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02/07/2015

Il n' y a pas assez d' immigrés en France: Valls veut leur accorder de nouveaux droits !

Ce n’est pas un mince exploit de la part de Valls que d’avoir réussi à faire se lever les députés socialistes pour rendre hommage à Charles Pasqua. Ce n’est pas que le premier ministre lui portât une admiration sans borne mais, s’inscrire, si peu que ce soit, dans sa continuité ne peut que l’aider à peaufiner son image d’homme à poigne, de socialiste qui en a fini avec les naïvetés du socialisme angélique sur la délinquance et l’immigration. Mais il y a loin de l’image qu’il veut se forger à la réalité de son action ! Ce n’est pas lui, à l’instar de Pasqua naguère, qui affrèterait des charters pour renvoyer les clandestins dans leur pays d’origine, au contraire !

Valls veut accorder de nouveaux droits aux immigrés, la Commission des lois en discute en ce moment. C’en sera fini des autorisations de séjour renouvelables tous les ans pendant cinq ans. Après la première année, le permis sera valable quatre ans ; au terme de cette période, l’immigré aura tout de suite droit à une carte de dix ans. Pourquoi ? Ce sera une « incitation forte à l’intégration », dit le texte et une incitation nouvelle à venir chez nous, ce qu’il ne dit pas...

Ceux qui veulent vraiment s’intégrer le font déjà dans le dispositif actuel, ceux qui s’y refusent pour des raisons religieuses ou culturelles ne s’exécuteront pas davantage dans ce que Cazeneuve appelle un « parcours sécurisé ». Sous prétexte d’attirer chez nous, chercheurs, ingénieurs, travailleurs qualifiés, jeunes diplômés, artistes, etc. 10 000 titres de séjours seront réservés à cette population contre… 300 actuellement ! Mieux vaudrait évidemment conserver nos diplômés qui partent en masse pour des cieux fiscalement plus cléments que de priver des pays « émergents » de leurs cadres et d’ouvrir une nouvelle filière d’immigration.

Selon la loi nouvelle, les clandestins, en attendant leur expulsion, ne seront plus retenus dans des centres de rétention mais assignés à résidence, c’est-à-dire libres, de fait. Ils sont supposés attendre sagement que la police vienne les quérir pour les reconduire chez eux ! On croit rêver…

Cela s’ajoute aux autres décisions de Manuel Valls quand il était ministre de l’Intérieur. Les clandestins ayant un enfant scolarisé devaient attendre dix ans avant d’être régularisés, grâce à lui, ce n’est plus que cinq ans. Sachant que chaque régularisation ouvre droit au regroupement familial, principale source d’immigration légale. Né en Espagne et naturalisé Français à l’âge de 20 ans, il avait annoncé, dès 2012, son intention « d’assouplir » les démarches pour faciliter les naturalisations. Il se félicitera qu’il y ait eu, grâce à lui, + 14 % de naturalisations sur un an, entre juillet 2012 et juillet 2013. Dans une circulaire transmise aux préfets en août 2013, il fixait l’objectif d’au moins 100 000 naturalisations par an, contre 46 000 en 2012, c’est-à-dire d’en doubler le nombre.

Les clandestins d’aujourd’hui seront les régularisés de demain, les naturalisés d’après-demain qui seront aussi des électeurs en 2022, quand Manuel Valls visera la présidentielle.



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