour la Nation toute entière. La première sanction inévitable sera la paupérisation accélérée de nombre de retraités et la chute immédiate et brutale de leur consommation et de leurs libéralités aux générations suivantes pour renforcer -chaque fois que possible- une épargne de précaution destinée à faire face aux prochains coups fourrés d’un pouvoir qui, jusqu’à présent, a préféré avancer masqué .

Il est vrai que rarement :

- tant de cynisme par le mépris affiché et presque revendiqué envers des seniors, auxquels, nonobstant leurs efforts passés, on reproche implicitement leur grand âge, en même temps que l’inactivité qui en résulte ;

- et tant de lâcheté opérationnelle par incapacité de conduire au fond les véritables changement profonds dont le pays a besoin, en se contentant de pallier par la communication des réformes qu’on se contente simplement d’effleurer n’auront été conjointement à l’œuvre dans le domaine social. Certes, comme à son habitude et en campant obstinément dans son attitude de déni, le Défenseur des droits ne voudra pas entendre parler de discrimination, mais ce n’est pas parce que les gens sont âgés et qu’ils ne peuvent plus se défendre que n’existe pas la discrimination fiscale et sociale, toute aussi infamante que les autres et patente ici à raison de l’âge et de l’inactivité.
En effet, pour le pouvoir, les pensions des retraités cristallisent la condamnation intrinsèque de la rente, sans se soucier le moins du monde des cotisations avancées antérieurement, puisque notre si génial système de répartition les efface au fur et à mesure qu’elles sont perçues, transformant du jour au lendemain les cotisants d’aujourd’hui en assistés de demain. Le pouvoir ne réalise visiblement pas que, s’il considère comme un chiffon de papier la garantie de pouvoir d’achat des retraités, c’en est fini de la solidarité entre les générations tant vantée par tous les politiques comme le ciment de la Nation. L’étape suivante est bien entendu qu’en ayant du même coup définitivement ruiné la confiance des actifs dans leurs prochaines retraites, le Gouvernement se prive durablement du moteur de la consommation, qui est l’une des composantes essentielles des équilibres nationaux. C’est en réalité le début d’un farouche "struggle for life" (chacun pour soi) dévastateur, dont on n’a pas fini de payer le prix. Le Gouvernement oublie manifestement que les seniors ne sont généralement pas égoïstes et qu’à chaque fois qu’ils le peuvent et par-delà toute obligation légale, ils redistribuent en faveur de leurs descendants des héritages, des donations, de simples dons manuels, des secours ou encore de multiples aides en nature qui totalisent une part fort appréciable de leurs revenus et patrimoines. Selon le rapport du COR publié en novembre 2015 sur "Les structures familiales" (cf. notamment page 2 du "dossier en bref"), "les héritages, donations et aides financières informelles représentent plus de 10 % du PIB en 2006 et leur importance s’accroît". Pourtant, s’il compte continuer à sacrifier sans état d’âme les ressources des retraités à l’amélioration du pouvoir d’achat des actifs, le pouvoir peut s’attendre à ce que cette manne importante disparaisse ou s’étiole et qu’elle soit remplacée par des tensions et de violents conflits de générations, dont la Nation n’aura pas fini de porter les stigmates. Et il se pourrait bien qu’un jour, saturés d’un triple matraquage fiscal, social et écologique, parvenus au paroxysme d’un ras-le-bol qui gronde déjà, ceux qui payent tout pour tous s’avisent de s’élever violemment contre l’ingratitude dont on les gratifie en retour de leurs contributions devenues exorbitantes. Il ne faudra pas alors s’étonner des débordements d’une population que l’on aura cyniquement provoquée, en la poussant à bout vers des zones agitées d’où la solidarité aura été définitivement bannie.

Retraites futures ?

Un dernier rappel : aux yeux de l’Histoire, la valeur d’une civilisation s’est toujours mesurée à l’attention qu’elle porte aux plus faibles de ses membres : les enfants et les vieillards. Avec le sort qu’elle réserve présentement aux prestations familiales et aux retraites, on voit clairement sur quels sommets vole la nouvelle "Macronie", après cinq ans de "Hollandie" de sinistre mémoire. Malheureusement, sans doute pris dans le tourbillon des exigences immédiates de leurs occupations professionnelles et des sujétions de leurs vies de familles, les actifs d’aujourd’hui n’ont pas encore compris qu’ils seront bientôt et pendant longtemps les retraités de demain. Car s’ils prennent enfin le temps de réfléchir posément, ils peuvent redouter légitimement qu’au vu de leur exemple, leurs propres enfants n’éprouvent aucune gêne à développer demain à leur égard la même ingratitude que celle qu’ils s’apprêtent à manifester aujourd’hui à leurs aînés ! ...

 

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