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04/12/2014

Visite du pape en Turqie

Jusqu’à la fin François s’est montré fidèle à lui-même au cours de son voyage en Turquie. Dans son avion de retour aujourd’hui dimanche, interrogé sur l’islamophobie, le chef de l’Eglise catholique a eu cette réponse:
« Je crois sincèrement que l’on ne peut pas dire que tous les musulmans sont des terroristes. On ne peut pas le dire. De même que l’on ne peut pas dire que tous les chrétiens sont tous des fondamentalistes. «
 
Où le pape François, le père de tous les catholiques, a-t-il rencontré ou vu un terroriste chrétien fondamentaliste ? Si François connaît un seul chrétien qui ait commis en tant que tel et en référence à l’Evangile un acte terroriste, qu’il s’empresse de le dénoncer, parce que jusqu’à ce jour nous n’avons pas vu de catholique brandissant des têtes coupées sanguinolentes, contrairement aux islamistes de l’EI qui agissent en conformité avec le Coran ainsi qu’ils le revendiquent. Les médias n’étant pas particulièrement indulgents envers les catholiques, il serait bien surprenant qu’ils aient caché l’information.
De toute évidence cette pique méchante, parce que foncièrement injuste, visait les catholiques traditionnels. François est donc sans surprise, égal au message qu’il a transmis à travers la communauté des Franciscains et Franciscaines de L' Immaculée qu’il n’en finit plus de persécuter.  Notons bien que François, dans l’avion, a attaqué avec complaisance les catholiques pour mieux innocenter les islamistes, – c’est la technique bien connue de l’amalgame,- se montrant en fin de compte un père très indulgent envers les … musulmans.
 
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Cette conférence était donnée au terme d’une visite de trois jours en Turquie,  marquée particulièrement par  sa scandaleuse prière à la mosquée bleue où  » le successeur de Benoît XVI, dans la même mosquée, a donc croisé très visiblement les doigts, incliné longuement la tête en fermant profondément les yeux, deux à trois minutes, pour prier à l’évidence. Et pour… signifier qu’il priait. Et ce en direction du mihrab, cette niche cernée de deux colonnes, qui indique la qibla, donc la direction de la ka’ba de la Mecque. »
 
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Cette prière, non sans avoir auparavant pris soin d’ôter ses souliers comme tout vrai musulman.
 
« Le Père Federico Lombardi, porte parole du Vatican, s’est empressé de préciser qu’il s’agissait, en fait, d’une «adoration silencieuse». Le Pape, selon Lombardi, ayant d’ailleurs confié à son hôte musulman, «nous devons adorer Dieu.
 
Cette précision du porte-parole du Vatican est loin d’être rassurante, en effet, une adoration se fait généralement en présence du Saint-Sacrement, c’est-à-dire en présence de Jésus-Christ en Personne. Où François a-t-il trouvé Notre Seigneur dans la mosquée Bleue ? Ce temple idolâtre ? Et comment un imam dont la religion combat fondamentalement le christianisme peut-il adorer Dieu, alors qu’il ne connaît pas Dieu: Père, Fils et Saint-Esprit ? Jésus-Christ nous a dit: « Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. » Donc qui ne connaît pas le Christ ne peut pas connaître le Père, ne peut pas connaître Dieu.
 
Aujourd’hui dimanche, François, en tant qu’ "évêque de Rome", s’est uni dans une prière avec Bartholomée, le patriarche orthodoxe de Constantinople,  ce qui lui a donné l’occasion de lui demander de le bénir ainsi que l’Eglise de Rome. Il n’a ainsi pas dérogé à cette hétérodoxe coutume qu’il a introduite dans le protocole pontifical, de se faire bénir par des rabbins, des protestants et autres schismatiques, lui le pape! Cette bénédiction inversée nous a valu une très singulière photo reprise par toutes les agences de presse de la planète: 
 
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« Et je vous demande une faveur, de me bénir moi et l’Eglise de Rome » (François)
 
Interrogé dans l’avion sur sa prière à la Mosquée bleue d’Istanbul, François a répondu:
«Je suis allé en Turquie en pèlerin et non en touriste.  La raison majeure était de vivre la fête de St André avec le Patriarche Bartolomée. Je suis donc venu pour un motif religieux. Quand je suis allé dans la mosquée, il n’était pas question pour moi de dire, et maintenant ‘je suis un touriste’. Toute cette visite était religieuse. Et j’ai vu cette merveille! Quand le mufti m’a expliqué les éléments de la mosquée avec tant d’attention et de respect, expliquant la place de Marie dans le Coran, de Jean Baptiste, j’ai alors ressenti le besoin de prier. J’ai demandé ‘est ce que je peux prier un peu?’. Il m’a dit, oui. J’ai prié pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti, pour tous, pour moi qui en ai besoin, j’ai vraiment prié. J’ai surtout prié pour la paix: ‘mais Seigneur, arrêtons là les guerres’. Ce fut un moment de prière sincère.»
 
Résumons: Le Père de tous les catholiques est donc allé en Turquie célébrer la fête de Saint-André avec un évêque schismatique devant lequel il s’est profondément incliné pour se faire bénir et baiser le calot, sans omettre d’aller prier (par hasard) dans la mosquée Bleue – où justement en 2008 Benoît XVI avait déjà prié -, ceci sans avoir, auparavant, oublié d’ôter ses chaussures à l’entrée de la mosquée et tout en dirigeant sa prière vers la Mecque comme son prédécesseur…
 
 Benoît XVI
Benoît XVI dans la Mosquée Bleue en 2008, au même endroit, lui aussi tourné vers la Mecque
 
Emilie Defresne
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Dans l’avion qui le ramenait dimanche soir de Turquie, le pape François a donné une longue conférence de presse aux journalistes internationaux qui l’accompagnaient . Parmi une dizaine de questions, le Pape s’est prononcé très nettement sur l’islamophobie, la christianophobie et sa prière dans la Mosquée bleue. Ci-dessous les réponses intégrales à ces trois questions.
- Sur l’islamophobie
 
«Il est vrai que devant ces actes terroristes qui ne sont pas seulement commis dans cette zone mais aussi en afrique, il y a une réaction qui consiste à dire: ‘si c’est l’islam, je me mets en colère’. Et tant de fidèles de l’islam sont offensés. Tant et tant musulmans disent mais ‘ nous ne sommes pas cela, le Coran est un livre de paix, un livre prophétique de paix.’ Cela n’est donc pas l’islamisme. Je comprends cela. Je crois sincèrement que l’on ne peut pas dire que tous les musulmans sont des terroristes. On ne peut pas le dire. De même que l’on ne peut pas dire que tous les chrétiens sont tous des fondamentalistes. Nous en avons aussi. Toutes les religions ont ce genre de groupes. J’ai dit au président qu’il serait beau que tous les leaders musulmans, leaders politiques, leaders religieux, leaders académiques, disent clairement, condamnent clairement ces actes. Cette parole des leaders, de tous ces leaders, aiderait la majorité des peuples musulmans, vraiment. Nous avons tous besoin d’une condamnation mondiale de la part de tous les musulmans. Que ceux qui ont l’identité musulmane disent ‘l’islam ce ne sont pas les terroristes! le Coran ce n’est pas cela!’»
«Nous devons toujours distinguer la proposition d’une religion, de l’usage concret qui en est fait. Je suis juif, je suis musulman, je suis chrétien, mais tu conduis ton pays, non comme musulman, non comme juif, non comme chrétien? Il faut prendre cette décision car il y a un abîme entre les deux. Souvent on utilise le nom mais la réalité de cette religion n’existe pas.»
 
- Sur la christianophobie
 
«C’est vrai et je ne veux pas utiliser des paroles un peu adoucies. Mais les chrétiens, on les chasse du Moyen-Orient! On l’a vu en Irak, dans la région de Mossoul. Ils doivent s’en aller. Ils doivent tout laisser ce qu’ils ont. Ou payer la taxe ce qui, ensuite, ne sert pas. Dans d’autres cas on chasse les chrétiens avec des gants blancs. Un mari et une femme vivent séparément dans deux pays pour travailler et quand l’un veut retrouver l’autre, on leur répond, ‘non, non: Que l’un laisse le travail et libère l’habitation’. Comme si on voulait qu’aucun chrétien ne reste là. Aucun chrétien… Cela n’est pas bon.»
 
- Sur sa prière à la Mosquée bleue d’Istanbul
 
«Je suis allé en Turquie en pèlerin et non en touriste.La raison majeure était de vivre la fête de St André avec le Patriarche Bartolomée . Je suis donc venu pour un motif religieux. Quand je suis allé dans la mosquée, il n’était pas question pour moi de dire, et maintenant ‘je suis un touriste’. Toute cette visite était religieuse. Et j’ai vu cette merveille! Quand le mufti m’a expliqué les éléments de la mosquée avec tant d’attention et de respect, expliquant la place de Marie dans le Coran, de Jean Baptiste, j’ai alors ressenti le besoin de prier. J’ai demandé ‘est ce que je peux prier un peu?’. Il m’a dit, oui. J’ai prié pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti, pour tous, pour moi qui en ai besoin, j’ai vraiment prié. J’ai surtout prié pour la paix: ‘mais Seigneur, arrêtons là les guerres’. Ce fut un moment de prière sincère.»
 
 

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