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15/01/2015

Affaire Charlie Hebdo - Alain Escada (CIVITAS) répond à Jean-Michel Ribes ...

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Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris, a fait la tournée des médias, depuis hier, pour livrer ses impressions après l'attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo.
Avec un raccourci sidérant, Jean-Michel Ribes a osé comparer les auteurs de l'attentat aux "catholiques intégristes" et à Civitas.
Nous avons contacté Alain Escada, président de Civitas, pour connaître sa réaction.
***
MPI - M. Escada, avez-vous entendu les propos de Jean-Michel Ribes comparant les terroristes islamistes aux catholiques intégristes - en citant explicitement Civitas sur BFM - et qu'en pensez-vous ?
 
Alain Escada - Jean-Michel Ribes n'a aucune décence. Ses propos sont scandaleux et inqualifiables. Ce sont les propos d'un homme bouffi d'orgueil qui ramène tout à lui. Il vient pour rendre hommage à ses amis de Charlie Hebdo mais, en réalité, c'est de sa petite personne dont il parle. Dévoré par la vanité, il cherche une posture de héros. Ses amis sont morts sous les balles de terroristes. Alors, lui, pour exister, il doit prétendre avoir vécu des menaces. Le gros Ribes est, il faut le reconnaître, un bon comédien, et maîtrise à la perfection son rôle favori de victime des catholiques traditionnalistes. Depuis 2011, il ressort cette histoire sur tous les plateaux de télé et de radio. Jean-Michel Ribes, c'est un peu Tartarin de Tarascon. Plus le temps passe, plus il ajoute de détails des "périls" auxquels il aurait survécu. Et comme les journalistes sont ses copains, aucun ne relève l'invraisemblance de ses propos.
Pourtant, les mensonges sautent aux yeux. Ribes est grotesque quand il raconte sur le plateau de Canal + que les "cathos intégristes" chantaient "Pendez Ribes" devant son théâtre lorsqu'il avait mis à l'affiche "Golgota Picnic", spectacle blasphématoire de Rodrigo Garcia. Chaque jour où nous manifestions devant son théâtre, les médias venaient observer la scène. Vous ne trouverez nulle part trace de cette prétendue chansonnette.
D'autre part, vous devez savoir que si Jean-Michel Ribes est un homme de gauche, il est avant toute chose un caméléon opportuniste prêt à toutes les courbettes pour se faufiler dans les pas des hommes et femmes au pouvoir. Lorsque nous manifestions devant son théâtre, il avait donc obtenu, après les pleurnicheries dans lesquelles il excelle, un dispositif de sécurité plus important que celui prévu pour un match de foot OM-PSG. Autant vous dire que pas un manifestant n'aurait pu approcher de ce ridicule personnage.
 
MPI - Mais pour Ribes, intégriste musulman et "intégriste catholique", c'est la même chose. Qu'en pensez-vous ?
 
AE - D'abord, je préciserais que le courage de Jean-Michel Ribes est inversement proportionnel à son orgueil et que s'il s'est risqué à programmer un spectacle blasphématoire anticatholique, vous ne le verrez pas de sitôt en faire autant à l'encontre de l'islam. Encore moins à l'encontre du judaïsme.
Les catholiques ont protesté, chahuté, ou prié devant son théâtre, ils n'ont jamais mis la moindre vie en danger. Toutes les élucubrations et gesticulations de Ribes ne changeront rien à cette réalité évidente.
En même temps que Ribes nous insulte, il insulte aussi les morts de Charlie Hebdo. La comparaison est affligeante et stupide. Mais elle n'est pas innocente puisqu'il s'agit d'enfumer l'opinion publique en laissant penser que tous les croyants sont dangereux et que seule la laïcité républicaine doit être défendue.
 
MPI - Le mot de la fin ?
 
AE - Ribes n'est qu'un pitoyable valet du système, viscéralement antichrétien et foncièrement égocentrique. Sa parole n'a aucune valeur. Il vendrait sa mère pour passer à la télévision.
 
 

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