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07/07/2017

Vers une légalisation prochaine de la PMA selon des critères Lgbt ?

 

Avec Emmanuel Macron à la tête de la République française, le lobby Lgbt a de beaux jours devant lui pour faire avancer ses revendications. Des gages de soumission lui sont donnés à tout va.

Premier tempo : samedi dernier, l’actuel hôte de l’Élysée a adressé un message de soutien à la communauté LGBT qui « marchait » lors de la GayPride parisienne pour revendiquer l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) « pour toutes, sans condition ni restriction »  ; deux de ses tout nouveau ministres Mounir Mahjoubi (Numérique) et Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes) marchaient dans ce cortège qui alternait entre mauvais goût et exhibitionnisme nauséabond ; un collectif représentant le parti du président actuel REM «En Marche – LGBT» était également de la partie fine.

Deuxième tempo : hier mardi 27 juin, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a donné le coup d’envoi pour légaliser la PMA (procréation médicalement assistée ) en se disant favorable pour les couples de femmes et les femmes célibataires en France. Cette pratique est aujourd’hui réservée en France aux seuls couples hétérosexuels dont l’infertilité est médicalement constatée.

Pour asseoir son avis, le CCNE estime que, bien qu’il puisse y avoir des « conséquences pour l’enfant », un « risque de marchandisation accrue et des conditions de faisabilité« , « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il était favorable à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, comme le revendique la communauté arc-en-ciel, mais avait déclaré qu’il attendrait l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

Le feu vert pour rouvrir le débat vient de lui être offert par un Comité d’éthique, créé par feu François Mitterrand, et idéologiquement formaté à gauche. C’est en effet le Président de la République qui nomme le président du CCNE pour une période de deux ans renouvelables. Les autres membres sont nommés pour 4 ans (renouvelable une fois) et renouvelés par moitié tous les deux ans : 5 personnalités appartenant aux « principales familles philosophiques et spirituelles » sont désignées par le Président de la République, 19 personnalités sont choisies pour « leur compétence et leur intérêt pour les problèmes éthiques » par les différents ministres en place, les 15 dernières personnalités appartiennent au « secteur de la recherche ».

Marine Le Pen, la présidente du FN, s’est dite « opposée » à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, car « fabriquer des enfants sans père » est « éminemment négatif pour l’enfant en question » a-t-elle déclaré. Les débats à l’Assemblée Nationale sur cette question controversée éminemment anthropologique, qui ne peut se lire que dans la perspective transhumaniste des apprentis-sorciers d’un monde nouveau, vont être certainement houleux !

Après la loi Taubira de dénaturation du mariage votée sous l’ère Hollande, l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, autre exigence individualiste des Lgbt, pourrait bien être légalisée sous l’ère Macron. D’ailleurs l’inter-Lgbt « se félicite » de l’avis du CCNE. La gauche sera toujours de tous les progrès anti-civilisationnels.

La pression arc-en-ciel sur la société française se fait toujours plus pesante. Et l’avènement d’une «fabrication d’enfants» sans père toujours plus actuel.

Francesca de Villasmundo

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