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14/05/2015

Les combines de Najat Vallaud-Belkacem .

Il existe, au sein de l’école française, une forme de schizophrénie. Au lieu de faire les vraies réformes dont l’école a besoin, les ministres – de gauche mais aussi de droite – continuent à faire adopter des mesures qui l’enfoncent encore plus. La dernière en date, nommée « réforme du collège », est tout sauf une réforme. Il s’agit bel et bien d’une action de destruction de ce qui apportait encore quelques connaissances aux élèves du collège : les classes bilingues, l’enseignement du latin et de l’histoire, etc… Les auteurs de ces propositions, ceux qui tuent l’école, ne sont pas à leur premier coup d’essai. Ils sévissent depuis des années dans les milieux des chercheurs « pédagogistes » ou au sein de l’Education nationale. Ce sont des fonctionnaires qui vivent aux crochets des contribuables et des syndicats qui se battent pour sauvegarder leurs privilèges.

 

En s’inspirant des travaux du sociologue Pierre Bourdieu dans les années 1970 pour lequel l’école amplifiait les inégalités, les « pédagogistes » ont décidé d’y remédier en se débarrassant de tout ce qui touche de près ou de loin à la réussite scolaire...

Et la meilleure façon de le faire est de changer les programmes. On a d’abord décidé d’appliquer cette doctrine (le « pédagogisme ») qui repose sur le postulat que l’élève doit se trouver au centre de l’enseignement et que c’est à lui de « construire son savoir ». L’enseignant ne doit jouer qu’un rôle d’intermédiaire et ne doit surtout pas imposer à l’enfant des "vérités". Qu’il s’agisse de la grammaire, de la littérature ou des mathématiques, on soumet aux enfants des « situations » et c’est à partir des « solutions personnelles élaborées par les élèves que l’enseignant apporte une nouvelle connaissance ». Il faut remplacer l’éducation par « l’éducabilité » des élèves, comme c’était enseigné dans les IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres), ces organismes fondés en 1990 et transformés (2013) en Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation .

La mutation forcée de l’enseignement continue de plus belle aujourd’hui avec les propositions de la marocaine Najat Vallaud-Belkacem. Après avoir décrété qu’il ne pouvait pas y avoir de bons et de mauvais élèves mais seulement des élèves favorisés ou défavorisés, la gauche a conclu que, même dans une école assainie des influences malsaines, les enfants s’ennuient. Afin d’y remédier, on privilégiera, dans les nouveaux programmes, l’oral à l’écrit et le travail en équipe à celui individuel. Des « jardins pédagogiques » formeront une sorte de collectivisme scolaire à l’intérieur duquel on abordera plusieurs thèmes dont le « développement durable » et « sciences et société ». L’ « interdisciplinarité pratique » sera favorisée au détriment de l’étude approfondie. En histoire, on laissera le choix aux élèves et aux enseignants tout en écartant l’étude du Moyen Age chrétien. Le latin et le grec seront enseignés vie l’EPI (enseignement pratique interdisciplinaire), tandis que les classes bilingues et européennes seront supprimées. C’est normal car trop « élitistes ». Même l’Education physique et sportive n’échappe pas à la « réforme ». Amateur de football, on apprend qu’en réalité, ce sport c’est « rechercher le gain d’un duel "médié" par une balle » (sic !). La natation c’est « traverser l’eau en équilibre horizontal par l’immersion de la tête dans un milieu aquatique profondément standardisé » !...

 Lors de son discours du 22 janvier dernier intitulé « Grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la république », la Ministre a proposé 11 mesures afin de « changer » l’Ecole. A part le rétablissement de l’autorité des maîtres qui restera, comme d’habitude, sans effet, toutes les autres mesures semblent inspirées par les programmes d’éducation civique et politique dans les pays anciennement communistes. Comme l’ « Homme nouveau » qui devait être formé sur les bancs de l’école, la marocaine nous propose l’ « Homme laïque et républicain », prêt à s’engager dans des combats « citoyens » au service de l’Etat, tout un programme ...

Ces mesures pourraient tout simplement faire rire si elles n’étaient pas appliquées dans un pays situé à la 22ème place dans le classement PISA pour ce qui est des résultats de ses élèves en lecture et mathématiques. De plus, avec 130 Mds d’euros (7 % du PIB), notre pays dépense tous les ans pour l’éducation 30 Mds d’euros de plus que l’Allemagne, qui se trouve dans les classements Pisa parmi les dix premiers. La France consacre 2.2 points de son PIB de plus que le Japon (4.8 % du PIB), qui se classe lui-même dans les cinq premiers ! Et alors qu’en France, on veut créer des « élèves citoyens », ailleurs on réforme le système en accordant plus d’autonomie aux écoles et en instaurant la concurrence!

 

Le projet de réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, couplé aux propositions de refonte des programmes scolaires a indéniablement un caractère anti-français, anti-chrétien et anti-humain. 

L’école ne s’est jamais dégradée aussi rapidement depuis l’accession au pouvoir de François Hollande. Après la « refondation de l’école », la « charte de la laïcité », la « ligne Azur » et la « réforme des rythmes scolaires » portés par Vincent Peillon, le projet de Najat Belkacem est l’aboutissement du travail de sape de l’instruction nationale qui a démarré il y a 60 ans par l’entremise des communistes Langevin-Wallon. 

 

 On ne peut être que vent debout contre la tentative de supprimer les enseignements du latin et du Grec, jugés « trop élitistes », la disparition des « classes bilangues »,  jugées de même « trop élitistes »,  le programme d’histoire complètement chamboulé sous l’impulsion d’un racisme anti-français et anti-chrétien. Dans cette réforme on préfère mettre en valeur de manière manichéenne et indistinctement  la traite négrière ou la colonisation plutôt que les Lumières et la Chrétienté médiévale, tout en rendant l’islam obligatoire ; et c'est, pour finir, l’idéologique « interdisciplinarité » qui veut rendre l’école « cool » afin « que les enfants ne s’ennuient pas », en mélangeant toutes les disciplines dans un « gloubi-boulga » général.

 

 Les français s’inquiètent du caractère ouvertement subversif dans lequel toutes ces mesures s’inscrivent. Un des seuls à défendre cette réforme – y compris dans les rangs socialistes, le Premier ministre Manuel Valls, affirme à ce propos que « La République a fait l’école, et l’école a fait la République. ». Le premier ministre de l’éducation nationale de François Hollande, Vincent Peillon, était beaucoup plus clair : « C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi » (La révolution française n’est pas terminée, Seuil, 2008, p. 18). La République (et l’école) se passeraient bien de cette instrumentalisation à caractère néo-théocratique des enseignements à destination des enfants français. 

La connivence entre les membres de l’opaque Conseil supérieur des programmes (CSP), les cabinets de hauts fonctionnaires, les ministres de l’éducation nationale, tous plus médiocres les uns que les autres et les groupuscules antichrétiens et antifrançais qui tentent de déverser leur idéologie sur nos enfants n’est plus supportable.

 

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