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30/08/2016

Treize candidats à la primaire des Républicains : les élections rendent fou !

 

 

Treize. Ils sont finalement treize à se présenter à la primaire des Républicains (ex-UMP) des 20 et 27 novembre. Le 22 août le président du parti Nicolas Sarkozy, qui a aussitôt cédé la place à son fidèle Laurent Wauquiez, a sans surprise annoncé sa candidature à ce scrutin. Douze autres personnalités avaient postulé avant lui : Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet, Henri Guaino, Hervé Mariton, Frédéric Lefebvre, Geoffroy Didier, Jacques Myard, Jean-Frédéric Poisson. Tout cela devient parfaitement ridicule.

La généralisation des primaires, tant à droite qu’à gauche de l’échiquier politique, constitue une dégénérescence de la Ve République.

Dans le cadre d’une élection présidentielle à deux tours, ce qui fait office de primaire, c’est le premier tour. Il est aberrant d’ajouter un troisième tour et même un quatrième puisque les primaires se déroulent également sur deux dimanches. Pour pouvoir gouverner pendant une législature entière en Allemagne, il a suffi à Madame Merkel de gagner les législatives qui se déroulent outre-Rhin en un seul tour. Pour pouvoir conquérir l’Exécutif en France et disposer d’une majorité, il faut désormais gagner six fois en l’espace de quelques mois : les deux tours des primaires, les deux tours de la présidentielle et les deux tours des législatives. C’est de la folie, une dépense d’argent et d’énergie tout à fait inconsidérée.

D’autant que l’on sait pertinemment que quel que soit celui qui décrochera la timbale en 2017, la même politique sera menée, les mêmes lobbies dirigeront, les mêmes cénacles mondialistes donneront les ordres. Quel que soit le nom et le visage du successeur de Hollande, il présidera le dîner annuel du CRIF, ira rallumer la flamme de Yad Vashem, restera dans l’Union européenne, ne rétablira pas les frontières, n’inversera pas le courant de l’immigration, n’abrogera ni la loi Gayssot, ni la loi Taubira sur le “mariage” homosexuel ni la législation actuelle sur l’avortement, ne rendra pas justice au maréchal Pétain, ne rétablira pas les vérités historiques bafouées, n’appliquera pas le Décalogue, ne freinera pas l’islamisation du pays.

A cet égard le burkini, comme hier le voile, sur lequel la classe politico-médiatique se déchire ces temps-ci, est un faux problème, la vraie question, c’est celle de l’immigration de masse et du Grand Remplacement. Les media ont le don de masquer l’essentiel et de mettre en avant le dérisoire. Le problème n’est pas d’autoriser ou d’interdire le burkini, d’ailleurs pour l’heure très marginal, sur les plages, ce qui fut le feuilleton de l’été (il est des tenues bien plus choquantes aujourd’hui du fait de l’impudicité occidentale, il n’est que de voir l’évolution des tenues de bain depuis un siècle pour constater que les centimètres carrés de tissus n’ont cessé de diminuer pour aller vers une quasi-nudité généralisée) mais d’organiser le rapatriement graduel mais réel de millions d’allogènes qui n’ont rien à faire en France.

 

Avec la rentrée, et pendant de longs mois, jusqu’au scrutin présidentiel et législatif, les émissions politiques tant radiophoniques que télévisuelles vont se multiplier ainsi que les promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, les paroles oiseuses, les coups bas et les coups tordus, les fausses oppositions, les mensonges les plus éhontés. Tout cela pour faire vendre et pour faire ventre.

Dans ce domaine, reconnaissons que Sarkozy n’est pas le plus maladroit. Malgré ses casseroles tintinnabulantes, malgré son bilan désastreux à la tête de l’Etat de 2007 à 2012 et déjà comme ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac de 2002 à 2007, il a le talent, l’énergie, le culot pour faire prendre des vessies pour des lanternes. En 2007 il avait réussi, en utilisant les codes, les formulations, les propos de nature à plaire à l’électorat du Front national, à retirer à Jean-Marie Le Pen une partie importante des suffrages qui lui étaient naturellement destinés. Il a manifestement choisi, même sans les conseils cette fois de Patrick Buisson, de procéder à la même stratégie de séduction de l’électorat acquis au Front national ou tenté par lui. Il compte sur l’amnésie du corps électoral, sur les problèmes internes au Front national (rejet de Philippot et de sa ligne homosexualiste, laïciste et étatiste, exclusion de Jean-Marie Le Pen) et sur sa capacité personnelle à faire rêver, à enthousiasmer pour emporter le pompon. La partie n’est pas gagnée d’avance mais elle n’est pas non plus perdue, surtout si l’on considère l’extrême médiocrité de ses concurrents parmi les Républicains. Juppé a beau être le candidat officiel des media, de l’Etablissement et des Américains (ce qui a mécaniquement conduit Sarkozy à se rapprocher de la Russie de Poutine), il n’est pas aimé par la frange la plus droitière de l’électorat conservateur. Or c’est plutôt cette frange qui pourrait massivement se mobiliser pour les primaires.

 

C’est en tout cas le pari que tente Sarkozy. Lequel a compris, en politicien cynique et habile, qu’il fallait faire croire en son amour inconditionnel et passionné pour notre patrie. Aussi a-t-il intitulé son dernier livre paru chez Plon Tout pour la France, ce qui reprend quasiment au mot près le livre-programme du Front national pour les législatives de 1986 qui s’intitulait Pour la France. Difficile de croire à une simple coïncidence. Plusieurs des propositions qu’avance l’ancien président sont un copié-collé du programme historique du Front national comme la suppression de l’aide médicale d’Etat pour les clandestins et la suspension du regroupement familial, même si Sarkozy ajoute que sur ce dernier point il s’agit d’une mesure temporaire, limitée au mieux « à quelques années », ce qui en relativise d’emblée l’efficacité. Si, contrairement à la droite nationale, il n’entend pas supprimer purement et simplement le droit du sol, il souhaite le restreindre à en croire un entretien qu’il a donné en août à l’hebdomadaire Valeurs actuelles (qui lui est très favorable) : « Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. Il faudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance. »

Même si ces mesures étaient intégralement appliquées, ce dont on peut et doit douter très sérieusement vu les antécédents du personnage, elles seraient de toute façon notoirement insuffisantes à faire face au tsunami migratoire que nous subissons. Mais ces propositions relativement décomplexées prouvent que Sarkozy se battra comme un lion pour redevenir le premier magistrat de France (il faut croire que la soupe est bonne !) et qu’il fera tout pour empêcher un Juppé qu’il méprise et qui a, il est vrai, une tête de croque-mort, de l’emporter à sa place. Il faut dire aussi que d’un point de vue judiciaire Sarkozy a tout intérêt à être élu. Cela interrompt pendant tout le temps du quinquennat les procédures judiciaires contre lui, l’immunité du chef de l’Etat étant totale en France. Compte tenu du nombre d’affaires dans lesquelles baignent les politiciens de tous bords, on comprend que beaucoup souhaitent conquérir l’Elysée pour se garantir une totale impunité.

Mais de la France, de son indépendance, de son avenir, de sa pérennité, on peut être sûr qu’ils n’ont cure.

 

François Hollande : le Faussaire du chômage ! ...

 

Selon l’INSEE, le chômage a reculé au deuxième trimestre pour s’établir à 9,6% de la population active selon les critères du BIT. En trois mois, ce sont 74 000 personnes de moins. Cette baisse n’est malheureusement qu’un trompe l’œil. Elle est essentiellement due au plan des 500 000 formations qui aurait déjà permis de prendre en charge plusieurs dizaines de milliers de chômeurs transférés à cette occasion de catégorie A en catégorie D. Or ce sont les chômeurs de catégorie A qui font la Une, ce sont ceux dont la courbe doit être inversée pour que le Président de la République pense avoir réussi son pari.

Mais le plan formation n’est pas le seul stratagème utilisé pour faire baisser le chômage artificiellement. La prime à l’embauche pour les PME, lancée en début d’année, a largement contribué, elle aussi, à dégonfler les statistiques. 583 000 de ces aides avaient été demandées mi août et il est estimé que ce mécanisme devrait permettre une création nette de 60 000emplois sur l’année 2016. Mais ce dispositif qu’il a été décidé de prolonger en 2017, aurait un coût de 2Md€ au titre des seuls contrats signés en 2016.

Cette prime de 2 000€ par an et par embauche, versée pendant deux ans pour tout CDD ou CDI, est bienvenue pour les PME. Sauf que selon une étude du Trésor publiée ce 22 août, « A terme, la prime à l’embauche étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à horizon cinq ans ». Un coup pour rien en quelque sorte sauf que ça aura couté aux contribuables 4Md€ pour les années 2016/2018.

Parallèlement, les personnes qui recherchent un emploi mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines sont rayées de la catégorie A et il y en a eu 29 000 au deuxième trimestre. Dans le même temps, le nombre de personnes travaillant à temps partiel et souhaitant travailler davantage ou ceux ayant travaillé moins que d’habitude pour des raisons de chômage technique ou partiel ne sont pas enregistrés non plus en catégorie A et leur nombre a augmenté de 90 000. Les radiations administratives de la catégorie A progressé de 27,8% en un an contre une baisse de 19,3% sur une même période en juillet 2015. Le Gouvernement se prévaut d’une politique volontariste pour faire baisser le chômage. Oui, elle existe … sur le papier. En d’autres domaines on dirait que ceux qui font ça sont des faussaires...

Et néanmoins, malgré les subterfuges multiples qu’elle invente tour à tour, la France n’y arrive pas ou si peu, même sur le papier. En Allemagne le taux de chômage est de 4,2%, en Angleterre de l’ordre de 5% ; en Espagne il a décru de 20% depuis le pic de la crise, au Portugal il est passé de 17,5% en 2013 à 10,8% au deuxième trimestre 2016. Cherchez l’erreur !

Si la France rendait aux entreprises tout l’argent qu’elle verse dans le tonneau des Danaïdes de l’administration du chômage, il y aurait sans doute plus de vais emplois.

28/08/2016

Burkini : Les causes profondes de l’alliance entre la gauche et l’islamisme (Par Boris Le Lay) .

 

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BREIZATAO – via Le Blog de Boris Le Lay (27/08/2016) Ce qui frappe le plus, vu de l’extérieur, quant à la situation française actuelle, c’est le traitement médiatique général autour de la guerre contre le monde musulman qui est désormais engagée en Europe. J’utilise volontairement les mots “islam”, “guerre” et “en Europe”.

Négation de la guerre en cours

Ce traitement ultra séquentiel, privé de toute profondeur historique et culturelle, aboutit à l’annonce quotidienne “d’incidents” dont l’industrie politico-médiatique cherche à cacher, précisément, l’unité spatiale et temporelle. Formulé différemment, la guerre n’est pas présentée comme telle précisément parce que chaque affrontement est décrit comme limité à lui-même.

C’est là le but même du fameux slogan “Pas d’amalgame”. Il s’agit de convaincre les masses qu’il n’y a pas de guerre en arguant du fait que les confrontations et incidents ne sont pas liés les uns aux autres.

Comme l’a dit à ce sujet le ministre français de la Défense, le socialiste Jean-Yves Le Drian, les djihadistes en France sont considérés comme “des criminels”. Sous-entendu, des bandits de grand chemin devant être traités comme des criminels de droit commun.

Une telle approche reviendrait à dire qu’il n’y avait pas de guerre en mai et juin 1940 parce que “l’Allemagne” ou “l’armée allemande” ne constituait pas une totalité dirigeant les actes de chaque soldat de la Wehrmacht. Ceux-ci seraient plutôt des “criminels” agissant isolément. Des sujets indépendants. Moyennant quoi, on aurait du faire comparaître des millions de soldats allemands devant les Assises pour chacun de leurs actes.

Subjectivisme

Cette individualisation radicale du conflit actuel traduit une vision du monde dominante en Occident : celle d’un environnement qui est soumis à l’individu, vieux résidu de la pensée cartésienne et kantienne. La perception subjective de son milieu par un individu devient la seule échelle de mesure de la réalité.

On comprend mieux le slogan de Mai 68, “l’imagination au pouvoir”. Littéralement. La subjectivité définissant désormais la réalité vécue, l’optimisme, la bonne volonté et la créativité sont tenues pour les piliers d’une politique pertinente.

Cette vision du monde – rendue effective par l’anonymat de l’urbanisation, l’athéisme qui prive de toute rapport profond à la mort et au temps, l’économie de service hyper spécialisée où l’action isolée domine l’expérience sociale dans le domaine professionnel -, aboutit à cette altération profonde de la perception du réel. Cette gestion du stress par la “bulle de confort personnalisée” pourrait également s’appeler “la méthode Coué”, sans s’y limiter.

Paternalisme de gauche post-colonial

En ces temps où “l’autre” est célébré par l’idéologie dominante, jamais on a été si incapable de comprendre cet “autre”. On ne lui accorde, en réalité, aucune autonomie comme sujet. La gauche hexagonale parle pour les musulmans mais ne les laisse certainement pas s’exprimer librement. Et pour cause, les idéologues de la gauche crépusculaire leur assigne une place bien précise dans son inconscient : celui du gentil colonisé libéré par les chevaliers blancs de l’humanisme rouge/rose.

Au surplus, si on laissait s’exprimer le “franco-algérien” moyen, il y a de grandes chances pour que son discours n’adhère pas aux normes de celui du magistère progressiste.

Le narcissisme de la gauche occidentale est, comme on le voit, parfaitement “colonial” dans ses profondeurs. Seule la situation géographique a changé et le discours s’est simplement fait plus “diplomatique”.

La gauche universaliste occidentale voit l’égalitarisme comme le moyen de détruire les différences pour créer une masse unifiée d’individus soumis à sa tyrannie crypto-théocratique. Il n’y a à ce sujet aucune différence fondamentale entre les écolo-gauchistes, les trotskistes et les socialistes. Tous prétendent à la domination politique, doctrinale et culturelle sur leur prochain.

Ce qui diffère, c’est le moyen de parvenir à la réalisation de ce projet politique et donc de définir les ennemis prioritaires. Quand le NPA ou la Ligue des Droits de l’Homme, mais aussi la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, prennent fait et cause pour le “burkini”, ce n’est pas parce qu’ils se sont récemment convertis à l’islam tendance “Frères Musulmans”. C’est parce que, sous l’emprise de leur autisme idéologique, ils définissent la culture et la population française – et occidentale – comme l’ennemi. Pour eux, l’islam réactionnaire est un moindre mal.

C’est-à-dire un allié conjoncturel acceptable.

Le “droit à la différence” des musulmans n’est ici qu’un outil pour détruire la culture historique de la France, ou de l’Europe, qui est identifiée comme une insupportable manifestation d’une domination culturelle illégitime. “L’autre” n’est donc pas admis par cette gauche pour ce qu’il est – ce qui supposerait d’en finir avec l’idéalisme tiers-mondiste débilitant – mais comme un allié naturel face à “l’ennemi occidental”.

La gauche occidentale veut “décoloniser l’Occident” en le reconfigurant, ce qui passe par une “révolution culturelle” devant détruire tout héritage pré-révolutionnaire. Un suprémacisme idéologique qui n’est qu’un décalque en négatif de ce qu’ils dénoncent chez leur ennemi.

Naturellement, à force de pratiquer une telle proximité avec l’islamisme, nombre de nihilistes de gauche ou d’extrême-gauche deviennent de véritables alliés du suprémacisme musulman. Le terme même “d’impérialisme musulman” serait récusé par cette gauche tant elle a intériorisé l’image idéalisée d’un colonisé du tiers-monde sans défense, incapable du moindre dessein hostile.

Tout étant relatif, la démographie du monde musulman donne à celui-ci l’initiative. La gauche occidentale, dans ce contexte, devient ainsi l’idiote utile de cet impérialisme alors qu’elle croit précisément que les musulmans finiront, à terme, par accepter de se subordonner à sa domination.

“L’autre” n’est que le “moi je” du gauchisme

Paradoxalement donc, c’est en faisant de l’immigré africain la figure idéalisée, divinisée et – paradoxe – déshumanisée du “mendiant libérateur à fort taux de mélanine” que les gauchistes blancs démontrent qu’ils ne le regardent pas pour ce qu’il est. Il n’est pour eux qu’une simple prothèse inanimée, outil de leur névrose narcissique.

La soif de vengeance du monde musulman après des siècles de défaites cinglantes face à l’Occident conflue avec la haine pour leur propre peuple des docteurs de la loi socialistes. “L’autre”, qui n’existe pas pour eux comme je l’ai dit, n’est que le “moi je” de la gauche petite-bourgeoise blanche qui utilise le masque immigré pour agir encore plus hypocritement contre leur propre peuple. Un “moi je” vengeur dont elle exige qu’autochtones comme immigrés se conforment à ses désirs, sans broncher. Bref, la tyrannie du “même”. De leur même.

Seulement six semaines après la boucherie de Nice, et sans la moindre retenue, islamistes et socialistes se livrent à une surenchère politico-médiatique en faveur du “burkini”. Les centaines de morts et de blessés sont déjà consciencieusement oubliés, témoins par trop gênants pour les tenants du dogme “vivre-ensembliste”.

Il ne faut jamais oublier que la gauche réfléchit en termes utilitaires, n’ayant aucune espèce de respect ou de considération pour les individus ou les faits qu’elle considère comme simples contingences de son idéologie. Un manque d’empathie qui traduit une vraie psychopathie collective chez les adeptes de l’église – devrais-je dire de la secte – égalitariste occidentale.

Ainsi donc, les enfants pulvérisés de Nice ou les jeunes éviscérés du Bataclan ont déjà sombré dans l’oubli politique tandis que les “souffrances” d’une moukère sur une plage du sud de la France suscite la ferveur militante des élites de la gauche régressive. Parce qu’en réalité, ses militants s’enivrent de leur propre indignation qui est le seul alcool dont ils retirent un semblant de jouissance. Et cette dramatisation à outrance couplée à une inversion sidérante de la réalité – les autochtones opprimant les islamistes (?!) – est l’excuse pour théâtraliser leur posture narcissique de “bons Samaritains”.

Narcissisme et cynisme en étant les deux ingrédients principaux.

On comprend donc que cette guerre avec le monde musulman, une guerre vieille de 13 siècles dont la seule variable est la ligne de front à travers les époques, ruine soudainement l’aspiration eschatologique de ces trotsko-démocrates post-chrétiens. Ceci pour ne rien du “shoot” d’autosatisfaction qu’ils s’envoient de façon ritualisée à chaque fois qu’ils volent au secours de la veuve musulmane et de l’orphelin africain.

Cette guerre rappelle, précisément, que l’autre, c’est la guerre. Une guerre qui ruine l’accès à la dose quotidienne de “came moraliste” à laquelle sont addicts nos militants de la fraternité universelle.