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30/04/2015

Dans une France plurielle, la dédiabolisation est devenu un exercice d’équilibriste ! ...

 

La dédiabolisation est à la mode. Elle attire les élégants. Souvenez-vous de Sarkozy et de son Kärcher. Aujourd’hui Estrosi part pour la troisième guerre mondiale et Chauprade réclame par tweet des droits d’auteur. Marine donne au fond le la à toute la classe politique. On reparle de l’union des droites, comme au début des années quatre-vingts, avant que Jacques Chirac ne l’étrangle solennellement sur l’autel des valeurs, sous le regard attentif du CRIF.

La dédiabolisation est une stratégie qui divise. Les gauches, les droites, les media, le Front national même Faut-il ? Ne faut-il pas ? Est-elle sincère ? Pourra-t-elle se dégager des pesanteurs qui ? Trahit-elle ? Pratique-t-elle la Takkia nationale ? Tous ces points d’interrogation ne sont pas neufs. Ils datent de bien avant Bruno Mégret. De la fin du poujadisme. Du jour où les jeunes indépendants de Paris, menés par le regretté Jean Bourdier, aidèrent un certain Jean-Marie Le Pen, jeune loup de mer de la Trinité, à putscher le papetier de Saint-Céré. Ces jeunes gens jugeaient celui-ci trop cracra, trop simplet de manières et de discours.

Mises à part les questions d’ambition et de générations, demeure un vrai problème commun à tous les hommes politiques, à tous les démagogues : comment séduire à la fois le peuple et les augures sans se renier soi-même, sans perdre son identité ? C’est une dissertation où le verset de l’Evangile sur le sel qui perd sa saveur a beaucoup servi. Du temps de Poujade, pour réussir sa dédiabolisation, il suffisait d’un ravalement de façade, de ne pas avoir l’air trop plouc, mais aujourd’hui avec la sévérité des tribunaux moraux auxquels nous sommes soumis et le changement de population qui affecte la France, les choses sont devenues plus difficiles. On se croit tenu de vraiment changer pour montrer patte blanche. On reprend le vocabulaire de l’ennemi, on veille à ne paraître ni raciste, ni homophobe, ni antisémite, ni islamophobe. Et même à ne plus l’être.

On réfléchit aux conditions de la dédiabolisation. On donne des consignes. On chasse les militants qui marquent mal — tant pis si ce sont ceux qui vous ont fait reine. On en accueille d’autres à bras (voire à braguettes) ouverts. On peigne son discours, on lui met des rubans. Le franc-parler a fait votre succès ? On en garde les apparences mais on lui pose des limites. Comment dire du mal de ceux-ci, de ceux-là ou des troisièmes quand ces derniers forment une bonne part du nouvel électorat, et les autres la porte naturelle des media et des affaires ? Paris vaut bien une grande kermesse gay-judéo-maçonne. Dans une France plurielle, la dédiabolisation est un exercice d’équilibriste. La pauvre Marine doit gérer une sorte d’Algérie française instable, sans patriotes ni volonté d’intégration. Avec pour chef d’état-major la groupie joufflue d’un ancien activiste de Patrie et Progrès (il n’est pas très gros, Popot, mais il est blême et soufflé comme un phlegmon).

Derrière les difficiles questions d’étiquette et de diplomatie communautaires se profile la silhouette de l’éthique. On n’échappe pas aux grandes questions, du style : a-t-on le droit d’utiliser la génétique pour ressusciter le mammouth laineux ? En reprenant les mots de l’adversaire, on a repris sa morale. On veut être aussi bon que lui. On en oublie que ces mots n’étaient que des armes, le moyen de son terrorisme intellectuel, qu’ils ne visaient nullement à désigner des choses mais à discréditer des gens — en l’espèce, nous-mêmes. On se tue soi-même avec l’arme de l’ennemi, et l’on en tire une grande fierté. On finit par penser comme ceux que l’on combat, sur le modèle qu’on a toujours contesté et détesté.

On se trompe surtout sur la dédiabolisation, sa nature. On l’imagine comme une épreuve, un examen qu’il faudrait passer en ne laissant rien dépasser, comme un saut en hauteur à l’ancienne mode, en rouleau, où il suffirait de rentrer le ventre pour ne pas renverser la barre. Comme si l’on avait affaire à des examinateurs neutres qui mesureraient votre performance. Comme si la dédiabolisation dépendait intégralement de vous. Or ce n’est nullement le cas. Si je puis oser cette audacieuse proposition, la dédiabolisation suit, dans l’ordre logique et chronologique, la diabolisation. Le candidat dédiabolisé s’en remet donc, la corde au cou et en chemise, au jugement du système qui l’a calomnié durant des décennies, qui a tracé de lui un portrait à la suie et à l’étron pour le tuer politiquement. Et il sourit, angélique, psalmodiant, voyez : j’ai seize quartiers d’antiracisme, j’en ai trente-deux d’homophilie.

En réalité, l’examinateur est l’ennemi. Il a fixé les règles de la diabolisation, il fixe celles de la dédiabolisation. Elles découlent des moyens et des buts de celle-ci. Depuis soixante-dix ans, le moyen du discrédit absolu n’a pas changé (ouf, enfin quelque chose de stable dans un monde en perpétuelle mutation !), c’est Hitler, sa mèche de travers et sa vilaine moustache. Hitler qui mangeait des enfants juifs et tsiganes à la broche pour Halakha (je l’ai lu sur un document d’époque tapé directement sur I-pad). Ce n’est pas neuf, neuf, mais ça marche toujours bien, merci. Quant au but de la diabolisation, depuis trente-cinq ans, il s’agit de confiner la défense de la nation au FN et de diaboliser celui-ci afin d’ôter tout crédit à la nation...

 

L’Europe submergée, colonisée et défigurée par l' immigration .

 

 

Nous sommes envahis, colonisés, submergés. Et nos gouvernements criminels ne trouvent rien de mieux à faire que d’accélérer le processus, de rendre irréversible l’euthanasie de notre pays, de notre continent, de notre civilisation.

Un peu comme l’on achève sauvagement un blessé au bord de la route. « Le recours à la force n’est pas une solution à la tragédie des migrants en Méditerranée », a assuré le secrétaire-général des Nations unies Ban Ki-moon, dans un entretien publié le 26 avril par le quotidien italien La Stampa. « Il n’y a pas de solution militaire à la tragédie qui est en train de se produire en Méditerranée », déclare Ban Ki-moon dans cet entretien, où il dit préférer un encouragement à l’immigration légale comme solution globale. Le secrétaire général de l’ONU demande aux différents pays européens d’accueillir encore plus largement les migrants. En cela, il est dans la logique de l’ONU dont plusieurs rapports successifs avaient déjà enjoint le plus sérieusement du monde au Vieux Continent en général et à la France en particulier d’accueillir par dizaines de millions des immigrés extra-européens. L’Union européenne, qui est toujours à la remorque des Etats-Unis et de l’ONU, ne dit pas autre chose substantiellement.

Loin de prendre des mesures efficaces pour décourager cette invasion, fût-ce de manière militaire, l’on tient des discours compassionnels visant à encourager et à intensifier l’invasion. « Une approche globale est cruciale qui prenne en compte les racines du problème, la sécurité et les droits humains des migrants et des réfugiés, comme avoir des canaux légaux et réguliers d’immigration », explique le secrétaire-général de l’ONU pour lequel « les Nations unies sont prêtes à collaborer avec nos partenaires européens à cette fin ». « Les mesures annoncées récemment à Luxembourg et à Bruxelles sont un premier pas important vers une action collective européenne. C’est l’unique approche qui peut fonctionner pour un problème de cette nature, aussi large et transnational », conclut M. Ban. L’Union européenne a décidé le 23 avril de tripler le budget de son opération de surveillance et de sauvetage en mer Triton, actuellement de trois millions d’euros par mois, pour prévenir de nouveaux drames de l’immigration en Méditerranée. « Nous voulons agir vite, ce qui signifie tripler les ressources financières » de cette opération, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, à l’issue d’un sommet de dirigeants européens convoqué après le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 800 morts en Méditerranée le 19 avril.

Alors que l’on laisse sans ressources ou presque des millions de Français et d’Européens qui ont travaillé et cotisé toute leur vie, comme les agriculteurs, la priorité est de venir en aide aux migrants dont certains se conduiront  sur notre sol comme l’étudiant algérien Sid Ahmed Ghlam qui a assassiné froidement le 22 avril une jeune Française de souche, Aurélie Châtelain (quels cris d’orfraie les media auraient poussés si la victime avait été juive ?) et qui, semble-t-il, par haine des chrétiens, préparait un carnage dans une église de Villejuif.

 

Chaque jour que Dieu fait, les autorités françaises, l’école, la télévision, le cinéma pointent du doigt le régime de Vichy accusé de tous les maux et jugé coupable à jamais d’avoir collaboré avec l’occupant. Il n’est que de voir les réactions hystériques qu’a suscitées l’entretien que Jean-Marie Le Pen  a accordé, le 9 avril, et dans lequel le président d’honneur du Front national se refusait de vouer aux gémonies le maréchal Pétain. Mais que dire de la collaboration, de la connivence, de la complicité des pouvoirs publics actuels avec l’occupant étranger ? Ces deux derniers siècles, la France a connu quatre occupations, à chaque fois sur une partie plus importante de son territoire : en 1814-1815, en 1870-1871, en 1914-1918, en 1940-1944. Dans trois cas sur quatre (la seule exception fut 1914), c’est la France qui avait elle-même déclaré la guerre. Les militaires qui occupaient le pays étaient en uniforme, à effectif limité, à stationnement géographique restreint et leur apport démographique fut dérisoire. On estime au maximum à 60 000 le nombre d’enfants français nés de soldats allemands. A ces diverses occupations, les gouvernements de l’époque s’opposaient autant qu’ils le pouvaient, dénonçaient l’invasion ennemie et protégeaient au mieux la population française. Les occupants eux-mêmes respectaient globalement les droits des gens, les lois de la guerre. On payait l’entretien des troupes d’occupation, on versait les indemnités de guerre ; les gouvernements sauvegardaient l’intérêt national. Les belligérants avaient de surcroît la même origine ethnique, culturelle, religieuse, civilisationnelle. Rien de tel avec la cinquième occupation qui a commencé peu après la fin de la guerre d’Algérie et qui prend des proportions dramatiques depuis le regroupement familial de 1976. Cette occupation a été précédée et accompagnée d’un désarmement moral, mental, spirituel et psychologique induit par Vatican II, favorisé par la perte des colonies, par les premières lois scélérates comme la loi Pleven du 1er juillet 1972, par la désagrégation de la famille, par le règne de la civilisation des loisirs, par le triomphe de la techno-science amollissant les mœurs et détournant les esprits de choses plus essentielles, par la dépolitisation générale de la société, par l’abandon quasi général du souci du bien commun, de l’intérêt général. 

 

Au lieu de protéger et de défendre la nation française, les gouvernements successifs ont favorisé de l’intérieur par tous les moyens l’occupation étrangère, promulguant même des lois d’exception contre les nationaux qui la refusaient et ont subi de l’extérieur — mais avec leur plein consentement — la loi de l’étranger en obéissant servilement aux directives euromondialistes de la commission de Bruxelles. Au lieu de protéger et de fermer les frontières, on les a supprimées. Au lieu de couper les pompes aspirantes, on n’a eu de cesse de les ouvrir chaque jour davantage à coup de RMI (revenu minimum d’insertion), de RSA (revenu de solidarité active), d’allocations familiales, de couverture maladie universelle (CMU) et d’aides médicales d’Etat (AME). Au lieu d’arrêter dans un premier temps toute nouvelle vague d’immigration puis dans un second d’inverser les flux migratoires dans un pays qui n’a même plus assez de travail à offrir à ses ressortissants et qui croule sous la dette et les déficits publics, on a continué à faire venir par millions d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne, d’Asie, d’Amérique latine des immigrants n’ayant ni notre langue, ni notre ethnie, ni notre culture, ni notre religion.

 Maurras écrivait que « la France est une amitié », ce qui suppose de penser, de sentir, de vibrer, de prier, d’aimer de la même façon, José Antonio Primo de Rivera affirmait quant à lui que la nation c’est « une communauté de destin dans l’universel ». Cela suppose une histoire commune, une même vision du monde, un semblable attachement charnel à une terre, à un peuple, à une langue, à une civilisation. Autant de dispositions d’esprit dont sont évidemment incapables des gens venus d’ailleurs et que rien ne rattache la France. Au lieu d’alerter nos compatriotes sur les dangers immenses induits par une immigration incontrôlée sans tri qualitatif ni seuil quantitatif, on a démantelé systématiquement leurs défenses immunitaires, leurs capacités d’autodéfense et d’esprit critique au nom du dogme antiraciste et antidiscriminatoire. De sorte que très fréquemment l’on n’ose même plus prononcer le terme d’immigration !

 

18/04/2015

La république s'attaque à nos libertés !

À peine les élections départementales passées, voilà que les grandes — ou plutôt les basses — manœuvres politiciennes ont commencé en direction non seulement des régionales de la fin de l’année, mais surtout de la présidentielle de 2017.

C’est ainsi qu’il faut lire à la fois le lamentable spectacle donné par le Front National ces deux dernières semaines, les gesticulations de Sarkozy tirant sur tout ce qui bouge, les pricrocholines querelles intestines de l’UDI et la préparation du soixante-dix-septième congrès du parti socialiste, qui aura lieu du 5 au 7 juin à Poitiers et qui verra s’opposer quatre motions — le choix de l’une d’elles devant officiellement définir les orientations stratégiques du PS jusqu’au congrès suivant.

Avec les départementales, il s’agissait seulement pour les partis politiques de prendre une photographie réelle de l’opinion à l’aube de cette seconde phase du quinquennat qui ne sera, évidemment, pas plus que la première, consacrée au relèvement du pays. D’où la « nationalisation » du scrutin par toutes les formations. En république, ce qui importe uniquement, c’est de remporter les élections, avec l’espoir que le manque de résultats concrets dans la gestion du pays soit compensé par une politique de communication et des mesures démagogiques prises en faveur de ce qu’on pense être son électorat ou de celui qu’on espère attirer — faute de réussir contre le chômage, le PS est agressif depuis deux ans en matière de lois dites sociétales, les dernières étant particulièrement inspirées par l’instinct de mort, qu’il s’agisse de la banalisation pleine et entière de l’avortement, de la légalisation de l’euthanasie, de la création de salles de « shoot » ou du don du sang conçu comme un « droit pour tous », en dépit de l’opposition du Comité consultatif national d’éthique. Il est vrai que les socialistes ont une longue expérience en matière de sang contaminé...

Le problème de la république, ce sont à la fois les élections appliquées à tout, notamment à la désignation du chef de l’Etat, et la perversion partisane des seules élections — locales et régionales — dans lesquelles le pays réel pourrait s’exprimer librement si on lui en laissait la possibilité, c’est-à-dire hors de tout chantage politicien. Or les partis politiques, tout en laissant croire aux Français qu’ils élisent eux-mêmes leur chef d’Etat alors qu’ils ne font qu’avaliser par leur vote les candidats désignés par l’oligarchie, interdisent à ces mêmes Français de gérer librement leurs propres affaires. Oui, les partis pervertissent le débat politique lui-même en privant les citoyens de l’exercice de leurs libertés fondamentales.

Alors que notre pays doit faire face à tant de menaces, internes et externes, et relever tant de défis, comment ne pas être écœuré par le spectacle lamentable des partis qui, sans aucune pudeur, étalent leurs divisions internes, les éventuelles fractures idéologiques n’étant le plus souvent que le prétexte à des luttes d’égo et à des conflits d’intérêts auxquels le pays ne sert que de champ de bataille. Comment lire autrement, à l’UDI, les désaccords stratégiques entre Hervé Morin qui, en s’alliant avec l’UMP, veut prendre sa revanche sur Christophe Lagarde qui l’a battu aux élections internes et ce dernier, qui se rêve déjà un destin à la VGE toisant le candidat « gaulliste » — Sarkozy, dont le discrédit irait croissant jusqu’au printemps 2017, réduit au rôle de Chaban en 1974 ? Comment interpréter, sinon, l’attitude agressive à l’égard de Hollande, de Bayrou ou du « clan Le Pen », d’un Sarkozy qui peine à reconquérir les Français ? Pour l’heure, son principal adversaire n’est aucun de ces trois-là mais bien Alain Juppé, que les sondages d’opinion continuent de placer à près de vingt points devant lui (53% contre 35%, selon le baromètre OpinionWay pour Metronews/LCI publié dimanche 13 avril) ? Exister auprès des Français en s’arrogeant le titre de principal opposant, dans le seul but de flinguer avant même les primaires le maire de Bordeaux, qui a déjà promis, en cas de victoire, la place de premier ministre à Bayrou : telle la pitoyable ambition de Sarkozy pour 2015... Quant au parti socialiste, spécialiste des cotes mal taillées, il a l’habitude d’étaler, à chaque congrès, ses luttes fratricides comme autant de preuves de son bon fonctionnement démocratique. Son premier secrétaire, Cambadélis, a semble-t-il réussi à rallier sur sa motion « Le renouveau socialiste Réunir ! Réussir ! Renouveler » — tout un programme ! — la fausse dissidente et vraie ambitieuse Aubry dont le principal adversaire n’est ni Sarkozy, ni Marine Le Pen, ni même François Hollande, encore moins le chômage ou la finance, mais bien Manuel Valls. D’où le refus de « la » maire de Lille de suivre dans leur impasse les « frondeurs », qui n’ont pas réussi à cristalliser l’espérance des Français dans une autre politique, faute d’avoir mis en jeu leur confort parlementaire. D’où aussi sa volonté de recouvrer une dimension nationale — et de piéger au passage Valls ? — en ralliant la motion du premier secrétaire, amendée par le premier ministre lui-même.

Le Front National, enfin, en étalant devant les Français une querelle familiale comme un événement d’‘importance nationale, qu’a-t-il fait d’autre que de prouver aux yeux de ceux qui en doutaient encore qu’il est un parti comme les autres ? D’aucuns ont suggéré — des complotistes, sans doute — que la querelle, surjouée, avait été concoctée en famille... Seuls Bruno Gollnisch et Marion Maréchal-Le Pen ont su adopter dans cette affaire une attitude politique en déniant aux grands media, qui venaient de piéger le patriarche, le droit de dicter leur loi à un parti en quête de crédibilité entre provocation stérile et soif de normalisation propre à toute formation candidate au système.

Un système qui, en tout cas, devant d’éventuelles menaces, cherche à accroître ses capacités de défense. Le projet de loi sur le renseignement, actuellement en discussion au parlement et auquel ne s’oppose que mollement l’UMP, constitue une véritable menace pour nos libertés politiques, voire notre vie privée. S’il en fallait une preuve, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, nous la fournirait lui-même. N’a-t-il pas osé déclarer à Libération, le 10 avril, qu’ « il importe d’adapter la précédente loi [sur le renseignement], qui date de 1991, aux méthodes des terroristes qui ont changé, à la société numérique dans laquelle nous vivons, et à la nécessité de mieux protéger les libertés publiques après des épisodes comme l’affaire Snowden » ?

Cazeneuve veut apparaître comme un nouveau Clemenceau créant les Brigades du Tigre pour adapter les méthodes policières à celles des criminels : malheureusement pour lui, son mensonge apparaît clairement quant on sait que le texte couvre un champ bien plus large que la lutte contre le terrorisme et que celle-ci n’est finalement qu’un prétexte pour surveiller de près les citoyens... Les moyens techniques dont il facilitera l’emploi par nos services de renseignement permettront peut-être de surveiller de près quelques candidats au djihadisme : l’expérience nous conduit à penser que le pouvoir les dirigera surtout contre les défenseurs de la société et les patriotes...