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10/01/2017

La gauche garde toujours intact son poison idéologique .

 

Les années se suivent et se ressemblent. Après en avoir fait des tonnes à l’automne dernier pour « la primaire de la droite et du centre » qui a vu le triomphe le 27 novembre d’un François Fillon se refaisant à moindre frais une virginité politique, voici que les media audiovisuels accordent une importance considérable à la « primaire de la Belle Alliance populaire ». Sept candidats s’étaient affrontés à “droite”, sept postulants se concurrencent à “gauche” : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennhamias. Quatre débats télévisés à heure de grande écoute avaient été consacrés aux candidats des Républicains et assimilés, quatre autres confrontations télévisuelles mettront en scène les prétendants du Parti socialiste et de ses alliés à la primaire des 22 et 29 janvier. Mais si les primaires de la droite et du centre ont peut-être désigné le futur chef de l’Etat, il en va tout autrement du scrutin prévu à la fin de ce mois. Car le vainqueur de la compétition, quel qu’il soit, n’est pas du tout assuré de se qualifier pour la finale de l’élection-reine de la Ve République. Si l’hypothèse d’une élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle se confirme le 23 avril 2017, quinze ans après le fameux 21 avril, ce sera, comme en 2002, le fait de son atomisation, de sa dispersion bien plus que de son affaiblissement ou de son effondrement, l’ensemble des gauches rassemblant toujours quelque 40 % des suffrages exprimés.

En 2002 cinq candidats issus de la « gauche plurielle » s’étaient affrontés : le Premier ministre sortant Lionel Jospin, son ex-ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, la Guyanaise Christiane Taubira pour les radicaux de gauche, le Vert Noël Mamère et le communiste Robert Hue. Cette fois-ci, en dehors des traditionnelles candidatures de l’extrême gauchiste trotskyste (Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière et Philippe Poutou pour le Nouveau Parti anticapitaliste), trois candidats représenteront a priori une gauche gouvernementale : le vainqueur de la primaire socialiste, l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron et l’ex-sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon. Il est évident que cette triple candidature laisse actuellement très peu de chances à un postulant de gauche de se qualifier pour le second tour de la présidentielle, sauf improbable effondrement de François Fillon ou de Marine Le Pen. On peut s’étonner que la gauche, habituellement si douée pour chasser en meute, ne soit pas capable pour l’heure de se réunifier. Car si les différences sont relativement importantes, au moins dans le discours, entre la gauche réformiste de Valls et consorts et la gauche radicale de Mélenchon, on peine en revanche à distinguer les divergences fondamentales entre un Valls et un Macron qui appartinrent au même gouvernement. Les querelles d’ego, le choc des ambitions semblent donc l’emporter pour le moment sur l’intérêt de la gauche dans son ensemble. Il faut dire que les haines sont fortes au sein de la majorité présidentielle et d’autant plus que les perspectives ne sont pas bonnes. En marge d’un déplacement en Corrèze pour présenter ses vœux à son ancien fief électoral le 7 janvier, François Hollande, spectateur forcé de la primaire à gauche, n’a pas retenu ses coups contre son ancien Premier ministre. Amer, le locataire de l’Elysée juge avec sévérité la campagne de Valls. « Il observe que Valls n’a pas de projet, qu’il tourne en rond » confie un des proches du président au Monde. « Son projet, c’était de me virer, c’est ce qu’il dit », ajoute cet hollandiste selon lequel le chef de l’Etat aurait une préférence pour Benoît Hamon.

 

Il ne faut toutefois pas s’y tromper. Si les perspectives électorales sont plutôt sombres pour la présidentielle et les législatives, si son immigrationnisme et son antiracisme unilatéral font de moins en moins recette dans l’opinion, la gauche est toutefois loin d’être morte. Son idéologie se love au cœur de toutes les institutions, prédomine dans les media, dans la culture, dans les syndicats, dans la magistrature, dans l’Education nationale, dans le monde associatif subventionné, dans le discours de la plupart des dignitaires religieux.

A la loge, à l’école, à l’église, au cinéma, à la télévision, dans la chanson, c’est la même idéologie de gauche qui règne en maître. On peut même aller jusqu’à dire que nous vivons dans un pays à la mentalité communiste. La destruction de la famille, de la nation, de l’armée, de la morale, de la religion n’a sans doute jamais été aussi totale qu’aujourd’hui. Même dans la défunte URSS on n’avait pas à ce point détruit et subverti la cellule familiale. Quant à l’antiracisme, comme l’avait justement analysé la regrettée Annie Kriegel, il est depuis les années 1980 l’un des avatars de l’idéologie communiste, comme le furent l’antifascisme dans les années trente et l’anti-impérialisme et l’anticolonialisme dans les années soixante. Au nom de l’antiracisme l’on a démantelé méthodiquement les frontières nationales, détruit les défenses immunitaires des peuples européens, organisé le Grand Remplacement, bref fait du passé table rase comme le professe l’Internationale.

Au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination, même les plus légitimes et les plus solidement ancrées dans l’histoire de notre civilisation, l’on a effacé toute distinction entre le national et l’étranger, entre le marié et le concubin, entre l’homme et la femme, entre l’hétérosexuel et l’homosexuel, entre l’enfant légitime et l’enfant adultérin.

 

La gauche est par excellence le défenseur des perversités morales et des tares sociales.

Elle est l’avocate des transsexuels, des drogués, des sodomites, des délinquants, des immigrés clandestins, des sans papiers, des sans patrie, des sans morale, des sans identité, des tire-au-flanc, des parasites, des envieux, des malades mentaux. Loin de défendre l’ouvrier français menacé par la mondialisation, par l’idéologie libérale-libertaire, par le sans-frontiérisme géographique et sociétal, la gauche est le porte-voix de l’immigration, de la contraception, de l’avortement et de l’homosexualité de masse, de tous les lobbies mortifères et contre-nature dont le lobby LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transsexuel). Elle fait le jeu de la finance internationale et des cénacles mondialistes. Et de ce point de vue la fausse droite est son fidèle allié, malgré les apparences.

Quant aux mouvements populistes, un peu partout en Europe, ils se font eux aussi, chaque jour davantage, les champions des transgressions morales comme si une nation pouvait survivre dans l’immoralité et dans la stérilité générales. La seule voie de salut est pourtant de refuser les mots d’ordre et slogans de la gauche, son vocabulaire (homophobie, parité, discrimination, racisme, xénophobie, droit à l’avortement, mariage pour tous, droit de mourir dans la dignité, etc.), son magistère, son idéologie et de la combattre sans faiblesse. Soit l’inverse de ce que font un peu partout en Occident les partis dits conservateurs qui, selon le fameux principe du cliquet, ne remettent jamais en cause les lois votées, promulguées et appliquées par la gauche, du Pacs au “mariage” homosexuel en passant par l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité ou l’institution de lois mémorielles. C’est même parfois la “droite” influencée par la gauche qui prend l’initiative de lois mortifères comme la légalisation de la pilule contraceptive il y a un demi-siècle cette année (loi Neuwirth, 28 décembre 1967) ou la dépénalisation de l’avortement (loi Veil, 17 janvier 1975).

Le combat contre le poison idéologique de la gauche est pourtant plus que jamais indispensable. Il en va de notre survie en tant que peuple, en tant que nation, en tant que civilisation.

 

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