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15/01/2016

L' exécutif obéit servilement aux ordres du CRIF...

La loi Gayssot dogme inviolable de leur République

 

Bienvenue en territoire occupé. Chaque jour qui passe, « l’influence puissante et nocive du lobby juif » (dixit feu François Mitterrand) se fait davantage ressentir. Et l’exécutif obéit servilement aux ordres du CRIF. Ainsi, « sous le Haut Patronage de M. François Hollande, Président de la République et avec le parrainage de Mme Hidalgo, Maire de Paris », et en présence de nombreux ambassadeurs (Allemagne, Autriche, Etats-Unis, Hongrie, Israël, Royaume-Uni et Suisse) et de personnalités juives (les inévitables Alexandre Adler, Marek Halter et Bernard-Henri Lévy), le Centre Simon Wiesenthal organisait au Publicis Cinéma sis avenue des Champs-Elysées (on ne se mouche pas du coude !) pour la somme de 50 euros (20 euros pour les étudiants, une somme exorbitante pour une place de cinéma !) la projection d’un film de propagande sioniste intitulé « Ce n’est pas un rêve, la vie de Théodore Herzl ». Lequel convoqua le premier congrès sioniste en 1887 et fut le président de l’Organisation sioniste mondiale jusqu’à sa mort en 1904.

Par ailleurs, et dans le même esprit, avant le désormais traditionnel dîner annuel du CRIF réunissant la fine fleur du régime, Roger Cukierman, président du CRIF, organise une conférence-débat avec le Premier Ministre le 18 janvier à l’hôtel Intercontinental rue Scribe à Paris. Nul doute que Manuel Valls « lié de manière éternelle à Israël et à la communauté juive par sa femme » saura satisfaire les moindres desiderata du Sanhédrin. Le 17 décembre, le CRIF félicitait une fois de plus le chef du gouvernement pour ses prises de position. Répondant à une question du député franco-israélien Meyer Habib à propos des campagnes de boycott visant l’Etat hébreu, Manuel Valls avait déclaré, en bon soldat de l’entité sioniste : « Je vous le dis ici de la manière la plus claire, nous condamnons toutes les campagnes de boycott à l’égard des produits israéliens. »

Dans la même veine, il se susurre que François Hollande choisirait Laurent Fabius comme prochain président du Conseil constitutionnel pour succéder à Jean-Louis Debré, qui quitte ses fonctions fin février. Un ashkénaze pour remplacer un arrière-petit-fils de rabbin, cette institution aussi prestigieuse qu’influente dont les décisions ne sont pas susceptibles d’appel resterait ainsi sous contrôle.

 

Sans surprise, le 8 janvier, les neuf gnomes de la rue de Montpensier ont justement rejeté la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) déposée par le révisionniste Vincent Reynouard et rédigée par son conseil, Me Wilfried Paris (voir RIV. des 15 octobre, 26 novembre, 3 et 17 décembre 2015) après que le chercheur eut été condamné en juin dernier à un an de prison ferme pour « contestation de crimes contre l’humanité » par la cour d’appel de Caen pour des vidéos postées un an plus tôt sur Youtube à propos de la commémoration des 70 ans du Débarquement. Il ne fallait certes pas attendre de Jean-Louis Debré, descendant du grand rabbin Simon Debré (1854-1939), qu’il eût le courage de censurer la loi Gayssot, bien que ce septuagénaire ultra-chiraquien soit sur le départ. Comment imaginer qu’un aréopage de personnalités nommées pour leur servilité voire leur servilisme par le président de la République, le président du Sénat et le président de l’Assemblée nationale ait pu donner raison au militant révisionniste Vincent Reynouard, lequel de plus se réclame ouvertement du national-socialisme et fut naguère le numéro deux du très hitlérien Parti nationaliste français et européen (PNFE) de Claude Cornilleau ?

Il était déjà étonnant que le 8 octobre dernier la Cour de cassation ait transmis la QPC au Conseil constitutionnel arguant du « caractère sérieux » de la question posée. Rappelons en effet qu’à cinq reprises les juges de casse avaient jusque-là refusé la transmission aux “sages” du Palais-Royal. RIVAROL avait déposé, au nom du directeur de publication, trois questions prioritaires de constitutionnalité à propos de la loi Gayssot. A chaque fois, le 7 mai 2010, le 10 octobre 2012, le 6 mai 2014, notre QPC fut retoquée en quelques lignes : « l’atteinte portée à la liberté d’expression par une telle incrimination (le délit de contestation de crimes contre l’humanité) apparaît nécessaire, adaptée et proportionnée aux objectifs poursuivis par le législateur : la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ainsi que la protection de l’ordre public.  D’où il suit qu’il n’y a pas lieu de renvoyer les questions au Conseil constitutionnel. »

Quelle fut donc notre surprise en octobre de voir enfin une QPC sur le sujet transmise à l’institution présidée par Jean-Louis Debré ! Comme on pouvait le craindre, il s’est agi d’une victoire à la Pyrrhus. On peut une nouvelle fois citer Maurras : « la République gouverne mal mais se défend bien ». C’est en tout cas une constante dans la famille Debré non seulement de manquer du plus élémentaire courage politique et intellectuel mais encore de couvrir de son autorité les coups les plus tordus. Dans le mensuel Le courrier de la colère, Michel Debré se présentait comme un fougueux défenseur de l’Algérie française allant jusqu’à écrire dans le numéro du 20 décembre 1957 : « le combat pour l’Algérie française est le combat légal, l’insurrection pour l’Algérie française est l’insurrection légale » et affirmant : « Que les Algériens sachent surtout que l’abandon de la souveraineté française en Algérie est un acte illégitime ; ceux qui y consentiraient se rendraient complices des hors-la-loi et ceux qui s’y opposeraient par quelque moyen que ce soit, seraient en état de légitime défense ».

Cela n’empêcha pas cet homme vil et couard de participer activement avec De Gaulle au bradage de l’Algérie et à la lutte impitoyable contre l’OAS qui ne faisait pourtant que mettre en œuvre l’insurrection que, quelques années plus tôt, il appelait ouvertement de ses vœux. Avec une telle hérédité, il ne fallait certes rien attendre du rejeton Debré qui est de surcroît sans aucun doute le plus bête de la famille (il porte sur lui sa sottise et sa fatuité) bien qu’il ait fait une très belle carrière, tant dans ce détestable régime plus l’on est médiocre et servile, plus l’on peut espérer obtenir tous les honneurs.

Pour l’histoire et pour leur honte, outre le président Jean-Louis Debré, retenons le nom des autres membres du Conseil qui ont rendu cette décision scélérate : d’abord celui du ci-devant Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Cet ancien militant d’une secte trotskiste était ministre de l’Education nationale dans le gouvernement Rocard au moment où la loi Gayssot fut votée à l’Assemblée et lorsqu’il devint chef du gouvernement, il reçut, lors d’un voyage en Palestine occupée, des pierres de jeunes Palestiniens pour avoir considéré le Hezbollah libanais comme un mouvement terroriste et chanté le los de l’entité sioniste. Il faut citer aussi les noms de l’ex-vice-président du Conseil d’Etat Renaud Denoix de Saint-Marc, de l’ancien premier président de la cour de cassation Guy Canivet, de l’ex-membre de la « commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l’Occupation » Claire Bazy Malaurie (tout un programme !), de l’ex-présidente du Comité interministériel de pilotage pour la promotion de l’égalité des sexes dans les systèmes éducatifs Nicole Belloubet, de l’ex-sénateur UMP Jean-Jacques Hyest, et enfin de Nicole Maestracci, figure du très gauchiste Syndicat de la magistrature et ex-conseillère technique des calamiteux ministres de la Justice socialiste Pierre Arpaillange (qui défendit ardemment la loi Gayssot en tant que garde des Sceaux) et Henri Nallet. Avec un tel musée des horreurs la défaite de la libre recherche historique était par avance assurée.

 

Vincent Reynouard, par le biais de son conseil, avait invoqué deux principaux arguments contre la constitutionnalité de la loi Fabius-Gayssot : l’atteinte à la liberté d’opinion et d’expression et l’atteinte au principe d’égalité devant la loi pénale. Le Conseil constitutionnel a répondu en quelques lignes au premier grief : « […] Considérant que les propos contestant l’existence de faits commis durant la Seconde Guerre mondiale qualifiés de crimes contre l’humanité et sanctionnés comme tels par une juridiction française ou internationale constituent en eux-mêmes une incitation au racisme et à l’antisémitisme ; que, par suite, les dispositions contestées ont pour objet de réprimer un abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui porte atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers ; considérant, en second lieu, que les dispositions contestées, en incriminant exclusivement la contestation de l’existence de faits commis durant la seconde guerre mondiale, qualifiés de crimes contre l’humanité et sanctionnés comme tels par une juridiction française ou internationale, visent à lutter contre certaines manifestations particulièrement graves d’antisémitisme et de haine raciale ; que seule la négation, implicite ou explicite, ou la minoration outrancière de ces crimes est prohibée ; que les dispositions contestées n’ont ni pour objet ni pour effet d’interdire les débats historiques ; qu’ainsi, l’atteinte à l’exercice de la liberté d’expression qui en résulte est nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif poursuivi par le législateur ; que, par suite, le grief tiré de l’atteinte à cette liberté et à la liberté d’opinion doit être écarté. »

On l’a compris : contester, de manière implicite ou explicite, ou minorer les crimes attribués aux nationaux-socialistes par le tribunal de Nuremberg, c’est être raciste et antisémite, ce qui est un délit. Ainsi le tour est joué. Circulez, il n’y a rien à voir. Les conclusions d’un tribunal des vainqueurs jugeant les vaincus sont un dogme de foi, une vérité révélée. Les contester, ou simplement douter, même partiellement, de leur bien-fondé, de leur impartialité, de leur véracité, c’est être une bête immonde, un antisémite forcené. En se référant aux débats parlementaires sur la proposition de loi de 1990, la rue de Montpensier affirme ainsi dans son commentaire que « le législateur a tenu à réprimer, en tant que tel, le fait de nier l’holocauste nazi, considérant qu’en lui-même, il “servait de masque à l’antisémitisme” et contribuait ainsi à diffuser des idées racistes ». Pour protéger ce dogme, le canoniser, le graver dans le marbre, le Conseil constitutionnel tord le droit, insulte la justice, assassine la libre recherche historique. Mais l’on est prié de croire sans rire que « les dispositions contestées n’ont ni pour objet ni pour effet d’interdire les débats historiques. » Interdire de faire la preuve de ce que l’on avance, faire état de travaux qui ne vont pas dans le sens de la thèse canonisée par Nuremberg, cela n’empêche pas les débats historiques, voilà ce qu’ose écrire cette haute juridiction ! Nous vivons vraiment dans l’univers clos du mensonge, ce qui n’est pas étonnant pour une loi qui porte le nom d’un député communiste, Jean-Claude Gayssot.

En revanche, on peut contester librement la réalité ou l’ampleur du génocide arménien, de la traite négrière et du génocide vendéen. Le Monde du 9 janvier le résume en une phrase : « la négation de la réalité des crimes contre l’humanité perpétrés par le régime nazi restera un délit. Mais pas celle d’autres crimes contre l’humanité, comme le génocide arménien ou la traite des esclaves, qui relève de la liberté d’expression. » Elle n’est pas belle leur République judéo-maçonnique ! Car ce serait bien sûr être antisémite de voir dans cette décision du Conseil constitutionnel une quelconque préférence juive ou une soumission servile au CRIF, à la LICRA, au Congrès juif mondial et à Tel Aviv. Il n’est pas sûr cependant que les Afro-Antillais et les Arméniens se réjouissent de cette décision qui prouve une nouvelle fois que certaines minorités sont manifestement plus influentes que d’autres sur les plus hautes juridictions.

 

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